Chapitre 20 : you'r not alone
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Stiles se laissa tomber sur son lit et enfonça son visage dans son coussin. Le soupir qu'il lâcha fit vibrer le tissu et il geignit en se retournant sur le dos. Il était mort de fatigue mais il ne savait pas s'il fallait qu'il se réjouisse et profite de l'absence de son père pour pouvoir dormir ou bien, comme toute personne normale, regretter qu'il ne soit pas venu le chercher à l'aéroport. Heureusement que sa jeep adorée l'attendait sur le parking, elle.
Le trajet de retour et le décalage horaire l'avait achevé, et son moral était au plus bas. Il avait seulement raccompagné Isaac chez lui car, pour tous les autres, leurs parents les attendaient dans le hall de l'aé compte fait, ouais, Stiles se fichait bien de pouvoir dormir en paix en étant seul, chez lui. Il aurait aimé, tout comme son ami bouclé, que leurs pères soient présents, les bras grands ouverts pour qu'ils puissent se glisser dedans et entendre un « tu m'as manqué fils ». Mais le shérif travaillait encore ce soir, apparemment...
Stiles prit son portable et envoya un message à Ambre pour lui dire qu'il était bien arrivé chez lui et un autre à Isaac. Il lui demanda si tout allait bien et ce dernier lui répondit par l'affirmative et lui retourna la question. Question que l'hyperactif ignora légèrement, répondant par un simple « profite de ta mère boucle d'or, moi je vais enfin pouvoir dormir sans être dérangé, le bonheur ! »
La mère d'Isaac avait disparu juste après la naissance de son fils cadet, le laissant seul avec son père et emportant l'aîné, Camden, avec elle on ne savait où. Puis un jour, elle était revenue dans leur vie, après douze ans de souffrance et de malheur pour le blond. Son départ était dû à la violence de l'ancien coach Lahey, et Stiles ne comprenait pas vraiment ce qui lui était passé par la tête de fuir sans le petit Isaac. Et, même s'il ne savait pas plus pourquoi elle avait décidé de revenir par la suite, il était rassuré de se dire que maintenant son ami était en sécurité et vivait dans un petit appartement avec sa mère.
Camden, lui, avait préféré s'engager dans l'armée et partir à la guerre.
Il ne revint jamais.
Bien sûr, à l'époque Isaac en avait voulu à sa mère d'être partie sans lui, le laissant sans défense face à un père violent et exigeant... Mais à son retour et pour mieux faire face à ce dernier, la mère et son fils s'étaient énormément rapprochés et, à présent, l'adolescent ne pouvait plus imaginer sa vie sans elle.
Stiles était heureux pour son ami, sa mère n'était pas souvent à la maison à cause de son travail mais, même si elle n'avait pas pu venir le chercher, elle avait pris une journée de congé pour accueillir son fils, lui préparer un bon repas et écouter tout ce qu'il avait à raconter.
Lui aussi avait été complice avec son père avant. Cette complicité s'était dégradée avec la mort de Claudia et avait complètement disparu après l'incident, il y a trois ans de cela. Ou plutôt, après que la personne que son père appelait « un incident » était entrée dans sa vie et que le Shérif s'en était rendu compte.
Stiles serra les poings et se concentra sur son souffle. S'il faisait une crise de panique, personne ne sera là pour l'aider. Des larmes s'échappèrent de ses yeux et il se sentit si faible...
Minable. T'es minables, Stiles. Ridicule.
Il prit son visage entre ses mains, essuya de ses paumes ses joues salées et enfonça ses ongles dans son cuir chevelu. Les souvenirs de lui et de cette personne se rejouaient sans cesse dans sa tête, ainsi que ceux avec son père. Les pires souvenirs qu'il avait de lui. Puis des plus récents, des moments passés avec Scott en particulier, lui et son sourire, son grain de beauté sous son œil droit, la moue hautaine de Jackson aussi, ainsi que les yeux si particuliers de Derek.
