Coucou mes Choux ! Alors je reviens avec un petit chapitre. Peut être un peu juste, mais je vous le garantit, pleins d'émotion. En tout cas, j'ai fait tout mon possible pour que vous aimiez ! Bref, voilà le chapitre ! Bonne lecture et ENJOY !
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CHAPITRE VI
Lisbon était autorisée à sortir aujourd'hui. L'hôpital avait estimé qu'elle était en état. Le docteur était venu la voir pour lui dire quelques mots, lui expliquant que si jamais elle avait des douleurs ou des tiraillements dans le dos, elle ne devait pas hésiter à venir le voir. Elle avait hoché la tête et maintenant, elle se retrouvait dans les couloirs de l'hôpital, sa petite valise à la main. Accoudée à la rambarde de l'ascenseur, elle prit son portable et rechercha le numéro de Cho dans son répertoire. Elle tapa le numéro et l'appela. Le temps de lui dire de ne pas venir la chercher, qu'elle rentrerait par ses propres moyens, elle était arrivée au rez-de-chaussée. Occupée à négocier avec Cho, elle ne vit pas l'homme des bois dos à elle. Le percutant de plein fouet, la jeune femme se retrouva complètement perdue. Puis elle releva les yeux et vit un homme plus grand et plus costaud que la moyenne. Ses yeux bleus brillaient d'inquiétude. Et ses cheveux mi-long étaient bouclés et châtains. Un instant, dans les yeux de l'homme, elle cru voir Jane. Mais l'homme des bois la sortit vite de ses réflexions.
-Madame, ça va ?
-Oui, oui répondit-elle pendant que l'homme l'aidait à se relever.
-Je suis désolé, je n'voulais pas vous bousculer.
-Il n'y a pas de mal. Je…Je suis désolée, comment vous appelez-vous ?
-Jean, se contenta de répondre l'homme.
-Ravie de vous avoir rencontré Jean, moi c'est Teresa. Je suis vraiment pressée, je dois y aller. A bientôt, peut-être.
Elle lui offrit un petit sourire et partit à grands pas vers la sortie. Cet homme... Ses yeux bleus comme l'océan, et ses cheveux bouclés... On aurait tant dit Jane. La jeune femme s'arrêta un moment dans le parc de l'hôpital et s'assit sur un banc. A côté d'elle, il y avait une vielle dame.
Lisbon n'y croyait pas. Cet homme lui avait rappelé Jane... Elle sentit les larmes qui piquaient ses yeux. Se souvenir de l'homme blond lui faisait tant de mal. Elle n'acceptait pas encore complètement qu'il soit mort. Elle ne cessait de se rappeler ce baiser qui avait eu lieu avant qu'il ne tombe dans les ténèbres. Ténèbres profonds dont personne ne revenait. Là où celui qu'elle aimait était partit à jamais.
-Vous l'aimiez ? Demanda la vielle dame à ses côtés.
-Oui... souffla Lisbon en regardant la vielle femme, surprise.
-Je connais ça. Un homme…Il y a de cela des années…Il est arrivé dans ma vie. J'étais chef d'une équipe, dans une brigade de police de New-York. Il était détruit part le décès de sa femme. Tuée part un camionneur qui avait trop bu. Et il voulait absolument retrouver celui qui avait fait ça. Au fil des années, nous nous sommes trop attachés... Et quand il a retrouvé son satané chauffeur, il l'a abattu. 10 ans de prison, et il sortirait. Mais il a fait son intéressant, et il a trouvé la mort pendant son incarcération.
La jeune femme ouvrit de grands yeux. On aurait dit la même histoire que la sienne, à quelques détails près. Quand Lisbon sortit de sa torpeur, la vielle dame s'en allait déjà lentement. Lisbon se leva pour la rattraper mais elle s'arrêta net. Pour lui dire quoi ? Elle n'avait plus rien à dire à cette femme...
La brunette repris sa marche, sa valise à la main, et sortit du parc. Lentement, elle se mis en route pour chez elle. Quand elle se sentirait la fatigue la gagner, elle appellerait un taxi.
-TM-
Assis dans la salle d'attente, Jean repensait à Teresa. Les yeux de la jeune avaient rencontrés les siens, et il y avait lu tant de tristesse. Et pourtant il n'était pas "fortiche", comme il le disait si bien, avec les sentiments des gens. Surtout que cette jeune femme, il ne la connaissait pas. Et pourtant, il aurait juré qu'elle venait de perdre quelqu'un de cher. Il avait été frappé par ce que ses yeux avait dégagé. Il en avait été inquiet pour elle. Cette femme venait de lui chambouler l'esprit. Qui était-elle ? Pourquoi avait-elle l'air si triste ? Mais Jean fut vite stoppé dans ses réflexions. Une infirmière vint à lui pour lui donner des nouvelles. L'homme des bois se leva et demanda, inquiet :
-Comment va-t-il ?
-Pas très bien, malheureusement. Il dort profondément pour l'instant. Il a une commotion cérébrale, et les deux jambes cassées. La commotion peut laisser des séquelles... Savez-vous si il a de la famille, ou des proches ? Tenez, on a retrouvé ça sur lui.
-Non, non, je ne sais absolument rien de lui. Je l'ai juste retrouvé en bas de chez moi, inconscient, dit-il en tournant et retournant le portefeuille.
-Bien, et savez-vous depuis combien de temps est-il dans cet état là ?
-Non, je n'en sais rien. Je suis vraiment désolé, je ne peut pas vous aider.
-Bon, ce n'ai pas grave. Votre nom ?
-Dubois. Jean Dubois.
