Bonjouuuuuur tout le monde !

Comment vous allez ? Vous avez survécu à Noël ? J'espère que vous avez bien profité de votre famille, de vos amis (ou pas)

Nous ça va, même si on arrive à bout de notre publication (presque) hebdomadaire, j'garde le moral et j'ai pleins d'inspi pour les prochains OS !

Voici le 12e, et pas des moindres car j'en suis pas peu fière ! J'ai pris beaucoup de plaisir à l'écrire, il sent bon l'été puisqu'il a été conçu pendant les grandes vacances. Je vous laisse lire ça, et j'ai même pour vous un petit conseil : écoutez Louise Attaque en même temps, vous verrez pourquoi mais c'est pile poil la bonne ambiance.

Disclaimers : Haruichi Furudate pour les personnages et conmieser sur tumblr pour l'image de couv'
Rating : T


OS écrit par Akimitsu N

Sugawara x Yamaguchi

Sugawara Kôshi n'avait jamais eu le syndrome de la page blanche. Son imagination avait toujours été débordante, colorée, fougueuse et poétique, d'où étaient nés plusieurs romans de sa création qu'il avait vendu avec fierté. Il espérait continuer sur ce chemin, voulant se faire une réputation dans ce domaine, et ainsi vivre de sa passion. Mais il y avait un hic.

Sugawara Kôshi n'avait jamais eu le syndrome de la page blanche jusqu'à aujourd'hui, un lundi après-midi de juin, assis sur un banc en plein Paris, alors que tout lui était favorable. Le temps ; une légère brise qui faisait voler son foulard d'un bleu doux rappelant la couleur du ciel dévoilé, la place ; peu connue et dans le XVIIIe, non loin de l'inspirante Montmartre et dotée d'une superbe vue surplombant l'ancien village, les gens ; une femme en robe rouge à petit poix qui lisait un gros livre d'un air distrait, des enfants joyeux avec des dents en moins qui se racontaient leurs rêves d'avenir tout en pointant leur dessin façonné dans le sable et un jeune garçon qui semblait perdu, les manches de sa chemise retroussées nerveusement, les yeux inquiets et les mains moites. Mais pourtant, Sugawara était là, l'ordinateur sur les genoux et les yeux rivés sur le barre qui clignotait après la dernière phrase qu'il avait écrite probablement hier. Et rien ne venait. Les doigts suspendus au dessus du clavier, il se mordit la lèvre. Il avait l'impression d'avoir perdu chaque notion de vocabulaire et de grammaire qu'il connaissait. Comment construire une phrase correcte ? Ou du moins qu'elle ne sonne pas comme une rédaction de collégien ? L'écrivain ferma d'un coup sec le clapet de son ordinateur. Non. Lui, ce qu'il aimait, c'était la qualité, la poésie. Faire rêver les gens, les faire sortir de l'ordinaire, les émouvoir. Ce qu'il écrivait devait être spontané. Ça devait sortir de lui, de son cœur. Pas de son cerveau engoncé de réflexions fatiguées.

Il se rendit soudain compte, en levant les yeux devant lui, que le jeune homme de la place le regardait avec un air choqué, comme surpris de sa présence. Il avait dû le faire sursauter de part sa violence en vers son outil d'écriture. Kôshi prit donc le temps d'analyser la situation qui était la suivante : il n'y avait plus de banc libre, la place étant petite et la femme occupant l'autre, le jeune pantelant de fatigue n'osait pas s'asseoir. Il soupira, avant de se pousser légèrement sur la gauche afin d'inviter le pauvre garçon à reposer ses jambes. Ce dernier sembla hésiter, puis traversa les quelques mètres qui les séparaient encore mais trouva utile de demander un doux et timide "Je peux m'asseoir ?" auquel l'écrivain répondit par un mouvement du menton et un sourire crispé. Le jeune homme se posa alors avec fébrilité sur le métal d'un vieux vert. Ses yeux ne savaient pas où se poser, et ses mains tripotaient maladroitement son smartphone qui ne semblait pas lui apporter la nouvelle qu'il attendait. Dans un énième geste mal assuré, son téléphone s'écrasa au sol. Il ne put pas se retenir de jurer, malgré son faciès empli d'innocence. L'écrivain à ses cotés qui observait la scène d'un air curieux se mit à ricaner doucement, tandis qu'il se penchait pour ramasser l'objet.

