Auteur : Jes Cullen-Malfoy

Titre : Tout peut changer en quelques secondes

Genre : Romance / Family / Drama

Couple principal : Jasper/Bella

Couples secondaires : Vous les connaitrez au fur et à mesure

Rated : M pour scènes de sexe explicites et violence.

Warning : Au fur et à mesure de la lecture, certaines scènes pourront choquer les âmes sensibles. Il y aura aussi la présence d'une relation homosexuelle entre hommes.

Disclaimer : Il est évident que les personnages issus de Twilight ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété de Stephenie Meyer, je les lui emprunte juste pour m'amuser un peu. Seuls quelques personnages seront de moi et je préviendrai en temps voulu.

Mise en situation : Tout ce qui se passe dans le tome 1 et 2 s'est déroulé ici … Les changements vont commencer un peu après le début du tome trois pour complètement changer le cours de l'histoire d'Edward / Bella en Jasper / Bella.

Résumé : Depuis leur retour d'Italie, les choses se passent bien pour Bella et Edward. Mais cette dernière souhaite mettre les choses en ordre avec Jasper et Jacob. Edward accepte pour le premier et il ne sait pas que cela changera leur vie en quelques secondes.

Béta correctrice : Vivi64


Avancement fanfiction : Les chapitre sont prêts à être publiés et les chapitres 7 à 10 sont déjà réécris. Le chapitre 11 est en cours de réécriture. J'entame comme qui dirait les chapitres qui contiennent beaucoup de fautes ainsi que des phrases mal formulées. La tâche va être plus longue et plus difficile à partir de maintenant :(

Période de publication actuelle : Mensuelle


Note d'auteur : Bonsoir ! Me voilà avec quinze jours d'avance avec cette suite. J'espère qu'elle plaira aux nouveaux lecteurs… ainsi qu'aux anciens. Je ne vais pas plus vous retenir, bonne lecture. Merci pour vos reviews, cela me fait chaud au cœur de voir que je ne fais aps tout ça pour rien.

Note Vivi : Bonne lecture ^^


Chapitre 3


Bella Pov (Début septembre)

Je n'en croyais pas mes yeux, je ne voulais pas y croire. Ce n'était pas possible, c'était impossible. Je tombai à terre et me pris la tête entre les mains puis soupirai.

Ma vie était merdique.

Je fermai les yeux qui étaient désormais humides et laissai mon imagination revivre ce moment intime unique de Jasper et moi.

Flash back

« Je venais de vivre mon premier orgasme et franchement, eh bien, j'en redemanderais bien un de suite, mais s'il ne m'avait pas fait l'amour, c'est qu'il ne voulait pas.

Je voulais quand même tenter ma chance donc je l'embrassai et descendis mes mains vers son érection. C'était si doux, si froid, mais si dur. C'était la première fois que je touchais le sexe d'un homme et cela ne me rebuta pas. J'enroulai ma main autour de celui-ci et commençai un mouvement de bas en haut. Jasper grogna contre ma bouche et je profitai des millimètres qu'il avait laissés pour respirer un peu car depuis un peu moins d'une minute, je respirais par le nez. Je roulai aussi des hanches au même rythme que mes mouvements autour de son sexe et je n'avais qu'une envie, c'était qu'il soit en moi. Avec un courage nouveau, je me rapprochai de lui et guidai son sexe vers mon entrée encore humide. Il lâcha mes lèvres et me regarda dans les yeux. Je lâchai son sexe et passai mes bras derrière son cou pour me rapprocher encore plus de lui, de son corps froid. Je sentis le bout de son sexe à l'entrée de mon vagin et je priai intérieurement qu'il me prenne comme j'en avais envie à l'instant.

Il plaça ses deux mains sur mes joues et me regarda. Il cherchait certainement un doute mais je n'en avais pas, je voulais que Jasper me fasse l'amour, là, sur ce meuble de lavabo, dans ma salle de bains.

Il posa son front contre le mien et je sentis son sexe me pénétrer et cette sensation de froid me parcourut tout le corps en deux secondes. Imaginez un glaçon pénétrant votre intimité… je pensais que cela serait quasi la même sensation.

Je n'avais même pas mal, le froid endormit certainement la douleur de perdre sa virginité. J'avais de la chance dans un sens.

Quand je sentis Jasper ou plutôt son sexe entièrement en moi, je fermai les yeux, cambrai le dos et commençai à rouler des hanches pour lui montrer que je voulais qu'il continue.

Il était doux, lent, tendre… aimant, voilà le mot.

Est-ce qu'il m'aimait ?

Et d'ailleurs est-ce que moi je l'aimais ?

Je ne savais pas, mais ses coups de reins profonds me firent perdre mes réflexions et une longue danse commença entre nous. J'ouvris les yeux et remarquai que ceux de Jasper étaient fermés, alors je les refermai et laissai quelques gémissements sortir d'entre mes lèvres.