Même si ces derniers avait la capacité de le rendre heureux, son père était toujours là. Il occupait ses pensées, tous les jours. Il avait même parfois l'impression de l'entendre, comme s'il était tout près de lui. Il n'en pouvait plus, il voulait pouvoir faire ce qu'il lui plaisait sans toujours avoir peur du shérif ! Mais il n'y arrivait pas, c'était trop dur...
Stiles ne fut plus capable de penser à autre chose, tout s'enchaîna, le faisant paniquer. Même la fatigue, il ne la ressentait presque plus.
Il se leva d'un bon. La tête lui tourna et il perdit l'équilibre, se retenant in-extremis à son bureau.
Il n'entendait plus rien autour de lui, seulement des voix imaginaires qui résonnaient dans son esprit, lui provoquant un mal de crâne insupportable.
Tu n'as pas honte, Stiles ? Heureusement que ta mère n'est plus là pour voir ça !
Il voulut crier à son père de se taire, mais il n'était pas là, pas physiquement. Tout était dans sa tête.
Sa respiration se fit de plus en plus rapide et l'horrible sensation de ne plus être maître de lui-même lui noua le ventre.
T'es bourré, Whittemore.
Toi, défoncé. Et beaucoup trop séduisant.
Il cogna son poing contre la porte.
Je t'aime, Stiles.
Moi aussi, mon frère.
Il n'arrivait pas à les faire taire, elles étaient trop fortes.
Il sortit de sa chambre et descendit les escaliers presque en courant, manquant de tomber plusieurs fois. Il devait sortir, prendre l'air, courir, hurler et, surtout, ne plus penser.
Tu ne diras rien, surtout pas à mon père d'accord ?!
Tout finit toujours par se savoir, Stiles. Tout.
Il ouvrit sa porte d'entrée, il faisait nuit noire et vraiment froid mais Stiles s'en moquait.
Une fois dehors, il se mit à courir comme il ne l'avait jamais fait, essayant de calmer les voix de ses proches qui se répétaient, encore et encore. Qui passaient en boucle comme sur un vieux disque rayé. Ses sanglots s'étaient calmés mais l'effort physique n'aidait malheureusement pas à stopper la crise de panique qui arrivait.
Tu t'entends bien avec ton père ?
La voix de Derek, qui avait parfois pu l'apaiser, ne fit qu'augmenter son stress. La fatigue se faisait vraiment sentir et Stiles commençait réellement à avoir du mal à respirer. Il traversa la route, inconscient du danger, se sentant partir.
Tu me fais honte Stiles, si tu le revois, tu n'es plus mon fils. J'en ai plus que marre de devoir m'occuper d'un gamin hyperactif. C'est moi ou lui.
Toute force quitta ses jambes et il ne put faire autrement que de chuter.
Il se laissa tomber à genou sur le goudron froid.
Ses yeux brouillés de larmes se fermèrent sans qu'il ne le veuille. Toute sa rage disparut, l'adrénaline avec, laissant place à une profonde fatigue, une respiration laborieuse et à une migraine.
J'aimerais te détester papa, tout serait tellement plus simple.
Stiles avait froid. Il n'arrivait plus à faire le moindre geste. Son corps ne lui obéissait plus.
Puis tout fut flou et il sentit à peine sa tête heurter le sol.
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Jackson bailla et se frotta les yeux. Heureusement que la route était déserte, il savait qu'il n'était pas particulièrement recommandé de conduire lorsqu'on risquait de s'endormir à tout moment.
Il regarda l'heure au tableau de bord : neuf heures du soir. Pourquoi sa mère devait forcément aller à un dîner à l'autre bout de la ville ? Qui plus est, chez une énième pouffiasse avec qui elle faisait semblant d'être amie pour garder cette réputation si importante pour les Whittemore. Il avait été content de voir sa mère adoptive l'attendre, un grand sourire au lèvre – certes faux, mais un grand sourire quand même – devant sa magnifique Porsche. Évidemment, ça aurait été étonnant qu'elle soit venue seulement pour le plaisir de l'accueillir, non, elle était venue en taxi jusqu'à l'aéroport uniquement pour que son fils la dépose à cette ridicule soirée mondaine, car son très cher mari – et donc son père à lui – était en déplacement.
