Auteur : Jes Cullen-Malfoy
Titre : Tout peut changer en quelques secondes
Genre : Romance / Family / Drama
Couple principal : Jasper/Bella
Couples secondaires : Vous les connaitrez au fur et à mesure
Rated : M pour scènes de sexe explicites et violence.
Warning : Au fur et à mesure de la lecture, certaines scènes pourront choquer les âmes sensibles. Il y aura aussi la présence d'une relation homosexuelle entre hommes.
Disclaimer : Il est évident que les personnages issus de Twilight ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété de Stephenie Meyer, je les lui emprunte juste pour m'amuser un peu. Seuls quelques personnages seront de moi et je préviendrai en temps voulu.
Mise en situation : Tout ce qui se passe dans le tome 1 et 2 s'est déroulé ici … Les changements vont commencer un peu après le début du tome trois pour complètement changer le cours de l'histoire d'Edward / Bella en Jasper / Bella.
Résumé : Depuis leur retour d'Italie, les choses se passent bien pour Bella et Edward. Mais cette dernière souhaite mettre les choses en ordre avec Jasper et Jacob. Edward accepte pour le premier et il ne sait pas que cela changera leur vie en quelques secondes.
Béta correctrice : Vivi64
Avancement fanfiction : Chapitre 18 à 20 réécrits, en attente d'envoi à la correction. Chapitre 21 entamé.
Période de publication actuelle : Mensuelle
Note d'auteur : Ouh lala. Je suis impardonnable. J'avais complètement oublié que ma vivi d'amour m'avait envoyé ce chapitre le 12. J'avais tellement de choses à faire, et puis, ce mal de tête quasi constant n'aide pas. J'espère que vous serez toujours au rendez-vous. Je vous laisse avec ce chapitre, mais prenez garde à votre clavier, la bave peut-être dangereuse. Merci aux anonyme pour leur review, ainsi qu'aux membres du site pour leur alerte :-)
Note Vivi : J'espère que vous avez meilleur temps que chez moi T.T Bonne lecture ^^
Chapitre 17
Heatcliff Pov (Période de son retour d'Italie)
« Je ne savais pas depuis combien de temps j'étais dans cette rivière mais je sentis un bras m'en sortir. J'ouvris les yeux et vis que c'était Antony lui-même qui m'avait sorti de là.
J'avais besoin de lui, je me jetai donc à son cou et pleurai. D'ailleurs, l'eau sur mon visage me donnait l'impression que des larmes coulaient même si ce n'était pas le cas. »
Je sentis les bras d'Antony se refermer sur moi et je ne pus m'empêcher d'embrasser son cou ainsi que son épaule. Il passa ses mains de haut en bas dans mon dos et je ne sus pas quoi en penser.
Un instant il m'embrassait et l'autre il essayait de me tuer. D'ailleurs au lieu d'essayer, il ferait mieux de le faire. Je le repoussai et ancrai mes yeux dans les siens.
- Tue-moi Antony, tue-moi, je n'en peux plus. Je souffre comme jamais par ton refus, ton absence et même ma famille n'arrive pas à m'apaiser.
- Tu te fous de moi là, ce que tu viens de décrire c'est l'état dans lequel je suis depuis ton départ. Alors je te demande, je te supplie à genoux…
Il joignit le geste à la parole et continua :
- Enlève-toi de ma tête, de mes pensées… Annule ton sort, je t'en prie…
Ce mec était con, je le lui avais répété je ne savais combien de fois que je n'avais pas lancé de sort sur sa personne. Je sentis la colère grandir en moi et pour une fois, je la laissai m'envahir. Je me redressai et le surplombais désormais, lui étant à genoux.
- Écoute-moi bien Antony, je ne t'ai pas lancé de sort. Oui j'ai un don, je suis empathe. J'ai aussi un bouclier mental mais c'est tout, alors dégage d'ici avant que je ne te fasse du mal.
Je me retournai et m'élançai vers les arbres dans le but de rentrer au cottage. Je sautai d'arbre en arbre quand je me sentis tomber au sol. J'eus un poids au-dessus de moi et la seconde suivante, j'étais sur le dos et vis que c'était encore Antony qui m'avait plaqué au sol.
- Pourquoi alors ?
Pourquoi quoi ? Il était fin celui-là.
- Peux-tu être plus précis car à force d'être maltraité, mon cerveau ne fonctionne plus.
- Pourquoi suis-je si attiré par toi ? Pourquoi je suis dans un état de manque quand tu n'es pas là ?
- Je ne sais pas, moi je sais que je ressens ça parce que je suis amoureux de toi, avouai-je.
La majorité de ma phrase ne fut que murmure.
Il se laissa tomber sur les fesses et se prit la tête dans les mains. Papy aurait-il eu raison ?
Est-ce qu'Antony n'arrivait pas à accepter ce qu'il était.
Je me rapprochai de lui et le pris dans mes bras comme il l'avait fait plus tôt près de la rivière. Je respirai à plein poumon son odeur et fermai les yeux.
Le sentir me renvoya en Italie, dans cette chambre, contre lui. J'enfouis la tête contre son cou et lui caressai la peau avec le bout du nez.
Arrivé près de son oreille, je murmurai avec une aisance particulière :
- Je suis gay Antony, tu as été mon premier amant et je sais que je suis amoureux de toi, laisse-moi t'aimer. Je ne te demande rien en retour, pas d'amour mais laisse-moi t'aimer… ne me repousse pas.
Je lui embrassai le cou et commençai à picorer ce jardin des délices. Je me perdis dans mon acte et ma bouche se retrouva soudée à la sienne. Je fus surpris mais content de sentir sa langue presser contre mes lèvres afin que j'entrouvre ces dernières. Mes mains allèrent se balader dans ses cheveux et si j'avais eu un cœur, ses battements se seraient accélérés.
Ce baiser n'était pas agressif ni extatique. Il était doux et rempli… d'amour, en tout cas, je le ressentais comme ça. Je passai une main derrière sa nuque et pressai un peu plus son visage afin d'approfondir le baiser.
Je l'entendis grogner. Ses mains parcouraient mon torse et je ne pus continuer de l'embrasser tellement je tremblais de bonheur.
Je retournai donc à l'assaut de son cou, son oreille, sa mâchoire, son épaule. J'étais quelqu'un de très câlin, tous mes proches me le disaient mais jamais je n'avais appliqué autant de soin qu'en ce moment précis. Je ne désirais pas lui envoyer des vagues de plaisir et d'amour, je voulais qu'il ressente par mes gestes les mots que je lui avais dits avant.
Edward Pov (Petit retour en arrière)
- Pourquoi suis-je si attiré par toi ? Pourquoi je suis dans un état de manque quand tu n'es pas là ?