Jasper me pénétrait avec tant de tendresse que je me laissai aller aux sensations si contradictoire. D'un côté, le froid de sa peau qui me procurait des millions de frissons et, d'un autre côté, ses pénétrations profondes et lentes me faisaient découvrir des parties de mon anatomie encore inconnues, en venant taper un endroit qui me faisait ressentir quelque chose de… il n'y avait même pas de mot.

Je commençai à m'enflammer de plaisir alors j'augmentai le roulement de hanches. Il comprit et accéléra ses coups de reins et ce que je pensais impossible se produisit. Il me souleva et rentra encore plus profondément en moi en parsemant mon cou de baisers. Un orgasme immense me submergea, suivi de celui de Jasper où je sentis un liquide glacial s'immiscer en moi.

Jasper continua ses mouvements de va-et-vient en ralentissant la cadence, puis s'arrêta, mais resta en moi. Il parsemait toujours mon cou de baisers et je remarquai que je mordais son cou, il y avait même ma salive qui commençait à dégouliner le long de son épaule.

Je la frottai à l'aide de ma main et embrassai toute la peau qui menait à sa bouche que je pris sans attendre. Je lui demandai l'accès et en moins d'une seconde, sa langue touchait la mienne. Je parcourais en même temps son dos avec mes mains tremblantes, il lui me caressait les cuisses de ses douces mains.

Après une éternité à se caresser ainsi, il sortit de moi, m'embrassa sur le front et ensuite, j'étais seule sur le meuble de ma salle de bains. »

Fin du flash back

Je me souvenais encore du sentiment d'abandon que j'avais ressenti quand il était parti, sans un mot, sans rien. Je m'étais ensuite remise sous la douche pour laver toute trace de ce qui venait de se passer sans oublier la sueur qui couvrait mon corps due à l'effort intense que j'avais fourni. Ce fut seulement le lendemain à l'école que j'avais senti deux bras puissants m'attirer dans un placard à balais.

Sur l'instant, j'avais pensé à Edward, mais une langue demandant l'accès à ma bouche me fit comprendre que c'était Jasper.

Flash back

« - Je suis désolé d'être parti hier, ce n'était pas une attitude de gentleman.

- Je n'ai pas compris, et je ne comprends pas encore à vrai dire.

Il m'embrassa, mettant fin à la conversation.

- Bella, je crois que je ressens quelque chose envers toi.

- Je le crois aussi Jasp'.

- Jasp' ?

- Hum… désolée, c'est venu tout seul. Pardon, Jasper.

Il me caressa la joue et ferma les yeux.

- Nous deux c'est impossible Bella, me dit-il dans un souffle. Edward t'aime, s'il apprend ce qu'il s'est passé hier, je ne sais pas comment il va réagir.

- Il te tuera et me tuera certainement moi aussi. Oh, Jasper, qu'allons-nous faire ?

- Nous éviter Bella, ne plus se parler, ne plus se toucher…

Il me caressa le bras et murmura ensuite :

- … Ne plus s'embrasser.

Il joignit le geste à la parole et posa ses lèvres contre les miennes et y souffla :

- …Ne plus s'aimer.

Je n'eus même pas le temps de lui répondre que c'était impossible qu'on s'aime qu'il n'était déjà plus là. »

Fin du flash back

Aujourd'hui était censé être un jour important.

C'était le jour où Edward devait m'emmener chez lui, à ma demande où s'en était suivi le vote à notre retour d'Italie. Cette journée était attendue… depuis tellement de temps, mais là, elle devenait mon propre cauchemar.

Je regardai mon téléphone portable qui était par terre près de moi et repensai au jour où l'homme que j'aimais m'avait permis de garder contact avec lui.

Flash back (Se situe avant la soirée Monopoly)

« Je rentrais de l'école avec Edward comme on en avait l'habitude, je pris le courrier dans la boite aux lettres, rentrai. Edward était déjà assis sur la chaise de la cuisine et j'ouvris le frigo pour prendre le jus d'orange. À peine m'étais-je retournée qu'Edward me soulevait pour m'assoir sur le plan de travail de la cuisine et qu'il commença à embrasser mon cou.

Mon Dieu, sauvez-moi, faites-le arrêter sinon je ne réponds plus de moi, pensai-je.

Je ne voulais pas qu'il fasse cela, je ne voulais pas que ce soit lui.

Dieu existait certainement car Edward arrêta et décrocha son portable que je n'avais même pas entendu sonner.

- Alice.

- …

- Oui, là je suis chez elle.

- …

- Eh bien écoute, j'arrive mais je n'aime pas la laisser seule… hum… pour tu sais quoi.

Là mon esprit vola vers Jasper. Savait-il ?

- …

- Écoute, demande quand même à Jasper s'il veut bien, j'en ai pour maximum une demi-heure.

- …

- Ok, je l'attends, prépare tout Alice.

Il raccrocha et se tourna vers moi.

- Bella, je dois m'absenter un petit moment, mais personne n'est disponible pour te garder sauf Jasper, cela te pose-t-il un problème, mon bébé ?

Là, je devais dire que j'étais sans voix, il ne savait donc rien encore !

Oouuuffff.

- Bella, tu es là ?

