Auteur : Jes Cullen-Malfoy
Titre : Tout peut changer en quelques secondes
Genre : Romance / Family / Drama
Couple principal : Jasper/Bella
Couples secondaires : Vous les connaitrez au fur et à mesure
Rated : M pour scènes de sexe explicites et violence.
Warning : Au fur et à mesure de la lecture, certaines scènes pourront choquer les âmes sensibles. Il y aura aussi la présence d'une relation homosexuelle entre hommes.
Disclaimer : Il est évident que les personnages issus de Twilight ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété de Stephenie Meyer, je les lui emprunte juste pour m'amuser un peu. Seuls quelques personnages seront de moi et je préviendrai en temps voulu.
Mise en situation : Tout ce qui se passe dans le tome 1 et 2 s'est déroulé ici … Les changements vont commencer un peu après le début du tome trois pour complètement changer le cours de l'histoire d'Edward / Bella en Jasper / Bella.
Résumé : Depuis leur retour d'Italie, les choses se passent bien pour Bella et Edward. Mais cette dernière souhaite mettre les choses en ordre avec Jasper et Jacob. Edward accepte pour le premier et il ne sait pas que cela changera leur vie en quelques secondes.
Béta correctrice : Vivi64
Note d'auteur : Hello :) Alors, me revoilà avec un chapitre de plus qui je l'espère vous plaira ! Je ne vous retiens pas plus et vous souhaite bonne lecture. Merci à tous une fois encore pour vos reviews ^^
Note Vivi : Quelqu'un a une idée pour arrêter Jasper ? Parce que je sèche, moi T_T Bonne lecture quand même ^^
Chapitre 6
Bella Pov
Entendant du bruit, je m'habillai rapidement et me dirigeai vers la salle à manger.
- Carlisle, c'est horrible. Jacob va croire que vous m'avez mordue et les loups vont s'attaquer à votre famille. On doit retourner là-bas et je dois dire la vérité. Mieux vaut la souffrance que la mort de vos enfants !
- Bella, cela n'est pas un problème…
Je le coupai en colère.
- Non mais vous n'avez pas honte, m'écriai-je, la mort de vos enfants n'est pas un problème ? Ah, mais j'y suis, les morts ne seront pas de votre côté…
Ahhhhhh
Je ressentis une douleur énorme dans le ventre. J'en tombai littéralement sur mes genoux et Carlisle vint près de moi en un rien de temps. Il me prit dans ses bras et me déposa sur une table d'auscultation gynécologique, je la reconnus grâce aux étriers.
- Bella, je pense que quelque chose ne va pas avec le bébé, je vais t'ausculter maintenant. Je vais devoir te déshabiller entièrement et t'enfiler une blouse plus appropriée. Je peux ?
- OOUUUIIIIIIII, faites arrêter la... doulllllleurrrrr s'il vous plaît !
Elle allait et venait et c'était horrible.
- D'accord, je vais faire tout mon possible pour ça.
En moins de temps qu'il n'en fallut pour le dire, j'étais en blouse verte et je sentais que j'étais nue en dessous.
- J'ai tout fait à vitesse vampirique, j'ai cru que tu serais moins gênée. Ai-je bien fait ?
- Oui, murmurai-je.
Carlisle Pov
J'allumai l'ordinateur et pris la caméra vaginale. Cette douleur n'était pas normale. Son rythme cardiaque allait beaucoup trop vite et il me semblait entendre un autre cœur battre…
- Bella, je vais observer par voie vaginale, ce sera plus clair qu'avec une échographie et cela peut être un peu incommodant.
Elle hocha de la tête et j'appliquai le gel en passant ma main sous sa blouse. Je ne pus me résigner à suivre des yeux ma main, c'était ma belle-fille. Même si j'avais affirmé à Bella que je voyais des tas de patients chaque jour, je ne voulais pas garder cette image d'elle, jambes écartées et ouvertes…
Non, non et non. C'était comme si je pratiquais un examen gynécologique à Alice ou Rosalie.
Je voyageais à présent dans Bella et poussai la caméra plus loin, jusqu'ici aucune anomalie. J'enfonçai encore la caméra et j'arrivai au col de l'utérus. Aucun épanchement, aucune hémorragie, rien de visuel. Je sortis la caméra et tout en gardant mon regard sur l'écran, nettoyai Bella.
- Il n'y a rien jusqu'ici Bella. Bonne nouvelle. Je vais à présent devoir te faire une échographie. Je vais abaisser ta blouse mais si tu le souhaites, je peux aller chercher une serviette pour cacher ta poitrine ?
- Oui, merci Carlisle… et merci pour votre… douceur.
Je ne savais pas quoi répondre alors je courus vers la salle de bains, y pris une serviette dans le meuble et revins dans la salle à manger que j'appellerai sûrement désormais « mon cabinet ».
- Je vais te laisser un instant pour… enfin… tiens, voilà la serviette. Tu peux aussi remettre ton sous-vêtement du bas pour être plus à l'aise ainsi que moi par la même occasion, voulus-je ajouter mais je me gardai de le faire.
Elle était déjà assez anxieuse comme ça.
- Ok, merci. Je vous appelle quand j'ai fini.
Je hochai la tête et partis dehors prendre une bouffée d'air frais. Je tendis l'oreille pour réécouter ce petit son merveilleux, un battement de cœur, tout petit mais bien là.
