Auteur : Jes Cullen-Malfoy

Titre : Sans conséquence ?

Rated : T

Couple : Draco/Ron

Disclaimer : Bien évidemment, les personnages ainsi que l'univers appartiennent à JKR. Je ne fais que modifier sa sublime histoire à ma sauce pour votre plaisir ^^ [Truman et Gary sont mes personnages, même s'ils ne font qu'une brève apparition]

Information supplémentaire : L'histoire débute dans le tome 5, mais je change le moment où Harry et ses amis partent pour le Ministère afin de sauver Sirius. Je change aussi l'année de naissance d'un personnage, mais ne vous dis pas lequel – sinon, où serait le suspens ? ^^

Béta correctrice : Vivi64

Publication : Un chapitre tous les quinze jours.


Note d'auteur : Avant tout, pardon de ne pas avoir répondu à vos reviews, je le ferais dès que mon soucis de vue sera réparé. (Plus d'informations sur mon Facebook). Et sinon, j'espère que ce chapitre vous plaira ! Bonne lecture et Merci à toutes et tous pour vos magnifiques reviews ^^

Note Vivi :La bêbête Bêta étant ENFIN en vacances, elle a déjà déconnecté le peu de neurones qui lui restent et de ce fait ne sait absolument pas quoi dire… Bonne lecture ^^


Chapitre 4


Une semaine s'était écoulée depuis cette fameuse nuit, et bien que cela fasse encore peur à Draco, il avait fini par accepter.

Il n'appelait toutefois pas encore Xenophilius « père » ou comme Luna le faisait « papa », mais ils avaient tous discuté. Ils le faisaient une fois Xenophilius rentré du travail. Ils avaient déjà parlé de la vie qu'il avait manqué, de sa mère, du chagrin de cette famille ayant perdu leur enfant. Luna et lui avaient aussi parlé, le soir sur le lit de cette dernière. C'était même plutôt elle qui discutait, mais Draco l'écoutait. Bizarrement, Luna paraissait moins folle désormais.

Était-ce sa vision d'elle qui avait changé, ou était-ce cette chose qu'avaient les jumeaux en général ?

Toujours était-il que sa vie commençait bien, enfin sa nouvelle vie. D'ailleurs, Luna avait décidé de faire un atelier bijoux en ce jour, car elle voulait de nouvelles boucles d'oreilles et faire par la même occasion un collier pour son « frère ». Draco en avait alors profité pour aller se balader aux alentours de la propriété. Des champs l'entouraient ainsi que quelques arbres magnifiques qui étaient visibles au loin.

Le vert et argent était actuellement allongé dans les hautes herbes, profitant du soleil sur sa peau, pas très loin d'un magnifique saule pleureur. Il devait avouer au fond de lui-même que se lever le matin sans faire attention à son aspect, manger en discutant, ce qu'aimait vraisemblablement faire sa nouvelle famille, ne le dérangeait plus. Il prenait d'ailleurs une certaine liberté dans sa manière de s'habiller. Certes, il ne s'affublait pas de couleurs criardes comme ceux qui étaient désormais son père et sa sœur, mais il y avait quand même du changement par rapport à avant.

Il portait actuellement une chemise en lin blanche que Xenophilius lui avait rapportée deux jours auparavant. Il avait souri et expliqué qu'en passant devant une vitrine, il avait eu envie de faire un cadeau simple à son fils.

D'ailleurs, quand cet homme disait ce mot en regardant Draco, il pouvait voir des étincelles dans les yeux bleus de cet homme. Son père et sa mère ne les avaient jamais eues, enfin Lucius et Narcissa.

On pouvait même dire, avec une certaine retenue, que Draco se sentait aimé. Que ce soit le matin avec la bise de Luna, ou celle de Xenophilius, les paroles encourageantes, les sourires, les embrassades avant de sortir de la maison. Tout.

Tout cela montrait à Draco qu'il avait eu une vie misérable et bien froide loin de ce foyer qui lui avait été destiné dès la naissance. Et il en voulait aux Malfoy de lui avoir volé ça.

Draco était en colère contre ces gens…

Pourquoi l'avoir kidnappé alors que ni l'un ni l'autre ne lui avait donné une poussière d'amour.

Serrant les mâchoires, Draco se dit qu'il devait les oublier et oublier ce maudit nom. D'ailleurs, il allait autoriser Xenophilius pour avertir la population de son identité par le biais du journal qu'il tenait, Le Chicaneur.

Il allait devenir un Lovegood de manière publique et ça, ça l'aidait à ne pas casser tout ce qui lui tombait sous la main. Sa colère envers sa supposée mère et son supposé père était à son paroxysme et Luna tentait avec brio de lui changer les idées.

Draco repensa soudain à ce matin, avachi comme il l'avait rarement fait, sur le canapé, sa tête sur les genoux de cette fille qu'il commençait à apprécier. Elle avait passé sa main dans les cheveux blonds et Draco avait aimé ça. Sentir cette tendresse…

L'aide venue de cette fille était un vrai bonheur.

