Bonjuuur
Nous revoilà aujourd'hui avec un nouvel OS ! Après celui tout doux de la semaine dernière, celui-ci est fluffy à souhait (saupoudré de foutage de gueule, légèrement, déso Asahi). Sur ce, bonne lecture, moi j'vais aller me faire un thé à la mûre (c'était pour la rime).
Disclaimers : Haruichi Furudate pour les personnages et conmieser sur tumblr pour l'image de couv'
Rating : T
OS écrit par Akimitsu N
Daichi x Asahi
Asahi Azumane, jeune homme de dix-neuf ans, était assis dans cet amphithéâtre à s'ennuyer comme ce n'était pas permis. Il était en filière histoire des arts et le cours auquel il assistait devait être sur la mythologie gréco-romaine, il ne savait même pas, mais à vrai dire il n'avait pas envie de savoir. Vous savez, c'était un de ces jours où la motivation était restée sous la couette, nous laissant maussade et vaincu. Alors Asahi poussa un long soupir, et attendit que la sonnerie retentisse pour enfin changer de position. Il se leva doucement, bailla, et rangea son ordinateur portable qu'il avait à peine utilisé, sans grande conviction. Il pensait au bouquin qu'il allait pouvoir continuer à la pause déjeuner, et esquissa un petit sourire. Une énième histoire à l'eau de rose qu'il avait trouvé à la bibliothèque de l'université, mais il en raffolait tellement. Combien de fois avait-il regardé Titanic sur le canapé en s'empiffrant de fraises tagada et en se noyant dans des mouchoirs usagés ? Il ne comptait même plus, si vous voulez tout savoir. Tandis qu'il traversait les couloirs pour se rendre à la cafétéria, il tomba nez à nez avec une petite blonde qui fit tomber ses cahiers quand il arriva à sa hauteur. Alors qu'il s'apprêtait à l'aider, la fille afficha un visage paniqué avant de s'exclamer :
- P..Pardon ! M..Mais je ne suis pas intéressée par votre marchandise ! E..Excusez-moi ! Ne me tuez pas !*
Asahi eut à peine le temps d'ouvrir la bouche que l'étudiante était partie en courant. Dépité, il envoya un message à son meilleur ami. Quelle sale journée.
À : Nishinoya Yū
On m'a encore pris pour un dealer de drogues... ça commence à me déprimer...
De : Nishinoya Yū
mdrr victime, c pas la 5eme fois en 1 mois?
Il ne répondit même pas et se contenta de geignir. C'est vrai qu'il était grand et qu'il avait un carrure de joueur de rugby, ainsi que des cheveux bruns attachés en queue de cheval qui lui donnaient un air de yakuza, mais ce n'était pas une raison pour avoir peur de lui étant donné que Asahi craignait les araignées et pleurait devant Nos Étoiles Contraires. Vraiment pas une raison. Et cela brisait le petit cœur sensible de notre protagoniste.
Le pas lent et toute envie envolée, le jeune homme atteignit enfin la cafet' pour ne prendre qu'une pomme et s'assoir près d'une grande baie vitrée, livre à la main. Alors qu'il venait d'apprendre que l'héroïne trompait son copain et qu'il allait crier au scandale, un bruit sourd retentit juste devant lui suivi de plusieurs rires.
- Putain, les gars !
Quand Asahi leva les yeux, il rencontra le regard d'un brun qui lui disait quelque chose, de son âge assurément, qui lui souriait doucement.
- Désolé, ils sont vraiment maladroits, s'excusa-t-il d'une voix basse et sincère.
- Sawamura ! l'appela quelqu'un derrière lui.
Le dénommé Sawamura leur lança un vague "oui oui, j'arrive" avant de regarder dans la direction d'Azumane qui était toujours interloqué, comme s'il analysait la situation, puis dans celle de ses amis, pour enfin proposer :
- Tu... Tu veux nous rejoindre ?
Il observait sa réaction, toujours étirant ses lèvres en un sourire poli, après avoir ramassé la balle qui avait rebondi sur la table quelques secondes plus tôt (c'était donc cela, le bruit sourd). Asahi ne savait pas comment réagir, il ne le savait jamais alors il se contenta de se gratter la nuque en bégayant quelques mots maladroits.
- Pourquoi pas, si ça ne gêne pas tes amis...
- Non pas du tout ! Je m'appelle Daichi Sawamura, je suis en section sport, et toi ? s'exclama-t-il en lui tendant une main.
Il avait plissé légèrement les yeux en souriant, laissant paraître une dentition parfaite entre de fines lèvres. Asahi se rappela qu'il l'avait croisé à plusieurs reprises entre certains cours, ce pourquoi son visage lui était familier. Il se leva pour être à sa hauteur et se rendit compte que Daichi n'était pas si grand que ça, enfin, plus petit que lui de quelques centimètres en tout cas. Il avait les épaules larges, une peau légèrement hâlée et une petite coupure sur la mâchoire, sûrement dû à un rasage récent. C'est ce que la personne qui lui faisait face avait eu le temps de remarquer avant de prendre la parole.
