Yo, petite info : il y a un lime assez...enfin bref, un bon lime bien citronné quoi. Sautez le passage si ça vous dérange.;)
on se retrouve en bas !
.
.
Chapitre 24 : Il aimait les gens qui souriaient quand il pleuvait.
.
.
Quand Stiles ouvrit les yeux, il se sentit extrêmement bien. Une chaleur réconfortante l'entourait et une main passait dans ses cheveux emmêlés. Un bras fort se resserra autour de sa taille et il poussa un peu plus son visage dans le cou de son professeur.
Rapidement pourtant, cette sensation de sûreté laissa place à un sentiment qu'il avait du mal à déchiffrer.
Il ne put s'empêcher de penser que les bras des Scott n'étaient pas aussi forts habituellement, que ses mains étaient moins grandes et que son odeur était plus douce et sucrée. Il aimait les étreintes de Derek. C'était certain. Mais ce n'était pas ce qu'il voulait.
Ça faisait tellement longtemps que son cœur n'avait pas battu si vite pour quelqu'un, que son souffle ne s'était pas coupé quand il voyait cette personne. Il aimait cette sensation, pourtant, depuis Théo, il avait tout fait pour ne plus jamais la ressentir. Ne plus jamais tomber amoureux d'un garçon.
Alors il avait repoussé Scott.
Seulement, maintenant, il se sentait affreusement mal. Il avait peur, honte et il s'en voulait. Sur le coup, il n'avait pas vraiment réfléchi et avait pensé que c'était le mieux à faire.
Il se redressa sur ses coudes et plongea dans le regard envoûtant de son professeur. Il avait débarqué chez lui, désespéré, et avait pleuré sur son épaule toute la nuit. Il lui avait tout dit, sur son père, sa tentative de suicide, son premier amour et ses nouveaux sentiments pour son meilleur ami. Derek avait été d'excellent conseil. Il avait été là pour lui, comme un frère, et Stiles aurait aimé qu'il soit réellement de sa famille.
- Hey, comment tu te sens ? lui demanda l'adulte.
L'hyperactif haussa les épaules puis attrapa son portable sur la table de chevet avant de retourner se pelotonner contre le corps chaud. Il pianota dessus quelques secondes pour découvrir une dizaine d'appels manqués, puis il écarquilla les yeux.
- Mais il est dix heures et demie ! s'écria-t-il d'une voix cassée en voyant l'heure affichée sur son écran.
- Je reste avec toi ce matin. Lui souffla Derek avec douceur. Tu dois te reposer un peu, on retournera au lycée quand tu seras prêt. Stiles allait protester mais il l'en empêcha. C'est ce que je ferais pour Cora.
Le fils du shérif lui sourit, ému d'être aussi bien traité par Derek.
Le brun en profita pour se lever du lit et montrer à Stiles où se trouvait la salle de bain. Il partit à la cuisine pendant que l'adolescent se douchait et prépara des pancakes et du café.
Le plus jeune, qui gardait toujours des affaires de rechange dans son sac de cours – depuis l'expérience de la soirée de Jackson où il avait dormit sur place et était arrivé en cours fringué n'importe comment...et bien il prenait ses précautions - le rejoignit rapidement, vêtu d'un bas de jogging vert sapin et d'un t-shirt gris. Il remercia son hôte, beaucoup de fois au cours de la matinée. Que se soit pour le petit-déjeuner, l'hospitalité, ses conseils ou juste pour avoir été là.
Ils quittèrent le loft juste à temps pour arriver au lycée pour le premier cours de l'après-midi.
.
.
Stiles souffla et essuya les gouttes de sueurs froides qui perlaient sur son front. Il démarra la jeep. Le ciel grondait et la nuit commençait à tomber. Durant toute la journée, il avait réussi à échapper à la moue perplexe d'Isaac, aux remarques désobligeantes de Jackson et au regard assassin de Liam. Ainsi qu'à un Scott inquiet, aux yeux brillant et aux mains tremblantes. Il l'avait évité, lui et ses lèvres qu'il mordillait sans cesse. Bordel. Il cligna des yeux pour effacer l'image d'un Scott trop tentant.