- Euh oui, et non cela ne me dérange pas. Je monte dans ma chambre, dis-lui qu'il peut me rejoindre s'il veut, je vais commencer mes devoirs.

Il m'embrassa le front et commença à partir quand je l'interpellai.

- Edward, au fait pourquoi veux-tu me faire surveiller ?

Il se pinça l'arrête du nez et revint me prendre dans ses bras. Il me chuchota à l'oreille :

- Je t'aime Bella et je ne laisserai pas Jacob Black t'approcher à moins de cent mètres.

L'instant d'après, je me retrouvai seule. Je pris donc mon sac de cours et montai dans ma chambre et m'allongeai sur mon lit en fermant les yeux.

Jasper va venir me surveiller, ici, chez moi, pensai-je.

Je plaçai mon bras sur mes yeux et tentai d'écouter le moindre bruit, mais fut surprise de sentir une bouche s'écraser sur la mienne sans m'y attendre. Je retirai mon bras et ouvris les yeux pour tomber sur ses yeux noir de soif ou de désir, je n'en savais rien.

Je passai mes bras derrière son cou et le rapprochai de moi pour lui glisser à l'oreille :

- Je t'aime Jasper, et je ne sais pas comment cela m'est tombé dessus, mais tu me manques chaque jour, chaque fois qu'il me touche, je veux que ce soit toi, et quand je me regarde dans une glace, je ne vois qu'une fille qui trompe un homme qui l'aime et prend le mari de sa meilleur amie, je ne veux pas ressentir cela Jasper, aide-moi, je t'en prie.

Les larmes coulaient maintenant le long de mes joues.

Mais je me devais de lui dire, car depuis le placard à balais, je m'étais rendue compte que j'aimais Jasper bien plus qu'Edward et cela me rendait malheureuse.

- Bella, je ressens la même chose que toi mon amour, je t'aime aussi, j'en suis sûr parce qu'à chaque fois que je ferme les yeux, j'ai envie de penser à toi, je rêve de t'aimer chaque seconde, chaque minute que Dieu créé pour vous… humains, mais je ne peux pas. Tu appartiens à Edward… enfin… tu n'appartiens à personne mais pour lui c'est ça.

Il s'allongea à côté de moi et me prit dans ses bras, me caressa le dos, le flanc et m'embrassa le cou sans rien dire.

Moi, je passai mes mains sous son t-shirt et caressai ses abdominaux, ses pectoraux et je n'en voulais pas plus. Je sentais, au fond de moi, que j'étais entière.

- Bella, on ne doit pas continuer, il y aura des blessés et pas seulement nous. Je ne peux pas faire cela à Alice ni à Edward. Il t'a attendue pendant un siècle, j'ai vu comment il était pendant les mois où il t'a quittée et il n'y survivra pas.

- Jasper, je le sais et je comprends. Disons que je n'ai pas choisi le bon vampire du premier coup… Jasper, ajoutai-je quelque secondes plus tard, je ne veux pas vivre une éternité avec le mauvais vampire. Je… je…

- Oui mon amour ?

- Si on ne peut plus se voir, peut-on au moins se parler, rester en contact. Par téléphone ou quelque chose comme ça.

J'avais peur qu'il dise non.

- Eh bien, cela ne me pose pas de problème, mais ça en sera un pour mes pensées, j'ai déjà du mal de les cacher à Edward alors si en plus mon esprit se réjouit de pouvoir avoir un lien avec toi, je ne tiendrai pas une minute devant lui. Mais je vais te donner mon numéro que tu pourras utiliser, mais seulement en cas d'urgence. Je vais quitter la villa avec Alice après les examens et je vais essayer de ne pas revenir ici. Je souffre bien trop de cette situation, la culpabilité et les remords, mais aussi l'amour que je ne peux laisser exploser pour toi.

- Je comprends, je souffre aussi mais tu dois le ressentir ça… et ok pour le « en cas d'urgence ».

Un long moment de silence s'installa et je pleurai silencieusement dans les bras d'un homme que j'aimais en secret depuis un moment.

- Jasper, puis-je te demander un dernier baiser ?

Sur ce, il ne répondit pas, m'installa sur le dos, se plaça entre mes jambes et m'embrassa le cou pour arriver à ma bouche où un long et certainement dernier baiser langoureux se fit.

Ensuite, le trou noir.

Au moment où je me réveillai, j'étais seule et un papier se tenait là où Jasper était il y avait peine une minute de cela, ou peut-être plus.

« Bella,

J'ai été obligé de t'endormir pour avoir la force de te quitter. Je ne regrette rien mais le temps efface l'amour alors peut-être que le temps et la distance le feront pour nous. Je ne quitterai pas Alice et tu ne quitteras pas Edward alors autant arrêter de nous faire du mal et arrêter le « nous » occasionnel pour en garder seulement un bon souvenir.

Ne recherche pas à me parler, ni à me voir. Je te laisse quand même mon numéro comme promis mais je te le demande comme une dernière faveur, ne l'utilise qu'en cas d'urgence. Je prendrai le tien dans le portable d'Alice.

