Auteur : Jes Cullen-Malfoy

Titre : Tout peut changer en quelques secondes

Genre : Romance / Family / Drama

Couple principal : Jasper/Bella

Couples secondaires : Vous les connaitrez au fur et à mesure

Rated : M pour scènes de sexe explicites et violence.

Warning : Au fur et à mesure de la lecture, certaines scènes pourront choquer les âmes sensibles. Il y aura aussi la présence d'une relation homosexuelle entre hommes.

Disclaimer : Il est évident que les personnages issus de Twilight ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété de Stephenie Meyer, je les lui emprunte juste pour m'amuser un peu. Seuls quelques personnages seront de moi et je préviendrai en temps voulu.

Mise en situation : Tout ce qui se passe dans le tome 1 et 2 s'est déroulé ici … Les changements vont commencer un peu après le début du tome trois pour complètement changer le cours de l'histoire d'Edward / Bella en Jasper / Bella.

Résumé : Depuis leur retour d'Italie, les choses se passent bien pour Bella et Edward. Mais cette dernière souhaite mettre les choses en ordre avec Jasper et Jacob. Edward accepte pour le premier et il ne sait pas que cela changera leur vie en quelques secondes.

Béta correctrice : Vivi64


Avancement fanfiction : Chapitre 17 à 20 réécrits, en attente d'envoi à la correction. Chapitre 21 entamé.

Période de publication actuelle : Mensuelle


Note d'auteur : Avant tout, pardon pour ces médiocres réponses review, mais avec mon énorme mal de tête que je traine depuis deux jours, ce n'était juste pas possible. J'ai ce chapitre depuis vendredi soir, mais impossible de relire et d'envoyer avant ce soir, à cause de ça justement. Je vous fais de gros bisou et vous souhaite bonne lecture malgré tout.

Note Vivi : Ne sachant pas quoi dire, je vous souhaite une bonne lecture ^^


Chapitre 16


Jasper Pov (Au moment de Noël)

« Je plaquai mes lèvres sur les siennes et je pouvais remercier à cet instant mes enfants ainsi que Carlisle pour avoir eu cette idée… le meilleur Noël que je pouvais passer cette année. »

Je la serrai plus fortement contre moi et fis passer sa jambe de l'autre côté. Elle était maintenant à califourchon et je n'avais toujours pas quitté sa bouche. Je m'écartai d'elle et ancrai mes yeux aux siens.

- Je t'aime comme je n'ai jamais aimé une femme.

-…

Je comprenais de mieux en mieux la frustration de mon frère quant à l'absence de pensées venant de Bella car le fait de ne pas ressentir ses émotions à cet instant m'était insupportable.

- Bella ? Ai-je dit ou fait quelque chose de mal ? La questionnai-je.

-…

Je décidai de passer outre son silence et commençai à parcourir son cou à l'aide de ma bouche. Arrivé à son oreille, je demandai :

- À quoi penses-tu Bella ?

- Alice, souffla-t-elle.

Oh, étais-je bête. En lui disant cela, elle avait dû penser à Alice qui était, quand j'y repensais, encore mon épouse.

- Alice n'est pas un problème Bella, c'est toi que j'aime.

- Oui, mais tu es encore son mari n'est-ce pas?

Tout en disant cela, elle avait enroulé ses bras autour mon cou et s'était serrée à m'en faire perdre haleine si j'avais été humain. Je déposai un bisou dans son cou et y nichai ensuite la tête.

- Oui, je suis encore marié à Alice mais pour moi ce n'est rien, je l'ai quittée Bella.

- Quand l'as-tu quittée Jasper ? Murmura-t-elle.

- La veille de notre départ pour célébrer ton anniversaire.

- Pourquoi à ce moment-là et pas avant ?

- Car tu l'aimais lui et je ne voulais pas vous voir vivre votre amour, répondis-je en ressentant encore la tristesse qui avait pris part de mon corps à ce moment-là.

Je sentis sa bouche se poser sur mon cou et cela me fit oublier tout le reste. Il n'y avait qu'elle et moi.

Mes mains qui étaient restées sagement sur ses hanches remontèrent le long de ses côtes et se dirigèrent sur ses bras. Elle portait une magnifique robe sans bretelle et je devais dire que depuis qu'elle avait passé la porte, je n'imaginais plus rien, sauf ma bouche déposant de doux baisers sur ses clavicules.

- Je t'aime aussi Jasper.

Ce fut ma perte, ma bouche revint sur la sienne et j'y passai la langue. Elle y joignit sans délai la sienne et remonta ses mains dans mes cheveux. Nos langues parlèrent entre elles, et je me mis à caresser ses bras du bout des doigts.

Elle dût malheureusement mettre un terme à notre échange pour reprendre de l'air et je posai le front contre le sien tout en fermant les yeux.

- Bella, j'ai besoin que tu me dises que je ne rêve pas.

- Tu ne rêves pas Jasper.

Elle avait beau me le dire, j'avais du mal à la croire car si je ne rêvais pas, Bella venait d'accepter de devenir ma femme et en plus nous nous étions embrassés.

Le paradis…

Heatcliff Pov (Petit retour en arrière)

Je retirai les mains des yeux de ma mère et la laissai aux bons soins de mon père. Je retournai ensuite au salon avec papy, mamy et Beth. Ma sœur était d'ailleurs ravissante dans sa robe. Plus je réfléchissais à notre « évolution », plus je me disais que j'étais heureux de ne pas être à l'école car si jamais je voyais des mecs la regarder d'un peu trop près, je les tuerais sans hésiter.

- Tu danses Cliff ?

Hein, mais elle était folle ma parole !

- Non Beth, tu sais bien que je n'aime pas danser.

- Juste un slow, s'il te plait.

Elle me fit le coup de ses yeux remplis de larmes et je ne voulais vraiment pas y succomber.

- Non Beth, demande à papy.

Je n'eus pas le temps de faire un pas pour aller à l'étage prendre un bouquin pour le lire devant le feu de cheminée que Beth me prit la main et m'entraina près du piano. Je soupirai et plaçai mes mains sur ses hanches, la rapprochant de moi. Elle posa alors sa tête sur mon épaule et soupira.

J'entamai un léger mouvement de gauche à droite et fermai les yeux. Inconsciemment, j'imaginais que je dansais avec Tom qui était, lui, en costume.

J'aurais tant voulu que ce soit Tom, là, dans mes bras. Il était déjà beau en photo sur son profil mais quand je l'avais reconnu dans la galerie marchande avec papy, aucune photo n'aurait pu lui rendre justice à ce canon. Il était magnifique et horriblement sexy.

« Cliff, tu pourrais éviter de serrer si fort »

- Beth, tu… tu…

Je me mis dans une position qui me permettait de la regarder et elle fixa son regard au mien. J'allais lui demander comment elle avait fait pour me parler de nouveau dans la tête quand je ressentis une immense vague de désir.

Je vis au même moment les yeux de ma sœur s'illuminer et elle se jeta sur ma bouche comme une furie. Je la repoussai car moi, contrairement à elle, je savais gérer mes émotions.

- Carlisle, appelai-je.

En deux secondes, il tenait Beth loin de moi et une seule pensée me vint à l'esprit : mes parents s'étaient remis ensemble.

Élisabeth Pov (Deux semaines plus tôt - Au réveil après son évolution)

J'ouvris un œil et vis un garçon qui ressemblait à mon frère mais en plus vieux. Il arborait un sourire énorme d'ailleurs. J'ouvris donc mes yeux complètement et m'aperçus que c'était bien mon idiot de frère.

- J'ai dormi si longtemps Cliff ? Demandai-je en remarquant qu'il avait au moins pris cinq ans.

- Oui, nous sommes en 2567 et tu es toute ridée et poussiéreuse.

Il tomba dans un fou rire et je me relevai, mais ma tête tourna alors je m'installai contre la tête de lit.

