Auteur : Jes Cullen-Malfoy
Titre : Tout peut changer en quelques secondes
Genre : Romance / Family / Drama
Couple principal : Jasper/Bella
Couples secondaires : Vous les connaitrez au fur et à mesure
Rated : M pour scènes de sexe explicites et violence.
Warning : Au fur et à mesure de la lecture, certaines scènes pourront choquer les âmes sensibles. Il y aura aussi la présence d'une relation homosexuelle entre hommes.
Disclaimer : Il est évident que les personnages issus de Twilight ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété de Stephenie Meyer, je les lui emprunte juste pour m'amuser un peu. Seuls quelques personnages seront de moi et je préviendrai en temps voulu.
Mise en situation : Tout ce qui se passe dans le tome 1 et 2 s'est déroulé ici … Les changements vont commencer un peu après le début du tome trois pour complètement changer le cours de l'histoire d'Edward / Bella en Jasper / Bella.
Résumé : Depuis leur retour d'Italie, les choses se passent bien pour Bella et Edward. Mais cette dernière souhaite mettre les choses en ordre avec Jasper et Jacob. Edward accepte pour le premier et il ne sait pas que cela changera leur vie en quelques secondes.
Béta correctrice : Vivi64
Avancement fanfiction : Chapitre 15 en réécriture – le chapitre 12 sera bientôt envoyé à la béta.
Période de publication actuelle : Mensuelle
Note d'auteur : Hello mes chers lecteurs *-* J'espère que tout le monde va bien depuis la dernière update. Je ne vais pas vous retenir plus longtemps et vous souhaite une bonne lecture.
Note Vivi : Je suis sûre que certains d'entre vous aimeraient être sur l'île d'Esmée, au soleil ^^ (moi la première…) Bonne lecture
Chapitre 11
Jasper Pov (Se situe environ 3 mois après son arrivée au Mexique ou 6 mois suite à son départ d'Écosse)
J'étais dans mon salon avec Bella, je zappais sur la télécommande de la télévision à une vitesse ahurissante mais je n'y faisais même pas attention car je pouvais voir Bella faire les poussières. Je me vis aller l'embrasser, la tenir dans mes bras… mais ce n'était qu'une illusion, une pensée.
Elle m'avait offert, quand j'y réfléchissais, un moment de pur bonheur, même il ne s'était pas reproduit. Et puis, je ne le méritais même pas. J'étais un monstre sanguinaire et Bella m'avait offert sa pureté, une partie d'elle.
Je devais être digne d'elle.
Je devais mériter le reste de mon existence le droit de penser à ce moment, en ayant la tête haute.
Il fallait que je fasse tout ce qui était en mon pouvoir pour racheter mes fautes, car Bella ne pouvait pas s'être offerte à moi, un être impur.
Et si cela lui coûtait au jugement final ?
Non, je ne pouvais laisser faire cela. Je devais devenir encore meilleur…
Je devais être comme Carlisle, irréprochable le reste de mon éternité.
- Mais oui ! M'exclamai-je. Je dois devenir comme Carlisle. Je vais faire des études de médecine.
Tel était donc mon but, pour elle, pour moi et pour tous les morts que j'avais laissés derrière moi.
Cela ne serait pas facile, je devrais garder mon régime coûte que coûte. J'allais d'abord boire plus que de raison et j'essayerai ensuite de visiter certains hôpitaux pour me rendre compte de ma soif.
Un jour, je sauverai des vies et je pourrai être digne des souvenirs de Bella… ma Bella… même si elle avait été et ne serait jamais que ma Bella d'un jour.
Carlisle Pov (Se passe deux mois après l'arrivée de Carlisle et Bella sur l'île d'Esmée suite à leur fuite de Forks)
Je ne savais pas combien de temps j'étais resté comme ça, à ressentir cette vague d'amour émanant de mon petit-fils, mais il me ramena à la réalité en tirant sur mes cheveux.
Je le regardai et il me sourit. Je jetai un regard à Bella et vis qu'elle se réveillait. Comment Heatcliff l'avait su ?! Certainement grâce à un changement d'humeur.
- Bella, Bella, ton fils t'attend. Allez, réveille-toi petite marmotte…
- Humm… oh… donne-moi juste deux minutes, s'il te plait Carlisle, je me sens toute courbaturée.
- Si tu veux bien prendre ton fils malgré la douleur, je serai ravi de te faire une piqûre Bella.
- Ok, allez viens petit bout de chou…
Elle tendit ses bras et je sentis Heatcliff gesticuler entre mes mains. À peine fut-il dans ses bras qu'il enfouit sa tête dans le cou de sa mère. Je restai là quelques instants, afin de veiller mais rien ne se passa, alors je partis chercher un calmant. Une fois revenu, je pus voir que Bella s'était rendormie.
- Je l'ai endormie papy. Elle est belle quand elle est comme ça. Elle ne souffre pas.
- Elle souffre ? Demandai-je.
- Oui, je ne sais pas de quoi mais elle souffre… mais elle ne souffre plus quand elle dort ou pendant le encore.
Mon Dieu, il s'en souvenait…
Mais attendez, il ne savait pas ce que c'était exactement le « encore ».
Tant mieux. Je devrais le dire à Bella, par écrit pour plus de sûreté, vu que mon petit-fils avait une ouïe surdéveloppée.
- Je vais lui faire une piqûre et tu as bien fait Heatcliff, si elle souffre réveillée.
- Cliff !
- Quoi, pardon ? Demandai-je en le regardant bêtement.
- Je préfère Cliff… c'est ma sœur qui m'appelle comme ça et j'aime bien.
- Tu as une conscience fascinante Cliff. Où as-tu appris à parler aussi clairement ? Lui demandai-je fier de lui mais aussi intrigué.
