Chapitre 5 : Ennemis ou... Alliés ?
Arrivé au commissariat, la boule au ventre plus grandissante que jamais. Je n'arrivais pas à comprendre tout ce qu'il se passait. Mais c'était assez grave, pour que malgré mon traumatisme, je sois en salle d'interrogatoire après une seule journée de récupération. Allais-je comprendre tout ce qu'il se passait ?
« Mlle. Haruno » Signifia l'homme qui venait d'entrée.
Et bien entendu, j'avais le droit au sexy parfaitement cintré dans son trois-pièces. Franchement, le look du pingouin lui allait parfaitement bien. Mais ça faisait plus homme d'affaire que commissaire des enquêtes. Surtout avec des cheveux mi- long, le rendait un peu plus adolescent, pourtant il avait ce regard adulte qui vous détailler de haute en bas vous rendant complètement aveuglé par ses volontés.
« » Répondis-je la tête haute, n'ayant rien à me reprocher.
Il activa l'enregistrement, signifiant le début de l'interrogatoire. Mais je ne voyais pas en quoi j'allais pouvoir l'aider.
« Hier soir, notre maire a été tués d'une façon des plus barbares, celui-ci avait des traces de griffures et de crocs de chien partout sur le corps. Il a été lacéré et vidé de son sang, Haruno, vous nous devez des explications sur votre accident ! Vous en devez à toute la population ! Et me dire que vous ne vous en souvenez plus est improbable ! »
Sa voix était puissante, vibrante et avait une note de froideur. Il semblait bien plus toucher qu'il ne semblait le montrer. Sa colère semblait lisible dans ses prunelles rouges sang.
Rouge sang ?
Elles étaient noires avant ! Je me souvenais très bien l'avoir comparé à un néant ! C'était impossible que son regard puisse avoir autant changé en une journée ! Sans le vouloir je m'étais raidi et collé à ma chaise le plus loin possible de cet homme. Il me faisait froid dans le dos, mais je ne pouvais lui parler d'un homme loup-garou !
« Je vous..ai déjà dit… Je n'ai rien vu ! » Même ma voix me lâcher, aussi fluette qu'une petite fille prit en faute.
Fermant les yeux je revoyais encore et toujours ses yeux rouges, l'envie de sang, le loup. Tout tourné en boucle, me terrifié. Relevant mes genoux contre ma poitrine, j'y cachais mon visage alors que les larmes vinrent côtoyaient mes yeux avec un peu trop d'insistance. Je faisais pitié, ça c'était sûr. Même pas capable de tenir tête à un autre policier.
J'entendis une chaise bouger, mais ne changea pas ma position pour autant. Je me mis à écouter, j'entendis le bruit de ces pas s'approchaient doucement. Comme une mesure choisi et voulu avant de sentir son parfum de miel et sapin me plût particulièrement. Embaumant mon espace intime pour le percé alors qu'une grande main se pressa sur ma tête. Me faisant relever mon visage vers l'homme si séduisant qui semblait fixer mon regard terrifié. Toute sa colère semblait avoir disparu alors qu'il me caressa la joue avant de faire passer son pouce vers mes lèvres qu'il frotta d'une manière à rendre mon corps aussi chaud que de la braise.
Je coupais le lien immédiatement en me reculant tout en fronçant les sourcils, il n'avait plus les yeux rouge comme mon agresseur, ces orbes étaient redevenus d'un magnifique ébène. Me rassurant d'avantage alors que je l'observais ce reculé de moi pour ensuite fixé la glace derrière nous. Me demandant bien qui pouvait ce trouver derrière. Lee peut être ? Je ne l'espérais pas trop, me voir ainsi n'était pas du tout dans l'éthique que j'avais montrée jusque-là.
Reprenant mon apparat d'enquêtrice, je reposais mes jambes au sol pour attraper le dossier que l'Uchiwa avait posé sur la table. Ouvrant alors sur les photos de l'agression pour les étaler devant moi. Le brun fut assez surprit de mon initiative mais ne m'empêcha pas de faire mon enquête. De toute manière, j'y étais en plein dedans et je devais savoir si c'était la même personne qui avait fait ça.
« Ca ne colle pas… »
J'avais beau regarder les images, rien ne coller, la ressemblance n'était que des marques. Mais non, ce n'était pas le même tueur. Ce n'était même pas un loup qui avait fait ça. Les images montraient des lacérations identiques, qui semblaient toute parfaites, trop parfaite. Et surtout, le meurtre avait été commis chez la victime.
« Qui est au courant de l'affaire des meurtres de Suna ? Cette personne l'a simplement copié. Et je suis étonné que vous n'ayez pas vu… »
Lancé une petite pic au grand Sasuke Uchiwa était plutôt bénéfique, et assez gratifiant. D'un sourire vainqueur je lui montrais les griffures qui se ressemblaient trait pour trait. Il sembla étudier mes indications avec un petit froncement de sourcil tandis qu'il demanda ensuite la vérification de l'analyse du sang de la victime.
« Je ne vous pensais pas aussi doué, Haruno. » Glissa-t-il avec un sourire taquin au coin des lèvres.
« Et vous n'avez rien vu, Uchiwa.» Conclus-je en me relevant. « Je veux aller voir la scène de crime, je veux en savoir plus, et non. J'ai beau être sous protection, je ne laisserais pas des criminels impunies dans l'endroit où je suis. »
« Vous ne pouvez pas y aller seule, je vous accompagne, et vous n'avez pas le choix. »
Ce fut une sortie en grande pompe, malgré les yeux bouffies et rougies, je bombais le torse et marchais fièrement. Jusqu'à me faire dépasser par ce maudit commissaire qui m'ouvrit la porte comme s'il était le plus galant des hommes. Il m'avait quand même bien interrogé tout à l'heure, il en devenait incompréhensible.
