Chapitre 2 : Le réveil
Le réveil fut assez brutal, tout mon corps se tendit de douleur alors que je me relevais en un seul coup, un éclair de souffrance résonna jusqu'au bout de mes doigts et je manquais d'hurler de douleur. Il me fallut un petit moment, posant une main sur mon ventre, je pus sentir un tissu rêche, peu agréable au toucher, et remarqua bien vite la présence de bandage. Alors que sur le pli de mon bras, une perfusion semblait me nourrir ou bien m'envoyer des médicaments ? Je n'étais pas une professionnelle de la santé donc je ne pouvais pas le savoir. Fixant autour de moi, je ne fus pas surprise de constater que je me trouvais dans un hôpital, tout était fait de blanc, un bruit infernal bipait à côté de moi, un monitoring. Me tournant vers cet automate, je pus apercevoir Lee, assis sur le fauteuil, profondément endormi. J'observais ses cernes sous les yeux, il n'avait surement pas dû beaucoup dormir, combien de temps avais-je dormi ?
Et que c'était-il passé ?
Fermant mes paupières, je mis à réfléchir à ce qu'il s'était passé. J'avais eu le téléphone au sol pendant que je comprimais la blessure de l'homme, je voyais très bien qu'il allait mourir, son souffle s'amenuisait au fil du temps et l'ambulance qui n'arrivait pas. La situation devenait catastrophique, jusqu'à ce qu'un bruit de pas me fasse tourner la tête. Un homme se désigna dans la peine ombre, je me souvenais encore du sourire qu'il affichait fièrement. C'était la seule chose que j'arrivais à distinguer, jusqu'à distinguer cette silhouette se transformer en une créature que j'avais tant redouté…
Un loup garou.
La bête au pelage ébène laisser se refléter les rayons de la lune. Et je n'avais que deux possibilités devant moi, rester là à tenter de sauver l'homme quasiment mort que je tenais entre mes doigts, ou alors me lever et courir pour sauver ma peau. Et j'étais humaine, même si je n'aurais jamais dû décider ça. Je me levais sans un regard pour l'homme en espérant que les secours puissent le retrouver à temps et me mit à courir le plus vite possible.
Je sentais mon souffle brûlait le long de ma gorge, je tentais au mieux de garder mon souffle pour courir le plus longtemps possible à la même allure. Je ne réussis à faire 500 mètres que la créature me dépassa pour se positionner devant moi. Tentant de m'arrêter pour trouver une nouvelle issue, je trébuchais, me tordant ainsi la cheville. La douleur se fit sentir tout le long de ma colonne vertébrale.
Je me mis à chercher du regard le loup, celui-ci se trouvait déjà fasse à moi, son regard me terrifia, d'un rouge foudroyant, la gueule de l'animal sembla sourire alors qu'il claqua sa mâchoire dans mon épaule tandis qu'il lassera mon ventre. Un hurlement de douleur déferla par mes lèvres, mon corps était en feu, me brulant chaque extrémité alors qu'il retira ses crocs de mon épaule en lâchant un grognement guttural. J'eus le droit de sentir son haleine putride de sang en plein visage tandis que j'entendais les sirènes des pompiers s'approchaient doucement du lieu où je me trouvais. Ou plutôt de celle de l'autre homme.
Le loup me regarda alors un instant, ne pouvant surement pas terminer son travail et déguerpie aussi vite qu'il était arrivé. Me laissant retomber sur le bitume, ma boite crânienne heurta inexorablement le sol, doucement le noir envahissait ma vue jusqu'à me sombrer dans le noir total tandis que je sentais mon sang coulait de chacune de mes plaies. Allais-je mourir ?
Je rouvris les yeux, ma vue troublait, je me remis à regarder mon collègue qui venait de se réveiller et tenter de me parler depuis au moins cinq minutes. Ou plus ? Mais je ne dirais pas vraiment qu'il tentait de me parler, plutôt me hurler dans l'oreille en me serrant dans ses bras si chauds. Sa présence fut un moment rassurant. Je n'avais pas de famille, enfin si, mais je ne les connaissais pas. Abandonner à la naissance, je ne serais jamais entouré si je mourais. Et mes amis se concentrer à mes collègues.
Alors je me mis finalement à l'écouter, je lui devais bien ça après l'épreuve qu'il venait de passer.