- J'avais des sons qui venaient à moi, alors j'ai écouté et enregistré. Je ne connais pas tout mais j'aime entendre lire. Et encore plus le encore.
Je ne sus quoi répondre.
Mon petit-fils me fascinait comme jamais, mais le pire était que je n'avais qu'un mois pour rester auprès de lui ainsi que Beth et je ne voulais pas le passer à l'examiner, je voulais le passer à lui montrer que je l'aimais.
- Moi aussi papy. J'ai soif… ça fait mal !
?*? Pov (Période non précisée)
J'étais sûr que ce que j'entendais était des vampires qui se disputaient. Y aurait-il une bagarre ?
Les Volturi seraient-ils ici ?
Si c'était le cas, je n'étais plus en sécurité là où j'étais. Je me décidai donc à sortir de ma cachette afin de partir au plus vite mais j'étais décidément trop curieux. Je voulais savoir. D'ailleurs c'était pour cette même raison que je fuyais. Je fuyais même depuis trop longtemps pour faire autre chose, mais je gardais cette satanée curiosité malgré tout.
Je décidai de me diriger vers l'endroit d'où provenaient les bruits. Je courus et cela me fit du bien, j'étais resté trop longtemps assis dans ce trou à rat.
Quand j'arrivai à proximité d'une maison, le doute n'était plus permis : c'étaient bien des vampires, vu les odeurs.
Décidé à savoir qui ils étaient, je sentis sans m'y attendre un vampire qui brûlait.
Mon Dieu, je ne pouvais laisser cela se faire !
Je courus en suivant l'odeur et arrivai devant un bûcher qui contenait un jeune vampire à genoux.
J'avais devant moi à peine une minute pour la sauver, car c'était une femelle à vue de nez. Sans plus réfléchir, je plongeai les mains dans les flammes et pus affirmer que je sentis une douleur inimaginable.
Je sortis la pauvre petite des flammes.
Mon Dieu, était-ce trop tard ?
Elle était quasi calcinée et elle n'était même pas déchiquetée.
Qu'avait-elle fait pour mériter pareil châtiment ?
Mieux valait ne pas rester ici pour le savoir. Je la pris dans mes bras et nous éloignai. Si elle mourrait, je reviendrais ici pour savoir son identité.
Je remarquai qu'elle ne respirait pas ni ne bougeait. Aucun signe de vie… mais c'était un vampire, donc normal.
Ma curiosité m'avait mis une fois de plus dans un sale pétrin, car si la personne ou les personnes qui lui avaient fait ça apprenaient que je l'avais retirée des flammes, j'étais un vampire mort.
Je devrais de nouveau fuir.
Cela fait près de trois siècles que j'étais en fuite. Un siècle de plus ou de moins, cela ne fera plus de différence, pensai-je.
Avais-je trouvé une compagne de fuite en cette inconnue ?
Heatcliff Pov (Pendant son séjour en Italie - cinq ans après sa naissance)
J'étais de nouveau dans ma chambre et déposai ma valise. A peine celle-ci posée, je sentis deux bras qui me retournaient.
- Que m'as-tu fait ?
- Rien, pourquoi cette question !?
Je n'eus pas le temps de le voir venir, je fus littéralement envoyé de l'autre côté de la chambre et heurtai le mur violemment.
- Qu'est-ce que tu m'as fait ! Cria Antony.
- Je ne comprends pas ta question mais je vais essayer d'y répondre. La violence ne t'apportera pas plus de réponse Antony, tentai-je.
- Ne dis pas mon prénom, et je te le redemande : qu'est-ce que tu m'as fait ? Dis-moi, DIS-MOI BON SANG ! S'énerva-t-il.
Il me prit par le col de ma chemise et m'envoya valdinguer contre la fenêtre qui se brisa sous mon poids. Je tombai et atterris sur le sol de la terrasse. Je le vis se tenir sur le rebord de la fenêtre qui maintenant me surplombait de plusieurs mètres.
Mais que lui prenait-il ? Allait-il me tuer ?
Je ne voulais pas mourir juste pour un baiser ou deux !
Et Beth, maman et puis papa et les autres... Ils ne s'en remettraient jamais.
J'étais tellement dans mes réflexions que je ne me sentis même pas décoller du sol et atterrir dans la piscine.
Je remontai à la surface et je le vis juste devant moi, dans l'eau.
- Tu m'as fait quoi ? Redemanda-t-il.
En le disant, il s'était rapproché de mon visage, me lançant un regard noir. Et sans même ouvrir mon don, je pouvais deviner que ce n'était pas dû au désir. Ou peut-être celui de me tuer.
- Euh… je t'ai embrassé. Je suis désolé, ne te mets pas en colère. Je ne le referai plus. Pitié, j'ai une famille qui m'aime, suppliai-je.
Il ne répondit rien et j'en profitai pour l'envoyer hors de l'eau puis entamai une fuite certainement perdue d'avance.
A peine avais-je franchi le sol de la cuisine qu'il se saisit de mes chevilles et m'envoya frapper de plein fouet le réfrigérateur. Je ressentis une douleur vive à la jambe.
Je me relevai mais il était déjà sur moi. Je sentis une pression grandissante à mon cou.
Putain, il allait me buter ce con… pour un baiser…
Je ne voulais pas mourir maintenant. J'essayais donc de le repousser mais il était bien trop fort et puis je ne savais pas me battre. Papy était contre la violence et mon père ne voulait même plus entendre parler de bagarre.
Je commençai à perdre espoir donc je fis la dernière chose qui pouvait me sauver : ouvrir mon don.