- Beth, ça va ?

- Oui, j'ai juste la tête qui tourne.

- C'est normal… tu veux que je te porte dans la salle de bains ?

- Pourquoi, je pue tant que ça ? Demandai-je un brin acide.

- Non quoique… mais en fait Beth, tu n'as pas simplement dormi, princesse.

- Euh… j'ai fait quoi ?

Je commençai à paniquer. Qu'avais-je bien pu faire ? Avais-je blessé quelqu'un ?

- Tu ne te rappelles de rien ?

- Non, juste que je me suis réveillée avec un frère plus âgé à côté de moi.

Il caressa ma joue et me fit un baiser sur le front. Il s'installa plus confortablement à côté de moi et prit ma main dans la sienne.

- Ferme tes yeux Beth et essaie de te souvenir des derniers événements.

Je fis ce qu'il me dit et je plissai le front. Je détestais me concentrer et il le savait en plus. Je revis alors certaines images floues de Cliff et moi dans la baignoire en train de jouer, ensuite je me rappelais que j'avais pleuré pour un truc que Cliff m'avait caché et ensuite je revis ma maison complètement ravagée par mon frère lui-même.

- Je me souviens, dis-je les yeux toujours fermés.

- Je suis désolé Beth, je ne voulais pas te rendre triste, c'est juste que je vis quelque chose en ce moment qui n'est pas facile pour moi.

Et je pouvais le croire car il émanait de lui angoisse, stress, peur et...

- Pourquoi essayes-tu de me cacher tes émotions Cliff ? Demandai-je.

- Je ne te cache rien petite sotte.

Il me tapa le bout du nez et la seconde suivante j'étais sur son épaule, tel un sac de pommes de terre.

- Repose-moi sombre idiot !

Il me déposa mais j'étais devant un miroir et je ne me reconnaissais plus. Je ressemblais un peu à maman mais mes yeux bleus étaient encore plus éblouissants qu'avant. Je me mis de profil et découvris une poitrine ni trop grosse ni trop petite. Je plaçai les mains dessus et palpai.

- Beth, je suis là… attends que je sois parti au moins pour te peloter.

Il rit et me prit dans ses bras.

- Tu es magnifique princesse.

Il nicha sa tête dans mon cou et je me sentis bien, mais je ne savais pas pourquoi, je ne me sentais plus à l'aise contre son corps comme avant. Il me fit un bisou dans le cou et me relâcha.

- Euh… je pense qu'il vaudrait mieux éviter de trop se faire de câlins…

- Je suis d'accord, mais je peux encore avoir un bisou ? Demandai-je.

Il approcha sa bouche de mon oreille et souffla :

- Tu auras tous les bisous que tu souhaites mais avant…

Deux secondes plus tard, je me retrouvai sous le jet d'eau froide.

- Lave-toi, tu pues sœurette…

GGGRRRR !

Je réglai la température et entrepris de me dévêtir sous la douche.

- Apporte-moi des habits Cliff, s'il te plait.

Heatcliff Pov (Trois ans plus tard - à son retour d'Italie)

Puisque j'avais atterri à Seattle, papa avait préféré faire une escale chez papy et c'était tant mieux, car je devais en parler à quelqu'un.

En parlant de ça…

- Maman, tu es enceinte ?

- Heu… oui mon chéri.

- Eh ben, je ne m'y attendais pas.

- Cache ta joie Cliff, dit mon père.

- Disons que je ne suis pas contre, mais que j'ai du mal à encaisser.

Et c'était le cas, car j'avais d'autre chose en tête. Et cette chose n'était pas Antony. Non. Ce n'était pas ses mains sur moi, sa bouche sur la mienne, son odeur enivrante que j'avais d'ailleurs encore en tête et encore moins le fait de sentir son membre dur en moi.

- Cliff tu pourrais penser à autre chose s'il te plait, dit Beth.

- Oh, heu, désolé Beth.

- Dis Cliff, tu pensais à quoi ? Demande papa en vamp'.

- Hein ?

- À l'instant, tu pensais à quoi ?

- A quoi crois-tu que je pensais ? Demandai-je à mon tour.

- Je ne sais pas, mais moi je sais à quoi je pense, là.

Je le vis jeter un regard vers maman et je me traitai de con, car mon père était un empathe. Je ne voulais même pas savoir ce que mes pensées lui avaient donné comme idées.

Je lui répondais quoi ? « Je pensais au gars qui m'a baisé près de vingt-quatre heures » ou « À une fille avec qui j'ai… »

- Alors fils, je suis ton père et j'aimerais savoir si tu as… enfin.

Je remarquai qu'il regardait droit devant lui pour éviter que ma mère ne se rende compte qu'on se parlait.

« Cliff, alors, tu as eu ta réponse en Italie ? » Demanda Beth par la pensée.

Je lui fais un signe de tête que oui.

« Pensais-tu à un homme il y a encore quelques minutes ? »

Je soupirai car Beth resterait Beth et elle n'y allait pas par quatre chemins.

- Oui Beth…

- Qu'est-ce qu'il y a Beth ? Demanda maman.

- Rien, j'ai juste posé une question à mon cher frère aux émotions si lubriques.

Sale traîtresse !

- Idées lubriques, Cliff ?

Ma mère me regardait à présent et je décidai de mentir comme une porte de grange pour avoir la paix.

- Oui, Beth me demandait ce qui avait éveillé en moi... enfin bref... alors pour que tout le monde soit au courant… j'ai couché avec une femme en Italie.

Coucher, oui. Avec une femme, non. Mais ça, seul Carlisle et Beth seront au courant, quoique, ce que venait de faire Beth changeait peut-être la donne.

« Tu as compris, leur mentir est la meilleure attaque… alors, tu me raconteras, hein… »

Je lui pris la main et la serrai avant de me blottir contre sa poitrine. Depuis que je lui avais annoncé mon doute par rapport à mes goûts sexuels, Beth avait redoublé les câlins car elle, elle était persuadée que je l'étais alors que moi, j'en avais eu seulement la confirmation dans ses bras à lui.

Et voilà, j'y repensais !

J'enfonçai la tête encore plus. Elle me caressa les cheveux et comme un con, je me mis à pleurer contre elle. Nous restâmes comme ça jusqu'à chez papy qui dès la voiture arrêtée me sortit de la voiture et me prit dans ses bras.

Je savais qu'il savait. Il s'en doutait depuis longtemps déjà, sur le fait que ce jour arriverait, mais je n'avais pas pensé être dans cet état-là. Je ne faisais que penser à lui depuis le pas de sa porte franchie, j'avais son odeur en tête, je ressentais encore ses doigts sur moi.

- Bella, Jasper… je m'occupe de Cliff pour qu'il puisse chasser… veillez sur Beth car Esmée n'est pas revenue de chez les Denali.

Je n'entendis même pas leur réponse que papy me mettait sur son dos et m'emportait loin de toute ma famille. Je n'avais même pas encore arrêté de pleurer.

Arrivés assez loin, il me déposa à terre, vint s'asseoir près de moi et me prit dans ses bras.

- Cliff ?

Je voulus lui répondre mais rien ne sortit.

- Pourquoi pleures-tu ?

Si seulement il savait… je voulais retourner là-bas, lui dire ces quatre vérités, lui dire que je ne l'avais pas envoûté… lui dire que je voulais recommencer…

- Cliff, s'il te plait parle-moi… pourquoi pleures-tu ?

J'essayai de me reprendre pour lui dire car cela m'aiderait peut-être à enlever ce poids que je ressentais depuis que j'étais revenu. Etait-ce la peur que mes parents l'apprennent, la peur de les perdre… ou la peur de ne plus revivre ce que j'avais vécu ?

- Je suis homosexuel, soufflai-je.

- Comment peux-tu en être aussi sûr ? Aro t'a dit quoi ?