Oui, explique-moi alors pourquoi je suis une loque constamment en érection, aux changements d'humeur parce qu'un instant je te veux et l'autre je veux te tuer… voulus-je ajouter.
- Je ne sais pas, moi je sais que je ressens ça parce que je suis amoureux de toi, murmura-t-il.
Amoureux ? De moi ?
Pourquoi, comment ?
Est-ce ce que je ressentais pour lui ?
Trop de questions inondaient ma tête, je me laissai alors tomber sur les fesses. Je me pris la tête entre les mains.
Je m'étais attendu à entendre tout, sauf ça. Je le sentis me prendre dans ses bras et j'étais tellement troublé que je ne le repoussais même pas.
Il était amoureux de moi ?
Il ne me connaissait même pas, je ne le connaissais pas.
Que faisait-il ?
Humm… c'était si bon…
Je ne sus même plus à quoi je pensais juste avant, ni comment je m'appelais.
Je sentis son souffle dans mon cou et j'eus presque envie de pencher la tête pour qu'il fasse plus.
- Je suis gay Antony, tu as été mon premier amant et je sais que je suis amoureux de toi, laisse-moi t'aimer. Je ne te demande rien en retour, pas d'amour mais laisse-moi t'aimer… ne me repousse pas.
Antony, voilà, je m'appelais Antony.
Et cet homme m'aimait.
Je ne savais pas moi-même ce que je ressentais, mais rien que de savoir qu'une personne m'aimait et me le prouvait, car les baisers qu'il me prodiguait me montraient qu'il disait vrai…
Que faire ?
Le laisser m'aimer ?
Si je le faisais, je ne serais plus en état de manque, mais est-ce que je le voulais ?
Mon subconscient répondit à ma place car je venais de capturer sa bouche… sa délicieuse bouche. Je n'attendis pas et lui demandai l'accès et sentis sa bouche s'ouvrir. Je commençai à caresser sa langue. Je ne sus pas pourquoi mais j'avais l'impression de vivre mon premier baiser.
Je ne ressentais plus ce sentiment d'urgence. Ses mains vinrent se balader dans mes cheveux et c'était si bon…
Une de ses mains pressa ma nuque et notre échange s'approfondit. Je grognai de plaisir car il n'y avait pas de terrain conquis, juste deux langues s'entremêlant avec douceur et tendresse. Mes mains qui étaient restées jusqu'ici inactives se mirent à bouger sur son torse si doux et lisse au toucher.
Un peu trop tôt à mon goût, il quitta ma bouche mais ne quitta pas ma peau et déposa des baisers brûlants le long de ma mâchoire, mon cou et mon épaule. Petit à petit, mes barrières et mes doutes, mes peurs et tout ce que je ressentais s'envolèrent.
Je ne désirais rien d'autre que de recevoir son amour, car si c'était cela qu'il me montrait à l'instant, je capitulais et lui offrais mon corps. Je ne pouvais et ne voulais pas lui offrir mon cœur, car il n'était plus disponible, c'était une certaine Bella qui l'avait avec elle.
Heatcliff Pov
Je portais un intérêt presque fanatique à sa clavicule quand j'entendis :
- D'accord…
Je stoppai net mon baiser et redressai la tête tel un suricate, ancrant mes yeux dans son regard.
Venait-il de m'autoriser à l'aimer ?
Je pris une goulée d'air et ouvris ma bouche mais aucun son ne sortit.
Ses mains s'étaient immobilisées sur mes pectoraux. Je recherchais la réponse à ma question dans ses yeux mais je ne vis rien à part mon reflet d'abruti la bouche ouverte tel un poisson. Je plaçai les mains sur les siennes et les amenai sur mon cœur. Il ne battait pas mais cela ne voulait pas dire que je n'en avais pas.
Nous restâmes dans cette position un long moment, à se regarder dans le blanc des yeux, cherchant certainement des réponses chacun de notre côté.
Moi, la question qui revenait le plus souvent était « m'aimait-il ? ».
Je fermai les yeux afin d'ouvrir mon don. J'appréhendais ce que j'allais découvrir mais mon intention fut interrompue par ses lèvres touchant les miennes. Il prit mon visage en coupe et se mit à lier sa langue à la mienne.
Mon corps parlait de lui-même.
Mes mains partirent à la découverte de son corps à lui. Du bout des doigts, j'imprimais mentalement ses bras, ses épaules, sa mâchoire, son torse ainsi que son abdomen. D'ailleurs, je me demandais d'où me venaient ces gestes, car tout me venait naturellement.
Edward Pov
Il s'appliquait à découvrir mon corps et je sentais ce dernier réagir. Je l'entrainai avec moi sur le sol. Nos bouches ne s'étaient pas quittées et nos langues s'apprivoisaient, entre caresses et prise de pouvoir.
Je sentis sa main descendre vers le haut de mon jeans et le stoppai avec l'une des miennes. Je ne voulais pas. Je désirais sa tendresse, son amour. Pas de sexe, je n'en ressentais plus le besoin vital.
Il comprit certainement mon refus ou pas, car il remonta sa main vers le haut de mon torse. Moi, je remontai les miennes vers ses cheveux et entamai de douces caresses. Je fermai les yeux afin de me laisser aller aux sensations qu'il me procurait. J'entendis un grognement provenant de lui et l'instant d'après, il aspirait ma langue…
Dieu, cette sensation…
Encouragé par je ne savais quelle pulsion, je nous fis tourner et commençai un mouvement subtile des hanches contre les siennes. Je récupérai ma langue et partis mordiller, suçoter la peau dure et froide de son cou. Mes mains, elles, traçaient des dessins imaginaires sur son torse que je sentais se lever et descendre un peu trop rapidement pour un vampire.
- Hum… c'est bon… urght…
Je ne répondis pas mais repris sa bouche, montrant toute l'urgence qu'il n'y avait pas l'instant d'avant, l'instant où je n'avais voulu que douceur, l'instant où je n'avais rien désiré de plus. Mais maintenant c'était révolu. Là, maintenant j'en voulais plus.
Je donnai un coup de reins et butai contre son entrejambe qui était dans le même état que le mien.
Heatcliff Pov
Il souhaitait ma mort, oui c'était ça.
Rien que le fait de sentir sa bosse sous le jeans me rendait fou. Je désirais lui faire l'amour, là, tout de suite, dans cette forêt.
Je le retournai, inversant nos positions, et quittai sa bouche pour embrasser son torse. Ses mains commencèrent à aller et venir entre mes cheveux et mes épaules… tantôt doucement, tantôt brusquement. Ma bouche m'avait mené au bord de son jeans que je tentais de déboutonner hâtivement.