Il avait juste eu besoin d'être seul, pour pouvoir réfléchir à ce qu'il voulait vraiment et à ce qu'il allait faire.
Il n'avait malheureusement pas pu éviter Ethan qu'il avait percuté à la sortie d'un cours. Le beau blond lui avait proposé, d'une voix peu assurée, de sortir un soir. Il avait l'air d'en avoir vraiment envie. Stiles lui avait dit que ce ne serait pas possible, qu'il tenait trop à Danny pour flirter avec son ex-petit-copain. C'était vrai, en partie. Mais Ethan n'avait pas l'air de croire que c'était la seule raison, et l'hyperactif n'essaya pas de le convaincre. Ni de se convaincre lui-même qu'il n'avait pas une autre raison d'ailleurs, impliquant une mâchoire de travers, un grain de beauté sous l'œil droit et un sourire adorable...
Ouais il y avait bien autre chose.
Et, aussi, il avait pris sa décision.
Un éclair éclata et Stiles sourit. Scott, tout comme lui, aimait l'orage. Ou du moins ils aimaient trouver le sommeil, bercés par le bruit de la pluie et par ce grondement incessant, alors qu'ils étaient au chaud, blottis l'un contre l'autre.
Stiles se gara sur le côté de la route et sortit son téléphone.
Apprends à te laisser aimer, accepte les sentiments. Partage les tiens sans te poser de questions. Si la personne t'apporte quelque chose et t'aime tel que tu es, alors laisse-toi porter, c'est à ton tour d'être heureux, lui répéta la voix de Derek.
Stiles composa un numéro.
- Jackson ? J'ai besoin de ton aide.
.
.
Il était presque minuit et Scott n'arrivait pas à trouver le sommeil, il n'était même pas fatigué. Il cogitait trop, faisant les cents pas dans sa chambre, incapable de rester en place. Il avait bien appelé Isaac, espérant parler d'autre chose que du râteau qu'il s'était pris, mais le blond avait l'air de ne pas avoir la capacité de parler d'autre chose. Liam, lui, passait sa soirée avec Mason et Jackson – oui, il avait appelé Jackson et il ne savait toujours pas ce qu'il lui était passé par la tête – lui avait raccroché au nez après lui avoir dit, presque dans un gloussement, qu'il était très occupé.
Sérieusement, depuis quand Whittemore gloussait-il ?
Il avait véritablement tout essayer pour penser à autre chose, malheureusement, Games of Throne lui avait rappelé qu'il regardait ça avec Stiles habituellement, puis il avait allumé son ordinateur et avait passé la plupart de son temps à regarder si son meilleur ami était connecté sur Skype. Après quoi, il avait essayé de lire, mais le seul livre qu'il aimait vraiment et qu'il pouvais relire encore et encore était un cadeau de Stiles, rempli de petites remarques écrites de toutes les couleurs à l'intérieur.
Il serait bien allé courir, cependant, premièrement le temps était à l'orage, deuxièmement il était asthmatique et troisièmement il était vingt-trois heures trente.
De toute façon j'aime pas courir.
Scott se laissa tomber sur son lit où il resta allongé sur le ventre pendant plusieurs minutes, se demandant ce qu'il allait faire.
Il était fou de ce crétin qui l'avait rejeté...
Son portable vibra, annonçant qu'il avait reçu un message. Scott se jeta dessus, heureux d'avoir quelqu'un à qui parler et priant pour ce ne soit pas son opérateur qui lui annonçait que son forfait était renouvelé ou encore sa tante qui lui envoyait des photos de chatons.
Ce n'était définitivement pas sa tante.
« La maison du lac, dans 30 minutes. Pas celle de Lydia, non, celle de Jackson. Tu sais, dans les bois, pas loin de l'ancien manoir des Hales. Je t'attends. Viens. S'il te plaît.