Et là, une information m'arriva aussi vite, j'allais être grand-père, mon Dieu… j'avais trois cent soixante ans et quelques, et j'allais être grand-père.
Mes jambes flanchèrent car c'en était trop pour moi, trop d'un coup.
D'abord cette nouvelle, ensuite le fait que j'avais dû écrire cette lettre à mon fils, le fait de lui avoir menti, de lui avoir caché la vérité. L'éloignement de ma femme et de mes enfants pour en arriver à cette nouvelle improbable. Il y avait moins d'une semaine, je l'aurais qualifiée d'impossible, à moins que mes enfants aient choisi l'adoption comme moi et Esmée mais là, c'était tout autre.
- J'ai fini Carlisle !
J'arrêtai avec mes réflexions et repris le chemin vers mon cabinet.
- Bella, je vois à ta tête que tu vas mieux.
- Oui, la douleur s'est arrêtée comme elle est venue… je ne comprends pas.
- On va jeter un coup d'œil et on en saura plus, la douleur était passagère, c'est déjà bon signe.
Je déposai du gel sur son abdomen et posai la caméra sur sa peau, commençant à la bouger. J'allumai ensuite l'autre écran d'ordinateur et ce que je vis me choqua.
Bon Dieu !
Je n'en croyais pas mes yeux, d'ailleurs si j'avais été humain, je ne l'aurais certainement pas vu. Mais là, je le voyais et c'était très troublant.
- Quoi, qu'est-ce qu'il y a Carlisle ?
Je n'arrivais pas à lui répondre.
Comment lui dire, comment dire à quelqu'un que l'on voyait son fœtus évoluer en direct, à une vitesse qui dépassait l'entendement humain, même vampirique.
- Carlisle, qu'y a-t-il ? Il y a quelque chose qui ne va pas ? Il ne respire pas ? Il est mort ? Il est déformé ? Répondez-moi bon sang !
- Eh bien, comment te dire ça. Ton bébé évolue plus vite Bella, cela dépasse même l'entendement humain. Je peux les voir évoluer en direct là… Mais ce n'est pas tout. Il y a deux bébés Bella. Et je peux même te dire le sexe si tu le souhaite.
Elle hocha la tête et je poursuivis :
- Un garçon et une fille. Le souci, c'est que je n'entends qu'un seul battement de cœur. Je vois très nettement les deux fœtus évoluer trop rapidement par rapport à une grossesse normale, mais seul un cœur bat.
C'était même étrange, pourquoi un seul cœur ?
Mais oui, le père était un vampire et cela compliquait certainement les choses.
Et si le « bébé vampire » en venait à tuer la mère ?
- Deux bébés, murmura-t-elle choquée.
J'affirmai de la tête, n'en croyant aps moi-même qu'elle allait avoir non aps un, mais deux bébés.
- C'est une blague Carlisle, hein dites-moi que c'est une blague… je… je…
Et là, elle fondit de nouveau en larmes. J'aurai dû lui dire plus… enfin moins… Mais j'étais médecin.
Je fis un mouvement pour la prendre dans mes bras mais… elle gémit.
- Bella, Bella ça va ? Ta douleur est revenue ?
- OOOooooooooooo… uuuuuuuu…iiiiiiiiiiiii
- Je vais jeter un coup d'œil.
Je reposai la main sur son ventre et regardai l'écran mais rien d'anormal mis à part mon observation d'il y avait quelques minutes, les bébés avaient l'air d'aller bien et je ne voyais aucune autre anomalie. J'essayai donc de calmer Bella en lui caressant les cheveux avec mon autre main.
- Ça va aller Bella, tu n'as rien, les bébés vont bien et cette douleur va repartir comme elle est venue ! Je ferai des prélèvements plus tard. Calme-toi… pour les bébés…
- Oouuiiicchhhhhh…
Je restai là pendant environ cinq minutes, quand je vis le visage gonflé de Bella se radoucir et quitter cette couleur rouge due à la douleur.
- Ça va mieux ?
- Oui, je ne sais pas d'où elle vient mais je ne veux plus la ressentir.
- Tout à l'heure, c'était la première fois que tu ressentais cette douleur ?
- Oui…
- Bon, je voudrais savoir ce que tu as fait pendant mon absence.
- Euh… à vrai dire rien, j'ai regardé un dvd… mais j'ai eu faim, vous pensez que c'est ça ?
Et là je ne pus m'empêcher de rire… Elle me suivit même dans mon hilarité. Bella ne changerait jamais. Je comprenais mon fils…
Mon fils…
Mon sourire s'effaça et Bella le remarqua.
- Quoi ?
- Bella, je crois que j'ai une théorie pour tes douleurs.
- Ah bon, laquelle ?
- Son… enfin leur père est bien Jasper ?
- Je vous ai déjà dit que je n'avais couché qu'avec Jasper, Carlisle ! S'exclama-t-elle.
- Non, ce n'était pas une question Bella, désolé mais calme-toi car je crois voir vrai.
- Je vous écoute…
- Leur père est empathe… donc je pense que les bébés perçoivent tes émotions ou tout du moins les plus fortes et qu'ils te demandent peut-être par la douleur d'arrêter. Je n'en suis pas sûr car je ne suis pas Edward…
- S'il vous plait Carlisle, ne dites plus son prénom, je m'en veux terriblement.
