Auteur : Jes Cullen-Malfoy

Titre : Tout peut changer en quelques secondes

Genre : Romance / Family / Drama

Couple principal : Jasper/Bella

Couples secondaires : Vous les connaitrez au fur et à mesure

Rated : M pour scènes de sexe explicites et violence.

Warning : Au fur et à mesure de la lecture, certaines scènes pourront choquer les âmes sensibles. Il y aura aussi la présence d'une relation homosexuelle entre hommes.

Disclaimer : Il est évident que les personnages issus de Twilight ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété de Stephenie Meyer, je les lui emprunte juste pour m'amuser un peu. Seuls quelques personnages seront de moi et je préviendrai en temps voulu.

Mise en situation : Tout ce qui se passe dans le tome 1 et 2 s'est déroulé ici … Les changements vont commencer un peu après le début du tome trois pour complètement changer le cours de l'histoire d'Edward / Bella en Jasper / Bella.

Résumé : Depuis leur retour d'Italie, les choses se passent bien pour Bella et Edward. Mais cette dernière souhaite mettre les choses en ordre avec Jasper et Jacob. Edward accepte pour le premier et il ne sait pas que cela changera leur vie en quelques secondes.

Béta correctrice : Vivi64


Avancement fanfiction : Même stade qu'au chapitre précédent

Période de publication actuelle : Mensuelle


Note d'auteur : Hello Helli Hello ^^ Ravie de vous retrouver pour un autre chapitre. Que vous soyez ancien lecteur ou nouveau. Je ne sais pas si ce chapitre vous plaira, mais je vous souhaite quand même une bonne lecture. J'ai tenté dans la réécriture d'indiquer de manière plus claire les différentes périodes afin de ne pas trop vous perdre dans votre lecture, j'espère avoir réussi.

Note Vivi : Esmée s'en sortira-t-elle sans séquelle de son secouage made in Edward ? Y aura-t-il une dépression edwardienne à la lecture de la « lettre de Bella » ? Bonne lecture

Merci à twilight-et-the-vampire pour sa review anonyme. Mais aussi à tout les autres *-*


Chapitre 4


Esmée Pov

Je venais de raccrocher d'avec Alice. Je n'en revenais toujours pas.

Je me sentais horrible d'avoir pensé à abandonner mes enfants, même dans le cas où Carlisle me quitterait pour une autre.

J'étais là, dans mon salon, à m'en vouloir d'avoir pensé de la sorte, car si j'étais une épouse, j'étais aussi la maman de cinq vampires et même bientôt six en comptant Bella. Même si je la considérais déjà comme ma fille depuis le jour où Edward l'avait ramenée chez nous.

Perdue dans mes pensées, je revins à moi en me sentant secouée.

- TU CROIS RÉELLEMENT QUE JE VAIS TE LAISSER FAIRE ! TU CROIS QUE JE VAIS TE LAISSER ALLER TE TUER ? ON NE TE LAISSERA JAMAIS PARTIR TU M'ENTENDS ! JAMAIS. NON MAIS TU PENSES À NOUS ? ON T'AIME, JE T'AIME ! EMMETT T'AIME, ROSALIE T'AIME, BELLA T'AIME ET JASPER ET ALICE T'AIMENT AUSSI…

Mon Dieu, Edward… mon fils m'avait entendue, mon Edward était là avec cette colère dans le regard. Je me laissai secouer, le méritant. Mon garçon avait le droit d'être en colère alors qu'il n'y avait pas deux minutes, je pensais les abandonner tous.

- Que lui est-il arrivé maman ? Je veux savoir ! Une explosion ? Un accident de voiture ? Les Volturi ? QUOI… DIS-MOI ?

- Mais rien, de quoi parles-tu Edward ? Et surtout de qui ? Demandai-je n'y comprenant rien.

Le silence fut tout ce qui sortit de sa bouche.

Que lui arrivait-il ?

La pression sans doute et le stress. Bella allait devenir comme nous.

Je le pris donc dans mes bras et le berçai. Je tentais de le rassurer par mes gestes.

- Désolé maman, je viens de lire tes pensées. J'ai cru que Carlisle était mort, s'excusa-t-il.

« Oh » fut tout ce que je pus penser.

Bella Pov

J'étais dans la voiture de Carlisle et il ne disait rien.

Il devait me haïr… moi je me haïssais bien. Je faisais du mal à mon entourage et d'ailleurs, j'en avais toujours fait quand j'y repensais. A mon père en refusant de venir les étés chez lui car je détestais Forks, à Mike Newton, à Angela, à Jacob, à ma mère ainsi qu'à Phil et même à Carlisle. Je venais de lui apprendre que j'avais réussi à coucher avec un de ses fils qui était marié depuis au moins une bonne cinquantaine d'années à Alice. Et le plus important, j'allais faire du mal à Edward, car ce dernier était persuadé que je l'aimais. Mais ce n'était plus le cas et je m'en voulais pour ça, car il méritait d'être heureux.

Il y arriverait peut-être si je disparaissais. S'il me croyait en vie, il ne voudrait certainement pas en finir avec son existence. Mais comment le tenir éloigner de moi sans lui dire que je ne l'aimais plus ?

GRRRRRRR…

J'avais besoin de réfléchir à tête reposée, je n' arrivais à rien dans cet état.

Je venais d'apprendre ce matin même que j'étais enceinte d'un homme qui ne voulait pas quitter sa femme pour moi, moi qui voulais être assez méchante pour quitter l'homme qui m'aimait mais qui n'y arrivais pas. Edward avait aussi le droit au bonheur. Il avait quand même voulu renoncer à sa vie ou plutôt non-vie pour moi, alors je ne pouvais même pas imaginer sa peine s'il apprenait un jour que j'aimais son frère. Celui-là même qui m'avait fait l'amour, qui faisait battre mon cœur depuis ce baiser échangé dans le placard du lycée… car c'était bel et bien là que je m'étais rendue compte que je l'aimais, lui.