Ton Jasp'

Ps : 00/00/00/00* (brûle cette lettre après avoir pris mon numéro en note) »

Fin du flash back

Et me voilà, là, dans cette situation.

Je ne voulais pas devenir un vampire, je ne voulais pas vivre une éternité sans Jasper. Je préférais vivre une vie humaine avec Edward, en le rendant heureux et mourir pour pouvoir arrêter de souffrir.

Mais comment lui dire, sans lui avouer la vérité qui serait : « Dis Edward, je ne veux plus devenir immortelle car j'ai couché avec Jasper un soir et depuis je l'aime plus que toi alors je préfère crever le plus vite possible ».

Non, définitivement non, car quand on y pensait, Edward ne me voulait pas en vampire car il m'aimait. J'allais lui faire cadeau de ma vie à ses côtés, le rendre heureux pendant maximum 60 ans et pouvoir revivre cette fameuse nuit dans ma tête en boucle, à l'abri de son don.

Mais il restait toujours le problème principal et ça je ne pourrai pas le cacher, malheureusement.

Carlisle Pov (Même période – Début septembre)

Je m'étais mis d'accord avec mon fils pour aller chercher moi-même Bella. Elle m'avait envoyé un sms me disant qu'elle désirait me parler seul à seul avant l'heure de grâce.

Je frappai désormais à la porte mais personne ne vint m'ouvrir.

Tiens, bizarre, je savais qu'elle était là.

Je refrappai… mais toujours rien. J'entrai alors, la porte n'étant pas verrouillée. Sans attendre, je montai à l'étage, d'où je l'entendais.

Elle était en haut.

Arrivé à la moitié des escaliers, je la vis assise par terre dans la salle de bains avec un objet dans la main. Je m'accroupis à côté d'elle, et elle me remarqua à cet instant.

- Carlisle, je ne veux plus être transformée.

- Il n'y a pas de problème Bella, je ne te force pas et encore moins Edward. Si tu ne le veux plus, il comprendra tu sais.

- …

- Bella, as-tu peur ?

- Oui

- Pourquoi ?

- …

- Ok, veux-tu que j'appelle Edward ?

- NON !

Pourquoi avait-elle crié ainsi ?

S'étaient-ils disputés ?

Pourtant mon fils ne m'avait rien dit.

Je détournai le regard de ses yeux et réfléchis. Je n'avais jamais vu Bella refusant la présence d'Edward et cela me fit réfléchir quand soudain mon regard tomba sur l'objet dans ses mains.

Mon Dieu, elle était enceinte !

D'Edward ?

Eh bien, je ne pensais pas cela possible, alors cela ne pouvait vouloir dire qu'une chose : qu'elle sortait avec un humain. Et mon fils le tuerait.

Je ne pourrais même pas l'en empêcher.

Je regardai Bella et puis le test et encore Bella. Elle le remarqua et j'osai lui poser la question fatale :

- Qui ?

- …

- Qui Bella, Edward le connait ?

Elle se mit à pleurer, alors je pris cela pour un oui.

- Dis-le-moi Bella, au moins pour essayer de le protéger de mon fils.

- Jasper.

- Je ne le connais pas, il va au lycée avec vous ?

- Non, Jasper. Votre fils, hurla-t-elle. Le mari d'Alice, ma meilleure amie, le frère d'Edward.

La fin de sa phrase ne fut que murmure.

J'étais sous le choc, Jasper et Bella avaient couché ensemble ?

- Tu étais consentante Bella ?

Je me sentais idiot de lui demander cela, mais Jasper aimait Alice et jusqu'à il y avait une minute, j'étais persuadé que Bella aimait Edward.

- Oui, répondit-elle simplement.

Je devais garder mon calme naturel et réfléchir à la situation. Si Edward l'apprenait, Jasper était un vampire mort, Alice tuerait Edward pour avoir tué sa moitié, qui, je devais dire, là, me choquait. Jasper avait couché avec une humaine sans la tuer. Mais je n'avais pas à être fier de ce que Jasper avait fait, même si je l'étais pour son avancée dans le végétarisme. Je devais plutôt penser aux conséquences que cela aura sur la famille mais aussi sur Bella qui était enceinte d'un vampire. Chose encore impossible pour moi il y avait quelques minutes.

- Bella, je suis désolé de te poser la question, mais es-tu sûr que Jasper soit le père, il n'y a pas d'autres possibilités ? Demandai-je.

- Non il n'y en a pas Carlisle, je n'ai couché qu'une seule fois et c'était avec Jasper. Il n'est pas au courant que je suis enceinte, ni Edward d'ailleurs, murmura-t-elle.

- Écoute, je ne pense pas que tu puisses garder cet enfant Bella, car il est issu d'un vampire et je ne suis pas sûr que ton corps puisse… Mais attends, Jasper était en Écosse tout l'été, quand avez-vous couché ensemble Bella, c'est très important.

- Euh… je pense que cela fait un peu plus de trois mois, si je compte bien.

Mon Dieu, en trois cent ans d'existence, je n'avais jamais connu pareille situation. Que devais-je faire, que devait-elle faire ? Devait-elle le dire à Edward et à Jasper ?