- D'accord Bella.
Et je pouvais la comprendre, cette situation ne devait pas être facile pour elle, j'aimerais tant que tout s'arrange, que ce soit pour elle, pour Edward ainsi que pour Jasper qui devait s'en vouloir terriblement d'ailleurs. Je comprenais un peu son éloignement, il devait crouler sous les remords mais je me demandais comment il avait fait pour être aussi proche d'elle… même Edward n'y était pas arrivé.
Un sentiment de fierté m'envahit soudain, car Jasper était plus fort qu'il ne le pensait ainsi que toute la famille... Mais moi j'avais su qu'il ne ferait jamais de mal à Bella, même l'anniversaire avait été un accident.
Si Edward n'avait pas réagi de la sorte, Jasper aurait su se retenir face à la petite goutte de sang due à la coupure avec l'emballage mais quand Bella avait atterri sur les assiettes, le sang avait été trop présent. Un fâcheux concours de circonstances qui avait failli me coûter une belle-fille humaine, ma fille Alice et mon premier fils en Italie par la suite.
Bella Pov
Je ne voulais plus entendre ce prénom car j'avais peur qu'avec mes remords, les bébés… je n'en revenais pas d'ailleurs : deux mini Jasper, et en plus un garçon et une fille… j'espérais qu'ils lui ressembleraient, souffrent et me fassent souffrir à nouveau.
Et avec tout cela, je n'avais pas réussi à finir ma conversation ou plutôt « coup de gueule » avec Carlisle à propos des loups.
- Carlisle, je ne veux pas m'énerver à nouveau, dis-je aussi calme que je le pouvais, mais il faut retourner à Forks pour éviter une guerre entre clans.
- Il n'y aura pas de guerre Bella, c'est ce que je voulais te dire plutôt, je suis allé parler au descendant d'Éphraïm Black et après un long discours, j'ai eu leur accord pour te transformer. J'ai dû dialoguer pendant près de trois heures pour les convaincre que c'était ton choix et pas le nôtre mais j'ai eu gain de cause car ton ami Jacob à compris à quel point tu aimes… enfin tu aimais… enfin bref…
Il me fit un immense sourire que je lui rendis.
- Vous pensez vraiment que mes bébés ont des pouvoirs comme leur père.
- C'est une possibilité, je ne suis sûr de rien, c'est le premier vampire à concevoir aux dernières nouvelles, alors…
Il arrêta de parler et plissa le front. Puis il continua :
- Je ne suis pas sûr et je t'avouerais que cela me dérange, je n'ai pas pour habitude de voyager vers l'inconnu.
- Dites Carlisle, tout à l'heure vous avez dit que les bébés évoluaient rapidement. Qu'est-ce que cela veut dire ? J'avoue que je n'y comprends goutte et cela me fait peur… ce sont des…
Allez lance-toi, il ne te jugera pas, pensai-je.
-… des mutants ?
- Je ne pense pas que ce soit des mutants mais je pense plutôt que ta grossesse n'ira pas à terme. Si leur évolution continue comme ça, je dirais…
Il fit une pause, mit ses mains sur ses tempes et ferma les yeux. Il devait certainement calculer.
- Au lieu de les porter neuf mois, je pense que ce sera six mois maximum, et vu que ce sont des jumeaux…
- Mais c'est impossible, on ne voit que très légèrement que je suis enceinte ! M'exclamai-je ahurie.
- Eh bien je ne sais pas, mais je vais me pencher là-dessus dès ce soir quand tu dormiras. Là, tu vas te rhabiller et je vais essayer de te cuisiner quelque chose.
- Non, c'est bon, je sais me faire à manger Carlisle, dis-je mal à l'aise.
- Non, quand tu seras alitée, je devrais le faire alors autant tester maintenant alors que tu ne manques pas trop de force. Je ne sais pas si mes premiers essais seront concluants, me dit-il avec une certaine honte dans la voix.
- Vous allez vraiment rester ici avec moi tout ce temps, loin d'Esmée et de vos enfants ? Demandai-je avec un sentiment de tristesse envers lui.
Je savais que sa famille était tout pour lui.
- Eh bien, oui. Je ne te cache pas que ce sera très difficile d'être loin de ma femme et de mes enfants, mais c'est pour une bonne cause alors. Le pire dans tout ça c'est que je ne pourrais même pas penser dire la vérité à Esmée car Edward…
Pitié pas ce prénom, pensai-je. Il s'empressa de dire, voyant la grimace qui avait sûrement déformé mon visage :
-… désolé, se reprit-il. Je vais essayer à l'avenir de ne plus le dire. Pour en revenir à ce que je disais, il lirait en elle donc je dois garder le silence. Cela me peine mais je ne serai pas seul. J'ai vécu trop longtemps seul dans ma jeunesse vampirique, je ne pense pas réussir un jour à revenir à la solitude. On se tiendra compagnie, on pourrait même trouver des activités communes !
- Comme quoi ? Le puzzle ? En deux secondes vous le finirez ! Un jeu de société ? Idem. Un sport ? Impossible, je suis enceinte… à part la télévision qui ne m'enchante guère et la lecture je ne vois pas Carlisle, énumérai-je, lasse.