- J'en suis sûr parce que j'ai couché avec un homme.

Je fermais les yeux car je ne voulais pas voir son regard changer sur moi.

- Eh bien, au moins tu es fixé et je suis content pour toi… heu…

- Il s'appelle Antony.

- Hum… et comptes-tu le revoir ?

Comme un con, je me remis à sangloter dans ses bras tout en essayant de lui parler.

- Non… il… croit… que… que… je…

- Il croit que quoi Cliff… Et s'il te plait calme-toi mon garçon. C'est moi, ton papy, et je t'aime quoi que tu sois et quoi que tu fasses.

Je fermais les yeux car ce qu'il venait de me dire me touchait énormément et me rassurait. Si je perdais ma famille, je ne perdrais pas mon papy. Alors je lui devais de m'expliquer correctement. Je me forçai à me calmer et après quelques minutes, pris la parole.

- Quand je suis arrivé à l'aéroport, j'ai vu que mon nom été inscrit sur une pancarte et quand j'ai vu qui la tenait, j'ai failli tomber tellement il était beau. Je voulais savoir ce qu'il ressentait alors j'ai ouvert mon don et je peux t'affirmer qu'il ne voulait pas être là…

Je soufflai car je revivais en même temps cet épisode de ma vie et je me disais que pour mon bien, je n'aurais jamais dû aller en Italie car j'étais sûr que j'allais en souffrir longtemps…

- Et… insista papy.

- Et… je me sentais mal à l'aise alors il m'a dit de le suivre et la première chose que j'ai regardé c'est son… heu… j'ai reluqué son cul.

Je me retournai et vis les yeux de papy grands ouverts, mais il me fit un sourire qu'il voulait rassurant alors je continuai :

- Et je ne sais pas mais quand mon esprit a divagué… enfin tu vois. Ce mec se retourne à ce moment-là sur moi et me demande à quoi je pense. Tu imagines mon état ! Je ne savais plus où me mettre. Mais j'ai fait bonne figure et je l'ai suivi vers une voiture. Je lui ai demandé si je pouvais conduire et vu que je ne connaissais pas son prénom, il m'a tendu sa main et dès que je l'ai prise, un courant électrique s'est propagé en moi et a créé une réaction disons inconfortable. Je pense aussi que sans le vouloir je lui ai transmis cette émotion car il a lâché ma main.

- Et vous avez couché ensemble à ce moment-là ?

- Non, j'ai conduit pour me rendre à Volterra et puis il a disparu. Déjà là, je n'avais plus que lui en tête…

Je m'arrêtai car je me repassais son corps en pensées et je croyais bien que c'était plus qu'une attirance physique de mon côté mais le pire était qu'il m'avait demandé de partir.

- Papy, je crois que je suis tombé amoureux.

- Et je m'en veux de te demander ça, mais est-ce réciproque ? Je ne veux pas que tu souffres.

- Non, quand j'ai vu Aro, il a remarqué que j'étais végétarien… Ah, d'ailleurs, Antony aussi. Et tu avais aussi raison à propos de mon bouclier, Aro n'a rien lu… Bref où j'en étais ?

Je fis une petite pause pour remettre mes idées en place et décidai de me lever pour faire les cents pas devant un papy surpris. Tout en continuant à marcher, je déballai le reste de mon histoire dans le moindre détail, même mes pensées. Il resta silencieux tout le long de mes explications et je l'en remerciai quelquefois. Je lui racontais même la rencontre avec ce vampire dans les toilettes.

- Voilà, tu sais tout… Je suis toujours ton petit-fils ?

J'avais essayé de le demander sur le ton de l'humour, mais j'appréhendais sa réponse.

- Bien sûr…

Il se leva et vint me prendre dans ses bras. J'étais content car rien ne changerait plus entre nous.

- Je t'aime papy, merci de m'accepter malgré ça.

Il me repoussa et prit mon visage en coupe. Il prit ensuite son air le plus sérieux et me dit sur un ton officiel :

- Tu es mon petit-fils, je t'aime, mamy t'aime, tes parents t'aiment et Beth… je n'ai même pas de mot… et je suis sûr que si tu leur disais, ils réagiraient comme moi.

- Je n'en suis pas sûr papy… mais Beth le sait ! Mais je ne lui ai pas encore raconté l'épisode avec Antony.

- D'ailleurs, je pense que cet Antony est comme toi et qu'il a peut-être du mal… car je sais et tu sais que tu n'envoûtes pas les gens.

- Effectivement… j'ai envie d'aller là-bas mais j'ai peur aussi. Je crois que je vais rester ici à me souvenir de ce moment et me morfondre dans ma solitude.

- Je te l'interdis, mon premier fils a fait ça et franchement, je ne veux plus voir ça Cliff… Je ferai mon possible pour trouver une solution par rapport à cet Antony et aux Volturis. On va laisser une petite semaine se passer car tes parents restent ici pour fêter la bonne nouvelle.

- Ah ouais, le bébé, soufflai-je.

- Tu n'es pas content ?

Il lâcha mon visage et recula pour mieux me regarder et surtout comprendre ma réaction.

- Je n'ai rien contre ce bébé, mais je ne peux pas leur révéler ma situation actuelle et risquer de manquer une vie de famille qui en plus va s'agrandir. J'ai besoin de ça, j'ai besoin d'être entouré d'amour, même celui-là, pour remplacer celui que je n'aurai jamais.

La fin de ma phrase ne fut que murmure. Je voulais tout oublier et me concentrer sur Beth, papa, maman, le bébé et papy ainsi que mamy. Et pour ça, rien de mieux que de commencer par un puma ou deux.

- Allons chasser papy.

Je partis comme un boulet de canon à travers les arbres. Je voyais défiler toute cette végétation et cela arriva à me faire oublier le reste. J'ouvris mes sens et sentis papy juste à ma droite.

- Si j'attrape un puma avant toi, tu m'offres une moto !

J'étais un sale tricheur car juste avant de le dire, j'avais flairé un puma que je pris en chasse et dont je vidai le sang à une vitesse effarante. J'étais maintenant assis en haut d'un arbre à attendre que papy me rejoigne, mais il ne vint pas.

Tout à coup, je fus projeté dans le vide et j'eus juste le temps d'atterrir sur mes deux jambes, tel un félin.

- Alors fils, tu étais dans tes pensées ?

Je me retournai au son de la voix et vis mon père qui avait un putain de sourire.

- T'es pas drôle papa, je ne t'ai même pas entendu venir.

- C'était le but… alors je veux savoir.

- Savoir quoi ?

- À quoi tu pensais en voiture qui t'excitait autant ?

- Ah !

Super, une syllabe, décidément je devrais lire un dico au lieu de mon roman favori.

- Bon, je vais te poser les questions vu que tu ne me dis rien ? As-tu goûté au plaisir de la chair ?

- Euh non, tu le vois bien à la couleur de mes yeux…

Mon père était-il fou ?! Sûrement la nouvelle de la grossesse de maman…

- Mais non, je veux dire au sexe, fils.

- Euh… je te l'ai dit dans la voiture, soufflai-je.

Il me toisa, l'air d'attendre quelque chose. Je tiltai et dis, avec assurance, ne mentant pas vraiment :

- Oui, j'ai pratiqué le sexe comme tu dis.

- Et cette femme s'appelle comment ?

Bien sûr, il n'allait pas me demander « Et cet homme, comment s'appelle-t-il ? ».

- Je ne connais pas son prénom en fait.

Ben oui, aucun prénom ne m'était venu en tête.

- Tu veux dire que tu as couché avec une inconnue ?

- Oui !

- Et tu l'as rencontrée où cette femme ?

Oulah, que dire… vite trouve…

- C'était une amie de mon guide.

- Juste une amie ?

Pourquoi il me demandait ça ?