- Dites-moi, quel mal vous étreint, monsieur, pour être si tourmenté ? s'exclama Sugawara, heureux de trouver une faille dans son quotidien.

Le-dit monsieur se retourna vivement, visiblement surpris qu'on lui adresse - surtout ainsi - la parole.

- Euh... je... bafouilla-t-il, et oh mon dieu il se haïssait pour ça.

Il croisa le regard compréhensif de son interlocuteur. Le garçon souffla alors, tentant de calmer la panique qui l'avait prise plus tôt.

- Je suis perdu... je ne suis pas d'ici. Je suis venu rejoindre un ami d'enfance, mais... il ne répond pas. Je n'ai aucun sens de l'orientation à vrai dire, et j'ai du prendre un mauvais bus, en plus de ça...

Un énorme sourire naissait sur le visage finement dessiné de Kôshi. Sa journée ne sera donc pas si morne ? Tout en tendant délicatement sa main devant l'inconnu, il se permit :

- Vous êtes bien tombé monsieur ! Je m'appelle Sugawara Kôshi et je suis parisien depuis plusieurs années maintenant, puis-je vous proposer mon aide ?

L'homme parût soudainement soulagé et sans hésitation aucune, posa sa main légère sur celle de l'écrivain. Ce dernier se leva d'un bond, entraînant à sa suite le voyageur.

- Merci beaucoup, ça doit faire plus de deux heures que je marchais en vain... je m'appelle Yamaguchi Tadashi !

Se sentant soudainement trop romanesque et intime avec cet étranger, Yamaguchi retira vivement sa main avec un sourire gêné. Pas troublé pour un sous, Sugawara continua :

- Où habite votre ami ?
- D..Dans le XIVe arrondissement...
- Eh bien ! Nous avons de la route à parcourir, mon cher Tadashi, acceptez-vous de marcher encore quelques minutes ? Je sais où nous allons passer !

D'un oeil à la fois intimidé et curieux, le jeune homme observa son guide. En fait, il ne devait pas être de beaucoup plus vieux que lui, même si Yamaguchi se sentait beaucoup trop enfantin à ses côtés. Ses cheveux étaient à mi-chemin entre le blanc, le gris et l'argenté, mais peut-être étaient-ils blond au départ ? Cela restait un mystère, mais ce qui était par contre évident, c'est qu'il avait de grands yeux noisettes hypnotisant, reflétant une certaine malice. Il n'était pas petit, mais visiblement pas assez grand pour surpasser Yamaguchi, qui dans un élan de croissance durant son adolescence avait dépassé les un mètre quatre-vingt (ceci dit ce n'était rien comparé à son ami d'enfance, Tsukishima). Perdu dans ses pensées, il ne remarqua pas l'écrivain qui marchait déjà quelques mètres devant lui, les mains dans le dos et le vent glissant à travers ses boucles argentées. Il le rejoignit en trottinant, et les deux hommes échangèrent un regard d'entente cordiale. Sugawara gardait un sourire plein de mystère, et tout en lui intriguait le plus jeune. Il lui semblait que des milliers de questions lui piquaient la langue, mais il se disait qu'elles n'auraient jamais vraiment le courage de dépasser la limite de ses lèvres. Ce n'était qu'un inconnu, après tout. Qui lui avait proposé son aide certes, mais il pouvait tout aussi bien être un criminel, un visqueux... Tadashi grimaça. Il fallait toujours qu'il réfléchisse trop...

- Que faites-vous dans la vie, si je peux me permettre de faire la discussion ? commença avec finesse Kôshi.

Le brun le fixa avec ses grands yeux foncés, puis rougit, puis répondit avec une petite voix :

- Je suis étudiant en lettres... j'enchaîne des petits boulots... en vue d'être bibliothécaire, dans l'idéal.

Un léger silence suivit des bruits de pas sur le goudron du trottoir résonnaient dans l'ambiance de fin de journée de la capitale.