- Bella, c'est pour cela que tu ne veux plus devenir comme nous ou y a-t-il autre chose ? L'interrogeai-je tout en la regardant sans la juger.

- Eh bien, il y a autre chose. Je ne veux pas passer mon éternité au côté d'Edward, je ne l'aime plus. Je suis désolée Carlisle, j'ai essayé de l'aimer comme avant mais je n'y arrive pas. Hum… et je ne veux pas qu'il souffre par ma faute.

Nous y étions !

Alors elle n'aimait plus Edward… mais aimait-elle Jasper ?

- Bella, aimes-tu Jasper ?

- Oui, mais il m'a dit qu'il ne quitterait jamais Alice alors…

Je vis des larmes prêtes à couler au bord de ses yeux. Je les balayai du pouce et dis :

- Oh ma chérie, je suis désolé pour tout. Je ne suis pas fautif directement mais mes fils te font souffrir… Écoute, je dois t'ausculter à propos du bébé, tu es peut-être en danger.

- NON, non, non, non, Carlisle. Je ne veux pas que vous voyez… enfin non.

- Bella, je suis médecin depuis très très très longtemps et la nudité n'est pas un problème. Je dois t'ausculter car ce n'est pas une grossesse normale. Je suis obligé Bella. Écoute, je vais t'emmener hors de la ville, si mes fils apprennent cette grossesse, il y aura des morts et cela, je ne le permettrai pas. Es-tu d'accord avec ça ?

- Oui, je vais prendre quelques affaires et je vous rejoins en bas, répondit-elle en se relevant.

Je descendis dans le salon et attendis Bella. Je pris mon portable et me décidai à l'appeler afin de la rassurer.

- Allo, dit-elle.

- Mon amour, je dois m'absenter pour une durée indéterminée. Je ne peux t'en dire plus malheureusement, dis-je avant qu'elle ne me demande pourquoi. Cela m'attriste et je ne pourrai revenir à la maison avant un petit moment. Je pars directement. Je te donnerai de mes nouvelles le plus tôt possible. Veille bien sur les enfants, garde-les près de toi et dis à Jasper et Alice qu'ils repartent, dès qu'ils arrivent, en Écosse, pour leur sécurité. Je t'aime mon amour, finis-je.

- Je t'aime aussi mon ange, répondit-elle la voix triste.

Je raccrochai, sentant que si je ne le faisais pas, je n'y arriverais pas et réfléchis ensuite à ce que je devais faire pour Bella. Si elle disparaissait, Edward voudrait retourner en Italie, donc je devais d'abord trouver un moyen de contourner cette envie suicidaire venant de mon fils.

Je retournai à la voiture, pris un papier ainsi qu'un stylo avec lequel j'écrivis, en imitant l'écriture de Bella, une fois arrivé à la cuisine :

« Edward,

Je pars, ne me cherche pas. Je veux prendre un temps de vie avant de te rejoindre, tu avais raison, je dois vivre des choses et cela ne peut se faire avec toi. Ne pars pas en Italie, attends-moi, je t'en prie.

Bella »

C'était très court, il n'y croirait peut-être pas, mais je ne pouvais me forcer à lui écrire qu'elle l'aimait alors que c'était faux.

Je retournai dans le salon, Bella y était déjà. A vitesse vampirique, je montai dans sa chambre, déposai la lettre sur son lit et redescendis. Elle n'avait rien remarqué.

Je la poussai gentiment jusqu'à la voiture et démarrai vers une direction inconnue.

Alice Pov (Même période – Début septembre)

Je préparais nos valises et je sentis l'anxiété de Jazz m'atteindre. Je vins me placer à côté de lui sur le sofa et demandai :

- Qu'y a-t-il mon amour ? Je sens ton anxiété. Dis-moi, je veux savoir ce qui ne va pas.

- Je n'y arrive pas Alice, je n'en peux plus.

C'était donc ça, il n'arrivait plus à rester végétarien.

En effet, c'était un immense problème, mais je pouvais l'aider.

« Bella toujours humaine, avec un enfant au soleil sur une plage »

- Eh bien, celle-là je ne l'ai pas vue venir.

Une vision troublante, me dis-je à moi-même.

- Quoi Alice, qu'y a-t-il ?

Tiens, il se réveille, pensai-je en le regardant.

- Rien, rien, m'empressai-je de dire. Je vais téléphoner à Edward pour savoir comment se déroule le retour pour nous, mentis-je ouvertement.

Jasper Pov

Je venais de lui dire que je n'en pouvais plus et la seule chose que j'avais ressentie venant d'elle était du soulagement.

Elle n'avait donc pas compris.

Je n'en pouvais plus de souffrir, je n'en pouvais plus de rester près d'elle, je voulais oublier, je voulais redevenir l'être que j'étais avant tout ça, celui qui souffrait moins que maintenant.

Elle ne le quittera jamais, elle me l'avait dit et demain soir elle serait à lui pour l'éternité et je ne pourrais pas le supporter. Je devais quitter Alice, Emmett, Rosalie, Esmée, Carlisle, Edward et Bella pour mon salut, pour mon bien. Je devais aussi quitter le végétarisme, je devais quitter cette vie. Et je devais le faire avant de prendre l'avion pour retourner « chez moi ».