Et là, putain, une vague de colère m'envahit ainsi que de la haine pure et simple. Je m'en servis et j'arrivai à desserrer ses doigts de mon cou.
- Putain lâche-moi mec, je pars si tu veux. C'est toi qui m'as dit de revenir et là tu essaies de me tuer. T'es pas clair putain ! J'suis trop jeune pour mourir…
- Pourquoi j'ai tant envie de t'embrasser, qu'est-ce que tu m'as fait ?! Dis-le-moi !
-…
- MAINTENANT !
- C'est pour ça que tu veux me tuer ? Dis-je, incrédule.
- Si tu ne me le dis pas, je te tuerai effectivement, affirma-t-il.
- Je n'en sais rien. Moi j'ai envie de te sauter dessus depuis l'aéroport, avouai-je. Et cela n'a fait qu'augmenter depuis que tu es passé devant moi et que j'ai vu ton…
- Mon quoi ? M'interrompit-il.
- Ton cul, murmurai-je en fermant les yeux.
Je ne savais pas pourquoi mais je n'avais pas pu tenir cette réponse pour moi. Je sentis ses mains qui desserraient complètement mon cou mais je restais paralysé car il pouvait réitérer son geste. Je ressentis ses doigts qui parcoururent ma joue et n'osai pas ouvrir les yeux.
- Regarde-moi.
Je ne voulais pas, non, je ne voulais pas voir ma mort en face.
Maman je t'aime, papa tu me manqueras énormément, Beth je ne serai complet que quand tu seras près de moi dans l'autre monde, pensai-je.
- Je vous aime, dis-je dans un souffle sans même m'en rendre compte.
Edward Pov
J'étais là, à attendre qu'il ouvre les yeux, et cela me frustrait de ne pas pouvoir lire ses pensées.
Il avait l'air terrorisé et cette phrase qu'il venait de murmurer me figea.
Je revis les dernières minutes.
L'aurais-je tué ? Moi ?
Je me rendis compte que j'étais toujours en train de lui caresser la joue et n'arrivais plus à me retenir, je devais le faire.
C'était comme une pulsion, un besoin qui me bouffait de plus en plus.
Je plaquai mes lèvres violemment contre les siennes mais il ne répondit pas. Je passai donc ma langue sur ses lèvres mais il ne m'ouvrit toujours pas.
- S'il te plait, dis-je contre sa bouche.
Je sentis sa lèvre inférieure tressaillir, mais aucune réponse. Je resserrai mes mains autour de son cou. Je voulais qu'il réponde, c'était vital.
Mais pourquoi ?
Putain, je devais combattre ce besoin qui n'était pas naturel.
Je retirai mes lèvres violemment et lui envoyai une droite en plein visage.
Heatcliff Pov
Là j'en avais marre !
Il essayait de me tuer car on avait échangé plusieurs baisers et là, il essayait maintenant de forcer ma bouche. Je ne répondis pas, de peur de le mettre en colère et je reçus une droite.
Merde, si je devais mourir aujourd'hui, alors autant le faire dignement, me dis-je à moi-même.
Je redressai la tête et ancrai mon regard au sien, puis dis :
- C'est ça que tu veux ? De la violence !
Je lui sautai dessus, le plaquant violemment à terre et écrasai ma bouche contre la sienne. J'en forçai l'entrée avec ma langue et cette dernière alla batailler avec la sienne.
Je lui empoignai ses mains et les plaçai au-dessus de sa tête. Et malgré tout ça, ce mec me faisait encore bander.
Le temps que j'en prenne conscience, je me retrouvai en situation inverse et remarquai qu'il bandait autant que moi, je le sentais nettement sur ma cuisse.
Il me mordit la langue, je l'enlevai donc de sa bouche.
- Voilà, tu as eu ce que tu voulais, alors tue-moi connard ! Soufflai-je.
-…
Il plaqua sa bouche sur la mienne et lâcha mes mains. Une des siennes vint déchirer mon polo et l'une des miennes alla faire la même chose avec sa chemise. Sa langue se fit soudain plus tendre et je gémis contre sa bouche.
- Attends, dis-je après quelques secondes. Je ne veux pas.
- Non, c'est allé trop loin.
Il m'avait dit ça, toujours contre ma bouche, et cela me fit durcir encore plus… mais j'étais sûr de moi, je ne voulais pas faire ça, c'était trop tôt. Je n'étais pas prêt mentalement.
- Arrête s'il te plait, redis-je en le repoussant.
Il quitta enfin ma bouche et me regarda intensément.
- Pourquoi Cliff ? Tu m'envoûtes et quand je me laisse diriger, tu m'arrêtes ?!
Je n'eus même pas le temps de répondre que je ne l'avais pas envoûté que je sentis sa main presser la bosse par dessus mon jeans.
- Putain, gémis-je.
- Touche-moi, quémanda-t-il.
Quoi ?
Il veut que je fasse la même chose ?
Mais encore une fois, il n'attendit pas ma réponse ou plutôt ma réaction car il s'empara de ma main et la posa sur son jeans, pile poil au bon endroit.
- Humm, laissa-t-il échapper.
Ce fut tout ce qu'il dit avant de s'emparer de ma bouche, trop langoureusement à mon goût, pour me donner envie de m'y soustraire. La machine était désormais lancée et je n'avais plus quelque part en moi la volonté pour l'arrêter.
Je pressai la main contre son pénis et cela ne me contenta plus très longtemps. Je donnai un coup de reins pour qu'il comprenne que je voulais la même attention mais il prit les devants et déchira mon jeans ainsi que mon sous-vêtement. Sentir sa main presser mon sexe et faire des mouvements de va-et-vient fut ma perte.
