Auteur : Jes Cullen-Malfoy

Titre : Tout peut changer en quelques secondes

Genre : Romance / Family / Drama

Couple principal : Jasper/Bella

Couples secondaires : Vous les connaitrez au fur et à mesure

Rated : M pour scènes de sexe explicites et violence.

Warning : Au fur et à mesure de la lecture, certaines scènes pourront choquer les âmes sensibles. Il y aura aussi la présence d'une relation homosexuelle entre hommes.

Disclaimer : Il est évident que les personnages issus de Twilight ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété de Stephenie Meyer, je les lui emprunte juste pour m'amuser un peu. Seuls quelques personnages seront de moi et je préviendrai en temps voulu.


Mise en situation : Tout ce qui se passe dans le tome 1 et 2 s'est déroulé ici … Les changements vont commencer un peu après le début du tome trois pour complètement changer le cours de l'histoire d'Edward / Bella en Jasper / Bella.

Résumé : Depuis leur retour d'Italie, les choses se passent bien pour Bella et Edward. Mais cette dernière souhaite mettre les choses en ordre avec Jasper et Jacob. Edward accepte pour le premier, ne supportant pas le loup, et il ne sait pas que cela changera leur vie en quelques secondes.

Béta correctrice : Vivi64


Note d'auteur : Je me suis rendue compte hier tard au soir que j'aurai dû publier. Je le fais ce matin ^^ (Suis-je pardonnée ?) Ce chapitre peut choquer les âmes sensibles, mais bon… avec moi, fallait bien s'y attendre :p Je vous souhaite bonne lecture et vous retrouve plus bas *Cœur*

Note Vivi : Merci d'être toujours fidèle à cette fic. Bonne lecture.


Remerciement reviews anonymes : Merci à twilight-et-the-vampire et Manganiark pour leur review. Sachez que ces dernières me font plaisirs. Bonne lecture ^^


Chapitre 5


Isabella Pov** (Garder à l'esprit qu'il est censé être écrit en italien – mais que pour une lecture plus facile, est écrit en français)

Mon réveil sonna comme d'habitude, il était sept heures du matin. Je le refis sonner deux fois avant de sortir du lit. Je fonçai ensuite au pipi-room et pris une douche en vitesse car je ne voulais pas être en retard. L'eau tiède me fit un bien fou.

Je voulus prendre mon savon… mais ne le trouvai pas. Où était-il ?

Merde c'était vrai, j'en avais plus !

J'ouvris la porte de la cabine de douche, ce qui fit que ma salle de bains fut inondée.

Où avais-je mis ce satané gel douche ?

Je ne le trouvais pas et le temps m'était compté !

J'ouvris alors le meuble sous le lavabo pour voir si je n'avais rien qui s'y rapprochait.

Bingo ! Le cadeau de ma belle-sœur pour mon anniversaire. Il était composé d'un ensemble bain douche avec shampoing, gel douche, lait corporel et même un gel pailleté. Je me demandai soudain pourquoi ce cadeau était resté intact.

Ah oui, l'ensemble était au parfum de fraise et je détestais cette odeur… mais bon, je ne pouvais pas faire de chichi aujourd'hui.

Je pris le petit flacon de gel douche et rentrai une fois de plus dans la cabine de douche. Je me lavai rapidement, ne devant plus perdre de temps. Après que j'eus lavé et passé l'après-shampoing sur mes cheveux, je sortis de la douche et me séchai très vite. J'avais perdu du temps avec ce satané gel manquant.

Enfin séchée, j'allai dans la chambre, la serviette enroulée autour de moi, et ouvris la garde-robe.

Que mettre aujourd'hui ?

Un jeans avec un chemisier rouge ferait l'affaire, stylé mais pas trop, me dis-je à moi-même.

Une fois prête, je descendis en trombe et allumai le percolateur pour ensuite remonter réveiller ma petite fée. Elle ronchonna mais se leva quand même. Je la lavai ensuite, l'habillai et lui fis une tartine de pâte à tartiner goût chocolat-noisette pour son petit-déjeuner.

Je jetai un coup d'œil à l'horloge de la cuisine et vis qu'il était déjà 8h24, alors je priai Sina de se dépêcher et pris son manteau ainsi que son cartable. Je la déposai ensuite à l'école et rentrai chez moi. J'avais un rendez-vous aujourd'hui pour un boulot pour lequel j'avais postulé il y avait un mois et quelques.

Une fois l'heure approchant, je quittai la maison en priant pour que je décroche le job. Après avoir participé à deux entretiens collectifs et un individuel, j'aurais vraiment pensé que je ne serais pas prise. Surtout après autant de temps, mais également vu que Stephan, lui, qui était aux rendez-vous collectifs avec moi, avait déjà reçu sa réponse positive il y avait de cela deux semaines.