Alice étant partie dehors pour appeler son frère, ayant quand même compris que je ne supportais plus de l'entendre lui, elle s'était assez éloignée pour ma tranquillité. J'avais là ma chance. Elle.

Je ne cherchai pas à réfléchir plus longtemps, me levai et courus dehors, loin de tout, loin d'ici pour partir ailleurs. Dans un monde où je n'aurais jamais couché avec une humaine, où je ne serais pas tombé amoureux d'elle, où je n'aurais pas souffert de cette distance entre nous depuis le jour où j'aurais tout abandonné pour elle.

Ce jour où on avait failli se faire prendre la main dans le sac, ce jour où Edward avait perdu toute mon affection par sa remarque. C'était là que j'avais mis toute la distance entre Bella et moi.

Après mon départ, j'avais rejoué la scène dans ma tête et toutes les émotions que j'avais ratées m'étaient apparues petit à petit. J'avais ressentis sa haine envers moi. Haine méritée d'ailleurs, je venais de frapper Edward, son cher et tendre. J'avais ressenti du regret aussi, certainement celui de m'avoir suivi sur cette moto, et pour clôturer, son soulagement quand j'étais monté sur la moto. Ce sentiment là avait été le plus dur, car j'avais compris à ce moment qu'elle avait choisi mon frère plutôt que moi.

Normal me diriez-vous… mais moi mon cœur était mort une deuxième fois quand j'en avais pris conscience.

Et maintenant, je courais pour éloigner ça de moi : son rejet.

Edward Pov (Même période – Début septembre)

Je chassais pour boire plus que nécessaire, car même si je ne m'occupais pas de la transformation de Bella, je voulais être présent, être là pour elle.

Je venais de repérer un troupeau de cerfs : deux mâles et trois femelles, près d'une rivière.

Je courus et sautai sur le plus massif des mâles. Je plantai ensuite mes crocs dans son cou et aspirai cette ambroisie qui apaisa ma gorge en quelques secondes.

Je le vidai entièrement, et me rendis compte que les autres cerfs qui n'avaient pas eu le temps de s'apercevoir ce que je faisais regardaient encore de là où j'étais apparu. Je me lançai donc sur la femelle la plus proche.

J'entendis les trois autres cerfs fuir, mais cela ne servait à rien.

Je les aurais aussi, pensai-je pour moi-même.

La femelle gisant au sol quelques minutes plus tard, je me mis à regarder le ciel et me dis que bientôt, je chasserai avec ma femme.

Je laissai mon imagination tourner, ce que je m'étais entièrement interdit depuis que je la connaissais pour ainsi dire, fermai les yeux et soupirai.

« Nous courrions tous les deux, main dans la main, à allure vampirique. Elle était sublime dans une robe bleu nuit en soie, ses cheveux volant dans les airs et ses yeux d'un rouge cramoisi mais néanmoins sublime.

Nous tombâmes sur un puma que je lui laissai. Elle déchira sa robe dans le combat mais je ne l'aidai pas, elle n'en avait pas besoin, elle était bien plus forte que lui à présent.

Après qu'elle l'eut vidé de son sang, elle se redressa et je remarquai que sa robe était en lambeaux. Je pus voir un de ses seins, nu, à travers une déchirure. Je lui sautai dessus littéralement à cette vue enchanteresse.

Je lui arrachai ce qui lui restait de sa robe, elle en fit de même avec ma chemise et mon jeans. Je lui couvris ensuite le corps de baisers passionnés, et caressai sa poitrine si parfaite, ni trop petite ni trop grande. Puis je suçai ses tétons, les mordillai sans faire attention puisque c'était un vampire.

Je roulai aussi des hanches et la serrai plus contre mon corps. Je la retournai quelques minutes plus tard et la pénétrai brutalement. De plus en plus fort, de plus en plus loin… et elle hurla de plaisir. Moi je grognai comme jamais et la pénétrai encore et encore. Après cette position, elle me plaqua dans l'herbe et me chevaucha telle une amazone sur son cheval. Je grognai encore plus à cette vue, car elle était parfaite.

Je pus voir le plaisir sur son visage, ses traits. Je me vidai en elle à cette vue, une fois encore et ensuite, je la retournai et me plaçai au-dessus d'elle. J'installai ses jambes sur mes épaules et la pénétrai plus tendrement, lui caressant les mollets, embrassant ses chevilles. Je fermai les yeux et pus entendre ses pensées pour la première fois depuis le début de nos ébats : « hum… oui... oui… hum… encore, plus fort, plus vite, … »

Puis, je n'entendis plus rien à part Muse et je revins sur terre.

Je me retrouvais de nouveau au pied du cadavre de cette femelle que j'avais vidé de son sang plusieurs minutes plus tôt et je pus sentir une gêne me parcourir le corps, dont une partie était au garde-à-vous.

Bon sang, il fallait vraiment que me concentre, je ne pouvais pas penser à ma Bella comme ça, me sermonnai-je intérieurement.