- Bon sang, je veux mourir sur le champ, murmurai-je sans même m'en rendre compte.

- Bella, je ne te laisserai pas te suicider, tu dois vivre, la vie mérite d'être vécue. Tu dois oublier, tout oublier et ne penser qu'à toi et à ton enfant … Car j'ai beau calculer, tu es enceinte de plus de trois mois et vu que tu n'es pas en mauvaise santé, que ton cœur bat normalement et que ta respiration est correcte, si tu souhaites le garder, je veillerai à ta santé et procéderai à l'accouchement moi-même. Je t'aiderai financièrement comme étant le père de l'homme qui t'a mise enceinte. Lui ne le pourra, je me dois de le faire. Souhaites-tu lui dire, au fait ?

- Non, je ne veux pas gâcher son couple. S'il est père, cela voudrait dire qu'il a trompé Alice et ça la détruirait, et je ne le veux pas. Vous comprenez ?

Je ne voulais pas rendre malheureuse Alice, je savais que quand elle avait ouvert les yeux à sa nouvelle naissance, elle avait vu son avenir avec Jasper et je ne voulais pas lui enlever son bonheur à elle aussi. D'ailleurs Jasper était parti loin, ne m'avait plus parlé, ni touchée, aucun sms depuis la fuite en moto. Et c'était avec elle, Alice, qu'il était parti alors cela avait un sens, il ne la quitterait jamais pour moi, une insignifiante humaine.

Plus je repensais à nous, plus je me demandais s'il ne m'avait pas utilisée comme cobaye. Il n'avait pas parlé pendant l'acte en lui-même, et ensuite il était parti. Puis il m'avait embrassée dans le placard et ensuite, encore, plus une seule nouvelle de lui. Si Edward ne lui avait pas demandé de venir me surveiller, il ne serait jamais venu, jamais il ne m'aurait dit qu'il m'aimait, jamais je n'aurais eu son numéro de portable.

J'étais lasse et fatiguée de toutes ces réflexions.

- Tu devrais dormir Bella, je te réveillerai si tu le souhaites dans deux petites heures, me proposa gentiment Carlisle.

- Merci, merci Carlisle et encore désolée, dis-je piteuse.

Carlisle Pov

Elle était désolée ?

Mais cette petite humaine était complètement folle ma parole.

Je secouai la tête face à cette prise de conscience et me dis que cela faisait maintenant vingt bonnes minutes qu'on roulait vers je ne savais où.

Je ne savais pas où j'allais, mais nous devions aller dans un endroit où Edward n'irait pas chercher Bella au cas où il ne suivrait pas les consignes de la lettre. D'ailleurs, nous ne devions pas non plus aller dans un endroit où ma famille irait.

Je réfléchis quelques minutes quand un endroit tout désigné m'apparut soudain.

Mais bien sûr, l'île d'Esmée, pensai-je intérieurement.

Je fis alors demi-tour vers l'aéroport, mais me ravisai aussi vite car j'oubliais un détail : les passeports. Je ne pouvais prendre le risque de rentrer à la villa et Bella n'avait certainement pas son passeport sur elle.

D'ailleurs, en avait-elle un ?

Je me rendis compte qu'il ne me restait plus qu'à rouler jusqu'au port d'attache du bateau et le reste serait du gâteau…

Ce fut la première fois que j'appliquais cette expression et je me rendis compte que la situation n'était même pas comique. Je perdais mon flegme.

Mais je devais le garder à tout prix, car je devais veiller sur Bella qui était enceinte d'un vampire, et cela n'était présent dans aucune de nos légendes, ce qui faisait que je devais avouer que je voguais vers l'inconnu.

Jasper Pov

Cela faisait un mois que j'avais quitté Alice, un mois que je me nourrissais à nouveau de sang humain, un mois que je souffrais moins, un mois que je pensais à Elle, à chaque seconde que Dieu faisait.

Même en retrait dans mon cerveau, elle ne me quittait plus et j'étais heureux comme ça. Mais cela faisait aussi un mois que je tuais en espérant trouver une humaine qui me fasse le même effet que Bella, un mois que je chassais dans des endroits que je n'aurais jamais pensé pénétrer : les discothèques.

Ces endroits étaient idéaux quand on cherchait quelqu'un de spécial : environ un mètre soixante cinq, yeux marrons, cheveux marrons, une odeur de fraise, de frésia ainsi qu'une bouche sensuelle. Mais je devais avouer que je trouvais rarement cela. Toutefois, je n'abandonnais pas.

J'espérais ainsi que si ce jour arrivait, si je trouvais tout cela en une femme, que ladite femme se prénommerait Bella. Ce serait parfait.

Mais cela ne s'était pas encore produit.

Aujourd'hui, je sortais pour chercher cette « inaccessible » mais je ne désespérais pas, si Bella n'était pas faite pour moi, comme Alice, il devait bien exister quelqu'un pour m'aimer moi, tel que j'étais : un monstre sanguinaire qui avait tué pas moins de 23 femmes depuis un mois.

Une fois arrivé en boîte de nuit, on ne pouvait pas remarquer mes yeux car la plupart du temps je gardais mes lunettes de soleil pour plus de sécurité, les femmes ne s'en formalisaient même pas.

Je passai devant le videur qui me lança des vagues d'intimidation…

Je poussai un soupir à peine audible.

Si je ne m'étais pas promis cette règle de ne tuer que des femmes, je le tuerais sur le champ.

Pourquoi des femmes me diriez-vous ?

Eh bien je ne me voyais pas faire l'amour avec un homme, tout simplement.

Chacune de mes proies – ou presque – passaient au test et aucune ne l'avaient réussi. Pas une seule de ces femmes n'avait réussi à me faire jouir comme Bella l'avait fait cette unique fois dans la salle de bains.