Soudain, Draco entendit des pas et il pensa que cela devait être sa sœur venue lui apporter un affreux collier. Il pria pour ne pas devoir porter une guirlande de radis et se redressa de moitié en demandant :

- Déjà fini Luna ?

Mais il se figea car devant lui ne se trouvait pas sa sœur, mais un roux si bien connu : la belette.

- Malfoy ! Qu'est-ce que tu fous ici ? S'écria ledit roux, furieux de retrouver son ennemi là où il aimait passer son temps en attendant l'arrivée d'Harry.

- Ne m'appelle pas comme ça la belette, fit Draco, le regard assassin.

Il ne supportait plus ce nom !

- Je dis Malfoy si je veux, sale fouine ! Cracha Ron, serrant les poings.

Son été commençait déjà mal, en apprenant qu'Harry allait être obligé de rester jusqu'à début août chez ses moldus, malgré son insistance auprès de son père, mais qu'aussi Hermione ne viendrait pas les rejoindre comme d'habitude, étant en Italie avec ses parents jusqu'à la fin des vacances. Elle avait même écrit que ses parents lui avaient demandé d'oublier un peu le monde magique et que donc, elle n'écrirait pas et ne souhaitait de hiboux qu'en cas d'extrême urgence. Elle avait aussi confié à son ami qu'elle avait pleuré de longues heures en se rendant compte qu'elle avait fait du mal à ses parents sans même le vouloir. Et voilà que cette sale blondasse était là, devant lui.

Sans comprendre, Ron sentit son corps être poussé et il tomba en arrière, sur l'herbe. Il ressentit ensuite une douleur à l'abdomen, et il put entendre :

- Ne m'appelle plus jamais comme ça espèce de…

Mais la suite ne vint pas, et le poids sur son corps se retira. Ron souhaita alors rendre la monnaie de sa pièce à Malfoy, mais quand il posa les yeux sur son ennemi, il le vit assis, le regard dans le vide.

Et cela rendit Ron curieux. Déjà, pourquoi Luna sortait-elle avec un mec comme Malfoy ?

Il ne comprenait pas, et encore moins la présence de celui-ci ici, à cet endroit précis, loin du manoir Malfoy.

- Laisse-moi…, entendit-il presque supplier le Serpentard.

La colère monta en Ron, Malfoy n'avait pas le droit de lui demander de quitter ce lieu où il venait depuis des années, il n'avait pas le droit d'être ici. Et il avait encore moins le droit de venir foutre en l'air sa journée déjà pourrie.

Sans réfléchir, il bondit sur Malfoy et le plaqua au sol. Il vrilla ensuite son regard haineux à celui si gris du vert et argent, puis dit, tout en immobilisant les mains du garçon :

- Tu te prends pour qui Malfoy ? Tu n'as aucun droit ici, c'est chez moi ! Retourne dans ton manoir ! Tu es aussi pourri que ton Mangemort de père Malfoy, termina-t-il hors de lui.

Il ne s'attendit pas à la réaction qu'il reçut. Draco, pris sous le corps de son ennemi, fut hors de lui à l'entente de ce nom qu'il exécrait depuis peu. Il fit alors une chose qu'il avait rarement faite. Ne pouvant se débattre, vu que ses poignets étaient retenus autour de son visage, il cracha à la figure du roux.

Ce dernier, surpris et dégoûté, le lâcha et se releva. Il ne put rien dire, et frotta la salive de sur son visage. Il put voir Malfoy se relever et partir en direction de la maison des Lovegood.

Ron resta sur place plusieurs minutes, en colère de ne pas avoir craché sur le visage de ce déchet.

Tout en serrant les poings et en se disant que rentrer chez lui immédiatement dans cet état ne serait pas bien pour lui, il décida d'aller faire un tour en ville et pourquoi pas d'aller boire une bièreaubeurre.

Draco quant à lui marchait vers sa nouvelle maison, les larmes aux yeux. Les paroles qu'il avait entendues lui avaient fait mal. Parce que la belette avait raison, tout le monde le penserait toujours être un sale Malfoy, un fils de Mangemort. Et ça, il ne le voulait plus, il voulait être un fou, un Lovegood. Il voulait recevoir la moquerie des autres, mais plus cette insulte. Ce nom qui lui collerait sûrement à la peau des années.

S'il avait eu le droit de tuer, en cet instant, ses anciens parents seraient morts de ses propres mains.

Comment avait-il pu passer du respect à la haine la plus pure en quelques semaines ?

Une fois arrivé à destination, il rejoignit la salle à manger, endroit où il pensait trouver sa sœur. Il vit juste et sans attendre alla se blottir contre elle, lui faisant lâcher le collier qu'elle était en train de faire. Luna comprit que quelque chose n'allait pas et ne se fit pas prier pour rendre l'étreinte à son frère. Elle se mit aussi à chanter une berceuse qu'elle se rappelait avoir été chantée par sa mère quand elle était triste.