- Eh bien, il y a une immense bibliothèque ici, je pourrai te faire la lecture. J'adore lire et cela ne te fatiguera pas de lire toute la journée. Tu pourras reposer tes yeux ainsi.
J'eus envie de faire trois bons, j'avais oublié mes livres à Forks justement.
- Elle est où ? Il y a beaucoup de livres ? Y a t-il Orgueils et Préjugé, les Hauts de Hurlevent, débitai-je à toute vitesse.
- Oui Bella. Allons te faire manger et puis je te montrerai ton paradis !
Hélas, mon paradis m'était pour l'instant inaccessible, pensai-je en suivant Carlisle à la cuisine. Les bras de Jasper ne me seraient plus jamais accessibles.
Je soupirai et me dis que je devais arrêter de penser à lui.
Bella, me sermonnai-je intérieurement, il ne t'aime pas, il t'a abandonnée pour elle !
Et c'était normal après tout, elle était belle, gentille, généreuse, aimante…
Arrête ma fille ! Tu te fais du mal, me dis-je à moi-même une fois de plus.
Sur le coup, je me penserais folle à force de me crier dessus dans la tête mais après tout, j'avais déjà été folle de sortir avec un vampire et de coucher avec un autre, alors une folie de plus ou de moins…
OoOoOoOoO
J'étais en train de manger des œufs brouillés infects. Pas assez de sel et beaucoup trop de poivre avec un petit arrière-goût carbonisé. Mais pour une première, c'était pas mal et c'était bien mieux que ce que ma mère faisait alors je décidai de manger le contenu de mon assiette. De toute manière, j'avais vraiment très faim.
Après ses « bons » œufs, Carlisle me demanda de le suivre et j'étais en train de vivre un rêve…
J'avais devant les yeux une bibliothèque immense avec des dizaines d'étagères. L'odeur des livres m'atteignit et j'en pleurais… comme une idiote.
- Bella, que se passe t-il ? Tu as mal ? Les œufs étaient trop mauvais…
- Heu…
Je frottai mes yeux et répondis maladroitement :
-… non, non, je vais bien… Je ne sais même pas pourquoi je pleure. Trop d'émotions je pense, mais c'est magnifique Carlisle. Je suis même sûre qu'il y a des éditions originales ! M'exclamai-je soudain vers la fin de ma tirade.
- Tu vois juste pour ce qui est des éditions originales mais pour tes pleurs, je pense que c'est juste tes hormones de femme… enceinte.
- Si vous le dites, je vous crois. Eh bien je vous laisse choisir le livre, je vais m'installer sur le divan près de la baie vitrée, lui dis-je tout en marchant vers ledit divan.
Cette pièce était splendide, ouverte par une seule baie vitrée mais qui donnait assez de lumière pour éclairer la pièce entière. Les étagères étaient très éloignées du « mur fenêtre », ce qui faisait que les livres n'étaient pas exposés directement à cette lumière chaude. J'aimerais être en antarctique tellement j'ai chaud à cet instant, pensai-je.
- Au fait Carlisle, y aurait-il des habits d'Alice ici car je n'ai que des jeans et franchement je ne crois pas pouvoir tenir avec cette chaleur ? Demandai-je doucement.
- Hum… je suis désolé Bella mais cette île est interdite à nos enfants… pour éviter de la retrouver en ruines. Et Esmée ne laisse pas d'affaire personnelle dans sa villa. Mais si les jeans te posent problème, tu peux toujours les couper. Je peux même te coudre des bords.
- Vous savez coudre ? Répliquai-je en écarquillant les yeux car j'imaginais mal Carlisle coudre.
- Eh bien oui, je couds bien des gens à l'hôpital. Coudre du tissu textile n'est pas compliqué à vrai dire. Cela te choque autant de m'imaginer coudre ? M'interrogea-t-il.
Là, il me fit le coup du sourire éblouissant et cela fit du bien à voir, car je voyais bien qu'il était triste sans Esmée.
- Je ne suis pas choquée juste… comment dire… surprise, mais c'est vrai, vous êtes médecin, donc… En plus j'ai déjà dû faire appel à vos soins pour la couture. Et ok pour les jeans, mais pas trop court, hein ! Le menaçai-je du regard.
- On prendra les mesures plus tard en soirée, tes shorts seront prêt demain matin. Que veux-tu que je te lise Bella…
Il me demanda ça en faisant un geste de la main vers le canapé très design, je devais l'avouer.
- Ce que vous voulez mais évitez les histoires d'amour et de vampires, répondis-je.
Je lui fis un petit sourire et partis m'assoir. Je le vis réfléchir quelques secondes avant de venir se poser à côté de moi.
Carlisle Pov
Je lui fis la lecture d'un roman policier de début du siècle. Vu que ma vue ne se fatiguait pas, je lis sans interruption et ne me rendis compte qu'elle dormait que lorsque j'entendis dans un murmure :
- Mmmmm… Jasper… ouii… ouiii
Là, pour le coup, je ne savais pas quoi faire et en plus je sentais une légère amélioration de sa chaleur. Bon sang, je détestais être un vampire et encore plus en cet instant.
Je la pris dans mes bras aussi délicatement que possible pour aller la déposer dans son lit, c'était quand même mieux pour les bébés. Je marchai encore plus lentement qu'un humain ayant peur de la réveiller et lui créer une émotion qui elle-même créerait une douleur.