- Et... vous ? tenta-t-il, en s'empêchant de regarder l'expression de son interlocuteur, pour ne pas être trop troublé - il se connaissait par cœur, alors autant éviter ses élans de timidité.
- J'aligne les mots comme je peux.

Les vrombissements de la circulation leur parvenaient de plus en plus clairement, montrant qu'ils sortaient bientôt de la ruelle pour atteindre un boulevard imposant.

- Je suis écrivain, en fait. J'ai déjà à mon compte quelques romans...

Un souffle un peu agacé lui échappa, avant qu'il continue avec un air un peu blasé sur le visage.

- Et comme vous vous en doutez sûrement, cela ne suffit pas pour vivre, donc j'écris des articles dans un journal quotidien.

Dans une vague d'ambition, de curiosité ou de courage - c'était un peu confus - l'étudiant se permit de poser la question :

- Ça ne vous plaît pas...?
- Pas tellement, non. Je suis parfois obligé de réécrire tel ou tel article parce qu'il n'a pas assez de ressources, ou parce qu'il ne plaît pas au rédacteur en chef tout simplement. Ça m'agace.

Et son ton était raccord avec ses dires. Il était sec. Yamaguchi eut peur de l'avoir énervé en lançant ce sujet, mais l'écrivain reprit parole, tout en tournant son regard dans la direction du plus jeune.

- De quels "petits boulots" voulais-tu parler exactement ?

La brise tiède fit voler quelques mèches brunes alors son propriétaire les ramena derrière ses oreilles.

- Hm... dernièrement j'ai essayé Starbucks, ou dans des supérettes... mais là je travaille comme serveur dans un petit restaurant, à temps partiel, répondit-il tout en ignorant le tutoiement imminent de Sugawara.
- On peut dire merci au capitalisme... nous sommes forcés de pratiquer des travaux qui ne nous plaisent pas pour pouvoir nous acheter de quoi vivre convenablement... s'indigna l'autre, ses lèvres formant une moue contrariée.

Alors qu'ils tournaient au coin d'une rue, un sans-abris les interpella depuis le sol. Il était dans un piteux état, sale, agglutiné dans plusieurs pulls et les yeux fatigués. Il faisait la manche, ne savant pas quoi faire d'autre pour sauver sa situation, certainement. Le jeune Tadashi s'arrêta doucement, ouvrit son sac et en sortit une bouteille d'eau. Son visage reflétait toute la candeur du monde, se disait Kôshi, quand il tendit son breuvage au pauvre homme malmené par les aléas de la vie. Un sourire calme barrait son visage quand le sans abris lui serra la main en le remerciant de sa gratitude, habitué à ce genre de scénario, et en se relevant il croisa les yeux noisettes de l'écrivain. Des étincelles y crépitaient joyeusement, et ce dernier se disait avec exaltation que ce jeune inconnu était magnifiquement inspirant. Les idées commençaient déjà à fuser dans son esprit...

Après quelques minutes à jongler entre les passants, à traverser des marchés, à éviter les vendeurs de babioles et autre festivité urbaine, ainsi qu'à courir pour rattraper un bus qui se faisait la malle, Yamaguchi entama la conversation, encore essoufflé de leur course.

- Mais en fait... ça ne vous dérange pas du tout de me guider jusqu'à chez mon ami ? Vous pouvez me dire où passer, je me débrouillerai...
- Tu ne m'avais pas dit que tu n'avais aucun sens de l'orientation ? s'exclama malicieusement Sugawara.