Mais j'en avais tellement envie… Et puis j'avais peut-être plus de cent ans, mais j'étais toujours un adolescent qui avait découvert l'amour.

Entendant toujours mon portable sonner, je le pris et décrochai :

- Oui, dis-je.

- Hello frangin, comment vas-tu, du nouveau?

- Eh bien, je peux te dire que je vais plus que bien…

Je venais de vivre mon premier fantasme, alors oui… j'allais très bien.

- Et toi ? Demandai-je.

- Oh… pas la forme mais je tiens le coup, je sens que cela va s'arranger. Bella est prête, je veux dire, elle n'a pas changé d'avis ? M'interrogea Alice.

- Non, elle veut toujours le faire et franchement Alice, j'ai hâte. Je l'aime et je regrette même de ne pas l'avoir mordue à ce fichu bal de fin d'année quand elle me l'avait demandé. Pense à tout ce qui aurait pu être évité, finis-je avec une voix coupable.

- Oh oui… car de par ta faute, je perds peu à peu l'homme que j'aime, dit-elle avec de la rage présente dans la voix.

- Désolé Alice. Je regrette tellement de lui avoir dit cela, mais comprends moi, j'aime Bella et je ne réfléchis plus quand elle est en danger, expliquai-je.

- Elle n'est et ne sera jamais en danger avec Jasper… Enfin cela ne sera plus le cas car elle sera comme nous, dit-elle. Par contre, et garde ça pour toi, je crois que le problème de Jasper est qu'il rechute. J'aurais dû m'en rendre compte car il évitait le lycée comme tu le sais, et il évitait Bella.

Elle fit une pause et reprit ensuite :

- En fait Jasper n'arrive plus à tenir le végétarisme, mais quand on sera de retour à Forks, on va tous l'aider, surtout toi Edward. Tu as rechuté alors tu devras être là pour lui, tu l'as blessé.

Sa dernière phrase sonnait comme une accusation. Je l'entendis respirer, même si c'était inutile, puis elle continua :

- Edward, Jasper est malheureux, et je crois que tu en es la cause. Sache que je t'en veux moi aussi, parce je suis malheureuse...

- Alice, je suis désolé, la coupai-je. Je te promets que dès que vous atterrirez, je lui présenterai des excuses et ferai tout ce qu'il faudra pour qu'il redevienne comme avant. Mais sache aussi que je devrai m'occuper de Bella alors je ne serai pas très disponible, tentai-je de lui faire comprendre.

- Ok, je te laisse, j'ai un double appel.

- Ok, bisous sœurette, à demain… Alice ? Ajoutai-je.

- Oui ?

- Merci de m'avoir toujours soutenu avec Bella, merci de me l'avoir amenée en Italie, merci pour tout. Je t'… je t'aime Alice.

- Moi aussi je t'aime Edward. C'est la première fois que tu me le dis, alors je vais raccrocher car je suis très émue…

Je raccrochai, Alice ayant coupé la conversation.

C'était la première fois que je disais à Alice que je l'aimais ?

D'ailleurs en y réfléchissant, je n'avais jamais eu de marque d'affection envers ma famille.

En fait, envers personne sauf Bella, ma Bella.

Esmée Pov

Je venais juste de raccrocher d'avec Carlisle et j'avais peur… mais je sentais au fond de moi qu'il ne me mentait pas, il ne me quitterait pas. Pas maintenant alors qu'on venait juste de renouveler nos vœux.

Je m'assis sur le divan et pris une grande respiration « inutile » car je devais à présent demander à mes enfants de rester en Écosse. Leur avions ne décollait que dans quelques heures… ils pouvaient encore annuler.

Une fois le numéro du portable d'Alice composé, je tombai sur une mise en attente. Alice restera toujours Alice, pensai-je.

- …

Cela devait au moins faire une minute mais cela me sembla être une éternité.

- Oui allo ?

- Ah ! Alice c'est maman. Écoute, comment allez-vous tout d'abord ?

- Bien et vous, ça va ? Le voyage de noce c'est bien passé ? Demanda-t-elle curieuse.

- Oui. Comment va Jasper ? Va-t-il mieux depuis ton dernier appel ? M'enquis-je.

- Oui et non. Je viens de découvrir ce qui ne va pas, je ne vois rien dans son avenir en rapport à notre aide. Mais puisque je ne lui ai rien dit, c'est normal. Je vous expliquerai tout ce soir.

- En fait ma chérie, c'est de ça que je voulais te parler. Carlisle aimerait que vous restiez là-bas pour votre sécurité. Est-ce que cela vous dérange?

- Non mais je pense qu'il vaut mieux revenir près de vous pour que Jazz aille mieux, insista-t-elle.

- Je ne peux vous obliger en rien, dis-je, résignée. Mais j'aimerais que vous restiez là-bas jusqu'à nouvel ordre. Il y a quelque chose de pas clair là-dessous. Tu vois quelque chose d'anormal dans l'avenir Alice ? Demandai-je.

- …

- Alice, il se passe vraiment quelque chose ? Paniquai-je.