- Jasper… je t'aime…
Si j'avais été humain, j'étais sûr que j'aurais pleuré car il y avait tellement de tristesse dans son murmure.
À mi-chemin, elle plaça ses mains derrière mon cou. Je me stoppai et regardai son visage pensant qu'elle était réveillée mais non. Je me remis donc en route.
Arrivé près de son lit, je me penchai avec elle pour la déposer délicatement quand :
- Ne pars pas, reviens… je t'aime… Jasper… fais-moi l'amour, je t'en prie…
Au moment où je la sentis sur le lit, ses lèvres frôlèrent les miennes quelques secondes. Je n'eus même pas le temps de m'éloigner qu'elle se laissait tomber sur l'oreiller.
- Jasper… non…. Edward… non… arrêtez ! Edward… je ne veux pas… non…
Je lui caressai les cheveux et lui fis un baiser sur son front puis sortis sur la plage.
Bella Pov (Petit retour en arrière)
J'écoutais attentivement la lecture de Carlisle mais cela devenait de plus en plus dur de rester éveillée. Seulement, son beau ténor de vampire me rendait incapable de lui demander d'arrêter.
ZZZzzzzzzzzzzzzz
« - Viens Bella, suis-moi !
- J'arrive, attends, je mets mes chaussures et je te suis.
Ce que je fis, puis je suivis Jasper dehors. Il me tendit un casque de moto ainsi qu'un blouson doublé en cuir.
- Tu ne crois quand même pas que je vais mettre ça ? En plus on n'a même pas de moto Jasper !
- Plus maintenant. Regarde derrière toi !
Je regardai et vis deux splendides motos, une noire brillante et une rouge mate.
- Tu veux laquelle mon ange ? Me demanda-t-il.
- La noire, pour aller avec le casque et le blouson, dis-je.
Sur ce, j'enfilai le blouson et mis le casque. Jasper me prit dans ses bras et me posa sur la moto.
- Tu es sûre que tu sais en faire Bella ? M'interrogea-t-il inquiet.
- Oui, oui ! M'exclamai-je tout sourire.
Devant son haussement de sourcil, je répétai :
- OUI !
J'étais euphorique. Il me fit un excellent sourire et partit s'installer sur sa moto. Il démarra ensuite et vint près de moi.
- Tu dois démarrer pour rouler, me dit-il un brin moqueur. Suis-moi !
Je démarrai et le suivis. Je ne vis même pas le temps passer jusqu'à ce qu'on soit arrivés au bord d'un lac. Je descendis de moto, défis mon casque ainsi que le blouson et le regardai en faire de même à allure humaine. Il me tendit ensuite sa main et je la lui pris immédiatement. On marcha un moment sans rien dire, puis un petit chalet apparut.
Jasper s'arrêta brusquement et se tourna vers moi. Il plaqua sa bouche contre la mienne et me prit dans ses bras. L'instant d'après j'étais dans un lit, lui sur moi. Mais il ne reposait pas de tout son poids sur mon corps, étrangement. Il continua de m'embrasser langoureusement mêlant nos langues dans une frénésie nouvelle.
Hors d'haleine, je quittai sa bouche pour reprendre de l'air car je n'arrivais pas à en prendre autant que je le voulais par le nez. Jasper se fit alors le devoir de faire un chemin allant de ma bouche à ma mâchoire, de cette dernière à mon cou, de mon cou à mon oreille où je pus le sentir jouer avec mon lobe à l'aide de sa langue.
J'étais littéralement brûlante de désir de lui, de sa bouche. Après avoir jugé la torture de ce bout de chair assez sadique, il descendit sa bouche vers ma clavicule et y passa la langue, me léchant carrément. J'avais maintenant un souffle erratique et mon cœur palpitait à un rythme effréné. Il passa ses mains à la couture de mon t-shirt et le remonta en vrillant son magnifique regard doré au mien et je m'en sentis que plus chaude là, brûlante…
À peine mon t-shirt enlevé, mon vampire reprit place avec sa bouche sur ma clavicule et me fit une ligne de baisers allant vers mon épaule tout en écartant de sa main petit à petit la bretelle de mon soutien-gorge. Quand ma bretelle fut arrivée au bout de mon épaule, il refit le chemin inverse avec sa bouche, repassant sur ma clavicule, s'attardant sur mon cou puis prit d'assaut mes lèvres à nouveau.
Il caressa de sa langue ces dernières pour en demander l'accès et je lui en accordai bien sûr le droit d'entrée. Nos langues débutèrent un ballet dansant et comme d'habitude, le manque d'air se fit sentir après un long moment et je dus quitter de nouveau sa bouche pour reprendre mon souffle.
Il décida de s'attaquer à ma mâchoire. Je savais déjà ce qu'il allait faire. Son trajet se confirma quand il embrassa avec ferveur mon cou, qu'il caressa de sa langue mon autre lobe d'oreille, pas de jaloux me dis-je alors. Il passa ensuite au-dessus de ma clavicule et repoussa de ses baisers brûlants ma seconde bretelle. Quand elle fut au bord, je sentis ses mains passer dans mon dos, me soulever et dégrafer mon sous-vêtement.