Après être parti d'Écosse en quittant par la même occasion Alice, j'avais pensé que cette sensation était propre aux humaines en générale pendant l'acte mais non, je m'étais encore fait des espoirs. Cette sensation de liberté, d'amour, de plénitude, de nirvana… je ne l'avais atteinte qu'avec Elle.

Je m'installai au bar et commandai une bière.

Eh oui, moi Jasper, alias Tom aujourd'hui, je devais boire au moins un minimum sinon les femmes devenaient suspicieuses et je pouvais vous dire qu'elles le ressentaient vraiment : j'étais quand même empathe.

- Salut beau gosse, tu es seul ?

Une grande blonde, pas intéressante. Mais j'avais soif alors j'allais y aller direct.

- Eh bien, non, plus maintenant. Cela te dit de venir me tenir compagnie dans la petite ruelle derrière, lui dis-je d'une voix séductrice.

Là, elle prit un air choqué mais je savais déjà quelle allait être sa réponse, car son plaisir et son excitation m'atteignaient comme des boulets de canon.

- Humm… j'aime les hommes directs, alors passe devant, je te suis. Au fait, quel est ton joli petit nom beau gosse, me dit-elle en battant des cils.

- Le beau gosse s'appelle Tom.

Je le criai même plus fort que ne le voulait la convenance, car cette belle blonde ne serait plus de ce monde dans moins de cinq minutes et je préférais assurer mes arrières.

Je comptais donc sur les éventuels témoins pour mettre les forces de l'ordre sur une fausse piste.

J'avançai dans la foule, je savais très bien qu'elle me suivait. Je passai devant le videur et lui envoyai un sourire sadique en montrant un peu trop mes canines et sentis qu'il avait peur…

Ha ha ha…

Voilà de l'intimidation mon gars, pensai-je.

Arrivé dehors, je pris la main de cette inconnue et l'entrainai dans une ruelle sombre un peu plus loin. Je savais déjà qu'il n'y avait personne. Une fois à destination, je la plaquai contre le mur et je m'apprêtai à la mordre quand :

- Je te suce avant ou on baise tout de suite, me dit-elle sans détour.

Et là, j'eus l'envie de sentir sa peur…

Parce que je la haïssais de ne pas être Elle et d'oser me parler ainsi.

- Non chérie, je vais te sucer… humm

Je me rapprochai de son cou et continuai :

- … ton sang…

A cet instant, je pus ressentir une nette interrogation et je m'en délectai. Je rapprochai ma bouche de sa peau et soufflai :

-… jusqu'à ce que mort …

Le sentiment de peur arriva à grande vitesse mais l'interrogation était plus présente. Un sourire fleurit sur mes lèvres et terminai :

-… s'ensuive.

Là je jubilai, car la peur était désormais énorme. Je la mordis en aspirant son sang tout en plaquant ma main sur sa bouche pour l'empêcher de crier. Elle avait un goût de pêche, cannelle. Délicieux.

Je l'abandonnai, une fois repu, dans une benne à ordures et pris la direction d'une autre boîte de nuit. Paris en était remplie de toute façon.

Quelques instants plus tard, j'étais de nouveau accoudé à un bar, bière en main dont le goût me paraissait même moins dégoûtant avec le sang que je venais de boire.

Je respirais à plein poumon en espérant sentir la fraise ou le frésia, ou les deux. Mais rien.

Alors je bougeai et regardai chaque fille dans cette salle. J'en repérai une qui avait les cheveux et les yeux marrons. Elle n'était pas trop grande et de corpulence moyenne. Elle pouvait convenir. Je pris donc une démarche assurée et l'accostai :

- Bonsoir belle demoiselle, puis-je me joindre à vous ? Prononçai-je d'une voix sensuelle.

- Bon…bonsoir.

Hum, excellent, elle bégayait.

Je sentais que j'allais aller jusqu'au bout avec elle, car dès qu'elle avait bégayé, mon esprit s'était tourné vers Elle. Je discutais donc d'une oreille distraite avec cette femme, lui offrant même deux trois verres, mais je ne prenais aucunement attention à ce qu'elle me disait. Je décidai ensuite de la ramener dans mon appartement loin de toute civilisation.

Les anciennes habitudes, pensai-je.

J'avais remarqué que je ne me sentais bien qu'une fois que j'étais entouré d'une forêt.

Ce fut sans cérémonie qu'une fois mon invitée descendue de la voiture, je la pris dans mes bras et la montai dans la chambre où je la déposai sur le lit. Je la déshabillai ensuite en lui arrachant ses vêtements. J'en fis de même avec moi quelques secondes plus tard. Je pus ressentir sa peur, mais je n'en n'avais cure à cet instant.

- Détends-toi, ce sera moins douloureux pour toi.

Je préférais tout de même lui bâillonner la bouche car Bella, elle, avait été silencieuse et je tenais à rester dans ces termes.

Et ce fut sans ménagement que je pénétrai d'un coup de reins cette femme. Je ne ressentis rien, sauf la différence de chaleur mais je risquais quand même un ou deux mouvements. Mais, au final, toujours rien.

Cette femme était serrée à cause de sa peur, je me décidai à lui envoyer des vagues de calme.

Ça y est, pensai-je en la sentant se détendre.

L'étau autour de moi diminuait, je décidai donc de commencer un mouvement de va-et-vient profond, mais cela ne changea rien. Je ne ressentais pas ce que j'avais ressenti avec Elle.

Je pris la décision de laisser une dernière chance à cette femme pour sauver sa vie et lui envoyai du plaisir pour qu'elle en prenne et m'en donne, si possible.

Elle écarta ses jambes et j'en profitai pour la soulever afin de la pénétrer plus profondément, mais je fus déçu en me rendant compte que je ne ressentais toujours rien.