Je supposais donc que l'entrevue d'aujourd'hui était pour me dire que je n'étais pas prise. Et pourtant, j'avais affreusement besoin d'argent. Les factures et le loyer ne se payaient pas seul et une petite fille de presque 7 ans avait des besoins auxquels je ne pouvais répondre entièrement étant sans emploi.

Une mère au chômage c'était possible, des tas de gens le faisaient de nos jours.

Oui, mais pas une jeune veuve qui croulait sous les dettes de son mari, ancien joueur de poker. Je n'avais même été au courant pour cette passion et cela me coûtait aujourd'hui la bagatelle de 35.000 €. Mon mari ayant emprunté de l'argent à des gens peu scrupuleux qui me le réclamaient désormais.

Voilà pourquoi je recherchais désespérément un boulot. Je désirais reprendre une vie normale, pouvoir offrir à ma fille le minimum et non verser la majeure partie du maigre revenu dont j'avais droit à des voyous.

Mon rendez-vous était dans une petite heure, je me mis donc en route vers le centre ville. Rome était une ville magnifique et je ne m'en lasserais jamais. Je garai mon véhicule dans un parking payant et payai pour deux heures, cela suffirait amplement. Je marchai à l'ombre le plus possible car il faisait vraiment très chaud, il était presque midi.

Je poussai la porte du bureau d'architecte quelques minutes plus tard et m'approchai de l'accueil.

- Bonjour, j'ai un rendez-vous avec Antonio Verdas.

- Hum… oui, je vois ça. Monsieur Verdas est encore en rendez-vous. Vous pouvez vous assoir en attendant. Il n'en a plus pour très longtemps.

- Merci, dis-je, mal à l'aise.

Sur ce j'allai prendre place sur un des nombreux divans mis à disposition et attendis la fin du rendez-vous.

Vingt minutes plus tard, Monsieur Verdas put me recevoir. Je me levai et pris la direction que l'hôtesse d'accueil me donna. J'arrivai devant une immense porte en verre et frappai.

- Entrez Mademoiselle Mariani.

Je fis comme demandé et m'avançai vers l'immense bureau. L'homme en costume me tendit sa main que je serrai volontiers. Il était à tomber ce mec.

Calme-toi Isa, me sermonnai-je.

- Vous pouvez prendre place Mademoiselle Mariani.

Je m'assis sur la chaise et pris bien soin de rester droite, le regardant et attendant de voir ce qu'il allait me dire.

- Alors voilà, je voudrais savoir si le poste vous attire toujours car la personne sélectionnée vient d'avoir un fâcheux accident de la route et sera momentanément incapable de venir travailler. Je vous propose sa place pendant sa convalescence qui durera au minimum deux mois. Cela vous va ?

- Heu... Oui… oui... ce poste, je le veux vraiment alors deux mois ou deux jours, je le prends.

Merde, je venais vraiment de dire ça ? Pensai-je.

- Ok, je vois. Pourriez-vous commencer en début de semaine ?

- Oui, sans problème.

- Nous vous enverrons un courrier avec tous les détails par coursier demain matin chez vous entre 9h et 12h, cela vous convient ?

- Oui, monsieur, pas de problème !

- Eh bien, à lundi Mademoiselle Mariani.

- A lundi Monsieur…

Merde c'était quoi encore son nom ?

-… Ver… Verdas.

Il me tendit sa main, non sans me sourire. Je la pris une fois de plus dans la mienne et sortis du bureau avec une envie de sautiller.

OoOoOoOoOoO

J'étais sur le chemin du retour avec Sina, que j'étais passée prendre du fait que nous étions mercredi.

Je me rendis ensuite compte que j'avais désormais un boulot, bref certes, mais un boulot quand même.

Il fallait que je fête ça, non ?

Mais avec qui ?

Je n'avais plus d'amis, les seuls que j'avais eus étaient ceux de Tony et à sa mort, ils s'étaient tous évaporés.

Lasse de mes réflexions, je roulais jusqu'à la maison et une fois arrivés, je passai un coup de fil à la baby-sitter pour ce soir. Cela faisait plusieurs mois que Giovanni était mort, d'où le fait que je n'étais plus sortie.

Et franchement, depuis sa mort, je n'avais eu que des crises cardiaques. D'abord l'annonce de sa dette de jeu, ensuite la découverte de ses trois maîtresses et pour finir son amant. J'avais été une vraie conne en restant avec une pourriture pareille, mais bon il était mort désormais et il m'avait donné le plus beau cadeau du monde : Sina.

Vers 17h, je commençai à faire des lasagnes, comme ça, j'étais sûre que ma fille mangerait, elle adorait mes lasagnes. Une fois fini la préparation, je la mis au four et décidai de jouer avec Sina à son Monopoly Disney. J'adorais ce jeu car elle savait y jouer mais en plus elle me battait presqu'à chaque fois, sans même une once de triche. Et pourtant je ne la laissais pas gagner, j'avais l'optique de lui apprendre que perdre c'était bien aussi.