Deux secondes plus tard, j'étais seins nus devant lui et il me couvait de ses yeux maintenant noirs de soif, mais pas de sang, une soif de mon corps, de ma chaleur, de moi…
Il partit à l'assaut des mes tétons qu'il titilla, et de ses mains il effleura mon ventre. Il descendit ses doigts vers le bouton de mon jeans. Il le défit d'une main habile puis ouvrit ma fermeture éclair, et tout en descendant sa bouche vers mon ventre, ses mains entreprirent de m'enlever mon pantalon. Elles prirent au passage ma culotte et cela me donna une vague de chaleur rien que de savoir que bientôt il serait en moi. Il n'y avait plus aucune barrière sur mon corps pour ne pas le faire.
Et sans même m'y attendre, je sentis sa langue laper avidement mon clitoris et je me cambrai sous ce geste intime qui m'était encore inconnu il y avait deux secondes de ça. Il joignit rapidement ses doigts froids, me pénétrant et m'infligeant de lent va-et-vient.
Il continua cette merveilleuse attention plusieurs minutes ou quelques secondes, je n'en savais rien, car le plaisir immense qui commençait à naître en moi était utopique et effaçait tout le reste.
Il sortit ses doigts de mon intimité et je poussai un soupir de frustration au manque ressenti, mais il fut comblé par la pénétration en moi de sa langue...
- Mmmmm… Jasper… ouii… ouiii, gémis-je sans plus pouvoir me retenir.
Il intensifia son geste, sa langue froide et douce créant des sensations inédites en moi. Ni ses doigts, ni son membre dur ne m'avaient infligé pareil bonheur.
Il bougea sa langue en moi et je bougeai des hanches sans même m'en rendre compte tellement le plaisir qui grandissait en moi était incommensurable.
Après cette torture, car oui c'était une torture de plaisir, je me laissai aller au second orgasme de ma vie.
- Jasper… je t'aime, soufflai-je à bout de souffle, la peine présente car je ne pouvais pas l'aimer au grand jour.
Il remonta m'embrasser et seulement en se détachant quelques secondes de moi, il se retrouva nu sur moi, son membre bien dressé qui à présent appuyait contre mon bas-ventre.
Il embrassa mon cou et remonta vers ma bouche. Nos regards étaient soudés et de même que la première fois, je descendis ma main sur son torse et atteignis son membre que je guidai en moi. Il me pénétra d'un coup de reins habile mais s'immobilisa un instant… son regard changea aussi.
Il ferma les yeux et je fus frustrée de perdre ses belles prunelles noircies par le désir. Sans un avertissement, il sortit de moi et se leva d'un bond tel un félin.
- Ne pars pas, reviens… je t'aime… Jasper… fais-moi l'amour, je t'en prie, lui le suppliai-je, encore choquée de son absence en moi.
Il ne me répondit pas mais je ne le vis plus non plus. Il était parti et un vide se fit autour de moi. Il était parti comme ça, sans rien dire, me laissant là, nue, ouverte et chaude pour lui, remplie d'amour.
Mais des bruits de plus en plus présents me ramenèrent à la réalité. Je balayai la pièce d'un regard quand …
- Jasper, dis-je sans m'en rendre compte.
Il avait été envoyé de l'autre côté de la pièce mais avant de foncer droit dans le mur, il se retint à je ne savais trop quoi, cela avait été trop vite pour moi.
Je regardai là où il regardait et vis Edward près à bondir droit sur l'objet de mon amour.
- Jasper… non… Edward… non... arrêtez ! Edward… je ne veux pas… non…
Ce dernier me regarda et se raidit. Je le vis serrer les poings et je réalisai soudain que j'étais nue. Je pris donc le drap et le mis autour de moi. Jasper en profita pour se jeter sur Edward et ils tombèrent tous deux. Je me jetai moi-même sur eux dans le but de les séparer mais je fus projetée violemment dans le mur et l'obscurité m'enveloppa… »
J'ouvris les yeux, m'attendant à voir les deux vampires se battre mais je ne voyais que la lune qui se reflétait sur la plage.
Ce n'était qu'un rêve… et quel rêve ! Pensai-je. Mise à part la dernière partie.
- Carlisle, appelai-je d'une voix faible.
J'attendis quelques instants avant de me lever. Il devait peut-être être parti dehors afin de se nourrir. Je marchai à l'aveugle jusqu'à l'interrupteur quand j'entendis :
- Encore, encore s'il te plait !
- Quoi Carlisle ? Demandai-je.
Je me retournai et ne le vis pas. J'appuyai sur l'interrupteur et marchai vers la cuisine. Ayant faim, j'ouvris le frigo et vis des œufs.
Cela ferait l'affaire, me dis-je.
Je pris un bol, enfin je cherchai un bol pour être exacte quand j'entendis Carlisle me dire de nouveau :
- Encore s'il te plait !
- Encore quoi Carlisle ? Dis-je en perdant ma bonne humeur.
Je commençai à m'énerver sérieusement avec son petit jeu tordu.
Mais j'eus tort, car une douleur me transperça le ventre et j'en tombai à genoux, emportant avec moi la boite d'œufs. C'était désormais tellement glissant que je n'arrivais pas même pas à me relever.
- Carlisle, criai-je à bout et souffrant le martyr.
