CKC: Merci beaucoup ;) Tes principales questions seront dans les prochains chapitres, ne t'en fais pas, et leur passé est très important.

ronniecriss: merci à toi aussi, tes reviews me poussent vraiment à continuer.

Cecile78: Merci ! 3 Je continue je n'arrêterai jamais ;).


Chap 5

Je soulevai mon T-shirt. Il est vrai que le spectacle que donnait mon torse et mon ventre n'était pas super beau à voir. Une énorme balafre le coupait pratiquement en deux. J'avais plein d'autres cicatrices, plus petites et moins profondes un peu partout. La douleur me revint presque aussitôt. J'avais eu vraiment très mal, la lame s'était enfoncée, et je me suis toujours demandé s'ils avaient fait exprès d'aller doucement. Malheureusement je m'en étais sortis… et hospitalisé. Ce qui m'a fait retourner au lycée.

C'est alors que je tournais la tête vers le miroir, soulevais une mèche de mes cheveux châtains, et vit la dernière blessure : ils m'avaient aussi attaqués à la tête, les fourbes. Sur mon front, j'avais une petite marque qui continuait jusqu'au milieu de ma tête.

Je vis soudainement Blaine derrière moi, dans le miroir.

-Tu es là depuis quand ? Lui demandais-je.

-Depuis que tu as crié dans ton sommeil, ça m'a alarmé.

-Oh donc tu as tout vu…

Il se contenta de hocher la tête, et de déclarer :

-Comment as-tu eus toutes ces cicatrices Kurt ?

-C'est… je ne veux pas trop… c'est que…

Et là, comme le pire des imbéciles, j'éclatai en sanglots.

-Il y avait plein de haine dans leur regard, c'était ça le pire. Précisais-je.

Blaine s'approcha de moi et me pris dans ses bras.

-Chut, calmes-toi et explique tout doucement.

-Ils étaient trois à la sortie des cours, ils m'avaient coincé. Et j'étais apeuré, et seul… l'un d'eux avait un couteau… et… ils… je… Blaine !

J'enfouissais mon front dans son cou, secoué d'horribles sanglots.

-Kurt, relèves-toi.

Il posa un doigt sous mon menton et me fit relever la tête vers ses yeux. On était bien trop proches, je le savais.

-C'est fini, Kurt, d'accord ? C'était il y a longtemps. Très longtemps, reposes-toi, on ne va pas en cours si tu veux.

-Blaine…

Et là, comme un con, malgré toute la tristesse qui régnait dans l'air, je me redressais pour goûter ses lèvres. Il ne me repoussa pas, mais se raidit. Il passa ses bras derrière mon dos, et me rendit mon baiser. Retirant doucement ses lèvres, je lu dans ses yeux de la panique.

-C'est, je, non papa va me tuer ! cria-t-il. J'y vais.

-Blaine ! Criais-je à mon tour. T'en va pas, c'est chez toi, idiot.

Trop tard, il était partit en courant. Kurt, crétin, crétin, crétin ! Pourquoi tu as fait ça ?!

Mon portable sonna.

-Allô Santana ?

-Kurt, tu es avec Blaine ?

-Non. Je suis chez lui. On s'est embrassés.

-Il était temps !

-Sauf qu'il s'est enfui en courant de chez lui.

Il y eu un silence pesant à l'autre bout du fil.

-Quel con ! Conclu finalement Santana.

-Bon j'arrive, je ne veux pas qu'on loupe les cours. A tout à l'heure.

Je raccrochai et sortit dans le couloir. Pas de Blaine dans les horizons. Il devait déjà être en cours…


En cours, Blaine m'ignora presque tout le temps, ne montrant aucun intérêt particulier, et je le détestais pour ça. Il ne pouvait ignorer ce qui c'était passé, il fallait que l'on en discute ! Et je savais que je devrais faire le premier pas, parce qu'il n'avait vraiment pas l'air décider... Ce n'est qu'en fin de journée que nos regards se croisèrent vraiment... Je descendais les escaliers du premier étage, quand j'entendis une voix, ou plutôt des voix, familières. Je reconnu celle de Blaine, bien entendu, celle de Santana, et celle de Peter.

-Alors, Blaine, où est ta petite copine Hummel ? Elle n'est pas là pour te défendre ? Alors, on va vous régler votre compte à tous les deux. Brad, vas-y.

-Kurt n'est pas une fille, et ce n'est pas encore mon petit copain. Siffla Blaine. Et tu me dégoûte, si tu lui fait mal, je ne sais pas ce que je te fais...

Alors je descendais encore plus rapidement les marches pour arriver au Hall, où le dénommé Brad agrippait Blaine par le bras, et Peter tenait Santana. Je me mettais au travers de Blaine et de Brad, en criant:

-Tu ne le touches pas ! On est 3 contre 2, vous n'avez aucune chance ! Et je dépasse Peter de 20 bons centimètres.