-Vous pouvez le voir, si vous le souhaitez.
-Merci, merci beaucoup, Mme.
-Appelez-moi Mélody, dit-elle en souriant.
Jean se rassit. Il préférait rester dans la salle d'attente. Il tournait et retournait le portefeuille. Devait-il l'ouvrir ? Peut-être y avait-il des indices concernant l'homme blond...
Doucement, Jean ouvrit le portefeuille. Il regarda dans une poche, à droite. Rien, sauf quelques pièces, et de l'autre côté, des cartes. Des cartes de quoi exactement, il ne savait pas. Il les sortit et les examina. Il s'arrêta sur une, particulièrement. Un badge, avec la photo de l'homme, un nom et un prénom. Jean se surprit à penser que l'homme était un espion pour le FBI, ou la police de Sacramento. Patrick Jane. C'est donc comme-ça qu'il s'appelait. Il rangea le badge et les cartes à leurs places quand il vit un bout de feuille dépasser. Il l'attrapa et le déplia lentement. Une photo, un peu froissée. Ils étaient cinq. Un asiatique avec un tout petit sourire, une jeune femme rousse qui avait l'air mécontente, un homme presque plus grand que lui, qui tentait de cacher son beignet derrière lui et... Jean sursauta. Ses yeux s'ouvrirent vivement et son coeur s'emballa. L'homme blond, les yeux bleus pleins de malice, il regardait une jeune femme. Mais pas n'importe laquelle, celle qu'il venait de croiser. Teresa. Les yeux verts de la jeune femme était remplis de désir et de joie, et ses joues rosissaient. Rien avoir avec la femme qu'il venait de croiser.
Jean se leva d'un bond et partit en courant, bousculant les patients et les médecins. Il s'excusait, mais il était pressé. Il devait à tout prix rattraper la jeune femme. Il sortit de l'hôpital essoufflé. La course n'était pas son fort. C'est alors qu'il la vit, au loin, en train de marcher tranquillement. Il courut, courut le long du parc, essayant de rattraper cette femme si triste. Mais lorsqu'il arriva au bout de l'allée, il n'y avait plus personne. La bouche ouverte, il appela la jeune femme qui s'en allait en taxi. Il posa ses deux mains sur ses genoux fléchis. Il respira à fond et soupira. Il l'avait ratée, il venait de manquer l'occasion de pouvoir les réunir. Elle qui le croyait mort, et lui qui ne se pensait pas aux sentiments que les autres pouvaient ressentir. Jean soupira une nouvelle fois avant d'aller voir ce Patrick Jane.
-TM-
Assise sur la banquette arrière d'un taxi, Lisbon s'était décidée à prendre un taxi pour arriver plus vite chez elle. Plus vite elle serait arrivée, plus vite elle pourrait noyer son chagrin. Elle n'avait pas vu l'homme qu'elle avait percuté la poursuivre et l'appeler. Elle jouait avec son portable, faisant défiler plusieurs photos d'elle et de lui, et d'eux tous. En quelques jours, elle avait tout perdu. Rien ne serait plus pareil. Rien, pas même son travail. Lisbon soupira lentement. Le chauffeur de taxi s'arrêta. Elle était arrivée à destination, enfin.
La jeune femme paya sa course au chauffeur qui redémarra vivement. Lisbon se retourna face à chez elle. Avait-elle réellement envie de rentrer ? Elle n'avait rien d'autre à faire de toute façon. La jeune femme ne reprenait le travail que le lendemain... Elle observa bien la façade de son appartement et décida d'y entrer. Le lieu était obscure et vide de vie. Ses yeux s'habituèrent vite à l'obscurité. Elle avança dans le noir et aperçu son divan blanc. Elle se tourna pour voir sa cuisine et l'escalier montant à sa chambre. Lisbon déposa sa valise et alluma la lumière. Elle regarda une seconde fois son salon et s'assis sur son divan. Elle alluma la télé, mit une chaîne au hasard et s'allongea sur son divan, s'endormant devant une émission sans intérêt. La journée avait été rude et même si elle était "guéri", elle se devait de récupérer pour être en forme pour la reprise de son travail.
Un portable sonna. La musique "More than words" d'Extreme retentit et réveilla Teresa en sursaut. Elle se rua vivement sur son sac et chercha son portable. Impatiente, elle renversa son sac à main sur la table basse et décrocha. La voix d'un homme répondit dans l'appareil.
-Oui allo ? Suis-je bien chez une certaine Teresa Lisbon ?
Teresa fronça les sourcils. Elle connaissait cette voix. Elle l'avait déjà entendue quelque part... Elle ne savait plus où exactement, mais elle était certaine de l'avoir déjà entendue.
-Oui ! Oui, c'est bien moi. Mais... Qui êtes-vous, où avait-vous eu mon numéro de téléphone ?
Teresa se méfiait toujours. Bien sûr, elle était flic? En tant que flic, elle devait se méfier.
-Teresa ? C'est vous ? Je suis Jean Dubois ! Vous vous rappelez ? L'homme qui vous a bousculée, tout à l'heure !
-Jean ! Oui, je me rappelle. Que me vaut l'honneur de votre appel ?
-Eh bien... J'ai trouvé votre numéro dans le portefeuille d'un homme que j'ai emmené à l'hôpital ce matin.
-Un homme, vous dites ? Demanda-t-elle, inquiète.
-Oui, un homme blond, qui s'appelle...
-Jane. Patrick Jane murmura-t-elle.
-Oui... Hésita-t-il. Mais comment...
-C'est une longue histoire. Rejoignez-moi chez moi, je vais vous donner l'adresse.
TBC...