J'étais désormais à genoux, regardant ces putains de boutons qui étaient bloqués…
MERDE !
Je fus content de voir les mains d'Antony m'aider, car sinon je lui aurais arraché son pantalon. Ses boutons défaits, j'agrippai la ceinture et descendis son vêtement jusqu'à ses chevilles. Il était maintenant complètement nu et tout bonnement resplendissant.
Lui, il était appuyé sur ses coudes et me regardait. Je le détaillai et parcourus son corps de haut en bas, avec les yeux, m'attardant sur son sexe dressé… pour moi. Si je rêvais par je ne savais quel miracle, je ne voulais pas me réveiller.
- Tu attends quoi, Cliff ? Demanda Antony.
- Heu… je ne sais pas…
Il me fit un geste que je compris comme « tu l'enlèves ton jeans oui ou non ? ». Je me relevai et enlevai mes derniers habits à vitesse vampirique et me replaçai à genoux. Mes yeux se posèrent sur son membre. Je le vis bouger et relevai la tête pour voir qu'il était dans la même position que moi. Je fermai les yeux et lui dis d'une voix tremblante :
- Je… ne sais pas comment m'y prendre, l'autre fois c'est toi qui as…
Je ne terminai pas ma phrase tellement j'avais honte. De quoi, je n'en savais rien, mais j'avais honte.
- Oh, hum… je dois dire que moi non plus je ne sais pas comment faire…
Nous étions bien avancés.
Toujours les yeux fermés, je tendis mon bras pour le toucher. Ma main tremblait tellement les émotions étaient fortes. Elle atteignit son but et je tendis alors mon autre main afin de le rapprocher de moi. Il fit la même chose et cela me réconforta, il le voulait autant que moi.
Nos nez se rencontrèrent et surpris, j'ouvris les yeux pour me rendre compte que les siens étaient fermés. Sa main vint se placer sur ma joue et tira délicatement sur mon visage. Je refermai les yeux et l'instant d'après, nos bouches se rencontraient. Nos lèvres bougèrent en synchronisation. Je le rapprochai encore plus de moi, nos corps étaient désormais l'un contre l'autre et je pouvais sentir nettement son érection contre le haut de ma cuisse, elle frôlait même un peu la mienne.
Je passai la langue sur ses lèvres douces et le bout de la sienne rentra en contact avec la mienne. Je penchai la tête pour permettre un meilleur baiser et je perçus une de ses mains qui remontait le long de mon bras. Arrivé à mon épaule, il la plaça sur ma joue et dit difficilement contre ma bouche :
- Aime-moi…
Tout en gardant nos bouches soudées, je le poussai afin que soyons allongés, moi sur lui. Nos sexes étaient en contact et je commençai un léger mouvement des hanches afin de le sentir plus.
Edward Pov
Un sentiment, un besoin même m'envahit. Je mordillai sa lèvre et donnai un coup de reins qui permit à nos sexes de se connaître. Mais à peine ma hanche fut de nouveau au sol que le toucher s'arrêta. Je décidai de passer une de mes jambes par-dessus ses fesses afin que le toucher perdure. Cette friction était si bonne que je penchai la tête en arrière. Cliff passa sa bouche contre mon cou qu'il mordilla et suça. Je ne pus que grogner.
- Je veux être en toi Antony…
Ce ne fut qu'un souffle dans mon oreille mais je l'avais distinctement entendu.
Comment ça en moi ?
Comme l'autre jour mais dans l'autre sens ?
Hum… je n'étais pas sûr d'être en accord avec ça. Mais semble-t-il que pour Cliff je n'avais pas été assez rapide car je sentis sa main s'aventurer trop près de son but. J'entamai un mouvement pour me dégager quand je sentis un doigt en moi…
Oh bordel !
Heatcliff Pov
L'autre nuit, il avait été en moi et ça avait été merveilleux alors je voulais lui offrir cette sensation. J'étais en train de le pénétrer avec un doigt auquel j'appliquais un mouvement de va-et-vient. Je le sentais sous moi commençant à bouger. Je rentrai donc un deuxième doigt et accélérai mes mouvements qui devenaient de plus en plus profonds.
Je roulais aussi des hanches afin de continuer à caresser son sexe avec le mien. Je sentis la main d'Antony descendre et empoigner mon membre durement. Il lui exerçait une sacrée pression et commença même un mouvement de haut en bas.
Je n'allais plus tenir… Je cambrais le dos tellement son toucher me procurait du plaisir. Je pris alors la décision de placer ses jambes sur mes épaules, posai ensuite mes mains de chaque côté de son visage. Je le vis me regarder droit dans les yeux, et désirant son accord avant de le faire, je donnai un coup de reins pour lui faire comprendre que j'attendais un geste de sa part. Il ferma cependant les yeux et déposa sa tête dans l'herbe.
Edward Pov
Qu'il fasse ce qu'il avait à faire. Je n'étais plus là.
Je sentis un coup de reins venant de sa part et son gland tout près de…
Je secouai la tête pour signifier qu'il pouvait y aller. Je ne savais pas à quoi m'attendre mais ce que j'attendais ne vint pas.
- Regarde-moi Antony, souffla-t-il.
Je ne voulais pas, je désirais oublier que j'étais ici, avec lui, dans cette position. Je plaquai donc les mains sur ses épaules et appuyai dessus. Je l'entendis grogner et la seconde suivante, je le sentis entrer en moi. Je serrais les mâchoires car je me faisais quand même pénétrer à un endroit très intime qui d'ailleurs n'aurait jamais dû être pénétré, et surtout pas par un homme.
Il avança doucement en moi et quand il fut entièrement en moi, il s'immobilisa. J'ouvris alors les yeux et ce que je vis me paralysa. Cliff me regardait avec une expression de douleur ou quelque chose s'y rapprochant.
Souffre-t-il d'être en moi ?
Je le vis fermer les yeux et le fait d'être coupé de son regard me fit ressentir un manque.
Mes sautes d'humeur étaient de retour. Il y avait à peine deux secondes, je ne voulais pas le regarder et maintenant j'étais frustré parce qu'il ne me regardait plus.
- Cliff…
Il ouvrit de nouveau ses yeux et j'aurais aimé lire ses pensées. J'ancrai mon regard dans le sien et perçus qu'il bougeait avec une lenteur exagérée, en un mouvement de va-et-vient. Je fermai les yeux tellement c'était bon.
Heatcliff Pov
Je souhaitais plus que tout qu'il me regarde, mais il ne le faisait pas.