Carlisle Pov
Je venais de quitter Bella que j'avais mis au lit et des tas de situations me remplissaient le cerveau.
Pourquoi ces douleurs qui étaient inévitablement liées aux émotions de Bella ?
Pourquoi une évolution si tardive ?
Car si elle disait vrai, et je la croyais, elle était enceinte de trois mois, version humaine, mais j'avais bien remarqué pendant l'échographie que les bébés évoluaient plus vite, trop vite même. Je ne savais pas si le corps de Bella pouvait habiter ses petits êtres sans dommage direct sur sa santé.
Carlisle, Carlisle, pensai-je pour moi-même, ressaisis-toi. Tu es médecin, en plus depuis pas mal d'années, alors garde la tête froide.
Je m'assis sur le sable et élaborai des théories plausibles auxquelles je m'y tiendrai jusqu'à preuve du contraire.
Pour les douleurs, leur père était empathe, donc ils avaient peut-être un don lié aux émotions et le faisait savoir à leur mère qui les torturait peut-être sans le vouloir. Jasper était un vampire torturé sous les assauts constant des émotions des autres, cela était donc plausible.
Pour les cœurs ou plutôt le cœur battant, l'un était peut-être vampire et l'autre humain, mais cela ne concordait pas, car les deux bébés évoluaient et tout le monde savait qu'un vampire n'évoluait plus depuis qu'il avait été transformé. Mais encore là mon cerveau me stoppa.
La naissance d'un vampire n'existait pas non plus !
- Carlisle !
Je me redressai d'un bon et courus en direction de la villa.
Mon Dieu, Bella, pensai-je.
Je pénétrai dans la chambre à l'aide de la baie vitrée mais Bella n'était pas dans son lit.
Je sentis une odeur de nourriture humaine et fonçai dans la cuisine. Là, je la vis accroupie se tordant de douleur au milieu d'une mare d'œufs, sans pouvoir se relever.
Jasper Pov (A peu près un mois après son départ d'Écosse - suit le meurtre d'Isabella)
J'avais dû me décider à quitter Rome ainsi que l'Italie tout entière car tuer le livreur de pizza n'avait pas été la meilleure de mes idées.
La police était venue à la villa plus tôt dans la journée. Et n'ayant même pas pris la peine de cacher la vespa du livreur, ils avaient voulu me passer les menottes. J'avais dû les liquider, radicalement.
N'étant pas fier de mon laisser-aller, j'avais quand même oublié cette fichue vespa, je ne m'étais même pas nourri des deux officiers de police.
Je venais de terminer de mettre le feu à leur voiture et je montais à bord de la mienne pour partir je ne savais trop où. En fait, je savais où j'avais envie d'aller, car ils me manquaient tous. Et tout spécialement Elle.
Sans oublier les paris absurdes passés avec Emmett, ma relation unique avec Rosalie, l'amour que me portait Esmée et le côté protecteur de Carlisle.
Alice, elle… je ne savais pas vraiment si elle me manquait, car quand je l'avais regardée après l'épisode de la salle de bains, je ne voyais en elle qu'un détail m'empêchant d'être avec Bella.
Edward, lui, ne me manquait pas du tout, j'avais même pensé à le détruire pour rester ma vie entière avec Bella. Mais elle, elle ne m'aimait pas, j'étais donc parti loin d'elle, loin de son odeur, loin de son corps.
Je stoppai la voiture et posai ma tête sur le volant.
J'avais passé bon nombre d'années à aimer Alice, à lui faire l'amour, à lui dire des « je t'aime », et je les avais pensés à chaque fois. Elle m'avait sauvé à cette période de mon existence qui n'était que souffrance. Si j'avais été humain, on aurait qualifié mon état de dépressif à notre rencontre. Puis un jour, dans un café elle était là, elle m'attendait et pendant près de soixante ans, j'avais vécu au comble du bonheur avec elle.
Bon, pas vraiment, car être avec elle signifiait être végétarien et cela avait été très dur surtout au lycée. Mais encore plus dur au début de la relation qu'Edward avait eu avec Bella, car même si elle n'était pas à la villa au tout début, il portait sur lui son odeur constamment et cela m'avait appelé tout le temps.
D'ailleurs, il avait compris car il nous avait évités par la suite, ne passant que tout son temps avec « sa » Bella.
J'aurais fait pareil pour elle, pensai-je.
Cette douleur propre à elle avait été la cause de ce baiser volé de ma part envers cette petite humaine dans la voiture.
Pourquoi avais-je donc fait cela ?
Pourquoi ?
Rien que d'y penser, je revis cette tension électrique qui avait envahi l'habitacle de la voiture. Le pire, c'était qu'elle avait répondu à mon baiser, elle avait même répondu au reste, et avec un abandon d'elle-même. Je m'étais moi-même abandonné en elle, certes avec une restriction au début, mais vers la fin, je n'avais plus été capable de penser et de me retenir.
Sans m'en rendre compte, je sanglotais comme dans cette douche qui avait suivi nos ébats. J'aimais cette femme comme je n'avais jamais aimé et cela me torturait, car je voudrais tant être humain pour aller lui offrir mon cœur.
Edward ne dirait rien si elle m'aimait aussi, il ne lui enlèverait pas la vie humaine qui s'offrait alors à elle. Et dans la possibilité qu'elle ne m'aime pas, je serai tuer en moins de deux secondes et cela serait le paradis à côté de l'enfer que j'allais devoir vivre éternellement sans elle.