Ah oui, la phrase de Dimitri. Eh bien, au moins j'avais une meilleure excuse pour devoir retourner en Italie pour voir Antony.

- Non, ils étaient ensemble en fait.

- QUOI ?

- C'était sa copine et de fil en aiguille, Aro l'a appelée et j'ai couché avec elle.

Il s'approcha de moi et me souleva par le col de mon t-shirt.

- Tu es inconscient Cliff, si cet Antony l'apprend, il pourrait vouloir te tuer…

Son regard changea et j'eus peur car ses yeux devinrent noirs.

- Tu es déjà un homme mort, Dimitri doit te livrer à Aro pour venger cet affront à Antony.

- Mais non, je t'assure qu'il n'y a pas de problème.

Quoi que j'en dise, là, mon père me faisait peur. Et si Antony voulait me tuer ? Eh bien, si c'était le seul moyen pour qu'il me touche encore, je le laisserais volontiers me tuer.

- Tu l'aimes fils ?

- Qui ?

- Cette femme, c'est bien à elle que tu pensais, là !

Alors j'aimais Antony ? J'étais aussi maudit que ma mère. Je hochai la tête et mon père me reposa au sol.

- Et elle, elle t'aime ?

- Non malheureusement.

- Tu l'oublieras fils. Du moins, je l'esp…

Mon père disparut. J'ouvris mon don et reçus les sentiments de peur et de colère en grandes doses. Tellement c'était fort, j'en tombai à genoux et refermai mon don immédiatement.

Pourquoi mon père est-il parti si vite ?

Maman, Beth !

Bella Pov (Retour à la période de Noël - trois ans plus tôt)

Je lui fis un dernier baiser rapide et lui dit :

- Nous devrions rentrer, les enfants doivent nous attendre !

- Oui.

Il me déposa au sol et me prit la main. Je baissai les yeux et vis nos doigts entrelacés et comme une idiote, je souris. Le Père Noël existait, pensai-je. On avançait et c'est là que je remarquais que le jardin était rempli de bougies.

- C'est… whoaaaa, soufflai-je.

- Oui mais ce n'est rien à mes yeux par rapport à toi.

Il attira ma main et y déposa un baiser chaste. Quand je pénétrai dans le salon, je vis Beth retenue dans les bras de Carlisle et Cliff qui était perdu dans ses pensées.

- Que se passe-t-il?

- Il se passe, dit mon fils le regard mauvais, que j'ai reçu une vague de vos émotions quand Beth et moi on dansait.

Oh mon Dieu !

Ça voulait dire que…

- Je suis désolée, murmurai-je.

- Tu peux, car Beth m'a sauté dessus et maintenant elle s'en veut… et je n'arrive pas à la calmer.

- Je m'en charge, dit Jasper qui était toujours à côté de moi.

OoOoOoOoO

Minuit approchait, et mes enfants n'étaient plus en froid. De toute façon cela n'avait même pas été un froid. D'ailleurs, ils étaient mignons dans les bras l'un de l'autre. Mon fils était assis dans un fauteuil avec sa sœur dans ses bras et il lui faisait des papouilles comme elle les aimait. Cliff m'agaçait cependant, il écoutait son lecteur MP3 et hochait la tête dans tous les sens.

Pour ma part, j'étais assise sur les genoux de Jasper, dos à lui. Et je me sentais de plus en plus mal car on allait bientôt ouvrir nos cadeaux et je n'avais pas prévu une réconciliation et de ce fait, n'avais aucun cadeau pour lui. J'espérais juste qu'il n'en avait pas pour moi.

Je vis ma fille se redresser et elle cria tout à coup :

- JOYEUX NOEL TOUT LE MONDE !

Heatcliff Pov (Petit retour en arrière)

- Calme-la, dit papy.

- Je ne peux pas, tu as oublié !? Répondis-je un brin en colère.

- Alors calme-toi toi-même, ainsi elle se calmera.

- Si tu crois que c'est facile, dis-je sèchement.

Je fermai les yeux et je ne pus malheureusement me calmer car je sentais la détresse de Beth qui venait sûrement de réaliser ce qui s'était passé.

Je ne lui en voulais pas… d'ailleurs c'était juste un bisou, certes sur la bouche mais rien de plus. Mais je n'arrivais pas à me calmer, je ressentais même un sentiment de colère envers mes parents qui en étaient la cause. Ces derniers venaient justement de rentrer et je ne pus me retenir plus longtemps quand ma mère ne trouva rien de mieux à faire que de demander ce qui se passait.

Je m'en voulais d'avoir agressé maman comme ça mais je n'y pouvais plus rien. Ce qui était fait, était fait.

Dès que papa avait calmé Beth, cette dernière m'avait demandé si je voulais aller me balader avec elle. On était désormais en haut d'un arbre, elle entre mes jambes, moi la tenant par la taille. Elle n'avait rien dit depuis cette demande de balade, mais je sentais qu'elle allait mieux alors je restais silencieux.

- Cliff ?

- Oui Beth ?

- Tu te souviens du jour où je n'arrivais plus vous parler dans la tête ?

- Oui, on devait avoir grandi pour atteindre cinq ans je crois.

- Oui eh bien, mon don est revenu.

- Depuis quand ?

« Depuis notre dernière évolution »

- J'aime quand tu me parles comme ça, dis-je.

Je me sentais encore plus uni à elle. Je la serrai plus fortement contre moi et posai la tête sur son épaule sans pour autant laisser peser mon poids sur elle.

« Je t'aime Cliff et je suis contente que mon don soit revenu. »

- Moi aussi, dis-je en lui faisant un bisou sur l'épaule.

« Je vais pouvoir te parler sans que personne n'entende. »

- Heu... ouais mais pourquoi ?

« Car tu me caches quelque chose depuis un petit bout de temps et je veux savoir. »

- Je ne peux pas te le dire Beth. J'ai peur.

« Peur de quoi ? »

- De vous perdre, soufflai-je déjà perdu.

« C'est si… enfin tu vois. »

- Oui…

« Cliff, je dois t'avouer un truc. »

- Quoi ? Demandai-je curieux.

« Un jour où tu chassais, je me suis réveillée et je suis allée fouiller ton portable. »

Je me raidis car si elle avait fouillé, elle avait dû trouver… Mon Dieu !

« Je suis au courant car dès ton portable allumé, un logiciel de tchat c'est lancé et un certain Tom m'a parlé. »

Mon Dieu, c'était pire…

- Beth, je… je…

« Es-tu gay Cliff? »

- Pour te dire la vérité, je ne sais pas moi-même princesse.

« Si c'est le cas, rien ne changera à mes yeux, mais je suis triste que tu penses le contraire. »

- Je ne suis pas fier de moi, mais tu ne peux pas comprendre Beth… crois-moi.

« Je t'aime frérot et rien ne changera ça… on devrait rentrer… »

- Tu peux garder…

« Je ne dirai rien… Promis, mais ne dis rien non plus pour mon don, je veux garder ça rien que pour nous… on pourra se parler librement comme ça. »

- Ok, allons-y.

Je la soulevai et la plaçai sur mon dos pour descendre de l'arbre et courus ensuite en direction de la villa. Ma sœur savait pour et m'acceptait. Un poids s'enlevait de mes épaules.

Elle entoura ma taille avec ses jambes et je savais que plus rien ne nous séparerait, pas même un garçon.

OoOoOoOoO

J'étais assis sur un fauteuil et j'étais heureux, car je parlais avec ma Beth de tout ce qui s'était passé dans ma vie. Certes, je ne pouvais que lui répondre par oui ou non de la tête, mais cela suffisait. Elle arrivait à poser les bonnes questions. J'avais mis mon lecteur MP3 sur mes oreilles pour faire semblant de suivre la musique. Je sentais que maman était agacée mais papy, mamy et papa n'étaient pas dupes, ils entendaient comme moi que je ne suivais pas le rythme.