Encore fallait-il qu'elle perde, me dis-je.

Après la partie, la baby-sitter arriva. Je lui expliquai tout, plusieurs fois. Je lui montrai la chambre d'amis pour quelle puisse dormir vu que je ne comptais pas rentrer de la nuit. Je fis un gros câlin à ma petite puce et montai à l'étage m'habiller.

Que mettre ?

J'avais envie de faire des folies aujourd'hui, j'enfilai donc un superbe ensemble de lingerie que m'avait offert Giovanni, en dentelle noire, puis une robe très moulante couleur bleu nuit ayant un superbe décolleté qui mettait ma petite poitrine en valeur. Je passai ensuite par la salle de bains et me maquillai. Je mis un peu de mascara et du crayon noir, car je ne savais pas quoi mettre pour accorder mes yeux couleur marron avec cette robe et finis par faire un chignon lâche sans oublier la touche de gloss sur mes lèvres.

Voilà, cela ferait l'affaire, dis-je tout haut en me regardant dans le miroir.

J'étais même assez contente de ne pas être réglée, car sinon je n'aurais pas pu me laisser aller et franchement j'en avais besoin. J'étais un peu en manque de sexe depuis sa mort.

Une fois complètement prête, je descendis au rez-de-chaussée et fis une bise à Sina, dis au revoir à la baby-sitter et montai ensuite dans la voiture, direction boîte de nuit.

OoOoOoOoOoO

Cela faisait à peu près une heure que j'étais dans cette discothèque et franchement rien ne m'intéressait. Je dansais comme la plupart des gens et j'en avais marre.

Je n'avais plus l'habitude de le faire autant, j'avais mal aux pieds. Je pris donc la décision d'aller au bar et demandai une Margarita.

Je sirotais mon verre quand j'entendis :

- Puis-je me joindre à vous Mademoiselle Vénusia ?

Cette voix était si sexy mon Dieu !

- Si vous voulez, je ne vous en empêcherai pas, dis-je détachée.

- Très bien. Que fait une si charmante jeune femme seule à cette heure-ci ?

- Je bois une Margarita dans une boite de nuit pour fêter un nouveau job, et vous bel homme ? Renchéris-je.

J'avais osé dire ça ? Tant pis, il était bel homme !

- Eh bien, moi je suis à la recherche de… quelqu'un de très spécial avec un goût… unique.

Un humoriste, super ! Me plaignis-je intérieurement.

- Je dois avoir le goût d'une Margarita alors.

- Comment vous appelez-vous au fait ?

- Isabella et vous ?

- …

Avait-il perdu sa langue ?

D'ailleurs il était déjà pâle mais là c'était pire.

- Très joli prénom, puis-je vous offrir un autre verre Isa… Bella.

Il avait soufflé la dernière partie avec un accent américain.

- Vous êtes étranger… Heu… c'est quoi votre petit nom à vous ? Lui demandai-je histoire de faire la conversation.

- …

Il était simplet ou quoi ce mec ?

En fait il était beau donc cela voulait forcément dire qu'il était plus bête que mes pieds, pensai-je tristement. C'était ma première sortie et je tombais sur un des sept nains de Blanche-Neige.

Je pus sentir l'irritation grimper et je vis cet idiot se tendre.

- Ja… como… je m'appelle Jacomo !

- Eh bien enchantée Jacomo. Et oui, vous pouvez m'offrir un verre si vous le souhaitez toujours.

Au temps en profiter.

Il s'approcha de moi et se pencha. Je sentis un souffle froid près de mon oreille et l'entendit me murmurer :

- Je n'ai jamais autant voulu offrir un verre à quelqu'un. D'ailleurs, si on allait chez moi pour le boire ce verre ? Proposa-t-il.

Avais-je bien entendu ?

Ce bel homme, un peu simplet certes, voulait me ramener chez lui ?

Je faisais quoi ?

- Eh bien, oui… oui… vous habitez loin d'ici ? Répondis-je après quelques secondes.

- Oui et non… C'est un coin reculé hors de la ville à environ dix minutes avec ma voiture. Vous acceptez oui ou non ? Me pressa-t-il.

- Oui, je vais payer ma consommation et je vous suis Jacomo.

- Je vous attends Bella…

Je détestais ce diminutif !

Je devrais lui dire mais je le ferai plus tard et payai ma consommation en me faisant la réflexion qu'il aurait pu le faire lui-même. La galanterie se perdait de nos jours.

Mais s'il voulait coucher avec moi, je ne refusais pas. Il était canon donc autant joindre l'utile à l'agréable.