-Oh, Lady, on attendais que toi ! S'écria Peter. Ton petit copain a pris ta défense, charmant Blaine.

Je répliquais une nouvelle fois:

-Vous ne le touchez pas.

Mais Brad ne m'écouta pas, et brutalisa Blaine une nouvelle fois. Je criai:

-Qu'est-ce que je viens de dire ? Tu veux que je démolisse tes couilles ?

-Toi, tu ne ferais pas de mal à une mouche avec tes membres de fillette ! Répliqua le grand blond.

-Tu l'aura voulu.

Je savais comment me défendre depuis mon incident. J'avais appris comment réagir à des provocations. Je me baissais et lui envoyai de pleine force un coup de pied entre les deux jambes. Il hurla. J'avais aussi appris comment ils répliquaient et se défendaient. Si ses réflexes étaient normaux, il allait essayer de me donner une claque du côté droit. Je me penchai donc, passant sous son bras qui, effectivement, allaient me claquer si je n'avais pas esquivé, et lui asséna un coup de pied dans les côtes.

-Tu y réfléchira à deux fois avant de frapper mes amis, particulièrement mon petit-ami. peut-être que tu devrais en prendre de la graine Peter et lâcher Santana avant que toi aussi tu te retrouves castré comme ton ami Brad.

Il afficha un visage haineux et pesta en s'en allant.

-Merci Kurt ! s'exclama Santana.

-Je ne suis pas ton petit copain... continua Blaine. Même si je voudrais énormément. Kurt, merci beaucoup, et je m'excuse pour ce matin, c'était tellement... bête !

-Oui, tu es sorti de ton propre appartement ! J'avoue que c'était très con, mais maintenant ça me fait rire... Blaine, tu es entièrement pardonné à une condition !

Il me regarda et leva un sourcil, genre " Laquelle ?" Je lui répondis donc:

-Que tu te laisses embrasser sans que tu te barres après.

-Je... commença Santa.

-Tu me promet de rester avec moi ?

-Oui ! sourit Blaine.

-... vais y aller. finit Santana en sortant du hall.

Je m'approchai de Blaine, lentement, et le vit fermer ses yeux peu à peu. Il était prêt. Je fermai les miens pour le deuxième baiser de ma vie, avec l'homme que j'aimais. Et j'avoue que je préférais le deuxième. Plus sauvage, plus confiant, plus amoureux... Il me plaqua contre le mur et commença à défaire mon veston. Alors que ma chemise tomba à son tour par terre, un professeur passa dans le couloir, et son paquet de feuilles s'éparpilla sur le sol quand il nous aperçut.

-Oh, je... je suis désolé de vous interrompre les garçons, mais c'est la fin des cours, vous devriez déjà être sortis. Et gardez vos mains pour vous dans cet établissement.

-Oui monsieur... répondit Blaine.

Quand le prof partit, mon "petit-copain ?", mon "partenaire sexuel?"... enfin bref, peut importe ce qu'il était, se recula et déclara:

-Tu viens ? On continuera chez moi...

-Non, je te veux maintenant ! Ordonnais-je dans un grognement.

-Kurt, allons faire-ça ailleurs. Insista Blaine.

-C'est bien parce que c'est toi...

Je ramassais ma chemise sur le sol, remis mon veston en place, et commençai à avancer vers la sortie de la NYADA. Blaine me suivait, concentré sur son portable.

-Qu'est-ce que tu lis ? le questionnais-je.

-C'est mon frère... il me dit que tout va bien, qu'aujourd'hui il est à la maison, qu'il essaye toujours de raisonner papa, que maman vient d'envoyer l'argent, et il me demande si je suis... sexuellement actif. Qu'est-ce que je répond ?

-Répond lui que tu ne l'a pas encore fait, mais que tu es avec quelqu'un.

Blaine se pencha à mon oreille et chuchota:

-Et si je lui réponds seulement demain, je serais sexuellement actif.

Je compris sa phrase et ne put m'empêcher de rosir...

-Blaine !


Nous arrivâmes dehors, où Santana et Rachel nous attendaient.

-Alors, c'est qui qui se fait désirer aujourd'hui ?demanda la dernière.

Je lui répondis par une grimace et grimpai à l'intérieur de la voiture.


Il était actuellement 22h13. J'attendais Blaine, qui m'avait envoyé un message:

20h33 Blaine

Retrouves-moi sur le parking de l'hôtel, 22h15.

Il arriva, dans sa voiture... une Porsche quelque chose. Santana n'arrêtait pas de me le répéter, mais j'oubliais toujours tout.

-Bonjour, bel inconnu, vous voulez que je vous dépose quelque part ?

-Euuh, ça dépend où ! répondis-je à son sourire charmeur.

-Allez montes, chéri.