- Stiles »
Son cœur se mit à battre beaucoup trop vite d'un seul coup. Il était tellement dans un tel état de choc qu'il sursauta quand son portable vibra à nouveaux dans sa main. Il avait deux autre messages.
Il fronça les sourcils, c'était Jackson.
« Vas-y. Il est désolé et il veut vraiment que tu y ailles. Ne me remercie pas McCall. »
« Oh, et par pitié… ne faites rien dans le jacuzzi. »
Scott rougit puis se demanda réellement pourquoi le capitaine de l'équipe était mêlé à ça. Et surtout, pourquoi il évoquait un truc pareil ? Non, la vraie question était : pourquoi Stiles lui demandait de venir dans une des maisons de Whittemore à minuit ?
Il abandonna vite l'idée de trouver une réponse à toutes ses interrogations et s'habilla. Non, parce qu'il allait pas y aller en caleçon non plus, se faire arrêter pour exhibitionnisme n'était pas dans ses plans. Après quelques hésitations, il opta pour un polo. Celui qu'aimait Stiles. Oui il était fleur-bleu, mais ça, ce n'était une surprise pour personne.
Il passa rapidement à la salle de bain et descendit à pas de loup dans son salon pour ne pas réveiller sa mère, qui n'était pas de garde le vendredi soir. Il piqua d'ailleurs ses clefs de voiture, et grimaça lorsque le parquet grinça sous ses pas. Il tourna silencieusement la clef dans la serrure de la porte d'entrée et…
- Scott ?
Une lumière s'alluma sur sa droite. Mélissa était affalée sur le canapé, un plaid la recouvrant et son ordinateur sur les genoux.
Ça, ce n'était pas prévu.
- Où comptes-tu aller comme ça ?
Sa mère fronça les sourcils.
Scott resta debout devant la porte, ses doigts tapotant dessus nerveusement et sa bouche formant une moue confuse alors qu'il pesait le pour et le contre de dire la vérité. Sa mère ne le laisserait jamais sortir en pleine nuit, surtout pour aller dans une maison perdue dans les bois.
- Euh... Et bien…
Mélissa posa son ordinateur sur la table basse et se rapprocha de lui.
- Un polo bleu marine ? Elle plissa les yeux. Et tu t'es parfumé ?
L'adolescent se gratta l'arrière du crâne, gêné. Que pouvait-il répondre à ça ?
- Hum… Elle passa ses mains dans les cheveux de son fils pour le recoiffer et lui sourit tendrement. Tu peux aller voir Stiles.
Il écarquilla les yeux. Comment faisait-elle pour toujours tout de deviner !
L'infirmière ouvrit la porte et le mit presque dehors en lui répétant plusieurs fois de faire attention sur la route. Scott la serra dans ses bras et embrassa son front avant de trottiner joyeusement jusqu'à la voiture.
Il était complètement surexcité et son cœur battait à dix mille à l'heure en pensant qu'il allait bientôt voir Stiles. Il espérait vraiment que ce soit un rendez-vous mais, quand il se gara près de la familière jeep bleu, un frisson d'appréhension parcourut son corps. Il stressait. Il allait devoir avouer ses sentiments, parler à cœur ouvert. Il pouvait toujours être repoussé à nouveau.
Scott prit sur lui et descendit de la voiture. Il s'avança jusqu'à la maison, respira un grand coup et poussa la porte d'entrée. Il n'y avait personne dans le salon. Il appela Stiles plusieurs fois mais personne ne lui répondit. Il sortit sur la terrasse et remarqua de la lumière un peu plus loin.
Il marcha jusqu'à la serre qui se situait près du lac et entra.
L'atmosphère qui s'en dégageait était réconfortante. Il y faisait étonnamment chaud et elle ne ressemblait en rien à un serre classique. Les Whittemore ne voyaient certainement aucune utilité à avoir une serre avec pour rôle de faire pousser des légumes. Le sol était carrelé de mosaïques, des fleurs et des plantes décoraient la pièce, un poêle à bois y était installé et les multiples guirlandes lumineuses ajoutaient une ambiance chaleureuse.