Je payai le barman et rejoignis Jacomo à la sortie de la discothèque. Il plaça une main dans le bas de mon dos et me glissa à l'oreille :

- Tu es magnifique Bella.

- Isabella, dis-je dans un murmure.

- Tu n'aimes pas Bella ?

- Non, donc si cela ne te dérange pas, appelle-moi Isabella.

- …

- Cela te pose un problème ? Dis-le tout net et je repars à l'intérieur. J'ai envie de m'amuser ce soir, lui dis-je toute sérieuse.

- Non, cela ne me pose pas de problème et je te promets qu'on va s'amuser toi et moi.

Un silence s'installa entre nous et on s'arrêta quelques secondes plus tard devant…

Whoaaaa, étais-ce bien une Lamborghini !

Putain c'était bien ça.

Jacomo m'ouvrit la portière et monta côté conducteur puis mit le contact sans un regard envers moi.

Cela faisait désormais une dizaine de minutes que la voiture roulait et Jacomo stoppa en pleine nature.

Là, je devais avouer avoir peur et je me mis à le fixer. Il détacha sa ceinture et s'approcha de moi. J'eus un mouvement de recul, mais Jacomo m'embrassa simplement puis se remit en route.

Je ne savais pas quoi dire alors je ne dis rien.

Était-il sentimental ?

Quelques minutes plus tard, nous arrivâmes devant une magnifique bâtisse en pierre rouge. Je ne le vis même pas sortir de la voiture qu'il m'ouvrait déjà la portière. Il me prit la main et me tira vers la porte d'entrée de cette magnifique maison.

Une fois à l'intérieur, il me lâcha quelques secondes la main et me prit dans ses bras puis monta à l'étage. Il n'avait même pas l'air essoufflé par cet effort.

Je me demandais s'il était musclé… J'en bavais rien que d'imaginer son corps nu.

Il me jeta sur le lit et m'arracha carrément ma robe.

- Hey, ça va pas, t'es…

Il mit un adhésif sur ma bouche, me coupant la parole.

Là j'eus peur, je voulais m'amuser cette nuit, pas me faire violer. Ou pire me faire tuer. J'avais une petite fille et une vie entière devant moi.

Devant ces évidences, je me mis à chialer, car ce mec venait de s'arracher ses vêtements et j'entrevoyais des tonnes de cicatrices. J'étais tombée sur un malade.

J'essayai de me lever mais il se plaça au-dessus de moi. Il était froid et lourd. Il commença à pousser la brettelle de mon soutien-gorge.

Je pleurai encore plus et criai mais l'adhésif empêchait à mes cris de passer. D'ailleurs qui m'entendrait ?

Il habitait en pleine nature.

J'avais vraiment été inconsciente de l'avoir suivi.

Je ne veux pas mourir, Seigneur pitié, priai-je intérieurement.

Je n'avais à présent plus de soutien-gorge et il descendait sa main vers mon boxer. Je me débattis avec les jambes mais il me les immobilisa.

- Bella, je ne veux pas te faire de mal alors maintenant arrête, cela ne sert à rien à part à me faire te faire du mal. Si tu as compris hoche la tête ?

Je hochai la tête mais n'étais pas du tout rassurée, il venait de me dire ce que je redoutais, je ne sortirais pas d'ici vivante.

Je fermai les yeux et vis ma petite Sina qui serait seule et pour elle, je devais me battre. Je me débattis une nouvelle fois avec mes jambes quand, d'un coup de poing, j'entendis les os de ma jambes droite faire un drôle de bruit suivi ensuite d'une atroce douleur, je m'arrêtai de pleurer mais cela ne dura qu'un instant.

Ah mais c'est horrible, je veux mourir de suite, je ne veux pas souffrir, s'il vous plait, pensai-je.

Je sentis qu'il déchirait mon dernier habit et je n'en avais rien à foutre tellement la douleur était atroce. J'essayai de voir ma jambe et quand j'y arrivai, j'écarquillai les yeux, elle était bleue et faisait quasi le double de volume et je croyais bien que mon tibia était cassé.

- Je t'avais prévenu Bella, maintenant je vais devoir apaiser ta douleur pendant que je te ferai l'amour.

Il était malade !

Mais il pouvait apaiser ma douleur, d'ailleurs comment ? En me tuant ? Mais qu'il le fasse et vite bordel, je souffrais le martyr là !

Je ne sentis plus rien et le regardai. Je vis qu'il était très proche de mon visage.

- Je ne veux pas te tuer, tu sens tellement bon… on va jouer à un petit jeu. Si tu arrives à me procurer du plaisir, je te laisse partir en vie, sinon…

- …

- En plus, je vais être très tendre avec toi, mais tu devras m'appeler Jasper, compris Bella ?

