Coucou ! Un petit peu de retard pour ce chapitre, ben oui, ça pouvait durer les vacances ! J'espère qu'il vous plaira ! Ce chapitre est un peu plus long ^^. Merci pour vos review, ça fait plaisir ! :3

Latitia: Je suis désolée, ce chapitre est plus long. Moi aussi je les aime :3 Ah, tu la verras bientôt, j'espère que ça te plaira :D Merci pour ta review, ça fait plaisir ! (l) Bisous

Rikurt36: Hey ma gayyy powwa ! Merci pour cette review. Moi aussi, j'avais vraiment envie de la casée cette réplique, parce que c'est la vérité. (même si je suis un peu comme Santana, en mode "kind" xD)

Merci, et bisous !


Ch 26.

Il faisait froid aujourd'hui pour un samedi d'avril. En même temps, il n'était que 6h35. Mais rien n'est trop beau pour Blaine. C'est pour ça que je marchais dans la rue si tôt.

Quelqu'un me frôla l'épaule et je sursautais. Je me retournais pour voir la personne que j'attendais depuis cinq bonnes minutes.

-Tu sais que tu viens de me faire super peur Middilton ?

Eva Middilton se tenait devant moi, un sourire moqueur sur le visage. Et ses éternels cheveux blonds retombant en masse épaisse sur ses fesses. Je la taquinais bien souvent sur ses cheveux : ils lui arrivent jusqu'aux genoux. Je lui disais qu'un jour, elle marcherait dessus.

Eva était une belle jeune fille, blonde, donc, aux yeux verts. De grands yeux verts avec une pointe de doré. Ils étaient extrêmement foncés près de la pupille, et devenaient de plus en plus clair en s'éloignant du rond noir. Elle semblait avoir la peau très douce, et ses joues étaient rouges en permanence. Beaucoup de grain de beauté se trouvaient sur son visage : deux sur l'arcade droite, un sur l'arête du nez, un au milieu du front, un autre sur le menton et un dernier sur la joue gauche. Elle n'était pas très grande, et un peu ronde, mais ça ne se voyait presque pas. Elle souffrait de cette différence de taille. Les gens la surnommaient « Raiponce » à cause de ses cheveux. Sa poitrine était imposante, mais elle n'avait pas fait de chirurgie esthétique, détestant cela. Elle sentait le dragibus, et je la connaissais par le biais de Ian : c'était sa meilleure amie. Il n'y avait pas plus gentil comme fille (en même temps après avoir vécu presque un an avec Rachel et Santana, toutes mes amies me paraissent plus gentilles.). Elle portait aujourd'hui une veste bleue et un jean de la même teinte, ainsi qu'une ceinture rose fuchsia et un T-shirt de la même couleur. Ses cheveux étaient retenus par un bandeau bleu.

-Tant mieux si je t'ai fait peur, Kurt. Ecoute, je sais pourquoi tu es là, mais je voulais te parler d'un truc important.

Je la poussais à continuer en haussant les sourcils.

-En fait…

Elle s'assit à côté de moi sur le banc.

-Tu sais, Ian et moi on est meilleurs amis depuis la maternelle. Simplement, au fur et à mesure, j'ai développé des sentiments pour lui. Et… même si je sais qu'il est gay depuis un bout de temps, je me demande si je dois être honnête ou si je dois le garder pour moi…

-Je ne sais pas, répondis-je, mais c'est à toi d'en décider. Est-ce que tu as le courage ? Ça en vaut la peine ? Comment va-t-il réagir ?

Donc elle n'était pas amoureuse de Julien, comme les rumeurs le disait, mais de Ian…

Elle hocha la tête. Ses yeux verts me regardaient fixement.

-Alors, demandais-je, tu as ce que je veux ?

Elle baissa la tête pour fouiller dans son sac. Je croisais les doigts : rien n'est trop beau pour lui.

Elle sortit de sa sacoche une montre noire avec un cadran argenté. Le contour du cadran étincelait, un peu comme si il avait des paillettes dessus, et les aiguilles étaient assorties au bracelet noir de la montre. Les chiffres étaient marqués en argentés. Mais le plus intéressant dans tout cela était les lettres gravées sur le contour du cadran : KURT&BLAINE.

J'ouvris grand la bouche et levais la tête vers Eva, qui penchait la tête vers la gauche en attendant mon jugement.

-C'est magnifique… lâchais-je.

Eva sourit et ses yeux verts se plièrent et devinrent dorés.