Je m'en foutais, j'attendrais comme ça jusqu'à ce qu'il lie ses yeux topaze aux miens. Mais c'était sans compter sur son côté têtu, il appuya sur mes épaules certainement pour me demander de le pénétrer.
Je ne voulais pas, pas comme ça. Je grognai tellement j'avais du mal à me contenir, car sa demande même muette était très alléchante.
Et merde, il avait gagné…
Je poussai en lui et le remplis entièrement. J'essayai d'être plus doux que lui ne l'avait été en Italie et cessai tout mouvement une fois entièrement en lui.
Je l'aimais et ce qu'il me faisait faire me tuait.
Je désirais partager ce moment avec lui mais j'étais seul, bel et bien seul. J'eus besoin de savoir ce qu'il ressentait, alors j'ouvris mon don et ressentis tout un tas d'émotions émanant de lui, mais pas d'amour. Il ne m'aimait pas.
J'étais dans un homme qui ne m'aimait pas.
Mais qu'est-ce que je foutais ?!
Tu t'apprêtes à ne faire qu'un avec l'homme que tu aimes, me dit une petite voix.
J'allais me retirer de lui mais il ouvrit ses yeux à ce moment-là.
Mais même à cet instant, je ne vis rien, aucun sentiment pour moi. Je restai donc là, en lui comme un con, lui offrant mon amour.
Je lui avais bien dit plus tôt que je ne lui demanderais rien alors je fermai les yeux afin de l'imaginer avec un regard rempli d'amour pour moi. Cela ne suffit pas.
Pourquoi est-ce si dur ? Maintenant qu'il me laissait l'aimer, je n'y arrivais pas.
- Cliff ?
J'ouvris les yeux et croisai directement son regard où je pus très nettement voir de l'interrogation. Il se demandait peut-être pourquoi je ne faisais rien. Je gardai les yeux ancrés aux siens et commençai un lent va-et-vient.
C'était la première fois que je pénétrais quelqu'un et cette sensation le long de mon sexe, sentir ses parois glisser contre mon membre dur me procuraient des sensations encore meilleures que l'autre fois.
Je me penchai et lapai ses lèvres sous le feu du plaisir qui me submergeait et sentis ses hanches frapper les miennes. J'intensifiai mon mouvement tout en suçotant sa lèvre inférieure. Antony, quant à lui, pressa mes fesses dans le but d'accentuer mes pénétrations.
Je ne pus plus me retenir et donnai trois coups de reins extrêmement puissants, qui me firent éjaculer tout en grognant sourdement. Je me laissai ensuite tomber sur lui et nichai la tête contre son cou.
Pour qu'il soit plus à l'aise, j'enlevai ses jambes de mes épaules avec une infinie douceur.
- Je t'aime Antony, murmurai-je ému.
Cette phrase était marmonnée contre son cou mais je savais qu'il m'avait entendu et je savais aussi qu'il avait pris du plaisir car je pouvais sentir sa semence sur mon bas-ventre.
Je décidai de me retirer de sur lui et me posai à ses côtés, sur le dos. Je vis les étoiles entre les branches des arbres. Je ne souhaitais pas oublier ce moment, et j'étais content d'être un vampire car ma respiration était tellement saccadée que je serais probablement en train de manquer d'air si j'avais été humain.
Je décidai de tourner la tête afin de le voir et je remarquai qu'il me regardait. Je ne dis rien car je n'avais plus rien à dire. Je partis juste à la recherche de sa main que je trouvai rapidement et amenai celle-ci à mes lèvres afin d'y déposer un tendre baiser.
Mais une surprise m'attendait car Antony entrelaça nos doigts et vint m'embrasser. Je le laissai faire et suivis ses mouvements. Il fit ensuite courir sa bouche dans mon cou et commença à me mordiller. J'allais perdre la tête s'il continuait comme ça.
Il se sépara ensuite de moi. Je me mis sur le flanc afin de lui faire face. Il était dans la même position que moi. L'une de ses mains vint se poser sur ma hanche qu'il tira ensuite vers lui. Je me laissai faire de bonne grâce.
Nos corps étaient l'un contre l'autre, j'entrelaçai alors ma jambe aux siennes. Il reprit l'assaut de ma bouche et mes mains se mirent à caresser son dos ainsi que ses fesses.
Edward Pov
Je sentis sa main parcourir mon dos ainsi que mes fesses mais je n'en avais pas assez. Je fis alors courir ma main entre nos corps et commençai à effleurer son sexe tendu. Il gémit contre ma bouche et roula des hanches. Sa main quitta mon dos pour m'offrir les mêmes caresses que celles que je lui infligeais. Sa main recouvrit toute ma longueur et lui asséna des mouvements de va-et-vient délicats. Je fis pour ma part courir mon pouce sur son gland. Je fis ensuite un mouvement soutenu du poignet pour lui procurer autant de plaisir que lui m'en offrait.
Plus il intensifiait son toucher, plus je serrais sa hampe. Nos langues, elles, se touchaient toujours et nos grognements de plaisir résonnaient en nous. Il quitta soudain ma bouche et s'aventura dans mon cou. Moi, je déplaçai ma bouche vers son épaule où je déposai des myriades de baisers.
- Antony... Humm…
Il grogna et intensifia encore la vitesse de son mouvement et je ne pus que lâcher un grognement rauque dû au plaisir qui allait me submerger d'ici peu.
- T'arrête pas… han… oui, soufflai-je.
Je jouis dans sa main et quelques secondes plus tard il en fit de même. C'est haletant que je remontai ma bouche vers la sienne pour unir nos langues.
Heatcliff Pov
Le baiser ne fut pas long mais il fut très intense.
Antony resta près de moi. Il déposa sa tête sur mon torse et je sus qu'il ne partirait pas. J'entrepris alors de passer mes doigts libres dans ses cheveux et nous restâmes comme ça jusqu'à l'aube, l'un à côté de l'autre, totalement nus, sans rien dire.
Il n'y avait que le bruit de la nature et le faible son de nos respirations. Je fermai les yeux pour profiter pleinement de ce moment de pur bonheur. Le fait de savoir qu'Antony acceptait mon amour même si je n'en recevais pas me donnait assez de courage pour annoncer à ma famille ma situation.
Mais était-ce le bon moment après la tragédie qui venait de se passer.
Flash back
Mon père disparut. J'ouvris mon don et reçus les sentiments de peur et de colère en grandes doses. Tellement c'était fort, j'en tombai à genoux et refermai mon don immédiatement.
Pourquoi mon père est-il parti si vite ?
Maman, Beth !