Et maintenant le voilà, en train de retraverser toute la ville pour se rendre chez lui, ne désirant qu'une chose, retrouver au plus vite son lit king size.
Il cligna fortement des yeux pour se réveiller, se concentra sur la route puis cala brusquement.
- OH PUTAIN ! hurla-t-il alors que sa ceinture de sécurité l'empêchait de passer à travers le pare-brise.
Il resta sans bouger, les yeux écarquillés et les mains crispées sur son volant durant quelques instants.
Oh mon dieu, pitié, dites-moi que je ne l'ai pas percuté...
Une silhouette était apparue dans son champ de vision, éclairée au dernier moment par les phares de sa voiture. Quelqu'un était allongé sur le sol, en pleine nuit et, de plus, en beau milieu de la route.
Jackson avait rarement peur mais là, il tremblait presque lorsqu'il sortit lentement de sa voiture.
Il s'avança avec précaution du corps semblant inerte, allongé sur le flanc, dos à lui.
Mais qui est assez inconscient pour sortir seulement en chemise avec un froid pareil ? Et surtout, pour s'allonger sur la route !
Le corps était à environ deux mètres du véhicule, Jackson n'avait donc pas touché la personne. Cela le rassura quelque peu. Cependant, quand il retourna le garçon pour voir son visage, il ne put s'empêcher de laisser échapper un cri et la peur le gagna à nouveau.
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Le téléphone de Scott sonna encore une fois, le faisant grogner. Pourquoi fallait-il toujours que des gens l'appellent quand il n'était pas disposé à répondre !? Et puis pourquoi la personne s'acharnait autant ? Quand on ne répond pas, ça veut dire que, soit on peut pas, soit on veut pas, ou alors, comme dans son cas, qu'on cherche juste à dormir et qu'on ne veut pas être dérangé !
Je vois pas qui pourrait bien m'appeler, on était tous crevés... Tellement crevé que Stiles ne m'a même pas téléphoné en arrivant chez lui, comme je lui avais demandé.
…
Oh, mais quel con je suis…
Scott sortit de sa couette et se retourna pour attraper son portable. Dix-huit appels manqués. Mais aucun de son meilleur ami.
Mais que diable me veut Whittemore ?
Alors qu'il regardait le nom du capitaine de lacrosse d'un œil perplexe, la sonnerie retentit de nouveau, le faisant sursauter. Il décrocha avant qu'il ne sonne une deuxième fois.
« - Alors McCall, tu te décides enfin à me répondre ? Tu ramènes ton cul chez les Stilinski, tout de suite ! »
Scott dut éloigner son téléphone tellement Jackson hurlait. Le blond avait l'air d'être plutôt en colère qu'il ne lui ait pas répondu avant...
« - Chez Stiles ? » demanda-t-il, ne comprenant pas pourquoi il devait se rendre chez celui qu'il aimait à dix heures du soir et, surtout, en compagnie du blond. À moins que quelque chose n'aille pas ? Mais pourquoi l'apprendrait-il par Jackson et non pas par Stiles lui-même ?
Seulement, la voix à présent calme et inhabituellement teintée d'inquiétude de son interlocuteur ne le rassurait pas.
« - Écoute, Scott, Stiles ne va pas bien. Enfin si, là, il est en sécurité, physiquement je veux dire mais... Viens, tu verras. Je t'attends »
Il raccrocha et Scott ravala difficilement sa salive. Décidément, son hyperactif lui en faisait des frayeurs.
Il se leva et, sans même prendre le temps d'échanger son pyjama contre quelque chose de plus correcte, il enfila ses chaussures et son manteau puis se dépêcha de sortir de chez lui et d'emprunter la voiture de sa mère pour se rendre chez son meilleur ami.
J'espère qu'il n'a pas fait de conneries.
Il arriva assez rapidement devant la maison du Shérif et entra sans frapper avant de monter les escaliers et de se précipiter dans la chambre.
Son regard se posa en premier sur le fils Whittemore qui semblait épuisé, debout à côté du lit.
Lit où se trouvait Stiles.