« Joyeux Noël Cliff, je t'aime. »

Je la serrai plus fortement et deux secondes plus tard, elle se redressa tel un félin et cria :

- JOYEUX NOEL TOUT LE MONDE !

Je la pris dans mes bras et lui glissai à l'oreille.

- Joyeux Noël ma princesse. Je t'aime très fort. Merci !

« De rien. »

Je lui fis quatre bises et ensuite j'en fis de même avec le reste de ma famille. Je devais avouer que là, la seule chose à laquelle je pensais, c'était à mes cadeaux. Je n'aurais certainement pas de voiture mais j'avais toujours aimé les surprises, mais cette année, je n'avais pas trouvé mes cadeaux.

- Tiens, c'est de ma part, dit mon père.

Je pris le petit paquet et l'ouvris. C'était un bracelet de cuivre avec mon prénom dessus.

- Retourne-le.

Je lui obéis et aperçus l'emblème de la famille de papy qui était aussi celui de mon papa. Je lui sautai au cou.

- Merci papa, je ne le quitterai jamais.

Il me serra dans ses bras, qui me procuraient de plus en plus un sentiment d'amour et de sécurité à mes yeux. Je quittai malgré tout ce paradis pour faire une bise à papy qui lui aussi me prit dans ses bras. Je voulus le faire tomber, et lui sautai donc dessus puis entourai sa taille de mes jambes. Mais papy me connaissait, et réussit donc à tenir debout. J'allais redescendre quand je me retrouvais soudain dans le garage.

- Ceci est mon cadeau Cliff.

Devant moi, se trouvait un quad.

- Mais ta mère n'est pas au courant, alors tais-toi !

Je n'eus pas le temps de répondre que j'étais de nouveau au salon comme si de rien n'était. Je me retournai pour voir ma mère, mais elle embrassait mon père.

Était-ce une diversion ?

Je pris mamy dans mes bras et elle me glissa à l'oreille…

- Mon cadeau est encore en construction… c'est un petit cottage pas loin de notre villa.

Je la regardai et la remerciai silencieusement car j'allais avoir besoin d'un coin loin de mes parents qui ne pourraient sûrement pas s'empêcher de faire certaines choses la nuit. Je secouai la tête et allai vers Beth. Je lui tendis mon cadeau.

Élisabeth Pov

Comment avait-il pu croire ça ?

Cette question n'avait pas quitté mon esprit depuis notre discussion dans la forêt. Mais je revins à la réalité et me demandai ce qu'il y avait dans le paquet qu'il me tendait.

Je le lui pris des mains et allai m'asseoir sur le divan, car je ne savais pas si ce que je ressentais était juste, mais je pressentais qu'il avait mis le paquet dans ce cadeau.

J'ouvris délicatement l'emballage et mes yeux virent un fabuleux boîtier long qui m'inspirait un bijou.

Je pris sur moi et essayai de calmer mes tremblements pour soulever le couvercle et mes yeux s'écarquillèrent en voyant une magnifique chaine en or et or blanc où pendait un magnifique symbole du yin et du yang. Je l'effleurai du bout des doigts et Cliff me prit la boîte des mains avant de se placer derrière moi. Je compris son geste et soulevai mes cheveux. Je sentis plus la froideur de sa peau toucher la mienne que celle du bijou.

- Je t'aime Beth et ce bijou est ce que tu représentes à mes yeux. Une part de moi, le bien et le mal. Le vampire et l'humaine liés dans l'amour fraternel plus fort que tout.

Il finit sa phrase par un baiser et je vis mon père nous observer. Je savais qu'il avait entendu ce que venait de dire Cliff et que s'il lui avait été possible, il en aurait pleuré. Je me retournai et sautai au cou de mon frère.

« C'est très beau ! »

- Merci Cliff, je… je ne sais pas quoi te répondre.

Les larmes dévalèrent sur mes joues et Cliff me dit au creux de l'oreille :

- Il y a une inscription derrière le pendentif.

Je frottai mes joues et pris le pendentif en main puis le retournai. Je pus y lire « A jamais ensemble ».

- Oui, à jamais Cliff. Oh, je t'aime….

Je me jetai de nouveau dans ses bras et je pus dire que j'étais submergée par son amour et son bien-être.

- Reste là, je vais chercher mon cadeau pour toi.

D'ailleurs, j'allais vraiment avoir l'air d'une cruche avec mon cadeau. Je lui avais juste acheté une collection de livres sur les voitures sportives et une sur les félins du monde. Je lui tendis les deux emballages et je fus ravie de constater qu'il aimait fortement mes cadeaux. Les mots étaient inutiles entre nous.

- Beth, il ne pouvait y avoir mieux… merci !

Il me fit un gros bisou sur la joue et partit montrer son cadeau à papy, ce qui signifiait qu'il l'aimait vraiment. Je courus montrer à maman mon pendentif et elle ne trouva rien de mieux à faire que d'exploser en sanglots dans les bras de mon père. Je lui fis un clin d'œil avant de partir vers mamy qui était restée à l'écart certainement pour contempler cette scène familiale.

Esmée Pov

J'étais partagée à chaque Noël, mes enfants me manquaient mais je ne le montrais pas pour Carlisle, car je savais qu'Edward plus que n'importe qui lui manquait. Et je savais aussi que quelque chose ne tournait pas rond avec Emmett et Rosalie.

D'ailleurs, si un jour ils apprenaient pour Jasper et Bella qui venaient de se remettre ensemble à ce que je pouvais voir vu leurs baisers, je ne pensais pas que Rosalie serait très contente. Mais je ne pouvais pas la blâmer cette fois-ci. La famille avait déjà connu des disputes pour Edward et Bella, et une fois que Rosalie avait enfin accepté la venue de celle-ci dans notre clan, elle avait quitté Edward sans une explication.

Bon, avec le recul, j'avais compris son geste, mais j'avais aussi perdu deux ans de bonheur près d'Alice et Jasper. D'ailleurs cette dernière était aux abonnés absents, étant sans nouvelles d'Edward ni d'elle. Je me rongeais les sangs pour eux mais j'avais bien plus important : Élisabeth.

Je me sentais liée à elle d'une manière tellement forte. J'étais gênée d'ailleurs de l'aimer plus que mes propres enfants, mais je ne pouvais m'en empêcher. Beth me le rendait bien. Nous avions une grande complicité et elle aimait la décoration tout comme moi. En parlant d'elle, je la vis venir vers moi et je me levai pour la prendre dans mes bras. Elle pleurait et je pouvais comprendre car je n'avais rien raté du cadeau de Cliff pour elle. Ses cadeaux à elle non plus n'avait pas déplu à Cliff, Carlisle allait en entendre parler pendant au moins deux ans.

- Mamy, t'as vu le collier de Cliff ?

- Oui ma chérie et il est très beau, soufflai-je en souriant.

Je la repoussai gentiment et partis chercher mon cadeau pour elle.

- Tiens ma chérie, c'est pour toi.

Elle prit l'emballage et je pus voir de loin Carlisle me dire « je t'aime » du bout des lèvres. Je lui répondis que moi aussi quand ma petite fille hurla :

- GENIAL ! Merci mamy… CLIFF… CLIFF !

Je la vis partir vers son frère et elle lui montra mon cadeau qui n'était autre qu'une carte de crédit Platinum pour faire ses achats. Ma petite Beth adorait dépenser. J'étais très contente que Bella accepte notre argent, sinon elle ne s'en serait jamais sortie.

- Tu vas bien mon amour ?

Carlisle venait de me prendre dans ses bras et je fus obligée de le repousser sinon Cliff allait encore avoir une mauvaise surprise.

- Oui mon chéri, je suis tellement heureuse de retrouver ma famille pour ces fêtes de fin d'année.