Mes lèvres quittèrent sa bouche et je penchai la tête en arrière. Il en profita pour poser sa bouche contre mon cou et accéléra ses mouvements sur mon sexe. Je ressentais tellement de plaisir à son geste que je ne fus même plus capable de m'occuper de lui.
Je ne m'étais jamais employé au plaisir solitaire… En même temps, avec un père et un papy vampires, déjà cela aurait relevé du miracle, mais en plus avec Beth qui ressentait toutes mes émotions. Alors cette nouvelle sensation me rendait vulnérable. S'il voulait me tuer, il s'y prenait très bien. Sans m'y attendre, je me vidai dans sa main.
Malgré le fait que j'étais un vampire, ma respiration « inutile » était erratique. Il lâcha mon membre et roula sur le côté. Moi, je portai les mains à mon visage pour essayer de reprendre contenance.
Qu'est-ce qui venait réellement de se passer ?
Avais-je bien éjaculé… dans les mains d'un homme, un vampire ?
Avais-je rêvé, étais-je mort contre ce frigo ? Ce mec venait-il bien de me faire vivre mon premier plaisir sexuel ?
Edward Pov
J'étais désormais sur le dos et littéralement sur le cul. Je venais de recueillir la semence d'un mec sur moi et je n'arrivais même pas à penser autre chose qu'en vouloir plus.
Jamais mon sexe n'avait réagi comme ça, même dans mon fantasme à la clairière le jour où j'aurais dû transformer Bella. Ce que je venais de vivre était… je n'avais pas de mot. Je sentis soudain une bouche sur mon épaule gauche et je sus que c'était lui.
Mais je pouvais sentir aussi une hésitation dans son geste, alors je passai la main dans ses cheveux et l'attirai à moi. Nos langues se mirent à jouer l'une avec l'autre. Et même les yeux fermés, c'était lui que j'embrassais. Personne d'autre.
Pourquoi ce besoin bestial ?
Sa main se posa sur la bosse douloureuse déformant mon jeans et je le sentis ouvrir un des boutons.
Il n'allait quand même pas faire ce que je pensais qu'il allait faire… Mais il ouvrit le deuxième bouton.
- Putain, arrache-le Cliff, soufflai-je contre sa bouche.
Il quitta mes lèvres et je sentis mon vêtement disparaitre de ma peau puis sa main prendre possession de mon sexe et lui faire subir le même traitement que je lui avais fait subir un peu avant.
- Oh putain… ne t'arrête pas… sinon je te tue…
Il s'empara de ma bouche, sûrement pour me faire taire, et accentua son geste avec une pression plus forte et une vitesse qui m'emmena vers les profondeurs du plaisir.
Comment décrire cette sensation ? Le nirvana.
Sentir sa main sur moi ainsi que sa langue en moi, était très plaisant. J'en profitai pour balader mes mains dans ses cheveux et pressai son visage contre le mien tout en approfondissant encore plus le baiser. Mon Dieu…
- Humm… merde….
A peine venais-je de jouir dans sa main que je sentis une odeur familière.
- Excusez-moi de vous déranger, mais Aro désire te voir Antony.
Jane !
Putain, je ne savais plus où me mettre.
Je me redressai et plaquai mes mains sur mon entrejambe qui bizarrement n'avait pas débandé. Jane me regarda de haut en bas, puis lâcha :
- Voilà pourquoi tu te refuses à moi depuis si longtemps…
Elle rit derechef et quitta la pièce pour me laisser le temps de me revêtir. Je jetai un coup d'œil à Cliff et vis qu'il me faisait un signe de tête dans la direction de Jane. Machinalement, je fis ce qu'il me dit et vingt minutes plus tard, je pénétrai dans Voltera.
Heatcliff Pov
S'il était resté, je l'aurais violé.
Alors j'étais bien content qu'il ait dû partir. Je montai à l'étage et m'habillai pour la deuxième fois de la journée. Je pris ma valise et atterris dans le salon en quelques secondes. Je me décidai à lui laisser quand même un mot.
« Antony,
Merci pour ce moment que je n'oublierai certainement jamais. C'est mieux comme ça, sinon on aurait été trop loin.
Cliff »
Je le déposai au-dessus des partitions sur le piano. Je restai ensuite figé devant les touches en marbre. Maman n'avait jamais voulu que j'en joue et papa, lui, détestait carrément entendre du piano. Il y en avait bien un chez papy, exactement comme celui-ci, mais même chez lui, je ne pouvais pas y toucher.
- Tu comptais partir sans même me dire au revoir !?
- Oui, répondis-je franchement.
- Tu me vexes, Cliff.
- C'était mieux comme ça, murmurai-je.
- Tu en joues ? Cela fait une bonne demi-heure que je t'observe le regarder sans sourciller, ni même le toucher.
- Cela fait si longtemps ?
Je n'en revenais pas d'être rester là une demi-heure à regarder un piano.
Il ne me répondit pas mais vint se presser derrière moi.
- Passons cette nuit ensemble et ensuite séparons-nous…
Il souffla dans mon cou et cela me fit me décider :
- Vaut mieux pas… je ne veux pas faire… je…
- Alors nous ne ferons rien. Reste ici cette nuit, quémanda-t-il une fois de plus.
Jasper Pov (Bond de trois ans en arrière – se passe deux ans après son départ d'Écosse et accessoirement celui de Bella de Forks)
« - Tu ne rêves pas Bella sinon, je suis en train de rêver aussi…
Et là, je me penchai vers elle dans l'intention de l'embrasser. »
Mes lèvres touchèrent enfin les siennes et je me sentis planer. Elle joignit sa langue à la mienne au moment où je franchis la barrière de ses lèvres. Mais ce moment si parfait fut vite interrompu.