« …passer ? Il aurait fallu quelques'minutes de plus à l'arrivée des secours, et s'en était fini de toi ! Mais tu es là ! Tu as les yeux ouverts, je suis tellement heureux ! Ma Sakura ! »
« Lee… »
Ma voix était grave, parler m'irriter, j'avais dû être entubé pour que l'oxygène passe. Mais ce n'était pas très agréable à ressentir. Repoussant doucement mon collègue pour fixer ses prunelles sombre mais d'une douceur que je lui connaissais parfaitement. C'était quelqu'un de gentil, et en ce moment son inquiétude se lisait. Mais malgré mon corps qui semblait courbaturer, je ne me sentais pas plus mal que ça. Rien ne semblait casser et même mon pied tordu ne semblait pas me faire mal, la morphine peut être ?
« l'homme.. ? » Je ne pus finir ma phrase car une quinte de toux me coupa mais je m'étais fait comprendre plus facilement que je pensais.
« Décédé, il était déjà trop tard quand ils sont arrivés. Tu es… un témoin important maintenant. Tu as surement dû voir l'assassin de tous ses meurtres ! On va enfin pouvoir trouver le coupable et l'arrêter ! »
L'enthousiasme de mon ami était un peu trop poussé. Je n'avais rien vu, et je ne pouvais pas dire qu'un loup garou avait tenté de me tuer, qui me croirait ? J'aurais été bonne pour l'asile psychiatrique. Tournant mon regard vers la fenêtre, j'observais la clarté du jour, la verdure qui longeait chaque maison avant de comprendre un truc. Je n'étais pas à l'hôpital de Suna ! Celui-ci n'était pas entouré de maison et de verdure !
Ne réfléchissant pas, je poussais la couverture et me leva sur mes pieds d'un coup. Le sol tangua un peu sous moi, me rattrapant au mur, je m'aidais de celui-ci pour venir jusqu'à la fenêtre et regarder à travers la fenêtre le paysage magnifique qui se trouvait sous mes yeux. La ville où je me trouvais… Ressemblait à un rêve ! On pouvait voir par-ci par-là les toits d'un beau rouge, les néons d'un joli vert donnait encore plus de petite touche magnifique. Un paysage que je ne connaissais pas du tout.
« Konoha est magnifique hein ? On t'a transfert ici pour te protéger, on sera surveillé par nos confrères d'ici. Enfin, tu seras surveillé ! Haha ! Moi je suis juste ton collègue et protecteur ! »
Il fit alors une pause aussi culte que lui, un sourire Colgate, le pouce en l'air, il semblait si sûr de lui que je ne pus résister à sourire. Sauf que je m'inquiétais quand même, qui allait prendre nos places au bureau ?
« Témari » Répondit-il à mes pensées, j'en fus surprise mais pas vraiment impressionné, il devinait souvent mes pensées. « Je vais chercher un médecin pour qu'il t'examine, ne t'inquiète pas, la porte est gardée, personne ne pourra entrer ! »
J'inclinais la tête positivement avant de le remercier d'un simple merci, le laissant partir alors que je glissais mon regard sur ma cheville. La bougeant, je ne remarquais aucun souci. Commençant à marcher avec ma perfusion à la main. La faisant rouler tandis que je m'habituais à marcher, finissant par n'avoir plus aucun souci de coordination. Je fis toute la chambre, trouvant rapidement la salle de bain, je pus m'observer dans le miroir.
Et que ne fut pas ma surprise pour me voir… tout à fait normal. Je poussais la chemise des patients pour fixer mon cou, mais il n'y avait rien. Fronçant les sourcils, je ne comprenais encore moins. Avais-je tout imaginé ? Pourtant tout avait sembler réel ! Je relevais la chemise pour fixer le bandage. Tentant de l'enlever, ce fut chose impossible, trop de tour d'effectué et du sang taché un peu le dessus. Décidément c'était incompréhensible.
Une odeur attira tout de suite mon attention, me retournant rapidement, je fus sur mes gardes en sentant cette odeur d'épice, de bois mais aussi de médicament et… de sang ? Attrapant la perche de ma perfusion, je l'utilisais comme arme alors que la porte s'ouvrit sur l'odeur qui m'effrayait. J'allais m'élancer contre l'homme, mais je fus rapidement coupée dans mon élan en regardant un homme de la trentaine, cheveux gris, petites lunettes rondes mais surtout stéthoscope autour du cou. La blouse blanche du médecin me fit comprendre mon erreur et je stoppais mon élan d'un rapide mouvement de pied, laissant juste une impression de vent bougeait la chevelure de l'homme tandis que Lee entra sans avoir rien vue. Tout ça n'avait été qu'une fraction de seconde, et je dus me forcer à sourire pour ne pas montrer cette crainte qui prenait mes tripes.