À la vue de la mine mi-désolée mi-surprise de l'intéressé, l'écrivain explosa de rire. Et il paraissait tellement jeune à ce moment-là, pensa l'étudiant en lettres, lui qui le considérait comme son mentor depuis sa rencontre avec lui un peu plus tôt dans l'après-midi. Il paraissait si vivant. Il avait mis sa main légèrement devant sa bouche, comme pour cacher son sourire et son rire partait en de grands éclats communicatifs. Tadashi l'admirait de ses grands yeux sombres, fasciné par cet inconnu, et ne put réprimer un petit rire, suivant ainsi son voisin. Ils échangèrent un long regard, riant tout deux à moitié - ne savant plus trop pourquoi non plus - avant d'être coupés par des occupants du bus qui commençaient à râler de leur rafus. Alors ils se stoppèrent, puis descendirent au signe du parisien qui semblait savoir où il allait. Entre temps, Yamaguchi lui avait communiqué l'adresse de l'ami où il logeait, qui travaillait la journée et donc par conséquent qui ne pouvait pas l'aider à retrouver son chemin. Ils continuèrent leur route un moment, parlant de ci de là, faisant à chaque pas un peu plus amplement connaissance. Au final, il s'avérait qu'ils étaient à peu près sur la même longueur d'onde puisque qu'à un moment où ils s'étaient arrêtés à un passage piéton pour attendre leur tour, Kôshi lui demanda précipitamment :

- Mais tu as quel âge, au fait ?
- Je voulais te poser la question, avoua son interlocuteur que la timidité avait peu à peu quitté. J'ai eu 20 ans cette année.

L'argenté sembla soulagé.

- Mince, sur le moment, j'ai eu peur que tu ne sois pas majeur... j'aurai pu avoir des problèmes, s'enquit-il avec un langage moins romanesque qu'auparavant, avant de lâcher un petit rire. Et j'ai 22 ans.
- Oh woh.
- Surprenant ?
- C'est que... hésita l'étudiant qui avait toujours peur de froisser cette personne qu'il ne connaissait que très peu, c'est que ta façon de parler fait assez adulte, à vrai dire.
- Oh. Oh ça.

Sugawara lâcha un rire, avant de s'expliquer.

- J'aime me forcer à parler en langage soutenu, parfois, surtout avec des inconnus. C'est inspirant, et drôle, des fois.

Ils s'échangèrent un drôle de sourire, un sourire qui veut dire qu'on est plus tellement des inconnus car les façades commencent à tomber, un sourire qui veut dire c'est une bonne journée, un sourire qui veut dire je me sens bien, là, maintenant, sous le soleil tombant.

Ils continuèrent leur chemin sans trop rien dire, mais sans pourtant être gênés du silence. Ils se regardaient des fois, quand l'autre était plongé dans ses pensées, le regard dans le vide et qu'ils savaient qu'ils ne seraient pas pris en plein délit. Le soleil commençait à descendre de plus en plus dans le ciel, car la nuit approchait et de douces odeurs délicieuses embaumaient déjà toutes les rues de Paris. Ils passèrent devant nombre restaurant : chinois, turc, japonais, libanais, nigérien, marocain, à volonté, bio, fastfood... tout un panel. L'ambiance était colorée, des musiciens étaient de sortie et faisaient rire les touristes. D'ailleurs, un violoniste, un percussionniste et un chanteur à la voix éraillée faisait pas mal de boucan dans l'avenue qu'ils traversaient. En passant devant, par curiosité, les deux hommes s'arrêtèrent. Le son était brut, rythmé mais les paroles d'une poésie folle. La musique avait des inspirations bretonnes, il semblait. Kôshi se tourna vers Tadashi avec le sourire espiègle qu'on lui connaissait et commença à taper du pied, puis secoua délicatement ses hanches en se rapprochant de l'étudiant. Il glissa sa main le long de son poignet et avant que Yamaguchi puisse faire les gros yeux de stupeur, lui prit la main avec une douceur extrême. Tandis qu'il commençait à suivre la cadence de la musique, un énorme sourire naquit sur son visage gracieux. Yamaguchi, lui, était figé. Le garçon qu'il avait rencontré il y avait, quoi, trois heures, l'invitait à danser en pleine rue ? Impossible, tout simplement impossible et pourtant déjà une main se glissait dans le creux de son dos et il se sentait attiré contre un torse fin. Il croisa, dans la tornade blanche devant lui, deux yeux tout bonnement rieurs qu'il accrocha le temps d'une seconde puis il se sentit tourner légèrement sur lui-même avant de retrouver deux bras chauds qui s'enroulaient autour de son cou. Yamaguchi avait chaud. Il avait les joues rougies, il était gêné, il avait envie de rire et de sourire mais en même temps une boule d'angoisse ou d'appréhension mêlée était logée dans son ventre. Mais le tout ensemble était assez grisant. Tout était assez brouillon, évasif dans sa tête. Il sentait le parfum de l'homme contre lui, une odeur merveilleuse, indescriptible. Du shampoing, des fruits, un peu de sueur et peut-être même l'odeur de la lessive qu'il utilisait. La musique qui résonnait à ses tympans, le son du violon, les exclamations des gens autour d'eux, la voix rauque du chanteur, et son rire. Son rire. Sa voix qui avait des pointes d'aigu parfois, mais qui à la fin des phrases redescendait vers de jolis graves. Exaltant. Et puis, le toucher brûlant de ses doigts dans son cou parsemés de tâches de rousseur. Ses cheveux qui chatouillaient ses joues, son foulard bleu qui allait tomber s'ils continuaient de danser, leurs torses qui se frottaient au gré des notes, et puis leurs jambes qui parfois s'emmêlaient. Il ne comprenait plus rien, mais se laissait porter par l'irréalité du moment.