En ayant marre, je donnai un violent coup de reins qui la déchira de l'intérieur. Je pouvais sentir à l'odeur qu'elle saignait mais je m'en foutais, cette femme n'était pas Elle.

Je me levai et l'envoyai valser de l'autre côté de la pièce. Sa tête cogna fortement le mur, mais je m'en foutais aussi. Elle allait mourir pour ne pas être Elle. Je m'approchai d'elle, relevai sa tête et lui dis simplement :

- Tu n'es pas Elle.

Là, je lui broyai le cerveau d'une main de maître ne prenant même pas la peine de boire son sang. Je mis ensuite mes habits, redescendis et entrepris de peindre son portrait comme les centaines d'autres d'Elle que j'avais fait en moins de deux jours.

Ses yeux me manquaient, Sa bouche me manquait, Elle me manquait.

Après avoir terminé de peindre la toile, je pris la décision que la France était finie pour moi, j'y avais tué trop de femmes. Et avant que les forces de l'ordre ne fassent le rapprochement avec moi, mieux valait que je quitte le pays afin d'éviter quelques problèmes.

Je regardai encore une fois mes portraits et décidai de mettre le feu à la demeure.

Une fois chose faite, je me mis à courir dans la forêt en direction de sud-est. L'Italie serait mon prochain terrain de chasse.

Edward Pov (Un mois après le départ de Bella)

En un mois, bien des choses s'étaient passées.

J'étais désormais en Écosse, Alice dans mes bras qui sanglotait depuis au moins trois jours.

Et moi me diriez-vous !

Cela faisait moins de deux heures que je ne sanglotais plus.

Pourquoi j'avais sangloté ?

La femme de ma vie m'avait quitté, m'avait laissé derrière elle avant même de s'unir avec moi dans l'éternité. Juste un mot, une lettre… et franchement je n'arrivais toujours pas à y croire. Comment Bella avait pu me faire ça !

Mais j'avais une idée qui me trottait dans la tête depuis pas mal d'heures maintenant. Si elle me rendait la monnaie de ma pièce…

Cela voudrait dire qu'elle reviendrait dans cinq mois maintenant, je devais juste attendre cinq petits ou très longs mois et nous serions de nouveau ensemble. Comme cela devait l'être.

Elle voulait sûrement me faire ce que je lui avais moi-même fait par amour. Et je la comprenais ou en tous cas, j'essayais.

Mais je n'y croyais pas trop, Alice non plus d'ailleurs sans oublier qu'elle ne voyait plus mon avenir. Mais je ne m'en formalisais pas.

Cela ne me choquait pas tant que ça vu que j'étais mort une quatrième fois, la première le jour où j'avais cru qu'elle allait mourir sous les crocs de James, la deuxième le jour où je l'avais quittée dans la forêt, la troisième le jour où elle avait refusé ma demande en mariage et donc la quatrième ce jour funeste où j'avais lu sa lettre. Celle qu'elle avait laissée derrière elle avant de quitter Forks.

Alors, je savais que si quelque chose arrivait à ma Bella, mon amour, j'en finirais avec mon éternité.

Alice elle… c'était une autre histoire.

Jasper Pov (Un mois après son départ d'Écosse et celui, en parallèle de Bella)

J'étais au sommet d'une montagne et franchement je ne savais même pas laquelle. Mais je n'en avais cure. Depuis un mois je me mentais, je souffrais de Son absence et je tuais sans vergogne des femmes innocentes.

Enfin, pas toutes, pensai-je.

Mais le fait était que je ne voulais plus tuer comme ça, je ne voulais plus vivre à chaque fois un échec. Je devrais donc désormais uniquement m'en tenir à boire leur sang chaud si bon. C'était d'ailleurs bien mieux que le sang animal, là, pas de doute.

Je pus me souvenir de ma dernière victime, celle qui s'était le plus rapprochée de Cette Femme qui avait volé mon cœur. Et je ne devais plus me leurrer, Elle devait être morte et de la même nature que ce monstre que j'étais redevenu. Elle était morte et je devais regarder la vérité en face : jamais je ne revivrais cette expérience unique que j'avais vécu avec Bella. Cette alchimie des corps.

Flash-back

« Elle m'embrassait ou plutôt, nous nous embrassions. Je me laissais envahir par ce baiser encore unique pour moi. Je ne faisais d'ailleurs même plus attention au yoyo qu'elle était avec ses émotions.

Et puis d'un seul coup je sentis ses mains parcourir mon corps, mon torse. Elle atteignit mon membre dur comme jamais et sentir sa main chaude sur moi me fis grogner tellement la sensation était agréable.

Moi Jasper Hale, vampire de plus de 160 ans, je venais de découvrir un mot du dictionnaire en présence d'une humaine : agréable.

Pendant mes réflexions intérieures, elle avait commencé un mouvement de va-et-vient et je me sentis planer littéralement tellement le plaisir que ce simple toucher me procurait était nouveau. Jamais Alice ne m'avait procuré une telle sensation.

Était-ce la chaleur de sa main ?

Était-ce le danger de cette situation ?

Était-ce juste elle, cette petite humaine maladroite mais qui, avec mon membre en main, devenait très habile ?

En plus, pour rajouter à mon plaisir, je sentis qu'elle ondulait des hanches en essayant d'être au rythme de ses mouvements. Ils l'étaient peut-être pour l'humaine qu'elle était, mais pour moi il y avait quand même un décalage minime. Et là, je ne pensais qu'à une chose, la remplir de tout mon être, me sentir en elle. Elle contre moi en sueur, cette sueur qui se dégageait de son corps depuis le début de nos ébats.

Tiens, depuis quand Bella et moi engendrait un « nos ébats » ?

Je perdais la tête assurément et je devais stopper cet acte avant qu'il ne soit trop tard, car je durcissais de plus en plus et je ne saurais alors plus m'arrêter si j'atteignais le point de non-retour. Je ressentis subitement une émotion dont je me demandais même d'où elle venait, c'était la première fois dans mon existence que j'en ressentais une de ce type aussi intensément et de plus, une de cette nature : le courage.