« Je vois que vous allez bien Mlle Haruno. Je me présente Docteur Yakushi, mais on m'appelle plus souvent Docteur Kabuto. Je vais juste vous analyser un peu pour vérifier vos constantes et vous faire un prélèvement. Vous resterez toute une semaine en surveillance avant de pouvoir sortir. Ne vous inquiétez pas, la police ne vous interrogera pas avant votre sortie, ce qui vous laisse une semaine pour réfléchir… »
Pourquoi me disait-il tout ça ? Je comprenais qu'il veuille être prévenant mais je trouvais ça trop. Comme s'il se forçait à être aimable. Etait-il tous comme ça dans ce village ? Fixant Lee, je ne le trouvais plus derrière le médecin, il était derrière la porte, celui-ci parlait avec un homme de la police… Le plus étrange fut qu'il ressemblait comme deux gouttes d'eau à mon collègue, même coupe au bol, même sourcil. Il avait tout en commun, aussi étrange que ça puisse paraître.
Me réinstallant sur le lit, le médecin et une infirmière commencèrent à bouger chacun de mes membres sans que j'eus une seule fois mal, puis avec un ciseau le médecin coupa les bandages. J'entendis l'infirmière hoqueter de surprise, mais il n'y avait aucune réaction du côté du médecin, comme si tout était normal. Il me sourit comme si de rien n'était, sauf que juste à côté de moi je voyais la jeune femme me regarder comme une sorte de monstre.
Lee rentra dans la pièce quand tout fut fini, tranquillement assis en tailleur sur mon lit, je regardais mon collègue un long moment. Le médecin avait conclu que j'allais parfaitement bien et que je pourrais rentrer quand je le voudrais mais qu'il tenait à me voir régulièrement pour vérifier.
« Combien de temps j'ai dormi ? » Demandais-je d'une voix plus posé et moins grave qu'au début.
« Une semaine, tu es resté deux jours dans le coma, tu as même fait un arrêt cardiaque. Mais tu es une battante comme moi ! »
Je fixais mes mains poser sur mes cuisses, les fermant puis les ouvrant. Répétant plusieurs fois ce mouvement comme si j'étais une machine. Mais non, j'étais bien en vie, et j'étais dans un village que je ne connaissais pas. Heureusement j'avais Lee.
« Je peux sortir aujourd'hui, il me faudrait des affaires, et où vais-je dormir ? »
Je ne m'inquiétais pas pour Lee, il savait toujours ce débrouiller mais je n'étais pas quelqu'un qui aimait un si grand changement, je n'avais plus de repère et je ne pouvais porter ma confiance que sur cet homme, mon coéquipier.
« Un appartement dans le quartier… proche du centre de police. » Mon ami semblait cherché ses mots, jamais il ne faisait ça.
Il me cachait quelque'chose, je le sentais. Je me mis alors à réfléchir à la ville de Konoha, je n'arrivais pas du tout à me souvenir de pourquoi ça me disait quelque'chose. Jusqu'à l'arrivé d'un de mes gardes dans la pièce. Celui-ci porter l'uniforme type que j'avais déjà vu. Ou plutôt, il portait un insigne connu de tous.
« Ne me dit pas qu'on se trouve sous les ordres de ce tyran ? » J'avais coupé l'herbe sous le pied du garde, mais qu'importe.
Je regardais Lee en fronçant les sourcils, et à son tressaillement, je compris que c'était bien ça, j'étais bien ici sous les ordres du tyran. J'allais devoir cohabiter dans la même ville avec le type que je haïssais le plus au monde. Un homme qui n'avait pas peur de piétiner les autres pour réussir. Qui était aussi connu sous le terme de génie en puissance, il avait été élevé comme commissaire au bout d'à peine un an de service. Je ne l'avais jamais rencontré en vrai, et bien heureusement, mais les articles sur lui défiler dans tous les services, comme un exemple. Mais ce type n'avait rien fait d'extraordinaire, il résolvait des affaires rapidement et le taux de criminalité avait diminué inexorablement depuis qu'il était arrivé. Et il avait aussi reproché au commissaire de Suna que son équipe était miteuse. Car oui, à l'inverse, depuis le tueur en série, les crimes avaient augmenté, et ils en étaient devenu la risée de tous les commissariats de police.
« C'était plus sûr pour toi d'être protéger par celui qu'on décrit comme le plus puissant ! »
« Il a critiqué notre brigade ! C'est un petit con ! » Hurlais-je sans trop le vouloir, la colère réagissant plus rapidement que voulu.
« Un petit con hein… ? » Redemanda une voix suave, douce, et chaude.