- Maman, papy au téléphone !
Je quittai la bouche de mon ange et je vis dans ses yeux le désir que je ressentais moi-même pour elle. Elle prit le combiné et mon fils vint s'assoir sur mes genoux puis nicha sa tête contre mon cou. Je me laissai tomber contre le fond du divan et le serrai plus fort contre moi.
- Papa, tu veux bien venir chasser avec moi ?
- Maintenant ? Demandai-je.
Je le sentis hocher de la tête et je me décidai donc à dire :
- Oui, cela me ferait énormément plaisir mon garçon.
- Ca je le sais déjà… on y va, j'ai soif !
- Attends que ta mère ait raccroché et on y va, lui dis-je.
- Non, elle va se douter que nous somme partis chasser, je chasse toujours quand Beth dort, sinon elle veut venir avec moi, m'expliqua mon fils.
Et le pire, c'était que je ne pouvais lui refuser…
Ce petit allait me mener à la baguette, je le sentais. Je me relevai et le soutins dans mes bras. Je fis un bisou sur la joue de Bella qui était toujours au téléphone avec Carlisle dans la cuisine et sortis ensuite de la villa.
- Tu veux rester dans mes bras ou tu veux faire la course ? Questionnai-je Cliff.
- La course…
Et là, il partit comme un boulet de canon.
Cela me rappela étrangement mes petits jeux de chasse avec Emmett. Il me manquait mon frangin bourru.
Allais-je renouer avec eux ? Allaient-ils me pardonner tout ce que j'avais fait, car à eux aussi je leur devais la vérité. Pour mériter Bella, je devais avouer mes fautes.
- Papa, tu viens…
Je secouai la tête et courus vers mon fils… ce mot me remplit de joie une fois de plus…
J'avais un fils et une fille… Bon sang… qui l'aurait un jour imaginé ?
Edward Pov (Bond de trois ans dans le futur– se passe pendant le séjour en Italie de Cliff)
- Alors nous ne ferons rien. Reste ici cette nuit, quémandai-je une fois de plus.
Il fallait qu'il reste… je le voulais cette nuit, je voulais le posséder juste cette nuit.
Pourquoi ? Je n'en savais rien moi-même et je m'en foutais.
J'étais triste depuis que Bella m'avait quitté, depuis que j'avais tué Alice, depuis que j'étais loin des miens. Ils me manquaient tous. Mais aujourd'hui, j'avais moins pensé à eux, j'avais moins pensé à elle.
Mes pensées étaient obnubilées par la personne que je tenais dans mes bras.
Quand il avait accepté de rester ici cette nuit, je l'avais soulevé et placé sur mon épaule comme un homme des cavernes et l'avais ensuite déposé sur mon lit. Je m'étais glissé ensuite derrière lui, passé mes bras autour de lui pour encercler sa taille et depuis silence.
Mais c'était un silence merveilleux.
Je lui avais promis que je ne ferais rien, mais mon membre qui était resté dur me rendait dingue, de plus en plus. Et cette force qui m'attirait à lui inexorablement, l'envie de goûter ses lèvres, l'envie de le caresser. Je devais vivre ces moments, je me le devais…
J'avais rarement eu envie de vivre des choses dans mon existence et beaucoup m'avaient été enlevées avec cruauté. Je ne me laisserai plus avoir.
Je rapprochai mes lèvres de sa nuque et commençai à l'embrasser.
- Antony, arrête ou je pars !
Je glissai ma bouche encore plus loin contre son cou et remontai une de mes mains vers sa tête que je tournai. Je m'emparai alors de sa bouche. Je fus heureux quand je pus sentir qu'il répondait à mon baiser. Je demandai l'entrée de sa cavité et il me l'accorda sans hésiter.
Venait-il de changer d'avis ?
J'y réfléchirai après ! Là je décidai de vivre ce baiser et c'était tout ce qui comptait. Mon autre main s'égara involontairement, c'était ce que j'aimerais croire, vers son entrejambe que je sentis dur malgré le jeans. J'accentuai donc ma caresse par une simple pression.
Il agrippa mes cheveux et approfondit le baiser encore plus, et cela fut ma perte de conscience.
Je déboutonnai alors ses boutons aussi vite que je le pus et ma main alla empoigner son manche pour lui assener des va-et-vient. Il grogna contre ma bouche et ondula des hanches. Ces dernières vinrent frapper contre mon sexe durci et je grognai à mon tour de plaisir.
Je décidai sans même y réfléchir plus que ça, de lui enlever ses habits complètement. Sans quitter sa bouche, je lui déchirai son t-shirt et tirai violemment sur son jeans. Toujours en gardant ses lèvres contre les miennes et sa langue dans ma bouche, je défis ma chemise et arrachai mon pantalon ainsi que mon boxer.
Sa main vint prendre la mienne et il la porta de lui-même sur son membre telle une demande silencieuse. Nos mains soudées commencèrent à caresser son sexe dans un mouvement de va-et-vient lent mais soutenu. Je commençais à avoir mal tellement mon sexe était dur et je le frottai honteusement contre ses fesses avec le même rythme que nos mouvements de mains.
Heatcliff Pov
Humm… oh… Oui… plus fort, étaient les mots que j'avais envie de lui dire mais le plaisir que je ressentais était tellement fort qu'aucun mot ne put sortir. Et sentir son membre frotter contre mes fesses était grisant.
Je lâchai sa main et allai caresser son sexe.
- Oh oui, continue s'il te plait….
Je ne pus que devenir complètement hors de contrôle à ses paroles et je lui dis la première chose que je voulais sans même le vouloir :
- Prends-moi Antony, prends-moi, là, maintenant, tout de suite avant que je ne change d'avis.