Elle monta en moi en quelques secondes.

Et si Carlisle me quittait pour une autre ?

Mon Dieu, je ne pouvais même plus mourir s'il le faisait !

Si… je pourrais aller en Italie comme mon fils l'avait fait, mais je devrais abandonner mes enfants pour cela. En étais-je capable ?

- Non, je ne vois rien maman et calme-toi, s'il te plait ! Carlisle ne te quittera pas, donc pas besoin de partir en Italie. D'ailleurs, continua-t-elle avec une voix plus dure, je ne suis pas contente. Tu allais nous abandonner… nous, tes enfants, qui t'aimons d'un amour pur. Esmée, que se passe-t-il dans ta tête pour penser que Carlisle te quitte ? Finit-elle sur une note interrogative.

Je ne savais pas quoi lui dire, mais je ne pouvais lui dire la vérité. Je soufflai donc :

- Rien, un doute. On en a tous un jour ou l'autre. Bon, vous restez là-bas oui ou non ? Demandai-je pour changer de sujet.

- Oui, mais je ne promets pas d'y rester longtemps, il n'y a pas beaucoup de centres commerciaux dans le coin et vous me manquez beaucoup. Je te laisse, je vais l'annoncer à Jazz.

- Au revoir ma chérie, remets-lui mon bonjour et dis-lui que je l'aime très fort.

Quand j'entendis qu'elle avait raccroché, je ne savais plus où me mettre.

Alice m'avait vue partir en Italie, elle avait vu ma lâcheté, elle avait vu ma faiblesse.

Je devrais me racheter auprès d'elle dès son retour. Je lui construirais sûrement un dressing supplémentaire pour me faire pardonner et irais faire les magasins avec elle ensuite.

Edward Pov (Après l'appel d'Alice – Même période – Début septembre)

J'étais sur le chemin de la villa et courais à allure humaine. Bientôt, après la transformation de Bella, je pourrais vivre normalement et je voulais profiter des derniers instants d'humanité de ma Bella, comme si elle était avec moi, là, à marcher à mes côtés.

Je souris en pensant que si Bella était ici avec moi, je serais à l'affût pour la retenir d'une chute probable.

Une fois près de la maison, j'entendis les pensées de ma mère.

Mais qu'est-ce qu'il lui prenait de vouloir aller en Italie ?

Oh mon Dieu, je n'en revenais pas !

Pourquoi voulait-elle mourir ?

Je restai figé sur place au milieu des arbres.

NON, NON, NON, NON ET NON !

Elle ne pouvait pas nous quitter, pas elle. Mais pourquoi, pourquoi ?

Puis, le choc. Carlisle ? Serait-il arrivé quelque chose à mon père, mon mentor, mon tout, mon créateur ?

Je voulais savoir, mais mes jambes ne bougeaient plus.

Je m'écroulai au sol et je n'entendis plus rien.

Pourquoi quand tout allait bien, quelque chose devait venir tout gâcher ?

Mon père… était mort, mais comment ?

Une explosion peut-être, mais ce n'était pas possible.

Je me rendis compte que je sanglotais, dans la forêt. Je venais de perdre la deuxième personne au monde que j'aimais et je n'avais même pas pu le lui dire.

Mon Dieu, quel fils indigne j'étais. Je ne lui avais jamais dit que je l'aimais, et je ne pourrais plus jamais lui dire.

Et ma mère… elle ne croyait quand même pas que j'allais la laisser faire. Si oui, elle se mettait le doigt dans l'œil ! Je ne pouvais pas la laisser faire.

Je me relevai avec un sentiment de colère mais aussi de détermination sans oublier la douleur de la mort de Carlisle. Je courus vers la villa à toute jambe et je la vis, là, quelques secondes plus tard. Je ne pris pas la peine d'écouter ses pensées, cela m'anéantirait.

Je la pris par les épaules et la secouai vivement tout en criant :

- TU CROIS RÉELLEMENT QUE JE VAIS TE LAISSER FAIRE ! TU CROIS QUE JE VAIS TE LAISSER ALLER TE TUER ? ON NE TE LAISSERA JAMAIS PARTIR TU M'ENTENDS ! JAMAIS. NON MAIS TU PENSES À NOUS ? ON T'AIME, JE T'AIME ! EMMETT T'AIME, ROSALIE T'AIME, BELLA T'AIME ET JASPER ET ALICE T'AIMENT AUSSI…

Je lui en voulais en cet instant, car je voyais dans son geste l'égoïsme que j'avais eu quelques mois plutôt et je ne pouvais rien faire contre mes erreurs.

Mais une chose était sûre, je pouvais empêcher celle-là.

Esmée ne se tuera pas, même si ce sera difficile de vivre sans lui, cet homme si bon, je l'aiderai avec les autres et Bella.

Nous allions y survivre !


Et voilà ! Le troisième chapitre est republié. Il fait 20 pages et 6.243 mots.

J'espère qu'il vous a plu. ^^

A très bientôt,

(^-^)

Jes Cullen-Malfoy

Chapitre 3 publié le 08 avril 2012