Je n'eus même pas le temps d'y réfléchir car Bella guidait en cet instant mon membre devant son entrée encore humide, dont la chaleur me frappait si fortement que j'avais l'impression d'avoir laissé ma peau à la chaleur du soleil durant tout son zénith.

Voulait-elle vraiment que je lui fasse l'amour, moi un vampire qui avait du mal avec son régime alimentaire, moi le frère de l'homme qu'elle aimait, moi le mari de sa meilleure amie ?

La seule chose que j'arrivais à faire, c'était de placer mes deux mains sur ses joues et de la regarder pour voir que j'avais certainement mal compris son geste. Elle ne pouvait quand même pas vouloir ça ?

Elle passa alors ses bras autour moi et se rapprocha. Je sentis mon gland toucher légèrement son entrée et cela créa une déferlante de sensations encore inconnues pour moi ou en tout cas dans ce cas de figure.

Je me perdais dedans et sans poser plus de résistance, je posai mon front contre le sien.

Des tas de questions me passaient par l'esprit en moins de dix secondes :

Pouvais-je lui faire l'amour sans la tuer, sans la vider de son sang ?

Est-ce que je le voulais ?

Et Alice, Edward ?

Étais-je en train de prendre à Edward le trésor qu'il avait lui-même refusé, vu le grand danger pour la principale détentrice de ce cadeau ?

Voulais-je voler la vertu de cette femme.

Las de toutes ces questions, sans la quitter du regard, je me concentrai sur mon corps, ma force, mon instinct bestial et la pénétrai ensuite totalement mais doucement.

Je marquai un temps d'arrêt pour faire un rapide détail de ses signes vitaux. Je n'arrivais même plus à formuler une phrase pour lui demander de vive voix. Cette femme me rendait comme un pantin… mais un pantin qui, depuis qu'il était en elle, se sentait étrangement serein, complet, heureux.

Et cela était une des première fois de mon existence de vampire que je ressentais moi-même ces émotions.

Je sentis Bella se cambrer et commencer un mouvement qui m'affirmait une fois encore ce qu'elle voulait et je ne pus lui refuser. Je commençai alors un léger mouvement, une poussière par rapport à ma force. Je ne voulais pas la tuer, je voulais la faire jouir.

Je pensais alors à des choses lentes, une tortue, la conduite des humains, une limace. Mais ensuite, je me rendis compte que je ne voulais penser qu'à Elle, j'ouvris donc les yeux pour en fin de compte constater que les siens étaient fermés.

A cet instant, je voyais un ange, une beauté fatale qui me tuait par ses mouvements de bassin.

Certaines pénétrations me faisaient aller au fond de son corps mais j'en voulais plus, je voulais la remplir entièrement… au plus possible pour une humaine. Je la voulais à moi, rien qu'à moi.

Je pus me voir une fraction de seconde la retourner et la prendre par derrière, la sentir serrée contre moi, hurlant de plaisir… Mais je revins au présent en me sermonnant.

Jasper, me criai-je mentalement, ressaisis-toi mec !

Je devais être doux, tendre pour cette fragile humaine…

Je me répétais ce mantra pendant une éternité ou quelques secondes, quand je perçus un changement dans les mouvements de Ma Vénus. Je me demandais même si elle ressentait ce que je ressentais, sur le fait que j'en voulais plus…

Je choisis de prendre la même cadence qu'elle, mais cela ne me suffisait toujours pas alors je la soulevais légèrement du meuble pour l'emmener dans sa chambre. Seulement, elle continua son mouvement et dans une synchronisation parfaite, je me rendis à ce moment compte que je pouvais aller plus profondément en elle dans cette position.

Je la gardai donc et accélérai encore mes mouvements de bassin. Ma peau buttait contre la sienne, je pouvais aussi sentir la sueur qui recouvrait son corps et sans attendre, j'embrassai son cou pour en apprécier le goût, la saveur.

Hum… unique, pensai-je.

Je la sentis soudain se resserrer autour de moi et cela fit arriver mon point de non-retour.

Le plaisir de la chair était très fort chez nous les vampires et je pris peur tout à coup, peur de la briser sous mes assauts. Mais elle jouit autour de moi pendant mes constatations intérieures.

Je me laissai donc aller,ne pouvant plus réfléchir. Je me vidai en elle et je fus heureux de constater qu'elle vivait encore deux secondes plus tard. Je continuais tout de même mes mouvements mais cette fois-ci plus lentement, plus tendrement... Je ne voulais plus sortir de son corps.

Je sentis aussi quelque chose couler sur moi.

C'était son nectar de plaisir.

Il commençait son chemin de mon entrejambe pour tomber le long de mes jambes. Je voulais la goûter, là, tout de suite, mais je ne pouvais pas.

Si je le faisais, je la tuerais certainement, pris dans une folie.

Je me stoppai à cette pensée de moi la tuant mais ne sortis pas d'elle pour autant. Je continuai d'embrasser son cou et récupérai ainsi par la même occasion sa sueur.

Je décidai ensuite de plaquer ma bouche contre la sienne et son goût était transperçant de volupté. J'étais au paradis !

Il y avait bien un paradis mais pas seulement contre les lèvres de Bella, c'était tout simplement Bella elle-même le paradis, mon paradis.

Non ! C'était le paradis d'Edward, pas le mien, pensai-je en colère contre moi-même.

Je pus me rendre compte à cet instant que Bella frottait quelque chose sur mon épaule, mais je ne savais pas quoi exactement.

M'avait-elle mordue ?

Je ris intérieurement face à cette probabilité. Je pus aussi sentir sa bouche de déesse du plaisir se frayer un chemin vers la mienne et en moins d'une seconde nos langues reprenaient une danse sensuelle.