Edward Pov
Je ne savais pas comment exaucer sa demande mais me décidai de le faire et fis glisser ma bouche sur sa mâchoire et parsemai celle-ci ainsi que son cou de baisers.
Arrivé à son oreille, je lui dis dans un murmure :
- Dis-moi, dis-moi comment.
-…
Merde !
Je ne savais pas, je voulais dire que si, je savais mais je voulais qu'il me le dise. Je ne ferai rien tant que je ne l'entendrai pas de sa bouche. Je ne savais pas non plus où cela allait nous mener, mais je devais le faire.
- Dis-moi Cliff, m'as-tu envoûté ? Demandai-je.
-…
Je fis glisser ma bouche vers sa clavicule. Je voulais savoir, savoir pourquoi je me retrouvais nu avec un homme dans l'intention de lui faire l'amour.
- Non, je ne t'ai rien fait. Pourquoi crois-tu que j'ai fait une telle chose ?
Je ne le crus pas, je serrai alors durement son sexe mais cela eut l'effet inverse et il pencha sa tête en arrière.
- Rrraaaaaahhhhhhhh…. Prends-moi, murmura-t-il.
Et là, ma main quitta son membre pour venir toucher ses fesses. Je le sentis se cambrer sous ma main et d'un geste bestial, voire même brutal, je le pénétrai entièrement.
- PUTAIN, cria-t-il.
Jasper Pov (Bond de trois ans en arrière – se passe deux ans après son départ d'Écosse et accessoirement celui de Bella de Forks)
- Bella, on est rentrés, dis-je en passant la porte.
- Elle dort papa, m'avertit mon fils.
- Ah. Ok… je vais…
Oui, j'allais faire quoi ? Je vais la rejoindre dans sa chambre ou pas ?
- Tu peux venir avec moi lui tenir compagnie si tu veux papa, me proposa Cliff.
Hein, quoi ?
- Euh… oui, expliqua mon fils. Je dors tout le temps avec maman… mais je suis sûr qu'elle ne t'en voudra pas si tu viens avec moi.
- Si tu veux, je viens, répondis-je en posant sur lui un regard rempli d'amour.
Mon Dieu, j'avais un fils… un fils qui dormait avec sa mère chaque soir…
Il hocha la tête et prit la direction, je supposai, de la chambre de Bella. Quand je franchis la porte, mes yeux, qui n'étaient pas gênés par le noir, voyaient un ange des plus beaux. Mon fils se mit sous la couette, habillé du pyjama qu'il avait dû enfiler pendant que je regardais sa mère et se blottit ensuite contre elle. Je ne sus pas où me mettre, mais au moment où j'allais pour m'assoir sur une chaise dans un coin, j'entendis :
- Papa, veux-tu venir contre moi ?
Je ne lui répondis pas et me plaçai dans son dos. Ma tête posée contre son omoplate et mon bras, passant par-dessus son petit corps, alla se poser sur la hanche de ma bien-aimée. J'étais sûr que vu de l'extérieur, cela faisait famille unie mais le sera-t-elle quand Bella saura la vérité ?
Je n'avais jamais autant regretté mes actions qu'en ce moment.
- Je t'ai détesté pendant toutes ces années papa, dit mon fils.
- Je comprends, mais pourquoi ?
- Parce que maman était malheureuse… on la rendait heureuse avec Beth mais elle ne pouvait pas me mentir sur ses sentiments. Elle parle de toi chaque nuit… mais cela ne dure pas longtemps car je l'endors profondément. Elle ne le sait pas, alors ne lui dis pas s'il te plait.
?* ? Pov
Cela faisait deux semaines que mon inconnue reprenait des forces, mais elle restait quand même assez faible. Elle avait refusé de boire la brune que je lui avais amenée et je n'y comprenais plus rien.
Son esprit était-il déjà mort pour refuser du sang ?
- J'ai soif, dit-elle.
- Alors pourquoi avoir refusé le sang hier ? Demandai-je.
- Humaine, souffla-t-elle.
- Bon, je vais aller te traquer une proie… je reviens, dis-je dépité qu'elle m'en demande une.
Pensait-elle que j'étais à son service ?
Alice Pov
Je n'eus pas le temps de lui dire que je ne voulais pas de sang humain qu'il était déjà parti.
Pourquoi m'avait-il sauvée ?
Je voulais mourir.
Mais ils me penseront peut-être morte, et cela n'était-il pas mieux comme ça ?
Une odeur bien trop bonne atteignit mes narines et je me raidis.
- Tiens, je l'ai assommée. Bois maintenant !
- Non, soufflai-je difficilement.
- Bois !
- Non, répétai-je.
Je pus voir qu'il planta ses canines dans le poignet de cette jeune femme, me le tendant ensuite en disant :
- Bois, sinon tu mourras.
Mon instinct me dit de boire, mais ma conscience, elle, me dit de partir en courant.
Il porta le poignet à mes lèvres que je serrai à m'en défoncer la mâchoire tout en fermant les yeux.
Je ne voulais pas, je ne voulais pas, je ne voulais pas…
Mais un liquide chaud tomba directement dans ma gorge et j'ouvris les yeux sous le choc…
Je ne m'étais même pas rendue compte que j'avais mordu le poignet.
J'aspirai ce nectar divin et je voulais stopper… mais trop tard, je n'y arrivais pas. La frénésie s'emparait déjà de moi.
J'empoignai fermement cette fille et guidai mes dents vers sa jugulaire où je pouvais percevoir son battement de cœur.
La vidant de tout son sang, je pus me rendre compte que j'en voulais plus, beaucoup plus. Je comprenais désormais Jasper, le sang humain était immensément bon.