Jasper Pov

Eh voilà, après avoir demandé à Bella de m'épouser d'une manière complètement maladroite, j'allais me ridiculiser avec mon cadeau pour ma fille.

Je n'avais rien trouvé de mieux que de lui acheter une édition collector de son film préféré ainsi que le livre explicatif du film et l'affiche officielle de ce dernier. Bref, un cadeau complètement débile à côté de ceux de Cliff et d'Esmée.

Je ne savais pas encore ce que Carlisle allait lui offrir ainsi que Bella, mais je n'osais même plus aller prendre mes paquets. Je m'y résignai tout de même et repoussai gentiment Bella. J'allai près du sapin et pris le premier cadeau.

- Beth, ceci est de ma part. Joyeux Noël ma chérie.

Elle me prit dans ses bras et partit s'asseoir à table pour ouvrir ses trois paquets. Si j'avais eu peur d'avoir complètement raté et bien je m'étais lourdement trompé. Ma fille était en extase devant son dvd et elle n'avait même pas ouvert les autres. Elle pleurait même. Bella était partie près d'elle et ma fille se mit à sauter dans tous les sens.

- Tu ne pouvais pas trouver mieux papa.

- J'en doutais mais là, je suis fier de moi Cliff, répondis-je.

- Au fait, tiens papa, c'est pour toi.

Je pris le paquet qu'il me tendait et l'ouvris. Je sortis un cadre mais qui par malchance était tourné de sorte que je ne puisse le voir.

- Je sais que ce n'est pas grand-chose, mais j'ai pensé que tu aimerais.

Je ressentis un sentiment de peur venant de mon fils, mais rien que le fait qu'il m'offre un cadeau m'émouvait. Je lui mis une main sur l'épaule et retournai le cadre. Là, le choc.

C'était la même photo de mes enfants que Carlisle m'avait montré à Harvard, mais j'étais dessus.

- J'ai fait un montage Photoshop avec une photo que papy m'a donnée.

- Je ne sais pas quoi dire fils.

- Moi si, je t'aime papa, Beth t'aime et maman t'aime alors tu as ta place avec nous. Depuis le début !

C'était trop, beaucoup trop, je n'étais pas habitué à ressentir moi-même autant de sentiments de bonheur. Je courus dehors afin de prendre l'air. Je marchai vers la petite rivière qui longeait la villa et pris place sur un rocher au bord de l'eau.

- Jasper ?

- Oui Carlisle?

- Quelque chose ne va pas?

- Non, tout va bien, même trop bien.

Je vis du coin de l'œil qu'il s'installait près de moi et il mit sa main sur mon épaule.

- Jasper, je t'ai toujours considéré comme mon fils, d'ailleurs pour moi, Beth et Cliff sont mes petits-enfants. Mais tu as le droit au bonheur Jasper. Alors, lève-toi et va près de Bella et tes enfants.

- Tu ne comprends pas papa, Bella a accepté de m'épouser, Cliff et Beth m'aiment et m'acceptent dans leur vie et je n'y crois pas… c'est trop… trop pour moi. Je ne le mérite pas, j'ai tellement fait souffrir de gens…

Carlisle me prit dans ses bras et je me mis à pleurer. De joie, de peine, de tristesse ou de pur bonheur ?

- Là, là… Il faut que ça sorte Jasper, pleure, tu en as besoin fils.

Bella Pov

Ma petite fille, qui n'était plus si petite que ça, allait me faire un arrêt cardiaque si elle n'arrêtait pas de sauter partout juste pour un dvd. Je la laissais dans son monde et reviendrais lui donner son cadeau plus tard. J'allai vers Cliff et lui tendis la main.

- Ton cadeau est à l'étage car je ne me voyais pas l'emballer et le placer sous le sapin déjà bien garni.

- Ok !

Sans plus de cérémonie, mon fils me prit comme une mariée et s'élança vers le haut. Je lui indiquai la chambre et il se figea en voyant le coin « console de jeux ». Je lui avais acheté les trois dernières consoles nouvelles générations, ainsi que les dix meilleurs jeux pour chacune d'elles sans oublier tous les accessoires.

- Maman, je ne ferai plus jamais le ménage la nuit.

Il alla caresser ses consoles et revint me faire un bisou avec un « merci » à la volée. Je le vis ensuite déballer et lire les manuels. Je décidai donc de descendre et tombai sur Esmée qui mettait la table pour le dessert.

- Esmée, laisse, je vais le faire. Mais où est Beth ?

- Elle est dans notre chambre pour regarder son dvd… j'aurais dû demander à mon fils de lui offrir plus tard.

- En effet, d'ailleurs, il n'est pas encore revenu ?

Je commençai à paniquer.

Et s'il s'était rendu compte que la vie de famille n'était pas ce qu'il lui fallait ?

Et s'il ne voulait plus m'épouser ?

D'ailleurs, devais-je le dire à mes enfants aujourd'hui ?

Tant de questions qui resteraient sans réponses.

- Esmée, vous pouvez les entendre ou pas ?

- Qui ? Cliff et Beth ou Carlisle et Jasper ?

- Les derniers.

- Oui, il me semble qu'ils sont près de la rivière.

- Alors je vais vous laisser et aller voir ce qui ne va pas.

Je pris en passant le reste des assiettes pour les déposer dans la cuisine et passai par la porte de derrière. Je descendis les marches en faisant bien attention de ne pas tomber, car j'avais mis des talons et connaissant ma maladresse…

Arrivée en bas des marches, je relevai la tête mais ne vis personne. Je m'avançai donc un peu plus et je me dis que les bougies auraient été assez utiles là pour le coup, car il faisait bien sombre.

- Jasper, murmurai-je me prenant pour une débile profonde de parler dans le vide.

Je continuai de marcher dans le noir mais m'arrêtai pour enlever mes chaussures. La froideur de l'herbe me fit du bien car je devais dire que mes pieds étaient en feu. Après avoir parcouru une dizaine de mètres, je retentai l'appel :

- Jasper ?

-…

- HHHAAAAAAAAAA !

- Chut, mon amour, ce n'est que moi.

Il était malade ! Il voulait ma mort à venir comme ça derrière moi dans cette noirceur.

- J'ai failli avoir un infarctus Jasper. Tu veux ma mort au quoi ?

- Non, je suis désolé, mais la nuit ne change rien à ma vue, j'ai oublié.

Je sentis sa bouche dans mon cou et il me dit d'une voix faible :

- Accepterais-tu de venir prendre ton dessert avec moi dans la forêt ?

Hein, la forêt ?

S'il n'était pas un vampire, j'aurais misé sur l'alcool.

- Heu… pourquoi dans la forêt ?

- Parce que je veux que l'on soit seuls… notre fille regarde son dvd et notre fils est en train de jurer contre des voitures. Carlisle est parti rejoindre Esmée et je pense qu'une balade en forêt n'est pas dangereuse en ma compagnie… alors acceptes-tu ?

- Expliqué comme ça, j'accepte.

- Ok, quel parfum veux-tu ?

- Pardon ?

- Pour ta glace, répondit-il en souriant contre mon cou.

- Laisse tomber, elle va fondre trop vite… mais si je dois choisir entre toi et le dessert, je te choisis toi.

Je me retournai et l'embrassai tendrement. Je sentis un sourire sur ses lèvres et me reculais pour le voir.

- Quel parfum Bella ?

- Mangue ou pistache, je ne sais pas lequel Esmée a pris.

Jasper Pov

J'ouvris l'antre à glaces et aperçus un pot à la mangue. Je le pris et m'apprêtai à sortir quand je me rappelais qu'il fallait aussi une cuillère. J'en piochai une dans le tiroir que j'ouvrais pour la première fois de ma vie et partis rejoindre ma future femme. Ma Bella, elle était ma Bella...

- Je n'ai pas été trop long j'espère ? Demandai-je une fois à ses côtés.