Scott s'approcha doucement et s'assit près de lui. Le châtain avait l'air de dormir sereinement. Tout paraissait normal, mis à part son visage encore plus pâle que d'habitude et la sueur qui avait coulé sur son front. Il prit la main de son meilleur ami dans la sienne alors que Jackson venait à son tour s'asseoir sur le lit.
- Alors ? Que ce passe t-il ? Pourquoi tu es chez lui ?
Jackson soupira un peu, et passa une main dans ses cheveux.
- Je ne sais pas ce qu'il s'est passé en fait, c'est bien ça le problème. Je suis ici parce que c'est moi qui l'aie ramené, ainsi que couvert et allongé dans son lit, souffla-t-il, épuisé.
Scott se retourna vers lui en fronçant les sourcils.
- Comment ça, tu l'as « ramené » ?
- Eh bien, j'étais un voiture, puis il était là et-
- Tu l'as renversé ? s'emporta Scott en attrapant le bras de l'autre adolescent et en le serrant assez fort pour le faire grimacer. Tu m'avais dit qu'il allait bien physiquement !
- Scott, j'ai trouvé Stiles il y a une heure, seul, à peine couvert, les joues trempées de larmes et, surtout, effondré en plein milieu de la route, répondit Jackson d'une voix calme en se dégageant de sa poigne. Je ne sais pas ce qu'il a mais... Je pense qu'il est tombé dans les pommes après avoir fait une crise de panique ou quelque chose comme ça. Car ça m'étonnerait qu'il soit simplement allé faire son petit footing en chemise en pleine nuit.
Le latino jeta un coup d'œil au concerné et se racla la gorge.
- Il a pleuré ? Stiles pleure rarement…
Le blond acquiesça.
- Oui, et dans son sommeil aussi, tout à l'heure. Il faisait un cauchemar. Il a crié aussi et suait à grosses gouttes. Ah oui ! Et il répétait ton nom, assez souvent. Il marmonnait des plaintes incompréhensibles mais semblait paniqué. Son regard dévia vers une photo de Scott, Isaac et Liam, encadrée et posée sur la table de chevet. Il la fixa et continua de parler avec un sérieux que Scott ne lui connaissait pas. Alors je me suis assis à côté de lui et je lui aie pris la main, exactement comme tu fais. Ça avait l'air de le calmer. Puis, doucement, il s'est réveillé. Il paraissait encore pris dans son cauchemar comme s'il ne savait pas s'il était réveillé ou non. Il s'excusait. Il n'arrêtait pas de s'excuser. Il ne me reconnaissait même pas, il prenait mon visage entre ses mains mais pour lui je n'étais pas Jackson à ce moment-là…
- Tu veux dire qu'il t'a confondu avec quelqu'un ? Et qu'il lui faisait des excuses ?
- Je pense mais je ne sais pas, il délirait complètement...
Scott se pencha en avant et Jackson reporta son attention sur lui. Il put voir que le brun affichait un air grave.
- Comment il t'a appelé ?
- Scott, est ce que tu connais un Théo ?
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Ce fut un cri strident qui réveilla Stiles, ce jour-là. Pensant que c'était son imagination qui lui jouait des tours, il n'ouvrit pas les yeux, se contentant de rouler pour se retrouver sur le dos. Cependant, quand une musique, pourtant peu forte, résonna dans la chambre, il laissa échapper un grognement. Soudain, tous les bruits se stoppèrent quelques secondes avant d'être remplacés par des voix.
- Vous croyez qu'on l'a réveillé ? demanda une voix qu'il connaissait bien et qui se voulait innocente.
- Bien sûr, crétin ! Tu as vu le cri que tu as poussé ? Tu as un véritable don pour réveiller les gens en douceur, dit une autre, plus froide et ironique.
- Et toi pour prendre les sarcasmes de Stiles !
- Liam... Je suis d'accord avec Jackson. On t'avait dit que ce n'était pas le moment pour regarder Game of throne. Tu le savais que tu aurais peur à un moment et que tu allais inévitablement crier.
- Chut ! Je crois il se réveille vraiment, là.
L'hyperactif ouvrit enfin les yeux pour apercevoir quatre têtes au-dessus de lui, Scott et Jackson ayant l'air un peu inquiet, Isaac avec les lèvres pincées et Liam qui lui adressait un sourire étincelant, évidemment.