J'étais en train de tuer une humaine et la seule chose qui me venait à l'esprit c'était le merveilleux goût de son sang.
Je relevai ma tête et vis ce vampire me regarder. Il s'avança et lécha ensuite le sang que j'avais sur les lèvres. Je restai figée par ce geste plus que suggestif.
- Je suis mariée, ne pus-je dire d'autre.
- Cela n'empêche pas de baiser, belle inconnue.
- Je suis mariée, répétai-je en me levant.
- D'accord, mais où est ton mari ? Demanda-t-il.
Bonne question, où était Jasper ?
Et Edward, mon Dieu ?
Je tombai à genoux et lui dis :
- Tuez-moi, s'il vous plait.
- Plait-il ?
- Tuez-moi !
- Tu veux dire que c'est toi qui t'es mise sur ce bûcher ?
Je hochai la tête et fondis en sanglots. Le vampire s'assit face à moi mais ne fit rien d'autre que me regarder.
Bella Pov (Se passe deux ans après son départ d'Écosse et accessoirement celui de Bella de Forks – même période que les Pov Jasper de ce chapitre)
J'ouvris un œil et sentis comme chaque jour Cliff blotti contre moi. Je posai la main sur la sienne, qui était sur mon ventre mais me figeai. Cette main était bien trop grande. Je me retournai et vis Jasper me regardant intensément.
- Bonjour Bella, me dit-il d'une voix rauque.
- Hum… où est Cliff ?
- Parti nager avec sa sœur… tu veux que je te laisse ?
Quoi, non, non, non.
- Non, reste.
- Je reste.
Il pencha son visage et m'embrassa sur la joue. Je tournai alors la tête pour capturer ses lèvres et commencer un merveilleux baiser.
J'y fis passer tout mon amour pour lui, qui n'avait fait qu'augmenter malgré la distance et la séparation. Sa main remonta pour se poser sur ma joue et je quittai ses lèvres pour respirer.
- Bella, je t'aime et je veux vivre avec toi, je veux t'aimer et élever nos enfants avec toi mais…
Je le coupai par un baiser, le repoussant sur le dos et montant sur lui à califourchon. Il venait de me dire la plus belle chose au monde.
Je roulai des hanches sur lui et cela me fit du bien, car mes fantasmes ne lui rendaient pas justice.
- Bella, murmura-t-il contre ma bouche.
- Chut, fais-moi l'amour, je t'en prie.
Il se redressa et quitta mes lèvres pour mon cou puis mon lobe d'oreille. Il m'enleva ensuite mon débardeur et s'empara de mes seins. Je ne pus m'empêcher de gémir. Mes hanches bougeaient de plus en plus et je sentis son érection. Je fis glisser mes mains entre nous pour déboucler sa ceinture.
Pendant ce temps, il descendit sa bouche sur ma poitrine où il passa sa langue froide sur un de mes tétons et je ne pus m'empêcher de cambrer mon dos sous cette sensation.
- MAMAN !
Deux secondes plus tard, j'étais à nouveau habillée et assise au bord du lit. Je vis Jasper sur la chaise et mon fils complètement en panique.
- Cliff, qu'y a-t-il ? Demandai-je affolée de le voir dans cet état.
Il vint près de moi, me prit la main et partit dans la salle de bains. A peine fus-je entrée qu'il la ferma à clé. Pourquoi faisait-il ça ?
- Cliff, dis-moi. C'est Beth ? Où est-elle ?
- Maman, j'ai peur… on plongeait avec Beth et ensuite… heu…
- Quoi ? QUOI CLIFF ? Criai-je la peur au ventre.
- J'ai mon….
Il fit un mouvement vers le bas avec ses yeux. Je le suivis et vis que le pénis de mon garçon était en érection.
Merde, il avait dû ressentir notre désir à moi et à Jasper.
- Je suis désolée Cliff. Je n'ai pas pensé…
- Maman, j'ai peur, c'est quoi… ça fait mal… stop ça s'il te plait… c'est trop…
- Jasper, criai-je. Viens tout de suite.
- Non, pas papa, maman, plaida Cliff.
- Si, t'inquiète.
- La porte est verrouillée Bella. Que se passe-t-il ?
Je lui ouvris la porte et lui montrai par un geste de la main son fils et plus spécialement la bosse grandissante au niveau de son maillot.
- Ohhhh…
- Tu peux faire quelque chose, il a peur, il ne sait pas ce que c'est.
- Tout de suite.
Je me retournai vers mon fils et vis son sexe débander. Il sauta dans mes bras et sanglota.
- J'ai eu peur maman… j'ai même laissé Beth dans l'eau.
- Je vais la rejoindre, reste avec lui, dit Jasper avant de quitter la salle de bains.
Il revint sur ses pas et me fit un rapide baiser sur la bouche puis un sur le front de Cliff et partit rejoindre sa fille. Je berçai donc mon fils qui avait dû être choqué par cette réaction.
J'avais oublié qu'il ressentait…
Comment avais-je pu oublier ?
Peut-être parce que tu étais avec Jasper dans un lit et que cela n'était pas un rêve, me souffla une petite voix.
Jasper Pov
J'arrivai au bord de l'eau et vis ma fille jouer avec un énorme crocodile gonflable. J'enlevai ma chemise et deux secondes plus tard, j'étais près d'elle dans l'eau.
- Bonjour …
- Bonjour papa, tu joues avec moi ?
- Humm… que veux-tu que je fasse ? Demandai-je.
- Lance-moi dans l'eau, oui ?
Je ne lui répondis pas, la pris dans mes bras et la lançai à quelques mètres. Elle fit une immense bombe. Je la rejoignis pour ne pas qu'elle fasse trop d'efforts et elle s'agrippa à mes épaules.