-Ma mère l'a faîtes hier. Elle y a passé beaucoup de temps, je l'ai aidé !

-Combien je lui dois ? demandais-je.

La blonde rigola, et sa petite bouche rose s'étira en un grand sourire. Quand elle sourit, Eva ne montre jamais ses dents. Un peu comme moi, en fait.

-Rien du tout, cadeau de la maison !

-Ok, merci beaucoup !

Le téléphone d'Eva sonna bruyamment.

-Ceci veut dire que je dois y aller…dit-elle en soupirant.

-A plus.

-A plus, Kurt.

Je me levais également, bien décidé de rentrer à la maison et donner son cadeau à Blaine. Cela faisait dix bonnes minutes que je marchais cette fois-ci quand quelqu'un m'interpella :

-Ça t'as pas suffi la raclée que j'ai donné à ton petit-copain et celui de mon fils ? Tu continues à t'exhiber avec tes vêtements de tapette à l'insu de tout le monde ?

Je me retournais vers le père d'Ian avec un sourire mauvais.

-Je savais que c'était vous ! Vous êtes un monstre ! Si ça ne tenait qu'à moi, je vous aurai déjà écraser la gueule contre le sol, hélas, Ian a trop bon cœur et ne veut absolument pas que je vous touche. Vous pouvez le remercier, parce que vous ne lui rendez vraiment pas bien.

J'avais vraiment envie de le baffer, mais Ian est très anti-violence. Cela ne lui plairait pas.

-Très fin, Kurt Hummel. Vous êtes le « héros » de mon fils. Celui qui l'a aidé à remonter la pente après son désastreux coming-out. Tu lui as fait croire des mensonges : être homosexuel ce n'est pas normal, Hummel. Quand est-ce que vous allez vous en rendre compte ? Tu lui as fait croire le contraire. Mais vous vous voilez la face, mes petites princesses. Ce n'est absolument pas normal !

-Et vous trouvez cela plus « normal », répondis-je en mimant des guillemets avec mes doigts, de tabasser le petit-copain de son fils devant un cinéma ?

Il s'avança vers moi dangereusement de moi. Je resserrais mon portable dans ma main et criais :

-Vous me touchez, j'appelle la police !

Il ne parut pas plus effrayé que ça. En même temps, qui a peur d'un homme avec une tête de bébé ?

-Vous n'êtes pas normaux, crois-moi, j'en sais quelque chose. J'ai dû cacher mes penchants toute ma vie pour fonder une famille. J'avais presque réussi à apprécier ma femme. Mais voilà qu'à 20 ans, mon fils, ce petit ingrat, fait son coming-out, et d'un seul coup, mes penchants ressortent subitement. Si bien que, pour survivre, je vais dans un bar presque tous les soirs pour coucher avec des hommes.

Je le regardais faire son discours, la bouche ouverte, incapable de sortir un seul mot. Non, ça ne pouvait pas recommencer. J'avais déjà connu ça, l'histoire des refoulés, et je ne voulais pas que ça recommence.

Il s'approcha de moi et murmura :

-D'ailleurs, je suis sûr que tu peux abandonner Blaine un soir pour un homme plus vieux.

Je reculais d'un pas, dégoûté par cet homme qui me donnait juste envie de vomir. Comment un homme pareil pouvait être le père de Ian, un jeune adulte humble, honnête et bon ?

-Vous me touchez, J'APPELLE LA POLICE ! hurlais-je, assez effrayé.

-Très bien, si tu ne peux pas me donner ce que je veux, tu ne sers à rien alors.

Il commença à s'avancer vers moi, mais je fus plus rapide et je me mis à courir.

-Allez, c'est ça fuit ! Je suis sûr qu'au fond tu es une vraie salope ! Allez va rejoindre ton pédé de petit copain, Hummel ! Et arrête de bouger les fesses quand tu cours, ça fait encore plus tapette. Au fait, tu aimes la nouvelle déco de la voiture de mon fils ? Elle est belle hein ?

Il eut un rire gras alors que je disparaissais au bout de la rue.

cccCCCccc

Je rentrais en vitesse dans mon appartement. Cet homme me dégoûtait tellement que j'avais envie de vomir.

-Kurt ? m'appela Blaine. C'est toi ? Tu étais où ?

-Parti voir Eva, répondis-je.

Je rentrais dans ma chambre, et vis Blaine regarder mon armoire avec les sourcils froncés. Je suivis son regard et tombait sur mon poster de Colin, en fin de capitaine Hook. Un sourire commença à germer sur mes lèvres.