Je hochai de nouveau la tête. Mais comment voulait-il que je l'appelle Jasper ce petit con, je ne pouvais pas parler ! D'ailleurs il pourrait me demander de l'appeler Casimir ou Alphonse que je m'en contrefoutais.

- Maintenant je vais t'enlever ceci.

Il pointa mon adhésif et continua :

-… et je ne veux rien entendre. .. COMPRIS ! Cria-t-il.

Je hochai de nouveau de la tête et il l'enleva.

- Maintenant, je vais te pénétrer et tu vas gémir… sans rien dire, et bouger tes petites hanches pour moi… Et je te préviens, je ne suis pas patient. Si tu ne fais pas ce que je te dis, je fais à ton cou ce que j'ai fait à ta jambe !

- Oui, murmurai-je d'une toute, mais alors toute petite voix.

Après, je me sentis planer de bien-être mais pourtant je savais que j'étais toujours dans cette chambre et devant ce serial killer. Et ma douleur, ma panique et ma peur revenaient en flèche à ces constatations.

- Bella, laisse-toi calmer s'il te plait, ne force pas le bien-être que je t'apporte !

Et de nouveau je ne sentis plus rien. Il me pénétra et tira sur ma hanche pour que je la bouge et je le fis car il m'avait dit que si je le faisais jouir, il me laisserait repartir et cela était ma seule assurance alors je le fis pour Sina.

- Oui, Bella… continue et ferme les yeux !

- …

- Dis oui, Jasper !

- Oui Jasper, murmurai-je.

- Plus fort, me dit-il avec un air encore plus terrifiant.

- Oui Jasper, criai-je à mon tour.

Et là, il commença un mouvement lent de va-et-vient et je me mis à pleurer car même si j'avais voulu cette situation, je me faisais quand même violer par un psychopathe et c'était trop pour moi.

- Arrête de pleurer putain, déjà que je ne ressens rien, si tu chiales…

- …

- Oh et puis merde, fait chier…

Je le vis tendre le bras vers mon cou et puis…

Jasper Pov

Et voilà, il ne fallait pas me chercher.

Et merde, pourtant je ne voulais plus faire ça, mais la tentation avait été trop forte. Cette femme sentait la fraise, elle avait les cheveux et les yeux marron, et elle s'appelait Isabella.

Satan me draguait et il m'avait eu. Maintenant, j'étais en train de pénétrer un cadavre humain. Je sortis d'elle et m'assis au pied du lit, la tête entre les mains.

Je ne voulais pas la tuer, pas elle. Mais elle m'avait mis hors de moi avec ses pleurs. Bella ne pleurait pas cette fois-là, elle était même heureuse, belle, magnifique, resplendissante… Il n'y avait même pas de mot.

Je me relevai, pris le corps dans mes bras et descendis dans le jardin. J'allumai un feu et la jetai dedans.

Bon, j'avais toujours aussi soif et je n'avais pas envie de retourner en ville ce soir. J'allais me commander une pizza. Je rentrai et téléphonai à la pizzeria la plus proche.

- Pizzeria Del Roma, je vous écoute.

- Une pizza du chef pour le 23 polarisa !

- Dans 45 minutes Monsieur.

- Faites vite !

- D'accord Monsieur, au revoir.

Je raccrochai et décidai de peindre en attendant. J'allai dans la pièce qui me servait d'atelier et fermai les yeux pour revoir son visage d'ange. Je peignis et je n'entendis même pas le livreur arriver dans le chemin de terre.

Je courus vers la porte et l'ouvris à la volée. Je le vis tendre sa main vers la sonnette et je lui fis un sourire comme je les aimais, canine dehors !

- Vous tombez à pic mon ami, je meurs… de faim…

Et là, je plantai mes dents dans sa chair tendre et chaude en aspirant son sang si délicieux.

Alice Pov (Au moment du départ de Jasper en Écosse)

Il était parti loin de moi, et, le connaissant, il ne changerait pas d'avis sauf si je lui disais que malgré le fait qu'il avait du mal avec le végétarisme, il ne me faisait pas peur et ne me décevait pas.

Je serais prête à m'exiler sur une île déserte pour qu'il soit heureux. Même sans shopping ! Il était plus important que ça, que tout. Que ferais-je sans lui ?

Il me manquait déjà quand il était là sans l'être, alors maintenant qu'il était parti…

Je repensai à notre dernier moment intime rempli d'amour dans cette forêt, quand il voulait déjà partir. Il m'avait dit qu'il m'aimait. C'était même la dernière fois d'ailleurs mais bon… je connaissais mon homme, enfin plus si bien à en croire tout ce que j'avais loupé.