- Non, où va-t-on ?

- Dans un endroit où j'aimais aller quand le soleil était présent, mais la lune y est splendide aussi.

Je me plaçai devant elle et m'abaissai. Elle comprit et monta sur mon dos. Je commençai ma course effrénée entre les arbres. Je sentis sa bouche dans mon cou.

- Tu as peur ?

- Oui et non… plus vite c'est terminé, mieux je me porte.

J'accélérai et après quinze bonnes minutes de course, nous arrivâmes dans l'endroit le plus paradisiaque à mes yeux.

Edward Pov (Trois ans plus tard - Après le retour d'Italie de Cliff)

Je venais de renvoyer mon portier qui d'ailleurs avait eu plus de mal que moi à porter ma valise, mais bon je devais jouer le jeu aux yeux des humains. Je sentis que Dimitri était bien venu dans sa suite mais je ne sentais pas non plus d'odeur récente.

Plus le temps s'écoulait et plus j'étais persuadé que Dimitri n'était plus. Je ne savais pas non plus où je pouvais trouver Cliff. J'avais entendu l'Alaska et aussi Forks au téléphone mais rien de plus. Si demain je ne flairais pas une trace potable, j'irais voir mon père pour lui soutirer les informations par la pensée. D'ailleurs, qu'allais-je lui dire ? Je n'étais même plus digne d'être son fils.

Je me déshabillai et fonçai vers la salle de bains en tenue d'Adam. Vivre seul pendant deux ans m'avait changé niveau vie. Je ne supportais plus beaucoup les habits dès que j'étais seul dans ma maison ou ici, ma suite. Je ne pris même pas la peine d'allumer la lampe et me plaçai dans la cabine de douche. J'ouvris l'eau chaude et essayai d'augmenter au maximum la température.

Sentir cette douce chaleur me rappelait tant Bella. Son corps contre le mien quand je la prenais sur mon dos, cette sensation de réchauffement de ma peau en cours de biologie.

Et dire que je revenais ici pour tout autre chose.

Je revenais ici, cet endroit, ce même Forks où je m'étais juré ne plus y mettre les pieds. Et tout ça pour quoi ?

Pour lui, lui qui m'avait manipulé, lui qui m'avait fait oublier mon passé le temps d'une nuit, lui qui avait dévasté ma cuisine, lui qui m'avait fait jouir comme jamais je n'avais joui…

D'ailleurs, je n'avais jamais jouis avant lui.

Voilà, je pensais encore à lui et mon corps réagissait. Un muscle de mon anatomie aimait particulièrement mes pensées pour Cliff et j'en avais marre de le voir se dresser. J'en avais marre de ressentir ce manque de lui, j'en avais marre de ne pas l'avoir devant moi pour me soulager, marre de devoir me masturber depuis son départ et le pire c'était que je le faisais en pensant à lui et son corps… son goût, son odeur boisée, ses cheveux couleur blé.

Stop ! Fais ce que tu as à faire puis essaie de réfléchir, me sermonnai-je.

Je me retournai et reposai mon dos sur le carrelage de la douche et commençai un va-et-vient assez rapide et fort pour en finir au plus vite. Je repensais à cette sensation d'être en lui, ses baisers sur moi, ses mains sur moi, ses yeux sur moi.

- Hummmm

Même loin de moi, mon orgasme était fulgurant.

Je tombai assis dans la douche et me mis à trembler. Plus de plaisir, mais de tristesse, de haine, de colère. Il n'était pas là, et moi je n'en pouvais plus. Même le sevrage au sang humain n'avait pas été aussi difficile. Je le voulais, je voulais le toucher, l'embrasser…

NON NON NON…

Dès que je le verrai, je le tuerai. Ainsi problème réglé !

Je claquai la tête contre la paroi et décidai de finir cette douche pour aller chasser. Je me savonnai et me rinçai puis partis chercher dans ma valise un simple jeans ainsi qu'un polo. Pas besoin de boxer, d'ailleurs avec mes érections qui se manifestaient souvent, cela me faisait plus de mal qu'autre chose.

OoOoOoOoO

Il faisait nuit et j'étais dans un coin reculé pour ne pas enfreindre le traité avec les Quileutes. Je venais de sentir l'odeur d'un puma alors je le poursuivis mais quand je crus toucher mon but, je remarquai qu'un vampire le vidait déjà. Ce dernier ne m'avait pas entendu car il continuait de vider ma proie sans se soucier de moi.

Je me postai près d'un arbre et attendis sagement que « Monsieur le voleur de puma » se redresse pour voir qui c'était, puisqu'il était de dos. Je pus entendre le dernier battement de cœur de ce puma qui me donna un afflux de venin en bouche.

Heatcliff Pov

Même en buvant, je sentais son odeur. J'étais vraiment accro à lui. J'aspirai une dernière fois et me laissai tomber sur le dos. Je passai la langue sur les dernières gouttes de sang et soupirai.

- Pourquoi la vie est si dure, pourquoi je ne sais pas leur avouer ? Murmurai-je dans le vide.

Je fermai les yeux et décidai de me laisser aller à penser à lui.

Je commençai à déboutonner ma chemise, bouton par bouton, et quand celle-ci fut ouverte, j'en écartai les pans. Il n'y avait qu'à la chasse que je pouvais me laisser entrainer vers mes émotions, sinon papa découvrirait que j'étais un réel obsédé sexuel.

Je pensais que j'en étais un, car je ne pouvais plus m'empêcher d'imaginer son corps nu. Et puis Beth m'avait demandé explicitement mentalement d'arrêter de la faire… comment dire… mouiller, car elle et Jacob voulaient avancer doucement. Bref, je caressais mon torse et j'étais réellement triste que ce ne soit pas ses mains à lui. Je me griffai et me relevai d'un bond. Je fonçai vers l'arbre le plus proche et le déracinai.

- Pourquoi il n'est pas là, pourquoi ce n'est pas sa main ?!

J'envoyai valser le tronc sur ma gauche et m'effondrai à genoux.

- Antony, dis-je dans un souffle à peine audible, pourquoi m'avoir demandé de partir ?

Et là, comme d'habitude, je n'étais même plus surpris, je me mis à pleurer comme une chochotte et rapatriai mes jambes sur mon torse puis enfouis la tête dans mes genoux.

Et pour enfoncer le clou, j'étais seul comme je le serai toute ma vie.

Edward Pov

J'étais resté là, public de cette scène dont je ne savais pas quoi penser. Il pleurait toujours là-bas, à portée de main, mais je ne savais plus quoi faire. Le tuer ou le réconforter. J'avais d'ailleurs cru qu'il allait me tuer avec ses caresses. Bon Dieu, il était tellement sexy comme ça ! Même en déracinant un arbre, il était sexy.

Edward, reprends-toi, tu as pensé le mot sexy deux fois en moins d'une minute.

Je me rendis compte que pendant que je perdais la tête, mes pieds m'avaient mené à l'homme qui avait pris possession de toutes mes pensées. Je m'abaissai, genoux à terre, et passai la main sur son épaule, c'était comme-ci on me donnait ma dose. Mais ce n'était pas assez.

- Papy, laisse-moi s'il te plait, j'ai besoin de le pleurer.

Je ne l'écoutai pas et plaçai mon autre main sur son épaule libre.

- Papy s'il te plait, c'est déjà pénible d'aimer un homme, mais ne pas pouvoir le vivre est encore pire alors laisse-moi, je ne te le demanderai plus.

Aimer ? Il aimait un homme ?

Est-ce que cet homme, c'était moi ? Je décidai d'en avoir le cœur net en prenant la voix de mon père.

- Qui aimes-tu ?

- Tu te fous de moi !? Tu le sais… va-t-en maintenant.

- Antony ?