Je me forçai à me relever et partis à la suite de mon père, n'osant pas ouvrir mon don de peur d'être submergé une fois de plus par les émotions. Je sentais une boule au fond de ma gorge tellement je ressentais un mauvais pressentiment. Je me mis à courir aussi vite que je le pouvais et atteignis enfin l'orée de la forêt qui bordait le jardin de la villa. Je fonçai vers le salon où je trouvai une scène qui me glaça le sang.
Ma maman était ensevelie en-dessous d'une étagère. J'entendis un grognement sourd et tombai sur mon père qui se tenait à quelques pas de maman. Je suivis son regard et quelle ne fut pas ma surprise quand je vis que c'était le même mec qui était présent à l'aéroport.
- Cliff, dégage ta mère de là s'il te plait et mets-là en sécurité.
- Elle doit mourir Jasper. Elle sait, dit le vampire qui, si je me souvenais bien, s'appelait Dimitri.
- Je ne te laisserai pas la toucher une fois de plus Dimitri.
- Aro ne sera pas content qu'elle soit encore vivante et Caïus vous punira comme il se doit, ajouta Dimitri.
- Mais ils ne sauront jamais car tu ne sortiras pas d'ici vivant, dit mon père avec la voix remplie de haine.
- Cliff, ta mère ! Cria mon père avec colère.
Je déglutis et m'approchai de maman. Une odeur alléchante atteignit mes narines et je fus certain que c'était du sang humain. Je n'en avais jamais bu mais je n'étais jamais rentré en contact avec non plus.
Je retins ma respiration et soulevai d'une main le meuble. Voir ma mère étalée au sol avec quelques écorchures et évanouie fit monter en moi une colère noire. Ce monstre avait blessé ma mère.
Je replaçai le meuble contre le mur, vérifiai l'état de ma mère mais je ne décelai rien de grave. L'étagère en tombant avait sûrement juste égratigné le haut de sa cuisse ainsi que son avant-bras.
Je me retournai alors sur les deux protagonistes et remarquai que mon père faisait barrage entre le monstre et ma mère.
- Papa, occupe-toi de maman, crachai-je avec haine.
Il me jeta un rapide coup d'œil avant de poser de nouveau son regard sur l'autre gars. Je pus voir quand même l'étonnement sur son visage. J'ouvris alors mon don et envoyai la plus grande vague de douleur que je puisse envoyer vers le fils de pute qui avait osé toucher ma mère. Je vis mon père prendre ma mère dans ses bras et s'élancer vers la forêt.
Je me jetai sur l'enfoiré avec toute ma colère et lui envoyai un magistral coup de pied dans le ventre. Il alla taper contre les escaliers. Je fondis sur lui et avec une furie que je ne me connaissais pas, je lui arrachai là tête en deux mouvement prompts. Je venais de décapiter un homme, mais je n'en avais pas fini avec lui. Je le ruai de coups jusqu'à ce que je sente une main sur mon épaule. Une vague de calme me parcourut le corps et en moins de deux secondes, je cessai tout mouvement.
Le reste de la scène fut floue. Je vis mon père prendre le corps du monstre et le jeter dehors sans ménagement. Il attrapa la tête et commença à faire un tas de bouts de bois en plein milieu du jardin. Lorsque mon esprit refit surface, une fumée noire s'élevait et mon père était assis sur les marches du perron à regarder le spectacle. Je me mis en marche pour le rejoindre. Je pris place à ses côtés et lui demandai :
- Où est maman, comment va-t-elle ?
- Carlisle s'occupe d'elle, elle est à l'hôpital.
Il passa son bras autour de mes épaules et me rapprocha de lui.
- Elle… elle…
Je le sentis trembler. Je me mis devant lui en position accroupie et le pris dans mes bras. Je ne savais pas ce qu'il avait pu ressentir en voyant maman comme ça, mais cela avait dû être dur de ne pas pouvoir s'occuper d'elle immédiatement. Il pleurait sans larmes contre moi, sa tête enfouie contre mon cou.
- Je suis désolé papa, c'est ma faute.
-…
- Je regrette tellement. Si je n'étais pas parti en Italie…
Je m'en voulais, car si je n'y étais pas allé, je n'aurais pas rencontré Antony et ce Dimitri n'aurait pas dû venir me chercher et il n'aurait donc pas attaqué ma mère.
- Cliff… Bella a perdu le bébé.
Une partie de mon monde s'écroula.
Maman. Perdu. Bébé.
Je n'avais pas encore pris pleinement conscience de sa venue au monde, mais le fait de le perdre me procura une peine immense.
Ma maman venait de perdre son bébé, mon papa aussi et moi j'avais perdu un petit frère ou une petite sœur. Je me mis à accompagner les sanglots de mon père.
- Je suis désolé… pardon… pardon papa… pardon maman… je…je…
- Ce n'est pas ta faute, ce n'est pas ta faute fils.
Le comble, c'était mon père qui me réconfortait alors qu'il venait de perdre un enfant.
Fin du flash back
Edward Pov
L'aube montrait le bout de son nez mais je ne voulais toujours pas bouger. J'étais blotti contre Cliff et je me sentais aimé comme jamais. Même Bella ne m'avait pas aimé comme ça.
Oui mais tu ne lui en as pas laissé l'occasion, me souffla une petite voix.
Effectivement, si je lui avais offert les portes du plaisir charnel, je serais avec Bella et non avec Cliff à cet instant.
- Je vais devoir rentrer Antony, ma famille va se mettre à ma recherche et je ne veux pas qu'il me trouve ainsi.
Je soupirai et relevai la tête.
- Te reverrai-je ? Demandai-je.
Cette phrase était sortie si vite de ma bouche que je me demandais s'il n'y avait pas une troisième personne avec nous. Mais je devais avouer que je voulais le revoir avant mon départ.
- Oui, je veux te revoir… et toi, le veux-tu réellement ?
- Je pense que oui, soufflai-je.
Il plaça un doigt sous mon menton et redressa ma tête puis vint déposer ses lèvres contre les miennes. Il ne fallut pas beaucoup de temps pour que nos langues refassent connaissance. Je m'abandonnai totalement dans ce baiser, j'y fis passer toutes mes interrogations, datant de la fin de nos ébats.
Je ne savais plus quoi penser. J'avais pris du réel plaisir avec lui, j'en voulais même plus, plus de vitesse, plus de force, plus de lui. Mais le pire c'était que j'avais honte d'avoir eu de telles pensées.
Étais-je gay ?
J'avais aimé Bella plus que tout et je l'aimais encore aujourd'hui, j'en étais sûr. Mais Cliff, est-ce que je l'aimais ?
Non… mais je ressentais quand même quelque chose pour lui. C'était peut-être juste du sexe.