Je ressentais tout son amour dès qu'il avait du mal à se retenir de tuer Bella, car l'empathe ne se contrôlait plus. Dès qu'elle était dans une pièce, je voyais l'amour qu'il me portait dans ses yeux ! Car oui, je savais lire en Jasper mais juste lui. On se trompait rarement sur les émotions de l'un et de l'autre mais lui, il était empathe, moi pas, et j'en étais fière.

Il allait revenir, il devait revenir.

OoOoOoOoOoO

Je marchai vers la maison et quand j'y arrivai, mon regard croisa les trous dans le carrelage. Je m'y couchai comme un bébé et fermai les yeux. Il allait revenir, il allait revenir...

J'avais beau me le répéter, je n'y croyais pas.

Resté plus qu'à attendre une vision qui me montrerait où il se trouvait et j'irai à sa rencontre, ou non, j'allais attendre la vision de notre rencontre comme la première fois. Car lui aussi devait le vouloir, mon mari était têtu, presqu'aussi têtu que Bella ou Edward…

Mais pas pire que Rosalie, me dis-je avec un petit sourire.

Rosalie Pov (Jour du départ de Bella de Forks, septembre)

Je venais de finir de faire l'amour avec mon nounours, j'enfilai mon jeans et ma blouse. Je le vis remonter son short… Mmmm…

Bon, on n'allait quand même pas remettre ça, car cela faisait au moins 12 heures de sexe et j'avais certainement mes cheveux décoiffés. Je lui fis une bise sur la joue et courus jusqu'à la villa.

Je vis Esmée et Edward en train de se faire un câlin…

Pffff… certainement encore la faute de cette humaine…

GRRRRRrrrrr…

Je la haïssais, je la haïssais, je la haïssais.

Mais quelle conne, elle allait mettre un terme à son humanité, à son don d'enfanter pour cet abruti qui en plus l'avait déjà quittée. Et ma famille n'en avait que pour elle, Bella par ici, Bella par là.

Je ne pris même pas la peine de demander ce qu'il y avait encore, je montai l'escalier et allai directement dans ma chambre.

Je m'installai devant ma coiffeuse et coiffai mes beaux cheveux. J'étais quand même très belle, mes boucles dorées s'accordaient parfaitement avec mes yeux, mais demain j'allais devoir chasser pour garder cette nuance.

Je poussai un soupir. Les humaines n'avaient pas ce souci, moi si. Si je n'étais pas tombée sur Emmett, je ne savais pas ce que je serais devenue. J'avais tellement de choses manquantes dans ma vie, des besoins inassouvis que je maudissais cette Bella de tout abandonner. Dans dix ans, elle souffrirait comme moi je souffrais et elle regretterait son geste mais il sera trop tard et ça, personne ne prenait la peine de lui dire.

- Rosie, ca ne va pas mon p'tit bouchon en sucre ?

Ah, Emmett et ses petits surnoms d'amour. Voilà pourquoi j'étais heureuse, il m'aimait et je l'aimais.

- Si si, ça va ! C'est juste que je ne puisse pas croire que demain, elle va tout abandonner pour lui, pour cette vie immortelle. Elle est inconsciente Em' !

- Elle a fait son choix Rosie, tu devrais la comprendre.

- QUOI, tu trouves que je devrais la comprendre, cette… cette…

- Attention à ce que tu vas dire, c'est ma p'tite sœur !

Je grognais.

- Même toi tu l'aimes plus que moi !

Et cette constatation me fit mal.

- Mais non, je t'aime Rosalie, je t'aime depuis que je t'ai entrevue dans cette forêt, depuis que j'ai vu ta beauté d'ange, tu le sais ça hein…

Emmett Pov

Comment lui faire rentrer dans la crâne que je l'aimais comme un fou.

- Je le sais Emmett mais je ne peux plus supporter qu'elle… qu'elle

- Qu'elle prend l'attention de la famille ? C'est ça… ohhhh… ma beauté, ils t'aiment tous, sans exception. Mais ils aiment aussi Bella ainsi que Jazz, Alice, Edward et moi. Et nous, on les aiment tous pas vrai ?

- Si, sauf elle. Elle a failli me faire perdre Edward, depuis qu'il est avec elle, on ne fait plus rien à deux. Avant, on bricolait ensemble. Bon je bricolais et lui regardait mais on avait cette complicité que je n'ai plus Em'. J'ai perdu un frère à cause de cette misérable humaine et je perds aussi Alice.

- Mais non, Edward veut juste passer le plus de temps avec elle, il l'a attendue plus d'un siècle mon cœur. Et Alice, eh bien Alice ne serait pas aussi distante avec toi si tu aimais Bella. Accompagne-les faire du shopping.

- Bon, je ne veux pas me disputer avec toi, alors vu que mes cheveux sont de nouveau en place que dirais-tu de les défaire ?

- Humm… laisse-moi réfléchir, d'accord !