Après ce qui me semblait être des heures de sanglots silencieux et sans larmes, je repris la route pour me diriger vers la Suisse. De là, je prendrai un avion pour l'Amérique du Sud. Si j'en avais bon souvenir, des connaissances aux Cullen vivaient là-bas, Zafrina et ses sœurs. L'une d'elle avait même un don de mettre des visions en tête, je lui demanderai de faire le vide dans la mienne.
L'éternité serait longue sans sa Bella, car c'était la sienne à lui, Edward, et pas la mienne…
Foutue longévité vampirique.
Je pourrais aussi me tuer mais comment ?
Je pourrais retrouver Maria et la laisser me détruire. Elle ne se ferait pas prier.
Je verrai bien à l'aéroport le trajet le moins long, décidai-je.
Le Texas ou l'Amazonie…
La délivrance totale ou le répit partiel.
La souffrance constante ou l'inconnu, car nul ne savait ce qui nous advenait quand nous mourrions, l'enfer ou le paradis, le purgatoire ou autre chose d'encore plus frustrant. Peut-être même une réincarnation en loup-garou pensai-je ironiquement. Mais cela ne me fit sourire que quelques secondes car un loup en particulier avait eu la chance de vivre près de quatre mois avec Bella, sans Edward sur ses basques et dans ses pensées.
LE RÊVE !
Mais moi, l'ignoble monstre que j'étais, n'avais pu passer que peu de temps avec elle. Mais je ne changerai rien à tout cela, même si je le regrettais souvent.
Mes regrets ne restaient pas longtemps car j'avais appris l'amour véritable dans ses bras, en elle, sur elle et franchement je tuerais la terre entière si cela me donnait la chance de vivre pleinement ma non-vie avec elle.
OoOoOoOoO
J'étais là dans un avion pour le Mexique, car c'était le seul vol qui avait été disponible pour l'Amérique du Sud. Je n'avais pas voulu perdre de temps pour me déplacer dans un autre aéroport car la police allait certainement me rechercher.
Ah oui, vous avais-je dit que j'étais un monstre ?
La femme que j'avais tuée était mère d'une enfant déjà orpheline de son père. Et je n'avais aucun remords, c'était ça le pire, car cette frêle humaine m'avait donné l'illusion d'être avec Bella le temps d'une soirée, le temps de lui offrir un verre, de revivre le baiser dans ma tête en liant le geste à la pensée sur le trajet vers ma maison.
Voilà pourquoi j'étais un monstre, car si j'avais été un vrai Cullen ou Hale, peu importait en fait, j'aurais éprouvé un remord quelconque de voler cette maman à cette fillette. Mais non, aucun !
D'ailleurs, au Mexique, j'allais contacter mon cher ami Jenks pour me faire un passeport au nom de Whitlock, mon vrai nom de famille. Je ne faisais plus partie des Cullen et encore moins des Hale qui n'était qu'une supercherie aux yeux des humains. Il n'y avait toujours eu que les Cullen.
J'avais aussi décidé de ne tuer que des hommes dès mon atterrissage.
Et je remarquais que les vols en avions étaient beaucoup mieux quand on mangeait avant de monter à bord, et surtout avec du sang humain.
Quoi ? J'avais eu soif et le vol allait être long. Le garde de sécurité m'a regardé de travers et je lui ai fait comprendre en parfait vampire qu'il n'aurait pas dû. Point à la ligne.
Et voilà, maintenant je me parle à moi-même, me rendis-je compte. Quel comble !
Il fallait que je me ressaisisse, je ne voulais pas devenir le premier vampire complètement dérangé du cerveau niveau problème mental, car des vampires dérangés du cerveau sadiques et complètement meurtriers existaient, d'ailleurs, j'en étais moi-même un.
Encore pire !
Entre agir et se le dire, la vérité fait mal.
Je me lassai de mes réflexions internes qui commençaient à faire monter en moi un sentiment de colère que je ne contrôlais pas. Plusieurs binômes de sièges commençant à se disputer par ma faute, je laissai une vague de calme voler vers eux, mais pas trop grande, car je ne voulais pas prendre en main l'atterrissage de cet appareil et cela même si je savais piloter. Fallait pas que je détende le pilote, pensai-je en souriant un peu.
- Mesdames et messieurs, Twilight-Airlines a le plaisir de vous annoncer notre descente sur le sol Mexicain. Nous espérons que vous avez fait bon voyage et vous souhaitons un bon séjour au Mexique.
Heureux qu'on atterrisse bientôt, je me dis que la classe affaire était pas mal, hormis l'homme quatre rangées devant moi qui m'exaspérait depuis le début du vol à écouter cette musique, de la Tecktonik. Moi restant un inconditionnel de la Country musique, je préférais sortir d'ici avant de lui sauter dessus et de le vider de son sang, qui soit dit en passant, puait la substance illicite à des kilomètres.
Et voilà ! Le sixième chapitre est republié. Il fait 21 pages et 6.615 mots.
J'espère qu'il vous a plu. ^^
A très bientôt, dans un mois pour être précise,
(^-^)
Jes Cullen-Malfoy
Chapitre 6 publié le 06 juillet 2012