Soit, lui m'aimait et rien que de sentir son amour me rendait moins triste car quelqu'un m'aimait en définitive sur cette terre.
Il mit fin au baiser et se leva délicatement. Il enfila son jeans sans même prendre la peine d'enfiler son boxer. Je me relevai à mon tour et fis de même. Une fois à demi habillé, car nos hauts étaient en lambeaux près de la rivière, je me tournai vers lui pour savoir ce que l'on faisait.
- Ma famille ne sait pas pour moi et vu que… tu ne m'aimes pas…
Mon Dieu, je pus déceler tant de souffrance dans sa phrase que je ne pus m'empêcher de le prendre dans mes bras.
- Je suis désolé, je ne veux pas que tu souffres, je ne veux pas que tu souffres de m'aimer alors cesse… ou de souffrir ou de m'aimer, dis-je au creux de son oreille.
-…
- Je suis à l'hôtel Pacifique de Seattle. Prends contact avec moi car je reste encore un peu, j'ai de la famille à visiter.
- Reste encore un peu ? Tu comptes repartir ?
- Euh oui, je ne peux rester ici, je fais partie de la garde des Volturis et en plus ce coin me ramène dans mon passé et je ne veux pas m'en rappeler.
-…
Je lui fis un bisou sur l'épaule et disparus. Il souffrait de m'aimer, je le voyais, je le sentais alors je devais le laisser, il m'oubliera avec le temps et s'il n'y arrivait pas, eh bien il devra vivre avec son cœur brisé comme le mien l'était depuis si longtemps.
Je courus à toute vitesse et entendis un cri atroce et je sus qui c'était. Mais je ne devais pas faire marche arrière.
Je ne l'aimais pas… alors pourquoi je ressentais un poids dans le ventre à entendre son cri de tristesse ou de colère.
Heatcliff Pov
Je criai toute ma peine, toute ma douleur.
La cause ?
Ce que je venais d'entendre.
Il allait quitter le pays pour retourner vivre chez lui. J'allais en mourir. Bien que ce que je venais de vivre avec lui était un moment merveilleux, ce même moment allait me tuer à petit feu.
Je décidai pourtant de rentrer, Beth n'allait pas tarder à ouvrir l'œil et si je n'étais pas près d'elle…
D'ailleurs, j'avais besoin d'elle, elle ne serait certes pas consoler mon chagrin mais elle comprendrait mon nouveau fardeau : l'amour à sens unique.
Je courus le plus vite possible car je devais me changer avant de rentrer chez papy. Je sautai le mur de mon jardin et pénétrai par la fenêtre que j'avais laissée ouverte. Je me dirigeai vers mon petit dressing et pris une chemise noire, un sous-vêtement ainsi qu'un pantalon en toile noir. Je courus ensuite et me plaçai dans la cabine de douche. Je me savonnai en vitesse afin de m'habiller le plus rapidement possible. Une fois fait, je sortis de chez moi et pris le chemin de la villa. Je sautai sur le perron et pénétrai dans le salon.
Il était vide. Tant mieux, je ne voulais pas expliquer ma longue absence.
Je montai les marches deux à deux et ouvris la porte de la chambre de Beth. Elle dormait si paisiblement que je n'osai pas aller près d'elle. Je décidai alors de prendre place dans le canapé en cuir noir situé dans le coin de la pièce et je n'avais plus qu'à attendre que ma princesse se réveille.
Bella Pov (Trois ans plus tôt - le jour de Noël)
« Je sentis une chose froide et liquide sur mes lèvres et ouvris les yeux pour voir que c'était le doigt de Jasper couvert de glace. J'ouvris la bouche. J'entrepris de sucer cette délicieuse glace et surtout son doigt. Toutes mes bonnes résolutions venaient de fuir mon cerveau. »
Je fis glisser ma langue sur son doigt.
- Bella, dit-il un air de surprise dans la voix.
Il enleva son doigt et je ne sus quoi répondre. Je voulus m'excuser mais je le vis reprendre de la glace avec son doigt et il porta ensuite à mes lèvres que j'entrouvris. La glace était aussi froide que son doigt auquel j'appliquais de douces caresses avec la langue. Je le mordis et vis ses yeux devenir noirs. Il retira son doigt mais resta en contact avec ma peau. Il fit glisser son doigt sur ma lèvre inférieure, mon menton, mon cou, ma clavicule pour finir par mon bras. Nos yeux ne s'étaient pas quittés une seule fois. Ma respiration devenait saccadée et je commençais à sentir une humidité dans mon sous-vêtement.
Il enleva soudain la boule de glace de son ventre d'un revers de la main.
Jasper Pov
Je ne désirais pas spécialement coucher avec elle, j'aurais plutôt voulu parler, en apprendre plus sur sa vie depuis mon départ, mais ce qu'elle venait de faire à mon doigt était sans mot.
J'avais sorti ce dernier de sa délicieuse bouche et avais suivi un chemin sur sa peau. Je pus sentir mon sexe se durcir rien qu'en sentant sa chair de poule sous mon doigt. J'envoyai valser la glace qui était sur mon abdomen et je fus surpris de voir Bella se pencher pour lécher le reste de glace…
Seigneur, sentir sa langue sur moi…
Elle lapa avidement chaque millimètre de glace et j'eus soudain envie de m'en badigeonner tout le corps. Quand elle eut fini de me nettoyer, je fis descendre la fermeture de sa robe. Elle se leva et la fit tomber au sol et je déglutis en remarquant qu'elle ne portait qu'une simple culotte noire en dentelle.
Elle était là, debout devant moi. Ma Bella.
Je me redressai d'un bon et avançai d'un pas lent vers elle. Arrivé à sa hauteur, je plaquai ma bouche contre la sienne. Ma langue batailla sauvagement avec la sienne et ses mains vinrent déboutonner mon pantalon.
Les miennes avaient entrepris de malaxer sa somptueuse vallée du plaisir. Je pouvais sentir ses tétons durcis. Ma bouche descendit dans son cou, son épaule, sa poitrine. Je posai les genoux à terre et commençai à tracer un sillon avec le bout de la langue vers son nombril. Mes mains elles, entreprirent de descendre sa culotte.
Une main à chaque extrémité, je fis glisser cette dentelle jusqu'à ses chevilles. J'avais désormais une vue imprenable sur sa toison intime d'où je pus sentir l'odeur de son désir pour moi.
Elle leva chacune de ses jambes pour me permettre d'enlever son sous-vêtement et quand elle fut complètement nue, je remontai la langue pour venir de nouveau à sa bouche, sans oublier de passer par ses mamelons. Elle aspira ma langue à peine cette dernière près de sa bouche. Mes mains avaient repris la tâche de donner un soin particulier à sa poitrine. Les siennes voyageaient de mon dos à mes cheveux.