- Encore papa !
- Attends deux secondes… reprends ton souffle, ton cœur bat trop vite chérie.
Avais-je bien dit ça ?
- Papa ?
- Oui, quoi ?
- Je… je ressens quelque chose pour toi.
- Oui, je sais et sache que je le ressens aussi, murmurai-je ému.
Elle me fit un bisou sur la joue et se mit à pleurer.
- Ne pleure pas s'il te plait, arrête…
Je caressai ses cheveux humides et la serrai aussi fort que je le pouvais. Je savais pourquoi elle pleurait, elle m'aimait et avait peur que je parte.
- Je ne partirai pas chérie, je resterai à vos côtés, arrête de pleurer, la priai-je.
- Je ne veux pas que tu nous abandonne encore…
Quoi ?
Je ne les avais jamais abandonnés !
Je n'étais même pas au courant de leur existence il y avait en encore quarante huit heures de ça.
- Je ne vous ai pas abandonnés, je n'étais même pas au courant que j'étais père… crois-moi, expliquai-je.
Elle ne répondit rien mais ses émotions parlaient pour elle : soulagement, surprise, amour…
Amour, ma fille m'aimait. C'était une joie de ressentir ce sentiment. Si beau…
- Tu sais ce que je suis ma chérie ?
- Oui, tu es mon papa !
- Oui, je suis ton papa, mais est-ce que tu sais ce que je suis ? Je ne suis pas comme ta maman.
- Ben, tu es comme Cliff et papy et aussi mamy… et tu sens bon !
Je ne pus empêcher un sourire de s'étaler sur mon visage. Je la lançai ensuite encore quelques fois dans l'eau, la portai sur le dos et l'emmenai sous l'eau…
J'avais perdu du temps avec elle mais je n'en perdrai plus. Je venais de trouver un sens à ma transformation : eux.
Heatcliff Pov
J'étais resté blotti dans ses bras un grand moment puis j'avais entendu un bruit familier. Je me redressai.
- Papy vient ?
- Oui mon chéri. Et il arrive avec une surprise pour toi.
Je ne la laissai pas finir sa phrase et courus sur le ponton. Je pus voir au loin Beth et papa jouer ensemble et cela me rendis heureux. Tous ceux qui rendaient heureux maman et Beth me rendaient heureux.
Je piétinais littéralement sur place, car le bateau était encore loin mais je le voyais très nettement avec ma vue perçante.
Il accosta enfin quelques minutes plus tard et je remarquai que ce n'était pas le même bateau que d'habitude, il était plus gros.
- Bonjour Cliff, tu ne viens pas me dire bonjour, s'exclama papy.
Je fis un bond d'au moins cinq mètres de haut et une dizaine en longueur et atterris directement dans ses bras.
Mamy vint se joindre à notre étreinte.
J'avais vu ma mamy pour la première fois quelques jours après que maman et nous avions demandé à papy de ne pas partir.
Dès l'instant où je l'avais vue, j'avais ressenti l'amour qu'elle portait à mon papy et j'en avais été fier. Et je pouvais dire que papa et maman ressentaient la même chose.
Pourquoi je n'arrivais pas à analyser mes propres émotions ? Cela m'éviterait bien des discutions sur le net et avec papy.
- Cliff, j'ai un petit cadeau pour toi.
Je me redressai et sautai sur mes pieds. Il m'ébouriffa les cheveux et je grognai, détestant que l'on touche à mes cheveux, ils étaient bien comme ça.
Il se déplaça sur la gauche et je vis un splendide quad bleu…
- Whoooaaaaa, il est pour moi ?
- Oui mon garçon !
- C'est de notre part à tous les deux, mon petit blé, ajouta mamy.
Je lui adressai un sourire qui éblouit cette femme si importante pour papy. Maman arriva à cet instant et elle m'envoya une vague d'amour et de dévotion. Ensuite mamy partit en direction de Beth. Elle était liée avec ma sœur d'une manière très très particulière.
Dès qu'elle était à proximité, elle ne pouvait faire sans vouloir la protéger.
C'était peut-être dû au fait que ma sœur soit humaine…
Ça aussi c'était un bien grand mot : on évoluait de la même manière, elle ressentait toutes mes émotions personnelles, elle n'avait jamais été malade et mis à part le fait qu'elle dorme et qu'elle puisse manger comme les humains, elle me ressemble plus.
Même sa peau était plus dure que celle d'un humain, mais moins que la mienne.
- Alors Cliff… on va faire une balade en quad, je te laisse même conduire.
- Youpppiiiiii !
Je sautai sur papy et lui fis un gros câlin. Lui je pouvais le serrer de toute mes forces, alors j'en profitais.
- Cliff, après on va devoir quitter l'île avec Beth et mamy pour laisser ta maman et ton papa ensemble. Ils ont besoin de parler.
- Oui, soupirai-je.
Il me déposa au sol et prit le quad à même ses bras et partit le déposer sur le sable. Il s'installa et tapota la place devant lui.
- Allez, montre-moi ce que cet engin a dans le ventre avant que ta mère ne change d'avis.
Ni une, ni deux, je courus et sautai sur le siège, démarrai et nous partîmes pour voyager sur l'île avec MON quad.
Et voilà ! Le onzième chapitre est republié. Il fait 24 pages et 7.037 mots.
J'espère qu'il vous a plu. ^^
Je tiens aussi à préciser que la relation Edward /Cliff aura une incidence importante plus tard.
A très bientôt, dans un mois environ. Je tenterai de ne pas prendre de retard avec ma formation.
(^-^)
Jes Cullen-Malfoy
Chapitre 11 publié le 02 novembre 2012