M'installant dans la voiture banalisée, je pus observer un peu plus de végétation mais aussi les alentours du village. Le maire habitait beaucoup plus loin de la population ? C'était assez étrange.
« Oui, nous arrivons dans 10 minutes… parfait… bien, a tout à l'heure. »
La voix posé de mon conducteur qui était déjà au téléphone en conduisant, je ne pus m'empêcher de trouver ça drôle. Un flic qui téléphone au volant, plus comique tu meurs ! La végétation s'intensifia laissant place à une forêt que je ne soupçonnais même pas. J'avais même l'impression que des yeux nous regarder un peu partout. A faire froid dans le dos.
« Pas très accueillant… »
« C'est parce que tu n'es pas habitué, cette forêt est l'endroit le plus sûr de Konoha » Ajouta-t-il l'air de rien.
Mais comment le croire alors que mon corps en avait la chair de poule. Ce sentiment oppressant ce renforcé de plus en plus qu'on s'enfonçait jusqu'à en devenir insoutenable. Je tournais mon regard vers le conducteur, me demandant quand on arrivait.
« Bientôt » Me répondit-il à ma question silencieuse. « Regarde » Me signifia-t-il d'un coup de menton vers l'avant.
Je détournais mon regard du beau brun pour fixer la route qui ne semblait pas en finir pour d'un coup s'ouvrir sur une grande clairière. Et au bout de la route… Un château. Rien que ça ? Il semblait ancien mais sans aucun défaut apparent. Le maire vivait ici ? La vache ! Tout le monde rêverait d'y séjourner.
Le commissaire si gara sans aucun problème, de toute façon, au vue du nombre de place, ce n'était pas ce qu'il manquait. Je pus enfin descendre de cet habitacle. La conduite était parfaite, il n'y avait rien à dire, mais l'oppression que j'avais ressentie m'avait donné un gout amer de ce trajet.
Je pus alors regarder cette forêt que je ne voyais ni de mon appartement, et encore moins de l'hôpital. Il était sûr d'une chose, cette forêt pouvait abriter tout et n'importe quoi. Un meurtrier pourrait tout à fait s'y cacher pour attraper sa proie une fois la nuit tombé. Décidément, il pouvait s'en passé des choses à Konoha, surtout depuis qu'il y avait un couvre-feu. Ce qui pouvait donner beaucoup d'avantage à l'assassin.
« Si vous voulez bien me suivre. » Commença le brun avec un petit sourire en coin.
J'avais l'impression qu'il se fichait totalement de moi, il avait beau être un canon, je me méfiais de plus en plus de ces sourires qui semblaient cacher une vérité pas très jolie à entendre. Pourtant je le suivis, montant les nombreuses marches pour arriver à la porte. Bizarrement c'était plus simple qu'il n'y paraissait, j'aurais pensé que mon corps n'aurait pas supporté autant. Mais il fallait croire que l'exercice de ma fonction me permettait d'être autant en forme.
Un jeune homme d'une beauté éblouissante nous ouvrit avant même qu'on eut le temps de poser une main sur la poignée. Celui-ci nous souriait d'une façon connu dans une pub Colgate, nous invitant à entrer tel un majordome.
« Je ne pensais pas que tu serais déjà là, Naruto. » Siffla la voix de Sasuke.
Son timbre fut plus froid, et les deux hommes se mirent à ce jaugeait tel deux lions en cage. Ils en avaient complètement oublié ma présence, ce qui me sembla un bon point. Puisque je pus passer entre les deux sans qu'ils ne m'aperçoivent. Visitant ainsi tout le séjour, à la recherche d'un endroit où le tueur aurait bien pu passer. J'observais la fameuse vitre cassé mais ça me semblait plutôt bizarre. Pour arriver là, il aurait dû faire tout le tour de la maison, ne pas éveiller les soupçons paraissaient compliqué, car juste à l'extérieur il y avait des brindilles. Et l'une d'elle semblait brillée des couleurs de l'arc-en-ciel. J'ouvris alors la porte avec délicatesse pour m'abaisser sur le petit tas de bois. Fouillant dans mon sac à main, j'en sortis une pince à épiler. Très pratique pour atteindre ce que je cherchais.
Y plongeant ma main, j'en ressortis un petit bout de verre, je regardais ensuite la porte fenêtre avec intérêt. J'avais raison, ce n'était pas normal, il a fait croire qu'il était passé par là, mais ce n'était pas le cas. Pourquoi ? Pourquoi faire croire qu'il est passé par là.
A moins qu'il était un proche de la victime ?!
« Que faites-vous ici ? » Demanda une voix froide et bel et bien féminine.
Je sursautais face à cette question, me faisant lâcher le bout de verre, je le récupérais agilement mais tout à fait maladroitement. Mon sang glissa le long de la plaie que je m'étais faites. Mais bizarrement, je n'avais pas mal, et je savais que ça allait vite cicatrisé. Je ne savais pas pourquoi mais je le sentais.
Pourtant, ce petit incident provoqua un courant d'air derrière moi, une main toucha alors mon épaule, me faisant une nouvelle fois sursauter avant de lever les yeux pour observer le regard rouge sang de Sasuke. Me reculant d'un coup, je le fixais en ouvrant grand les yeux alors qu'une tête blonde s'approcha de l'inconnue m'ayant effrayé.
« Qu'est-ce que vous êtes à la fin ? Vos yeux ! »