Mes pensées furent toutes tournées vers elle.

Hum… j'aimais cette bouche, cette salive qui inondait ma bouche. J'aimais cette chaleur qui inondait mon corps, j'aimais cette femme…

Stop… retour en arrière Jasper !

Avais-je bien pensé ce que j'avais pensé ?

Oui…

Face à cette réalité, je me mis à caresser ses cuisses en y mettant tout ce que je venais de découvrir, mais qu'elle ne devrait jamais savoir. Je terminai ensuite ce baiser et quittai ensuite sa bouche à regret.

Je me rendis compte que je n'arriverais pas à lui dire au revoir. Pas un seul mot ne pourrait sortir de ma bouche sans être parfaitement sûr de garder mes sentiments pour moi. J'embrassai donc son front et sortis de la pièce sans rien lui dire… car la seule chose que j'aurais aimé lui dire, je ne le pouvais même pas. »

Fin flash back

Je pus me rendre compte qu'elle arrivait à me faire bander rien qu'en pensant à Elle. C'était pathétique, j'étais pathétique.

Là, elle devait être en train d'apprendre à boire du sang animal avec l'homme le plus chanceux du monde. Edward.

J'avais envie de crier au monde entier que je l'aimais. Me vider de cette chose qui me brûlait. Mais j'étais immonde de l'aimer, de l'avoir rendue femme. Je n'aurais pas dû suivre ses demandes et mes envies. Mais je l'avais fait et maintenant je désirais me vider en criant cette phrase, ces trois mots, ces sept lettres que je ressentais pour elle.

Je pris une grande inspiration inutile et criai dans le vide de cette nature magnifique, comme elle :

– JE T'AIME !

Pathétique, malheureux, mélancolique …

Tous ces mots me venaient à l'esprit quand je repensais aux souvenirs d'elle et moi, de nous.

Alice Pov (Se passe le jour du départ de Bella, en septembre)

Je venais juste de raccrocher d'avec Esmée et je courais désormais vers Jazz, il allait être content, lui qui ne voulait pas rentrer tout de suite.

Je pénétrai dans le salon mais ne vis personne. Je n'allais pas commencer à jouer à cache-cache alors je fermai les yeux et reniflai mais étrangement je ne le sentais pas. Il y avait bien son odeur, mais pas aussi forte que s'il se trouvait dans la maison.

Était-il sorti ?

Bref, il reviendra, pensai-je.

Je décidai de lire quelques magazines de mode et autres en attendant son retour, il devait être certainement parti chasser.

OoOoOoOoOoO

Cela faisait trois bonnes heures et toujours pas une seule nouvelle de Jazz. Je décidai donc de l'appeler sur son portable, ce que je m'étais retenue de faire afin de le laisser respirer. Enfin, façon de parler.

Mais je me rendis compte avant la première sonnerie que son téléphone était sur la table basse du salon.

Jazz ne changera jamais, me dis-je à moi-même, il resterait toujours un homme bordélique et tête en l'air.

Soudain, j'eus une vision.

« Jasper assis au sommet d'une montagne pendant le coucher du soleil qui criait « je t'aime » avec un air triste »

Je n'avais jamais vu quelqu'un d'aussi triste, à part mon frère Edward quand il avait quitté Bella. Et je me demandais ce qui rendait Jazz aussi triste.

Mais Esmée n'avait-elle pas dit que nous devions rester ici par sécurité !

Est-ce qu'il allait m'arriver quelque chose ?

Pourquoi serait-il si triste sinon. Et je n'étais même pas près de lui en plus.

A cet instant, j'aurais aimé que Jazz rentre, car je ressentais le besoin de me calmer. Et seul lui pouvait le faire aussi bien.

Je montai dans notre chambre et fermai les yeux pour oublier cette vision qui me perturbait. D'après mon don, cela se passait dans un peu plus d'un mois alors j'avais le temps de changer ça.

Jazz… grouille-toi, j'ai besoin de toi mon amour, pensai-je.

- Tu me manques comme ce n'est pas permis depuis ces quelques mois où tu as disparu, murmurai-je ensuite pour moi-même.

Je ne me souvenais plus du moment exact où je m'étais rendu compte que Jasper s'éloignait de moi, mais je me souvenais du jour où moi je m'étais rendu compte qu'il allait mal, très mal.

Flash back

« J'étais en train de trier mes vêtements et ceux de mon homme quand Jazz rentra sans un regard pour moi et qu'il partit dans la salle de bains attenante à notre chambre.

- Ça ne va pas mon amour ? Demandai-je troublée par son entrée.

- Va-t-en Alice, j'ai besoin d'être seul… Demande à Edward d'aller faire du shopping avec toi, j'ai besoin d'intimité, dit-il sèchement.

Quand Jazz me demandait ça, c'est qu'il voulait se morfondre dans sa douleur et sa peine tout seul, alors je décidai de l'écouter et partis chercher mon frère qui accepta après un long discours sur le fait que s'il ne venait pas, je prendrais Bella à sa place.

Je marquais donc en plein but : il ne supportait pas Bella loin de lui très longtemps.

En chemin dans la voiture, j'eus une vision en quasi direct de Jazz sanglotant contre les murs de la douche et croyez-moi, Jazz prenait rarement une douche. Les vampires ne suaient pas, alors à quoi bon, me disait-il souvent. Il sanglotait et tomba à genoux. La vision s'arrêta et Edward me regarda et demanda :

- Il y a de l'eau dans le gaz, tu l'as disputé ?

- Non, rien. Il était parti tantôt en rogne pour aller chasser et il est revenu en rogne aussi, remarquai-je tout haut.

- Si tu veux, je peux lire ses pensées pour voir ce qui ne va pas… si tu veux.

- Non et je te le demande comme un service personnel, évite de les lire jusqu'à nouvel ordre. Tu sais à quel point il n'aime pas montrer ses faiblesses, dis-je.