Et là, je la pris sur mon épaule, la balançai sur le lit et me plaçais sur elle.

Qu'est-ce que j'aimais cette femme !

Bella Pov (Après sa fuite de Forks)

Je venais d'arriver au paradis sur terre, Carlisle m'avait amenée sur l'île d'Esmée et il n'y avait pas de mot pour décrire pareille beauté.

- Bella, tu vas devoir rester ici le temps de ta grossesse, ensuite on avisera. J'ai un peu de mal à réfléchir. On va t'installer, ensuite je partirai à terre pour acheter le matériel dont j'ai besoin médicalement parlant. Je ramènerai aussi des vivres.

- Je… quoi, je vais devoir rester ici jusqu'à l'accouchement ?

Il était fou !

- C'est pour ton bien et celui de ma famille. Je ne sais pas comment va se dérouler ta grossesse Bella, et il vaut mieux la vivre à l'abri des regards humains. Je suis désolé. Mais tu pourrais te plaire ici, il y a toutes les commodités : télévision par satellite, internet, la nature, la plage et moi, je resterai avec toi Bella.

- Eh bien, je n'ai pas le choix !

- Si, tu as le choix, mais je peux te garantir que celui que je te propose est le meilleur pour nous tous. Mais si tu le souhaites, je te ramène à terre, mais où iras-tu ? A Forks ? Chez ta mère ?

- Bien, dit comme ça, je préfère rester ici.

Car être enceinte du frère de mon petit-ami, et en plus un vampire, n'était pas franchement une aide.

OoOoOoOoOoO

J'étais devant la télévision écran plasma d'une dimension… gigantesque, en train de regarder la plus récente version de « Roméo et Juliette » et je me demandais ce qu'aurait fait Roméo si Juliette était enceinte de… Mercutio…

Ouais Mercutio…

Bon je m'égarais. Mais pourquoi je n'avais rien vu venir, dans la salle de bains. Tout à l'heure j'avais remarqué que mon ventre avait grossi mais j'avais mis cela sur ma malbouffe à Forks. Depuis l'épisode avec Jasper, je stressais tellement que j'avais avalé des dizaines de plaquettes de chocolat et paquets de chips. Mais non, j'étais juste enceinte. Et je commençais à avoir faim d'ailleurs !

Carlisle n'était pas encore revenu et il n'y avait strictement rien à manger et je n'étais pas sûre que l'eau du robinet soit buvable.

J'étais tellement dans mes pensées que je ne m'étais même pas rendu compte que le film était fini. Vu qu'il n'était pas encore rentré, je me décidai à visiter un peu plus la maison. Il y avait déjà une cuisine, un salon, une chambre où j'avais déposé mes affaires. D'ailleurs la chambre était magnifique, toute blanche avec une énorme baie vitrée que l'on pouvait faire coulisser avec vue directe sur la plage. Cette dernière était vraiment très proche. On aurait dit une chambre nuptiale tellement elle faisait rêver.

Mais je devais me ressaisir. Je ne devais plus penser à eux, à lui, à elle... et à Edward…

Mon Dieu qu'avais-je fait ?

J'avais dû lui briser le cœur en partant sans rien lui dire. Carlisle m'avait annoncé pendant le voyage qu'il avait réglé ce problème mais ne m'avait rien dit de plus et je n'avais pas posé de question.

Maintenant j'allais avoir un enfant qui n'aurait pas de père, même un de substitution. J'espérais qu'il ou elle ne m'en voudrait pas.

Instinctivement, je plaçai la main sur mon ventre et dis :

- Je suis désolée mon bébé, car je vais certainement te rendre malheureux aussi. Mais sache que je t'aimerai, d'ailleurs j'ai déjà l'impression de t'aimer et je ne suis au courant de ta présence depuis moins d'une semaine.

Je caressai mon petit ventre et ajoutai :

- Tu seras le seul lien avec lui alors je ne pourrai que t'aimer.

- Bella ça va ?

Je me retournai et vis Carlisle dans l'encadrement de la porte. Je fondis en larmes. En moins de deux secondes, j'étais blottie contre son torse. C'était la première fois que j'étais aussi proche de Carlisle et cela me mis un peu mal à l'aise mais me rappela aussi eux, lui surtout.

- Bella, écoute, tout ceci n'est en rien ta faute, c'est le destin. Tu ne rendras pas malheureux ce petit être. Il sera heureux d'avoir une maman aussi gentille, aimante et maladroite que toi. Écoute, je vais aller installer les appareils et on va procéder à une échographie. D'accord ?

- Oui, murmurai-je.

Mais je savais qu'il avait entendu, c'était un vampire quand même.

- Tu devrais aller te détendre sous la douche. Le bébé ressent certainement ton stress et cela n'est pas bon. Pense à lui.