Après plusieurs minutes, Luna se décida à lâcher Draco et passa un appel de cheminette à son père pour l'avertir.

Xenophilius, occupé à écrire un énième article pour son journal, laissa tout en plan et lança une poignée de poudre de cheminette afin de rentrer chez lui. Il fallait dire qu'il avait constamment peur qu'on lui reprenne son fils. Une peur irraisonnée vu qu'il venait de le retrouver.

Une fois chez lui, il vit ses enfants blottis l'un contre l'autre. Son cœur de père se réchauffa et sans attendre, il alla près d'eux. Draco, le voyant enfin, pleura de plus belle, mais cette fois-ci, dans les bras de Xenophilius.

Cet homme ne sut comment réagir, quoi faire ou dire, alors il préféra rester silencieux et laisser son fils pleurer contre lui. Il regardait en même temps sa fille, la mine triste pour son frère. Il lui sourit, lui fit un clin d'œil, et Luna s'illumina de nouveau, avant de se lever et de dire, en partant vers la cuisine :

- Je vais chercher du jus de citrouille, il doit avoir soif.

Xenophilius sentit son fils rire et ce dernier releva la tête avant de dire :

- Elle a raison, j'ai soif.

- Tu vas mieux ? Demanda l'homme.

- Oui, merci. Dis… je pense qu'il est temps d'informer les gens de mon identité.

- Je m'en occupe alors. Désires-tu autre chose ? Demanda le père en voyant sa fille arriver avec un pichet et trois verres.

- M'excuser papa. Je suis tellement désolé.

- Ce n'est rien fiston. Tu es tout pardonné, tout…

Xenophilius avait les larmes aux yeux face au « papa » de son fils et le serra contre lui, tout en embrassant son front. Draco lui rendit son étreinte et cessa de pleurer. Il murmura ensuite, en s'écartant et en prenant la main de sa sœur ainsi que celle de son père :

- Je suis honoré d'être un Lovegood, vous êtes des gens bien. Je… vous aime déjà.

- Nous aussi on t'aime, dit Luna en l'embrassant sur la joue, avant de boire une gorgée de son verre.

- Je suis ravi et comblé de t'avoir avec nous fiston. Et je ferai tout pour te rendre heureux.

- Je le suis déjà ici, avec vous, termina Draco.

- Je vais aller de ce pas au Ministère afin de rendre les choses officielles, puis…

Xenophilius ne termina pas sa phrase, se leva et partit fouiller une des commodes de la maison où il entreposait pas mal de ses articles en préparation. Il revint et tendit un bout de parchemin couvert de ratures et de taches d'encre à Draco et dit :

- Lis-le pendant que je suis au Ministère, afin de me dire si cela te va. Et j'ai besoin de savoir fiston… si tu désires garder ton prénom ? Demanda timidement l'homme en reprenant place à côté de ses enfants.

- Euh… je ne sais pas trop. Je suis habitué à Draco et…

- Je ne t'en voudrai pas si tu le gardes. C'est avant tout à toi que cela doit plaire.

- Alors, je compte garder Draco, désolé, murmura le jeune blond.

Il était honteux de préférer garder le prénom donné par ces monstres de Malfoy, mais il devait regarder l'évidence. Changer de prénom maintenant le bouleverserait. Et il l'était déjà assez comme ça.

- Et pour…

Xenophilius ne termina pas sa question, sa fille se tournant vers son frère et lui disant :

- Nathanaël t'aurait bien été pourtant, petit dragon.

Elle rit et s'exclama soudain :

- Les Nargoles ! Oust !

Elle se leva et fit aller ses bras vers la porte d'entrée. Son père se leva et l'imita et Draco, se sentant mal à l'aise, resta assis et repensa à son vrai prénom. Puis, ça lui vint comme ça et il se dit qu'il ne pourrait pas vivre une seconde de plus avec cette chose…

- Draco Nathanaël Lovegood, c'est bien non ? Demanda-t-il à sa famille.

- Parfait ! Sourit son père.

Ce dernier vint le serrer dans ses bras et quitta ensuite la maison. Sa sœur partit un instant et revint, affublée d'un chapeau en forme… ou plutôt composé de feuilles de salade et lui tendit un collier composé de coquilles de choses très colorées :

- Tiens, je l'ai fini. Porte-le le plus souvent, il porte chance.

Elle lui plaça autour du cou et le regarda soudain en disant :

- Oh, j'ai oublié ! Viens, je dois te montrer quelque chose…

Elle lui prit la main et l'emmena dehors, laissant Draco curieux et un certain parchemin abandonné sur une table.


Voilà, le chapitre 4 est publié (^-^)

J'espère qu'il vous a plu et que vous souhaitez encore lire la suite,

Je vous dis à dans quinze jours,

(^-^)

Jes Cullen-Malfoy

Chapitre 4 publié le 11 août 2012