- Je vais essayer mais je ne te promets rien. Au lycée cela est facile mais à la villa c'est très dur, me dit-il avec un regard d'excuse.

- Je vais l'éloigner le temps qu'il se reprenne. Je ne sais pas ce qu'il y a avec lui mais je trouverai. Je n'aime pas le voir comme ça Ed'.

- T'inquiète, je suis là. Je vais vous aider. J'irai lui parler.

- Merci »

Fin flash back

Et mon mari n'était toujours pas revenu. C'était comme si une part de lui-même était restée dans cette douche. Il me manquait et quand il reviendrait, je lui dirai que je savais tout et que j'allais l'aider à surmonter cette épreuve. Il était ma raison d'être.

Je n'avais aucun souvenir de ma vie en tant qu'humaine et il était la seule chose que je savais être sûre, il était ma raison d'être, c'est lui que j'avais vu le premier jour de ma nouvelle vie et se serait lui le dernier.

OoOoOoOoOoO

Cela faisait maintenant 24 heures que Jasper n'était pas rentré et j'avais peur, car je pensais qu'il avait sûrement succombé au sang humain et qu'il n'osait pas rentrer.

Je descendis, sortis de la maison et le pris en piste.

Mais je n'avais pas de chance car en Écosse il pleuvait comme à Forks et je perdis sa trace après une vingtaine de kilomètres depuis la maison.

Je me mis à paniquer car s'il avait besoin de moi, je n'arriverais pas à le retrouver. Je décidai alors d'appeler Edward car après Jazz, il restait mon port d'attache.

Je ne dus attendre que deux sonneries avant qu'il ne décroche.

- Allo, Ed c'est moi. Jazz a disparu, je l'ai perdu et j'ai peur qu'il fasse ou qu'il ait fait une bêtise. Et je suis toute seule.

- Depuis combien de temps Alice ?

- Depuis notre conversation téléphonique.

Mon Dieu, il m'avait entendue et il était parti !

Mon corps se figea et je raccrochai le téléphone.

La vision me revint.

Il devait être malheureux de penser que …

Les mots ne voulaient même pas sortir.

Il pensait certainement qu'il me rendait malheureuse, mais il avait tort. Certes j'étais malheureuse mais parce qu'il allait mal et cela n'était pas de sa faute.

Je devais le retrouver mais comment, j'avais perdu sa trace !

Edward Pov (Se passe le jour du départ de Bella)

J'avais attendu que mon père revienne avec ma Bella mais cela n'était pas arrivé. Alors je courais désormais vers chez elle pour savoir ce qu'il se passait. Une fois arrivé, je grimpai dans sa chambre.

Là où d'habitude je voyais Bella, je vis une lettre. Sur celle-ci y était écrit :

« Edward,

Je pars, ne me cherche pas, je veux prendre un temps de vie avant de te rejoindre. Tu avais raison, je dois vivre des choses et cela ne peut se faire avec toi. Ne pars pas en Italie, attends-moi, je t'en prie.

Bella »

Je n'en croyais pas mes yeux alors je relus la lettre lentement.

« Edward. C'est bien moi,

Je pars,

Où et sans moi ?

ne me cherche pas,

Impossible, je t'aime !

je veux prendre un temps de vie

Elle regrette, elle s'est rendue compte de ce qu'elle allait sacrifier avec moi, pensai-je avant de continuer à lire.

avant de te rejoindre.

Je fus soulagé ? Mais quand ?

Tu avais raison,

Je le dis depuis notre première discussion ma chérie.

je dois vivre des choses

Ca aussi je t'avais prévenue, mais pourquoi maintenant et sans moi ?

et cela ne peut se faire avec toi.

Mon cœur mort mourut une nouvelle fois à ces mots « sans moi ».

Ne pars pas en Italie,

Elle lisait en moi comme dans un livre ouvert. Mais je ne pouvais plus, pas depuis que je m'étais rendu compte du geste égoïste envers ma famille.

attends-moi,

Toute l'éternité ! Mais combien de temps, un jour, une semaine, un mois, un an, dix ! Dis-moi !

je t'en prie.

Ne supplie pas, je ferai tout pour toi mon ange, ma vie, ma Bella.

Bella »

Je tombai à terre après la deuxième lecture et réfléchis à ses mots mais aussi aux sentiments qu'elle avait ressentis en les écrivant.

Ces mots ne me disaient pas qu'elle m'aimait, certainement pour ne pas me rendre encore plus triste mais elle aurait dû, car ces trois mots manquaient dans sa lettre.

Mais elle m'aimait, c'était sûr. Sinon pourquoi me demander de l'attendre ?

Elle voulait certainement vivre…

Je ne voulais même pas y penser, mais elle me l'avait demandé si souvent. Cette chose qu'elle avait désirée de moi. Elle avait souhaité connaître le plaisir de la chair avant de devenir comme moi.

Je sortis directement de sa chambre, abattu, et fonçai en forêt. Dès que je fus assez loin, je déracinai une dizaine d'arbres rien qu'à l'idée qu'un autre homme pouvait la toucher de la façon dont moi je n'avais pas eu le courage.

Mais j'aurais aimé les voir : devoir faire l'amour pour la première fois, que ce soit en tant qu'homme ou en tant que vampire et donc aller vers l'inconnu des sensations et tout cela avec une humaine.

Non.

Personne ne pouvait se mettre à ma place.

Et en définitive, elle avait raison d'être partie car je tuerais quiconque touchait à ma Bella. Mieux valait que je sache rien.

J'étais donc dans cette forêt, à dégommer les troncs à coup de poing quand mon portable sonna. Je décrochai en sachant pertinemment qui c'était.

- Allo, Ed c'est moi, Jazz a disparu. Je l'ai perdu et j'ai peur qu'il fasse ou qu'il ait fait une bêtise. Et je suis toute seule.