- Je ne pourrais pas rêver mieux comme première vision. Je vous en prie les gars, soyez là tous les matins pour que je puisse bien commencer ma journée grâce à vous, dit Stiles, la voix rauque et encore endormie en se redressant. Il lança un regard à Scott qui se mordait nerveusement la lèvre inférieure. Pourquoi vous êtes tous là ? Quelques flashs de la veille lui revinrent en mémoire à ce moment-là. Que s'est-il passé ?
Scott regarda intensément Jackson, ce qui lui arracha un soupir.
- McCall, arrête avec tes yeux de chiots, tu veux ? Il s'allongea sur le lit, la tête tournée vers Stiles. C'est plutôt à toi de nous le dire…
- Je... J'ai fais une crise de panique, je crois. Je suis sorti pour me calmer et courir un peu puis, trou noir. Je me souviens pas de la suite et je ne sais pas comment je suis arrivé dans mon lit, répondit-il, un peu inquiet de ne pas trop se rappeler.
- C'est Jackson qui t'a trouvé évanoui sur la route, il t'a ramené et m'a appelé. Je suis venu tout de suite, lui expliqua son meilleur ami en tortillant le bas de son t-shirt entre ses doigts.
Le fils du shérif écarquilla les yeux quand Scott lui annonça qu'il avait perdu connaissance sur la route. Une chance que le blond soit passé à cet endroit précis et avant qu'il ne lui arrive malheur.
Liam sauta sur son corps et s'assit sur ses cuisses, les yeux pétillant d'amusement, ce qui le faisait clairement ressembler à un enfant venant réveiller son père pour lui réclamer un petit déjeuner.
- Mec, tu as complètement déliré, apparemment ! pouffa-t-il. Malheureusement, seul Jackson a eu le privilège de voir ça.
Il fit la moue et le concerné secoua la tête en levant les yeux au ciel.
- Je te signal que ce n'était pas vraiment drôle, Stiles était vraiment mal, rétorqua-t-il d'une voix sèche et, à la surprise de tous, Scott approuva.
Stiles ébouriffa les cheveux de Liam et lui rendit son sourire.
- Vous inquiétez pas, je pratique tout autant l'auto-dérision que le sarcasme ! Alors, si j'ai vraiment déliré, vas-y dis-moi tout.
- Tu étais tellement encore dans ton rêve que-
- Cauchemar, corrigea Jackson.
- Ouais, dans ton cauchemar, d'ailleurs, je ne veux même pas savoir pourquoi tu as rêvé de lui car-
- Liam, abrège. Tu deviens comme Stiles, le coupa Isaac alors que le châtain lui faisait un doigt d'honneur.
- Mais arrêtez de me couper aussi ! Donc je disais... Oh mec, tu as confondu Jackson avec Théo ! Devant l'effacement de toute expression sur le visage de son ami, Liam plissa les yeux. Mais si, tu sais, Théo Raeken ! Mais, t'es pas sérieux ? Tu rêves, ou plutôt cauchemardes, de lui mais tu ne te souviens pas de lui ? Il était dans l'équipe de basket et il était avec nous au collège mais il est parti au milieu de notre année de seconde. Eh oh, Stiles ? Ici Liam, tu me reçois ? demanda-t-il alors que le bouclé claquait des doigts devant le visage de l'hyperactif.
Jackson prit sa tête entre ses mains, et dut respirer longuement pour se calmer et éviter d'arracher la tête de Liam. Il avait juste demandé aux garçons s'ils connaissaient un Théo et, malheureusement, seul ce crétin en savait un peu plus que Scott et lui. Évidemment, il avait insisté pour savoir pourquoi une telle question, et maintenant le capitaine de l'équipe regrettait de lui avoir tout dit. Heureusement qu'il lui avait demandé d'éviter d'en parler…
Il serra l'avant bras de Stiles, se sentant assez mal d'avoir tout révélé, et surtout que les autres le prennent plus sur le ton de l'humour. S'ils avaient été là, avec lui, ils n'en auraient sûrement pas ri.
