2nd AfterNight: Moon and moon

En arrivant sur les lieux du crime, je ne m'attendais pas à trouver autre chose que des Akumas au vue de l'étonnant timing de ces évènements. Je déployais mon innocence composée de plusieurs lames m'entourant. A vrai dire leur utilisation relève plus des lances mais le grand intendant de l'époque insista sur l'intitulé de la mission de récupération, « la dame du lac ». Enfin, elles se révèlent rapide en attaque et assez résistante afin de recevoir les coups ce qui demeure suffisant dans cette absurde guerre. J'attrapai deux épées et me lança dans la mêlé, quelques niveaux deux étaient là mais rien de vraiment compliqué. Bien qu'aspirante au titre de Maréchale, mon niveau actuel me permis de me défaire de mes ennemis. Soudain, des cris résonnèrent au loin, je couru aussi vite que possible. A mon arrivé, il était déjà trop tard, l'homme cloué au mur étaient mort de ses blessures. Un autre cri se fit entendre de nouveau, je compris que ce jeu macabre devait être l'œuvre d'un Noé.

Devais-je fuir ou continuer ?

En dépit, de l'étrangeté morale de cette question, rester ne ferait que rentrer dans leur piège où je ne pourrais sauver personne. Après plusieurs minutes de réflexion, la décision de rebrousser chemin s'imposa, l'absence de mon golem s'ajoutant aux autres risques.

De retour à la calèche, je pris les rênes et dirigeait du mieux que je le puisse les deux chevaux. Après quelques kilomètres, la fumée se faisait moindre ainsi que la culpabilité qui m'accompagnait. Fatiguée, je poursuivis on chemin entre les arbres de ce qui me semblait être, d'après la carte, la forêt de Fontainebleau. La capitale se rapprochait ainsi que le QG des exorcistes.

La nuit défilait et laissait apparaître au loin un homme étrange aux lunettes rondes et cheveux noirs ondulés, sa tenue était marquée par les travaux des ouvriers. Etonnant que cet homme se retrouve en ces lieux mais dois-je une fois de plus passer mon chemin ? Ma conscience n'y survivrait pas.

Je m'arrêtais aux abords de la personne, prête à sortir mon innocence en cas d'embuscade. Il me regarda d'un air pensif avant de sourir tout en passant sa main dans ses cheveux :

Bonsoir, M'dame. J'étais en route pour Paris et je me suis arrêté à ce bar là-bas, histoire de me détendre, un pt'peu. Mais je tout perdu, les cartes voyez-vous, expliqua-t-il.

Ne serait-il pas mieux de reporter votre départ au matin ?, lui demandais-je.

Ah, la tenancière m'a mis dehors dès que je perdis l'argent, répondit-il.

Une histoire crédible, le gars ne semblait pas des plus refrogné et je ne doute qu'il fut la cible de personne mal attentionnés. Mais était-ce suffisant pour que j'accepte de lui faire confiance ?