ooooooooooooooo

Ils étaient arrivés. Ils étaient devant la grande porte en bois qui menait à plusieurs appartements, dont celui de l'ami d'enfance de Yamaguchi. Le chemin qui restait depuis l'avenue où ils avaient dansé était passé étrangement vite, même s'il ne sentait plus ses jambes d'avoir parcouru la capitale à proprement parlé toute la journée. Il n'avait pas mangé non plus, et en fait, physiquement il était à bout. Alors, il releva la tête, et croisa le regard scintillant mais étrangement douloureux de l'écrivain qui l'avait guidé toute la journée. Il ne savait réellement pas ce qui allait se passer après tout ça. Tout ce qu'il savait, c'est que son ventre se tordait déjà d'angoisse.

- Bon... se lança Sugawara, un étrange sourire sur les lèvres, crispé. C'est ici que je te laisse.

Un ange passa, à travers le bourdonnement de la civilisation parisienne, le chant des oiseaux qui subsistaient, et des interjections d'enfants au loin.

- Si nos routes se recroisent... un jour...

Kôshi replaça ses boucles en arrière, se mordit la lèvre, puis continua, un sourire délicat et sincère sur le visage.

- Peut-être oserai-je vous dire, mon cher Tadashi, que vos tâches de rousseur sont les nouvelles étoiles qui illuminent mon ciel...

Son ton était sans équivoque, même si le langage utilisé pouvait amener à de la moquerie, ce n'en était pas. L'écrivain tourna le dos sans un mot de plus, lança sa main en l'air dans un vague salut et disparut à l'horizon, dans la jungle urbaine. C'est vrai, ils auraient pu échanger leurs numéros. Leurs adresses. Ils auraient pu faire quelque chose. Mais ils avaient leur vie, chacun de leurs côtés. Ils avaient leurs galères, leurs rêves à réaliser. Là, Yamaguchi sentit que quelque chose n'allait pas. Quelque chose ne fonctionnait plus. Maintenant qu'il était seul, il avait froid, il commençait à trembler. Il poussa la lourde porte sans grande conviction. Yamaguchi se remémora tout les problèmes qu'il se tapait depuis qu'il était devenu adulte, tout ses dépassements de soi, toute cette fatigue emmagasinée, tout les efforts pour retrouver son ami d'enfance, toute la pression sur ses épaules, toute la solitude et tout le froid dans son cœur. Et le temps d'une journée, d'une rencontre fortuite, il s'était senti spécial. Il s'était senti plus que Yamaguchi Tadashi. Il s'était senti vivre, rien qu'un peu.
Il laissa couler une larme amère le long de sa joue.

Ce soir je t'aime amer
Demain je sens
Mes yeux se brouillent
Demain ne me vient pas très clair
Alors ce soir je vadrouille
Et je me moque
Que tu m'aies pas regardé


Toi aussi t'as pleuré ? Non mais ça va tu peux me le dire, moi aussi j'ai pleuré...

Bref voilà, la semaine prochaine la suite du KageLev, et même moi je l'ai pas encore lu ça va être la SURPRISE. Boum.

Au fait, la chanson de fin c'est Louise Attaque - Tes Yeux Se Moquent, bisous.