- Asahi Azumane, je suis en filière histoire des arts, e..enchanté, fit-il en acceptant la poignée de main tendue.
Sawamura hocha la tête, signe qu'il avait enregistré l'information et l'incita à le suivre. À leur table, il y avait un jeune homme aux cheveux étrangement grisonnants qui riait aux blagues d'un chauve loufoque, ainsi que deux hommes aux coupes de cheveux plus extravagantes l'un que l'autre.
- Oya ?
- Oya oya oya ?
- Qui nous as-tu ramené là, Daichi ?
Le premier qui avait parlé avait de grands yeux dorés qui contrastaient avec ses cheveux indescriptibles, tantôt noir aux racines tantôt blanc aux pointes, surélevés dans les airs comme s'ils défiaient la pesanteur. Le deuxième, quant à lui, ressemblait plus à un coq, mais ses cheveux étaient si foncés qu'on y verrait les abysses. Il arborait un sourire plein de malice qui fit frissonner Asahi. Celui-ci se représenta alors, comme il l'avait fait avec Sawamura, avec le plein de gêne qu'on lui connaissait.
La pause de midi passa bien rapidement. Azumane remarqua que cela faisait longtemps qu'il n'avait pas discuté avec d'autres personnes que Nishinoya et sa mère, et que malgré le fait qu'il était crispé, que les gens qu'il l'entourait étaient étrangement hors du commun, il appréciait ça. Enfin, il appréciait surtout voir le visage de la personne qui avait sûrement sauvé sa journée s'animer d'une façon si simple mais si fascinante : il parlait bien évidemment de Daichi. Quand il riait, tous les traits de son visage s'illuminait et ses yeux étaient remplis de sagesse, surtout quand ils se tournaient vers Asahi. Celui-ci n'était pas dupe et avait bien remarqué les regards qu'il avait pu récolter de sa part, des petits regards à son attention pour vérifier que tout allait bien, toujours polis, toujours gérés. Asahi ne savait pas quoi penser, mais il ne pouvait pas s'empêcher d'imaginer qu'il l'intriguait, et ce serait réciproque, alors pourquoi pas.
Durant les jours qui suivirent, il croisa de temps à autres les amis de Sawamura dans les couloirs, sans échanger plus qu'un sourire et deux trois mots de politesse, cependant, il ne rencontra pas la personne qu'il souhaitait revoir. Entre ses examens qui commençaient bientôt et ses pensées qui vagabondaient toujours trop loin, il n'avait pas le temps de souffler.
Un soir où il avait encore étudié jusqu'à une heure déraisonnable, une chose inévitable arriva : il n'entendit pas son réveil le matin venu. Il paniqua, évidemment, et sans avoir eu le temps de se coiffer ni de manger quelque chose, il débarqua devant l'université essoufflé et avec une bonne heure de retard. Il mît cinq minutes de plus à trouver sa salle avant de tomber sur un amphithéâtre complètement plein. Abattu, il retourna dans la cour ensoleillée. Quelle sale journée. Il leva les yeux et aperçut une silhouette éblouie sur un banc en face de la grille. Il s'approcha doucement, semblant la reconnaître. Elle tenait sa tête dans ses mains et ses genoux tremblaient.
- J'y crois pas... croyait-il entendre.
Daichi. C'était Daichi.
- On l'a fait...
Asahi s'avança encore et finit par s'assoir à ses côtés, sans un mot. Et tout d'un coup, le brun se retourna, manquant de le faire sursauter.
- Je... On... On va aux nationales, Asahi !
Il ne savait pas ce que ça signifiait. Mais ce qu'il savait, ou ce qu'il sut à ce moment-là, c'est que ça comptait. Plus que tout. Parce que dans le regard de Daichi vibrait une émotion intense, un mélange de fierté, de grande satisfaction, celle de l'accomplissement d'un rêve ou d'un but qui tardait de plusieurs années. Et tout était dans les yeux, rien que les yeux, quoiqu'il sentit un contact chaud au niveau de sa main. Puis sans que Asahi puisse réagir, Daichi nicha sa tête dans le creux de son cou en laissant échapper comme une plainte heureuse, si seulement c'était possible. Son souffle chatouillait la peau nue de ses clavicules et lui provoquait des vagues agréables de chaleur dans l'estomac. Il le sentait rire lentement, d'une voix basse et douce, contre son épiderme. Alors, en suivant le mouvement, Asahi laissa échapper un petit rire, tout en caressant ses cheveux bruns, presque complètement noirs.
Cet homme venait de sauver sa journée pour la deuxième fois.
*cette fille est petite et blonde... ça ne vous dit rien ? (c'est plus drôle si on comprend la ref)
La semaine prochaine... le tant attendu TanaGuchi et que ça va être le feu ! Soyez au rdv !