-Quoi ? demandais-je.

-Je n'avais jamais remarqué que tu avais des posters de mecs dit « magnifiques » dans ta chambre. Apparemment ils le sont plus que moi en tout cas.

Je me retins de rire en repensant aux allusions de Santana par rapport à mes posters il y a quelques jours. Je devrais retenir à force que Santana avait toujours raison. Déjà avant-hier, j'aurais dû l'écouter et ne pas aller voir Ian et Julien.

-Et puis, en plus tu fantasmes sur Ricky Martin qui est un mec gay…

-Et avec un compagnon…complétais-je en roulant des yeux. En plus je ne fantasme pas sur lui.

Mais Blaine ne m'écouta pas vraiment, partit dans son idée, un air boudeur sur le visage.

-Et sur August de OUAT aussi ! Il n'a rien de plus que moi quand même ? Ce n'est que Pinocchio, quoi ! Qu'une marionnette de bois ! Moi, je suis en…

-Tu es jaloux Blaine ? demandais-je avec un grand sourire.

Blaine s'interrompit de suite, interloqué.

-Non, je ne suis pas jaloux. Pas du tout ! Ce sont juste des célébrités…

Il tourna la tête vers moi.

-N'est-ce pas ?

- Tu viens de faire une crise, Blaine.

Je rigolais devant son air vexé.

-Tu es vraiment impossible. Etre jaloux de Ricky Martin, Blaine, vraiment ? Ok, on l'envie tous parce que c'est vrai qu'il est beau, mais de là à en être jaloux parce que j'ai un poster de lui dans ma chambre.

Il grogna de frustration.

-Non mais quand même, tu as des photos de mecs dans ta chambre.

Je roulais des yeux, un petit sourire sur les lèvres.

-Si tu veux mon avis, tu es mieux que tous ces gars.

-Tu me trouves plus beau que Hook ? demanda-t-il.

-Faut quand même pas exagérer ! blaguais-je.

Comme il refit sa petite moue boudeuse et vexée, je me rectifiais :

-Mais oui, Blaine, je te trouve mieux que ces trois mecs réunis. C'est pour ça que j'ai mis des photos de nous deux partout. Mais ça, tu ne l'as évidemment pas remarqué.

Nous rigolâmes tous les deux et il m'embrassa langoureusement. Le silence revint dans la chambre (et que dans la chambre puisque Rach' et Santa' se disputaient dans le salon) mais je le brisais :

-Blaine ?

-Oui bébé ?

-Je sais par qui ont été envoyé les mecs qui vous ont tabassé Julien et toi.

Il me regarda avec impatience, semblant attendre une réponse. Mais c'était tellement compliqué à annoncer. « Ouais Blaine, le mec qui a programmé votre tabassage, c'est le père de Ian ! »Alors je pris une grande inspiration et essayait de dire le plus lentement possible :

-Ces personnes étaient envoyées par le père d'Ian. C'est lui qui a tout manigancé !

Je ne dis rien pour le moment sur les penchants de Monsieur Baily ou sur ce qu'il m'avait proposé.

Il y eut un long silence , assez pesant, où Blaine avait la bouche ouverte et je le regardais, l'air grave, attendant sa réaction.

-Je… il ne faudrait pas prévenir Ian ? demanda-t-il.

-Si, il le faudrait. Mais je devrais lui dire en face.

« Moi. 7h45. Je peux passer chez toi avec Blaine dans 2 heures ? »

-Je lui ai envoyé un SMS pour lui demander si on peut venir chez lui.

Nous nous allongeâmes, Blaine et moi, fatigués, nous assoupirent.

cccCCCccc

C'est la sonnerie de mon portable qui me réveilla, un peu plus tard. Ian venait de m'envoyer une réponse.

« Ian. 8h06.

Coucou ! Ouais, vient vers 8h30. Julien est avec moi. Ses blessures sont guéries, je suis soulagé. Comme je l'avais prédit, mon père ne veut pas me donner l'argent pour réparer ma voiture… »

Normal, pensais-je, c'est lui qui l'a cassé.

« Moi. 8h09.

Ok, à tout à l'heure. »

Je me dégageais des bras de Blaine et le secouais. Il grogna dans son sommeil, ce qui eut pour effet de me faire rire. Je recommençais, sans résultats, et me mis à soupirer. Il dort comme une marmotte. Je me penchais vers lui et posais mes lèvres sur les siennes. Ses yeux s'ouvrirent d'un seul coup.