Là, il eut une réaction à laquelle je ne m'étais pas attendu, il se redressa et me prit par le col. Ses yeux étaient fermés et il me dit.

- Papy, je ne veux pas te blesser ALORS DEGAGE ET NE DIS PLUS JAMAIS SON PRENOM.

Il me reposa et baissa la tête.

- Pardon, mais laisse-moi s'il te plait.

Je ne tins plus, je devais le faire alors je le poussai violemment. Il tomba à la renverse, et j'en profitai pour me jeter sur lui en plaquant ma bouche contre la sienne.

Mon refuge…

Heatcliff Pov

Mais qu'est-ce qu'il lui prenait à papy ?

Le voilà qui m'embrassait et en plus il me demandait l'accès.

- Papy laisse-moi !

J'essayai de me dégager… mais rien, et je ne voulais surtout pas ouvrir mes yeux sinon cette image allait me hanter à vie.

- Laisse-toi faire !

Je me figeai et ouvris les yeux pour tomber sur ses prunelles, ses prunelles, pas celles de papy, celles d'Antony. Je devais rêver ou alors j'étais toujours au pied de mon puma et j'étais en plein fantasme.

Mais je n'en avais plus rien à foutre. J'ouvris la bouche et sa langue vint en prendre possession. Rassemblant toute ma force, je le fis rouler et je me retrouvai au-dessus de lui. Je quittai sa bouche pour son cou, son oreille. Mes mains, elles, entreprenaient de lui déchirer son haut que je n'avais même pas vu. J'étais heureux de sentir qu'il avait fait de même avec mon pull.

J'offris une multitude de baisers à son torse et ensuite remontai vers ses douces lèvres qui lapèrent les miennes avec empressement.

- C'est le plus beau de tous mes fantasmes, dis-je contre sa bouche.

- Hum… oui… ugghrrh.

Je suçai sa langue et ensuite partis dans une bataille des plus rudes pour pénétrer sa bouche. Mes mains étaient maintenant au niveau de son jeans que je déboutonnai avec ferveur et décidai de passer la main sur son entrejambe. Je me figeai car au lieu de tomber sur un quelconque sous-vêtement, j'étais tombé immédiatement sur son sexe qui était déjà érigé.

Je le pressai fort et deux secondes plus tard, je me retrouvai projeté contre un arbre qui se fendit sous mon poids. Je secouai la tête car je ne m'y étais pas attendu. Je vis Antony reboutonner son jeans et la seconde suivante, je défonçai un autre arbre. Je tombai lourdement torse contre terre et je m'apprêtai à lui demander ce qu'il lui prenait quand je reçus un douloureux coup de pied dans ce qui aurait été mon estomac.

Ce coup m'envoya planer et j'atterris dans une rivière qui devait être proche. Je n'eus même pas le temps de me remettre debout que je reçus un coup de poing en plein visage.

Edward Pov

Je lui assénai une droite qui le propulsa dans l'eau. Je fonçai sur lui et l'envoyai contre un sapin qui se déracina sous la pression. Je lui donnai un merveilleux coup de pied en pleine gueule car c'était un bâtard, un chien qui avait failli m'avoir une fois de plus.

Je vis qu'il n'essayait même plus de se lever alors je m'approchai de lui, lui empoignai sa belle gueule et lui crachai tout le venin que j'avais dans la bouche. Je terminai par un coup de genou dans ses parties intimes et le projetai de nouveau vers la rivière…

Je fixais cette dernière mais il ne remontait pas à la surface.

J'avais failli me faire avoir par sa comédie mais j'étais sûr à présent qu'il avait su dès le départ que j'étais là, alors il m'avait encore manipulé.

Pourquoi ne remontait-il pas à la surface bon sang ! Je m'impatientais d'en finir avec lui.

Heatcliff Pov

Pourquoi remonter à la surface ?

Je ne rêvais pas sinon je serais en train de baiser dans l'herbe. Je ne me serais pas fait massacrer par l'homme que j'aimais et je ne serais pas là, à penser ce que je pensais à l'instant.

J'aurais imaginé que je ne pourrais pas souffrir plus, mais je m'étais trompé. Recevoir son venin comme ça au visage m'avait tué sur place. Je décidai donc de rester au fond de cette rivière et je ne voulais plus en sortir. Je ne souhaitais plus qu'il me frappe, le voir ne pas m'aimer. Car je le savais qu'il ne m'aimait pas, mais le voir me peinait.

Je pouvais toujours me dire qu'il m'aimait comme papy l'avait dit, qu'il avait besoin de réfléchir mais là, cette haine que j'avais vue dans ses yeux m'avait glacé le sang si cela n'avait pas déjà été fait.

Je fermai les yeux et priai tous les dieux connus d'en finir avec moi. Je vivais ce que ma mère avait vécu pendant deux ans, un amour à sens unique et je me demandais comment elle avait fait pour ne pas en finir avec sa vie ? Notre présence peut-être, mais même leur présence n'effacerait en rien ma peine.

Je ne savais pas depuis combien de temps j'étais dans cette rivière mais je sentis un bras m'en sortir. J'ouvris les yeux et vis que c'était Antony lui-même qui m'avait sorti de là.

J'avais besoin de lui, je me jetai donc à son cou et pleurai. D'ailleurs, l'eau sur mon visage me donnait l'impression que des larmes coulaient même si ce n'était pas le cas.

Bella Pov (Trois ans plus tôt - le jour de Noël)

Je descendis de son dos et une seule pensée me traversa l'esprit : cet endroit était magnifique. Nous étions sur une étendue d'herbe au bord d'une falaise avec une vue splendide de la lune sur l'océan.

- La vue te plait ?

- Oui.

Il prit ma main et je le vis déposer sa veste de costume sur l'herbe. Il me fit un geste m'invitant à prendre place et je le fis. J'étais assise et Jasper vint se poser derrière moi tout en posant sa tête sur ma nuque.

- Je t'aime Bella.

- Moi aussi Jasper.

Je déposai la tête sur son épaule à mon tour et fermai les yeux. « Faites que je ne rêve pas » priai-je intérieurement.

- Tu veux ta glace mon amour ?

- Oui, je veux bien, mais vu le temps passé, elle doit être décongelée maintenant.

- J'ai une solution à ton problème.

Sur ce, il se releva, déboutonna sa chemise et prit la glace. Je me demandai ce qu'il allait faire quand il s'allongea sur son flanc, ouvrit la glace, fit une énorme et parfaite boule à l'aide de la cuillère. Il s'allongea ensuite sur le dos tout en déposant la boule sur son abdomen.

- Bon appétit mon amour, dit-il en me tendant la cuillère.

- Tu… Tu n'es pas sérieux tout de même ?

- Eh bien, je suis froid comme un mort alors ta glace ne risque rien sur moi… ne te gêne pas, mange.

C'était lui que j'allais manger là, tout de suite !

Calme-toi Bella, ne le viole pas tout de suite.

Je pris la cuillère et avançai mon bras tremblant vers la boule mais arrêtai juste avant.

Je n'y arriverai pas, mon esprit déraillait trop.

Je fermai les yeux afin de refroidir mes ardeurs. J'aimerais discuter avec lui, parler de notre couple et de notre avenir. Donc une partie de jambes en l'air au clair de lune n'était pas une bonne idée pour garder les idées claires.

Je sentis une chose froide et liquide sur mes lèvres et ouvris les yeux pour voir que c'était le doigt de Jasper couvert de glace. J'ouvris la bouche. J'entrepris de sucer cette délicieuse glace et surtout son doigt. Toutes mes bonnes résolutions venaient de fuir mon cerveau.


Et voilà ! Le seizième chapitre est republié. Il fait 33 pages et 10.190 mots.

J'espère qu'il vous a plu. ^^

A très bientôt, dans un mois environ.

(^-^)

Jes Cullen-Malfoy

Chapitre 16 republié le 14 avril 2013