Le châtain parut lentement revenir parmi eux, mais pas comme l'espéraient les quatre adolescents. Son visage passa de pétrifié à... triste ? Ses yeux étaient perdus dans le vide et ses lèvres entrouvertes tremblaient légèrement.
Le petit blond se sentit mal et légèrement coupable même s'il ne comprenait pas trop le changement d'humeur soudain de son ami. Il descendit de ses genoux et se glissa entre Jackson et lui pour poser son menton sur son épaule.
- Stiles... Je voulais pas te rappeler ce rêve, ni la soirée d'hier en te parlant de ça. Au contraire... Les garçons disaient que tu n'étais vraiment pas bien et pensaient même que tu avais fait une crise de somnambulisme. Je voulais juste te montrer que je suis là, moi aussi, j'veux dire, je suis gamin dans mon comportement je le sais, mais c'est ma façon à moi de t'aider.
Stiles passa sa main sur son visage et reprit son sourire habituel, même si un peu plus tremblant. Il passa un bras autour des épaules de Liam.
- Oh arrête ! Tu vas me faire chialer, bébé Liam. il se mit à rire doucement et Scott ainsi que Jackson, qui s'étaient crispé en le voyant mal, se détendirent. Bon, ne restez pas planté là, bande de con, venez ! C'est le moment câlin viril entre bro encore plus virils !
Ils pouffèrent en se jetant sur lit pour finalement finir en un amas de corps emmêlés.
- J'ai l'impression de faire un Twister, remarqua Scott qui était allongé en travers du lit, au-dessus d'Isaac et la tête coincée sous l'aisselle de Liam. Avec l'odeur de transpi de Liam en plus…
- Hé !
- Est-ce que je risque de mettre en péril notre moment viril en posant ma tête sur le ventre de Jackson ? demanda Isaac entre deux fous rires.
- Stiles a déjà tout foutu en l'air quand il a chatouillé Scott tout à l'heure, répondit d'ailleurs le beau blond.
- Et Scott a enterré sa propre virilité quand il a pouffé comme une gamine… ajouta Liam.
Un silence suivit la moquerie de plus petit jusqu'à que Scott lui-même se mette à rire, entraînant les autres dans son hilarité.
- Stiles ? appela le capitaine de l'équipe après quelques minutes.
- Ouais ?
- Tu avais bien dit que tu adorais l'automne ? Halloween en fait partie ou tu n'aimes pas forcé-
- Tu plaisantes ? J'adore Halloween, mec ! Je te raconte pas le nombre de fois où on s'est rendu malade à cause de cette fête et de toute cette bouffe avec Scotty. Pourquoi ?
Jackson se cala en peu plus dans le lit et passa ses mains derrière sa tête, le sourire aux lèvres. Il allait pouvoir faire plaisir. Il se sentait bien et plus entouré que jamais. Mis a part Danny il n'avait pas vraiment de véritable ami, alors maintenant il avait envie d'en profiter. En commençant par Stiles.
- Je vais faire un fête. Et évidemment, vous êtes tous invités. On préparera ça ensemble, annonça-t-il alors que des exclamations de joies retentissaient dans la chambre.
Il n'était plus seul.
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Et voila pour le 20eme chapitre de « Who is S ? » !
j'espère vraiment qu'il vous aura plu, en tout cas j'ai vraiment aimé l'écrire. On en apprend un peu sur Stiles, ainsi que sur Isaac et la relation de Jackson et Scott s'améliore petit a petit.
Malgré ses gaffes, je trouve Liam adorable. Un vrai bébé.
Je sais que vous étiez en mode « KWOA ?! THEO ? », et ouais vous vous attendiez pas à le voir celui là!;) je pense que vous commencer à avoir une idée assez clair de ce qui relis Théo et Stiles, ainsi que le problème entre le Shérif et son fils.
J'attends vos avis et vos suppositions pour la suite avec impatience !
Je vous annonce aussi qu'on arrive à la fin de cette fic, je ne saurais pas vous dire combien de chapitre il reste...peut-être 4 (avec l'épilogue) mais je ne sais pas trop. On verra bien !
Pleins de bisous, à la prochaine !