-Kurt ?

-Allez, gros paresseux, Ian et Julien nous attendent dans une demi-heure.

Il se leva finalement, grommelant des mots incompréhensibles. Je roulais des yeux, pouffant de rire devant son attitude enfantine. Il se retourna vers moi et me tira la langue.

-Tu ferais mieux de t'habiller, lui conseillais-je, tes chaussons et ton peignoir ne sont pas très… chics ?

Blaine soupira mais acquiesça. Il se dirigea vers ma chambre pour récupérer ses habits.

-Je ne me ferais jamais à l'idée que tu as des posters du genre dans ta chambre… marmonna-t-il.

Je rigolais de nouveau. Vraiment ce mec était un gamin. Mais un gamin charmant.

Une fois qu'il sortit de ma chambre, je lui pris la main et le traînais dans la voiture. Il dormait presque debout !

cccCCCccc

Je sonnais à l'interphone de Ian.

La porte s'ouvrit et je m'engouffrais à l'intérieur de l'immeuble, serrant toujours Blaine par le poignet pour le traîner derrière moi.

-Oh Kurt ! cria Ian. Allez rentres !

Julien se tenait derrière Ian, bien me réveillé que Blaine. J'entrais dans le studio, refermant la porte derrière moi.

-J'ai préparé du thé, s'exclama Ian en posant la théière sur la table, sautillant comme à son habitude. Julien tu veux bien me ramener les spéculos s'il-te-plaît ?

-Oui chéri.

Julien s'exécuta, comme d'habitude.

-Alors, demanda Ian, tu avais quelque chose d'important à me dire ou … ?

-Oui, répondis-je, je sais qui sont les gens qui ont tabassés Julien et Blaine.

Julien se retourna vers nous, un sourcil haussé, l'air intrigué. Ce que je comprenais après tout. Ian se leva et croisa les bras sur sa poitrine.

-Vas-y, dis-nous qui sont ses gens immondes, qu'ils puissent recevoir ce qu'ils méritent.

Je soupirais, pas sûr de ce que je devais dire.

-Ce n'est pas si simple Ian. Je ne connais pas l'identité de ceux qui les ont frappés, pas exactement. Je connais seulement l'identité de celui qui les a envoyés.

Ian haussa les épaules, insensible. Il avait l'air d'un coup énervé.

-Qu'est-ce que ça change ? Celui qui les a envoyés leur voulait du mal, il voulait ce qui est arrivé, je veux savoir qui a pu faire une chose pareille. Julien et toi pourraient lui régler son compte.

Je me pinçais les lèvres, gêné.

-Cette personne a aussi cassé ta voiture.

-Raison de plus, déclara-t-il, vraiment énervé.

Julien passa derrière Ian et l'embrassa dans le cou. Puis il posa les gâteaux secs sur la table basse devant nous. Il s'assit à côté de Blaine, qui était maintenant tout à fait réveillé, mais qui arborait à peu près le même air que moi : gêné. Il connaissait lui aussi le nom du coupable, et il savait à quel point c'était difficile d'annoncer cela à Ian.

Le châtain pencha la tête vers moi, dans l'attente d'une réponse, et Julien me regardait avec attention, suspendu à mes lèvres, aussi intrigué que son petit-copain.

-Ian, soupirais-je, ce n'est vraiment pas facile à dire.

Il me regarda, les yeux ronds.

-Dis toujours.

J'acquiesçais et déglutissait à la fois.

-Ian, cette personne, c'est ton père…

Voilà ! J'espère que vous avez aimé. prochain chapitre: les réactions de Ian. xD J'attends vos reviews avec impatience ! :3 Bisous et bonne fin de soirée (l)

Lorraine.

Merci à Rikurt36 (ma gay powa ! :3), Lima's Angel (ma disney powa), KLF (Vanessa ! :3) et klainekisses (Emmaaa ! xD) pour tous les superbes moments en MP xD.

Merci à Teri, à Audrey (KH), à Astrid, à I et J, à Julien (mon grand frère d'amour), à Anaelle, à Louis, à Reda, aux allemands euros, aux 4*1, aux 5*4, aux 6*4 (surtout ! xD), à Nono, à Matt, à Marie, à Lea, à Capu, à mon Alinou, aux profs qui m'ont aidés (Elise, David...) . A tous ceux qui seront à jamais dans mon coeur...

Merci à vous tous.