Je hochai la tête car avec mes pleurs, ma gorge était nouée. Je m'écartai ensuite de lui.

- Ne pleure plus Bella, la situation s'arrangera d'elle-même. Je ne sais pas quand mais cela se fera.

Il essuya mes larmes sur mes joues.

Je m'écartai de lui car je me sentais mal à l'aise, je n'avais pas envie de refaire la même erreur qu'avec Jasper mais en même temps, je ne ressentais aucune attraction envers lui, mais autant ne rien tenter.

Il avait Esmée et moi j'avais… d'ailleurs qui avais-je moi ?

Edward ? Non, je ne l'aimais plus… enfin si, mais plus d'amour. Je l'aimais comme j'aimais Emmett. Et Jasper lui… il aimait Alice, donc je n'avais personne.

Je marchai vers la salle de bains avec l'intention d'oublier tout ça pour mon bébé…

Mais oui ! J'avais mon bébé et il m'aurait moi, on ne serait pas seul.

OoOoOoOoOoO

Au moment où je fis le geste pour rentrer dans la cabine de douche, je me rendis compte que j'avais oublié mes affaires, je m'enroulai donc dans la serviette et m'approchai de la porte et dis :

- Carlisle, je dois sortir car j'ai oublié mes affaires, y êtes-vous encore ? Parce que je suis en serviette et…

- Je pars, j'étais déjà dans la salle à manger mais tu n'aurais pas entendu ma réponse. Je sors de ce pas. N'aie crainte. Si tu as besoin, crie et je serai là dans la seconde. Bonne douche Bella !

J'attendis encore une vingtaine de secondes et ouvris la porte. Il n'y avait personne. Je pris mon sac en entier, je fouillerai dans la salle de bains car je me sentais quand même mal à l'aise.

Je me plaçai sous la douche quelques minutes plus tard et ouvris l'eau. Il faisait tellement chaud ici que l'eau qui coulait était quasi froide et cela me faisait un bien fou. Le froid me manquait.

Ironique, car moi qui détestais le froid avant de rencontrer Edward, maintenant, la sensation de froid me manquait vraiment.

Je me savonnai et sortis une fois rincée. Je me séchai mais avec cette chaleur, pas besoin de trop de temps. J'enfilai un jeans et regrettai à l'instant de ne pas avoir de jupe. Je mis un t-shirt à manches courtes.

Je me regardai ensuite dans le miroir et commençai à brosser mes dents. Comment en étais-je arrivée là ? Je voulais dire, avant j'aurais donné ma vie pour une seconde avec Edward et là, je le fuyais parce que j'aimais son frère, celui-là même qui avait essayé de me tuer à mon dernier anniversaire. J'étais complément folle, Edward avait raison.

Mais ce qui s'était passé ne devait pas arriver, car Alice était catégorique, je devais faire ma vie avec Edward.

Comment tout avait pu changer en quelque secondes

Je n'aurais jamais dû l'embrasser dans cette voiture, d'ailleurs à y réfléchir, c'était lui qui m'avait embrassée, c'était lui qui avait engendré tout ça, lui qui m'avait mise enceinte, lui qui m'avait abandonnée ce jour où nous étions tombés sur Edward fuyant sur la moto. Ce jour-là, j'aurais quitté Edward pour lui mais il était parti. Puis il n'était plus venu au lycée, je ne l'avais plus vu et il était parti en Écosse avec sa femme à la fin des cours.

J'étais même sûre qu'il ne m'avait jamais aimée. Mais moi j'étais sûre d'une chose, je l'aimais ce petit blond de vampire, j'aimais sa tête de torturé, j'aimais son look, chemise, jeans délavé, botte de cowboy*. D'ailleurs, il avait le look texan à n'en pas douter. Et sa chemise en jeans que même Alice n'arrivait pas à lui enlever. Combien de vestes elle ne lui avait pas acheté en vain ? Et sa manière de tenir son sac-à-dos, sa manière de se tenir sur sa moto…

Qu'est-ce que j'aurais aimé rouler avec lui comme je l'avais fait avec Jacob.

Mon Dieu, Jacob ! Il allait croire que les Cullen m'avaient tuée ou mordue. Ils allaient se faire massacrer s'il y avait une bagarre. Et Edward, si Jacob venait l'accuser de ma mort, il allait péter un plomb.

Je devais vite en parler à Carlisle.


* N'aimant pas le look de Jasper dans le film, et dans le livre, S.M. ne le décrivant pas (si je me souviens bien), j'en ai profité pour le décrire comme j'aimerai le voir.


Et voilà ! Le cinquième chapitre est republié. Il fait 19 pages et 5.840 mots.

J'espère qu'il vous a plu. ^^

A très bientôt, dans un mois pour être précise

(^-^)

Jes Cullen-Malfoy

Chapitre 5 publié le 05 juin 2012