Lui aussi ? Eh bien c'était la journée des départs, pensai-je avec ironie.

- Depuis combien de temps Alice ? Demandai-je la voix rauque.

- Depuis notre conversation téléphonique, lâcha-t-elle.

Je n'eus même pas le temps de lui dire qu'il reviendrait certainement qu'elle avait raccroché.

Pourquoi serait-il parti de toute manière ?

Je savais qu'il n'aimait pas montrer ses faiblesses, mais à Alice cela ne l'avait jamais dérangé. Il devait vraiment être mal en point et je pensais vraiment que c'était ma faute. Je l'avais envoyé dans ses retranchements le jour où je l'avais suivi à la chasse, de retour du shopping avec Alice.

Ca avait été moi ou Bella pour cette virée avec Alice, mon choix avait été vite fait, Bella n'aimait pas le shopping.

Flash-back

« Une fois rentrés, ma sœur et moi, de la virée shopping, Alice monta directement à l'étage pour rejoindre son mari. Comme me l'avait demandé Alice auparavant, je n'écoutai pas les pensées de Jasper et me concentrai sur celles d'Emmett qui regardait la télévision. « Ce soir je vais lui montrer qui c'est l'homme, elle va me le payer ! Ouais, je vais lui faire prendre son pied dans le garage, dans la salle de bains, dans la forêt et au lycée demain… ». Je bloquai aussi les siennes, elles étaient trop personnelles à mon humble avis. Je me dis aussi que mon frère ne changerait jamais.

Je pus voir Jasper sortir par la porte de la cuisine et Alice me dit en pensée « Essaie de savoir ce qu'il a de manière normale s'il te plaît, tu sais bien qu'il t'apprécie énormément ».

Je lui fis un hochement de tête et sortis rejoindre mon frère qui allait vraisemblablement mal.

- Jasper, attends.

Il était loin déjà mais je savais qu'il m'entendait.

- Merde, dit-il.

Tiens, il ne veut pas me parler, remarquai-je.

Je courus le plus vite possible et le rejoignis.

- Qu'y a-t-il Jasper. Dis-le-moi.

- Rien Edward … Et tiens-toi éloigné de ma tête s'il te plaît, je ne veux pas que tu souffres, me dit-il tête baissée vers le sol.

Je ne l'écoutai pas et lus ses pensées. Seulement, il dut savoir que je le ferais car il récitait mentalement les tables de multiplications.

- Dis-moi Jazz, le priai-je.

Je ne l'appelais que très rarement comme ça, seulement quand j'avais besoin d'un énorme conseil mais ici je voulais le mettre en confiance.

- Non Edward, laisse-moi, va-t-en, tu ne peux rien pour moi. Seule elle peut et cela n'est pas possible.

Je ne savais pas quoi répondre. Et puis, comment Alice pouvait l'aider s'il ne lui disait pas ce qui n'allait pas.

- Va-t-en ! Cria-t-il tout à coup.

- Non, rétorquai-je. On peut t'aider Jasper, laisse-nous t'aider, m'énervai-je contre lui.

Sans m'y attendre, il me sauta dessus et vu que je ne lisais pas ses pensées, je ne pus esquiver son corps et nous tombâmes tous les deux.

Il commença ensuite à m'étrangler.

- Tire-toi Ed', sinon tu vas le regretter, me lança-t-il les yeux remplis de colère et noirs.

- Jasper, laisse-moi t'aider, dis-moi ton problème ou laisse-moi le voir dans ta tête, plaidai-je.

Il ne pouvait tout de même pas me tuer en m'étranglant. Il était juste en colère.

- SORS DE MA TETE OU JE TE TUE EDWARD, hurla-t-il.

- D'accord. Lâche-moi et je te laisse tranquille, mais dis-toi bien une chose, Bella est toute ma vie mais Alice aussi alors si tu fais du mal à ma sœur en étant malheureux, c'est moi qui tu tues, compris ! Le menaçai-je en ancrant mon regard au sien.

- …

- Et cela n'est pas de la lâcheté de demander de l'aide, ajoutai-je. Je reste là si tu as besoin. Tu es mon frère Jasper et je te veux dans ma vie, je veux toute ma famille près de moi quand Bella nous rejoindra.

- …

- Très bien, reste silencieux, fais comme tu veux mais Alice t'aime comme une folle alors prends sur toi pour régler le problème au plus vite, car si elle m'a demandé de l'aide c'est que pour elle c'est grave.

Sur ces mots, j'enlevai ses mains encore serrée autour de mon cou, me relevai tel un chat et courus vers la villa.

Que devrais-je dire à Alice ?

Qu'il allait très mal ? Que cette passade allait cesser d'elle-même ?

La vérité qui la ferait souffrir ou un mensonge qui la soulagerait ? »

Fin flash back

Maintenant, je savais que j'aurais dû lui dire la vérité, elle aurait fait plus attention à Jasper. Je devrais probablement aller la rejoindre au plus vite en Écosse.

Mais Bella, si elle revenait et que je n'étais pas là ?

Je devrais demander conseil à ma mère, seulement elle ne savait même pas que Bella était partie.

Partie, Bella était partie. Elle m'avait abandonné si près du bonheur éternel.

Cette constatation me fit mal une fois de plus.

Je me mis à courir vers notre clairière et tombai au sol en position fœtale. Je me laissai bercer par ma peine comme je l'avais fait il y avait quelques mois de cela dans un immeuble au Brésil, quand je m'étais éloigné d'elle pour son bien.

La plus grande erreur de ma non-vie.


Et voilà ! Le quatrième chapitre est republié. Il fait 24 pages et 7.258 mots.

J'espère qu'il vous a plu. ^^

A très bientôt,

(^-^)

Jes Cullen-Malfoy

Chapitre 4 publié le 04 mai 2012