Mon érection était maintenant douloureuse, je fis alors glisser ma bouche vers son oreille :
- Me fais-tu confiance ? Demandai-je.
- Oui, souffla-t-elle.
Je mordis son lobe d'oreille et retraçai un sillon de baisers pour atteindre de nouveau son nombril. Je posai aussi les genoux à terre et d'un geste prompt mais rapide, Bella se retrouva jambes sur mes épaules, mes bras la soutenant et ma langue en elle.
Elle bougea des hanches et ma langue intensifia sa caresse.
Elle avait un goût indescriptible.
Mon nez cognait de temps en temps son bouton de plaisir. Elle gémit plusieurs fois mon prénom et je ne pus qu'augmenter ma prise sur elle. Un de mes bras quitta son dos pour venir prendre le relais de ma langue. Je la pénétrai directement à l'aide de deux doigts avec lesquels je fis des mouvements de va-et-vient soutenus.
Ma langue, elle, partit à la rencontre de son clitoris. Je sentis le sang battre horriblement sous ma langue. Son muscle gonfla au fur et à mesure de mes coups de langue. Je la fis tourner, titiller et lécher sans retenue sur le sexe de ma future femme.
Je commençai à sentir ses parois se resserrer contre mes doigts alors je les enlevai pour y remettre la langue. Elle bougeait des hanches de plus en plus, tellement le plaisir la submergeait. Avant même qu'elle ne crie de jouissance, l'afflux de son jus de plaisir envahit ma bouche. Je le bus avec plaisir.
Je la sentis trembler.
J'avais gardé la même position afin de lécher son bouton de plaisir jusqu'à ce qu'elle ne tremble plus. Ensuite, je l'allongeai sur ma veste de smoking et m'installai près d'elle.
Je passai la langue sur mes lèvres afin de récolter les dernières gouttes de mon ambroisie.
Bella Pov
Il m'avait allongée mais je n'étais toujours pas revenue sur terre. Ce qu'il venait de me faire ressentir n'avait pas de précédent. Je portai la main sur mon ventre, vaine tentative de reprendre une respiration normale.
- Merci Bella.
Je pris une bouffée d'air afin de pouvoir lui répondre :
- De quoi ? C'est moi qui dois te remercier… c'était… whoaaaa !
Il se pencha sur moi et me susurra à l'oreille :
- Merci de m'aimer…
Il m'embrassa.
- Merci d'exister…
Il m'embrassa à nouveau et continua :
- Merci d'avoir chercher à renouer avec moi après ton retour d'Italie…
Il glissa sa bouche sur ma mâchoire et vint la placer à la commissure de mes lèvres. Ses doigts vinrent caresser ma bouche entrouverte. Je me mis sur le flanc et passai les mains sur son torse dur comme la pierre. Arrivé à son bas-ventre, je le poussai sauvagement tout en commençant à déboutonner son pantalon. Ces derniers défaits, j'abaissai aussi rapidement que possible son habit ainsi que son sous-vêtement, libérant ainsi son érection. Je l'entendis grogner au moment où je posai la bouche sur son extrémité. Je sentis un liquide en sortir et il avait un goût terriblement bon. Je le léchai et commençai à descendre la langue sur toute la longueur.
- Bella… je ne…
Je redoublai d'effort et donnai une attention particulière à ses testicules à l'aide de mes mains. J'enroulai aussi la langue autour de son membre froid, dur, mais si doux. Je sentis tout à coup ses mains dans mes cheveux, essayant de me relever sans toutefois me faire mal. Ma langue toujours en train de jouer avec son sexe, je relevai les yeux pour voir que Jasper serrait sa mâchoire. Il lâcha mes cheveux et planta ses mains dans l'herbe. Voyant qu'il fermait ses yeux, j'engloutis la moitié de son membre dur en bouche. Jasper poussa un grognement qui me fit penser à un animal sauvage.
J'aspirai tout de même son membre, en montant et descendant. Je fermai également les yeux afin de profiter pleinement de mon geste. J'avais toujours trouvé cela dégoûtant mais le faire à Jasper, l'homme que j'aimais plus que tout, était un acte de pur plaisir. D'ailleurs, je me sentais mouiller rien quand imaginant son sexe en moi.
- Bella arrête, je vais… merde !
Au même moment, je reçus un jet froid qui je supposais devait être le sperme de Jasper. J'avalai rapidement, car ce n'était pas une chose que j'aspirais à avoir en bouche. Je déposai ensuite un baiser sur son extrémité et remontai la bouche en passant par son torse.
J'étais maintenant entièrement sur lui, ma tête nichée contre son cou.
Jasper Pov
Sentir son corps nu sur le mien, sa chaleur, tout me ramena à la réalité. Je ne rêvais pas, elle était bien là, dans mes bras…
Je respirai à plein poumon son odeur.
- Jasper ?
- Oui mon amour, chuchotai-je.
Je gardai les yeux fermés et parcourus son dos en de douces caresses.
- J'aimerais qu'on parle.
Elle n'avait pas bougé en disant cela alors je continuai mes gestes envers elle.
- Aucun problème, tout ce que tu veux Bella. De quoi veux-tu parler ?
- De nous, des enfants…
- Eh bien, que ce soit l'un ou l'autre, j'aimerais partager votre quotidien, si tu le désires bien sûr.
Je le désirais tellement mais le voulait-elle ? Elle avait accepté de m'épouser mais était-elle prête à vivre avec moi ?
- Bien sûr que je le désire… et je le souhaite de tout mon cœur…
- Alors disons que je viens vivre avec vous.
- Mais tes études ?
- Ma famille est plus importante, je ne vois que par vous depuis…
Je stoppai car elle avait plongé sur ma bouche. Je nous retournai et me retrouvai désormais au-dessus d'elle. Notre baiser était passionnel, langoureux, sauvage…
Elle tira mes cheveux et roula des hanches sous moi, cela me fit de l'effet.
Comment moi, le vampire sanguinaire, avait pu tomber fou amoureux de cette femme que je trouvais si insignifiante à sa rencontre ?
Le destin était drôlement farceur, car si Alice ne m'avait pas supplié de tout faire pour que Bella se sente mieux, je ne serais jamais aller à ce dîner. Ce simple trajet en voiture avait changé ma vie ou plutôt non-vie.
J'étais là aujourd'hui avec une femme merveilleuse et deux enfants que je ne souhaitais que connaître dans les moindres détails.
- Fais-moi l'amour Jasper…
- Il ne faut même pas me le demander, dis-je contre sa bouche.
Elle enroula ses jambes autour de ma taille et mon sexe toucha l'humidité de son jardin secret. Je guidai alors ma bouche vers son cou que j'embrassai avidement tout en la pénétrant entièrement, d'un coup de reins habile.
Elle était très serrée.
Elle griffa mon dos au moment ou j'entamai un mouvement assez soutenu. Je me relevai sur les mains, bras tendu afin de donner plus d'ampleur à ma pénétration. Elle ancra ses yeux aux miens, je n'y vis ni peur, ni doute. Je n'y voyais qu'amour et désir.
Son jus, sa moiteur autour de moi m'envoyaient dans de vastes contrées encore inexplorées. Pourquoi cette fois-ci était meilleure que les autres ?
- Madame Whitlock ?
- Humm… oui…
Voilà pourquoi.
Je faisais l'amour à ma future femme, et cette constatation m'emplit de joie mais aussi de désir, de possessivité. Je pris appui sur les genoux, plaquai chacune de mes mains sur ses hanches et l'amenai à moi. Je dévorai ses seins tout en continuant mes coups de reins que je savais trop forts, trop rapides, mais je ne savais plus m'arrêter.
- Oui… comme ça… Jasper…
Aimait-elle ?
Elle passa ses mains derrière ma nuque pour se soutenir et commença à donner elle aussi des coups de reins assez forts. Je retournai vers son cou, et elle pencha la tête en arrière afin de me donner un meilleurs accès. Je sentis ses parois se resserrer autour de moi mais je ne désirais pas jouir maintenant, jamais même.
- Je t'aime Bella, dis-je tout en laissant un grognement de plaisir sortir.
- Moi… moi… Jasper… moi aussi.
Je la pénétrai plus profondément. Elle hurla des mots incompréhensibles et jeta complètement sa tête en arrière, m'offrant ainsi sa poitrine que je pris en bouche. Sentir son téton durci et entendre ses cris m'amenèrent moi-même à ma propre jouissance. Je continuai malgré tout mes va-et-vient tout en me vidant en elle.
Après quelques minutes, je repris mes esprits et la serrai contre moi. La peau en sueur de son buste et le battement rapide de son cœur me ramenèrent complètement sur terre. Je n'avais pas été assez tendre et doux pendant notre abandon, j'espérais que je ne l'avais pas blessée. J'embrassai ses cheveux, son oreille, son cou et enfin sa bouche.
- Tu vas bien, tu n'as rien, je ne t'ai pas fait mal ? Débitai-je rapidement.
Je sentis sa tête bouger de droite à gauche. Je passai la main sous son menton et redressai sa tête. Elle avait les yeux plein de larmes.
- Qu'y a-t-il Bella ?
- Rien…
- Tu as les larmes aux yeux, avouai-je.
- Ce n'est rien…
Elle baissa la tête et se retira de moi. Elle chercha des yeux son sous-vêtement mais à l'instant où elle l'enfila, une odeur familière me frappa de plein fouet.
- Tu saignes ? M'exclamai-je
- Ce n'est rien. Je vais me rhabiller et rentrer. Tu devrais partir.
- Tu as mal ? Bella réponds-moi, la pressai-je.
Je me redressai mais restai à bonne distance d'elle. Je ne savais pas si elle avait peur ou pas. Je vis qu'elle cherchait sa robe alors à vitesse vampirique je lui apportai.
- Ce n'est pas ta faute, je ne suis qu'une humaine, répondit-elle.
Je ne savais pas se qui se passait mais j'avais l'impression que c'était elle qui me consolait. Je secouai la tête et décidai de lui enfiler moi-même sa robe. Je m'abaissai mais ce fut une erreur, car l'odeur de son sang, mêlé à son jus de plaisir m'enivra. Je serrai la mâchoire.
Elle leva ses jambes l'une après l'autre. Je lui remontai ensuite le bout de tissu tout en frôlant sa peau. Arrivé en haut, elle se retourna pour que je puisse fermer la fermeture éclair. Je passai ensuite les mains sur ses épaules et embrassai l'arrière de sa nuque. Mes mains allèrent après cela sur son ventre et je me mis à la bercer tendrement.
- Je suis désolé mon amour, tellement désolé. Me pardonneras-tu ? J'aurais dû…
- Stop Jasper ! J'ai pris du plaisir alors cette petite douleur est juste une conséquence.
Elle porta une de mes mains à sa bouche et l'embrassa.
- Tu devrais t'habiller et nous ramener, les autres doivent nous attendre, ajouta-t-elle.
Je lui fis un dernier bisou et me rhabillai. Elle m'attendit là, debout, et j'eus l'impression de voir un ange.
Bella Pov
La vision de cet homme nu était tout simplement divine.
Ses muscles, sa peau qui reflétait les nuances de la lune, ses cheveux indomptés couleur blé. Et il fallait l'avouer, son membre était… il n'y avait pas de mot.
Et le mufle se rhabilla trop vite, me privant de la vue son corps. Je fis un pas pour le rejoindre mais me stoppai car une douleur à mon bas-ventre se fit sentir. Jasper fut devant moi en moins deux secondes. Il plaça sa main sur mon ventre et me fixa d'un regard rempli de tristesse.
- Je t'aime Jasper, dis-je sans savoir quoi lui dire d'autre.
Il approcha son visage et s'arrêta à quelques millimètres de ma bouche. Son souffle glacial me frappa. Je fermai les yeux et posai mon front contre le sien. Il me prit les mains et nous entamâmes de petits mouvements de gauche à droite.
- Je t'aime Bella et je ne veux plus vivre une seule minute sans toi à mes côtes.
Il se pencha et m'embrassa délicatement, comme si j'allais me casser. Je décidai de passer les bras autour de son cou et il me tint lui par la hanche. J'étais désormais dans les bras de l'homme que j'aimais et le plus beau, était qu'il m'aimait lui aussi. Nous allions nous marier alors que pouvait-il nous arriver pour gâcher cela ?
Et voilà ! Le dix-septième chapitre est republié. Il fait 26 pages et 8.352 mots.
J'espère qu'il vous a plu. ^^
A très bientôt, dans un mois environ.
(^-^)
Jes Cullen-Malfoy
Chapitre 17 republié le 21 mai 2013
PS : Petite information. Le chapitre 18 arrivera en juin, puis il y aura une pause jusqu'en septembre afin que je puisse aussi profiter de mes vacances et peut-être voir même surement, me consacrer juste à l'écriture et reprendre un peu d'avance qui sait ^^ Donc, aucune publication en juillet et août ni update pour aucune fic, désolée. (Bon, si, au moins une : "Le destin sait toujours ce qu'il fait" mais c'est tout) ;-)