Le cœur de Scott rata un battement.
Il était là.
Stiles gigotait assis sur le canapé en secouant la tête dans tous les sens. Ses sourcils étaient froncés, son nez plissé et ses lèvres bougeaient sans cesse tandis qu'il marmonnait des mots incompréhensibles.
Puis il releva la tête et remarqua enfin la présence du latino. Scott eut l'impression que les yeux whisky doublèrent de volume. Il toussota, mal à l'aise à cause du regard persistant et de la bouche entrouverte de Stiles.
L'hyperactif se leva précipitamment du canapé et, comme à son habitude, manqua de finir par terre. Mais il se rattrapa et ne s'attarda pas plus que cela à sa chute.
- Tu es venu.
Scott avait presque envie de lui faire la réflexion qu'habituellement, il ne dirait jamais « tu es venu » à quelqu'un qui se trouvait juste devant lui. Non, Stiles était normalement celui qui balançait une remarque sarcastique après avoir entendu ça, du genre : « non, je suis absent, ça se voit pas ? ».
Il remarqua ensuite les mains tremblantes de son ami et son expression qui variait entre le soulagement et la panique totale.
- Je pense que je te dois des explications, et toi aussi… déclara Stiles nerveusement.
Il s'approcha doucement du fils du shérif et soupira.
- Je sais, je suis désolé, Stiles, je n'aurais jamais du t'embrasser comme ça alors que-
- Est-ce que tu étais bourré ?
La mâchoire du châtain se crispa.
- Quoi ? demanda Scott en fronçant les sourcils.
Stiles fit deux grands pas pour finalement se retrouver à peine à un mètre de lui et le regarder droit dans les yeux.
- Quand tu m'as embrassé ? Tu étais bourré ?
Scott écarquilla les yeux et sa bouche forma un O parfait.
- Non ! Vraiment pas...
Il essaya de se calmer en prenant une grande inspiration alors que son cœur battait la chamade.
Aller Scott, dis-lui.
- Stiles, écoute-moi. Je savais ce que je faisais et j'en avais vraiment envie. Ouais, je le voulais vraiment, depuis longtemps. Scott sourit timidement alors que ses joues prenaient une teinte rouge. Je ne peux plus le garder pour moi et, même si je flippe complètement, je dois te l'avouer. T'es mon meilleur pote et on se connaît depuis tout gamin mais pourtant depuis nos 15 ans à chaque fois que je suis avec toi, j'ai envie de te toucher, de t'embrasser. Je ne supporte pas que Jackson se vante d'avoir couché avec toi et, putain, je pense vraiment refaire le portrait à Ethan la prochaine fois qu'il te fait des avances. Stiles l'écoutait attentivement, le visage moins fermé et en se mordillant un peu les lèvres. Je veux être avec toi, pas comme un pote ou comme un frère. Je veux t'aimer et pas à avoir à me cacher. Tu n'es pas obligé de partager mes sentiments mais laisse-moi t'aimer. Ne me rejette pas, j'ai besoin de toi. Surtout que je vais sûrement me prendre un râteau dans quelques secondes. Il eu un rire nerveux. Stiles, je t'aime, je suis vraiment amoureux de toi.
Scott laissa tomber ses bras le long de son corps et détourna le regard. Il avait enfin eu le courage de tout lui avouer et il se sentait mieux, il détestait cacher des choses. Seulement, à présent, il ne se sentait pas prêt à entendre Stiles lui dire clairement qu'il n'y aura jamais rien entre eux.
Il se força à se calmer mais son cœur battait la chamade, il avait peur. Il craqua nerveusement ses doigts et se mordilla la lèvre.
Une main froide se posa sur sa joue et il releva la tête. Stiles avait les yeux brillants et ses lèvres étaient étirées en un fin sourire.
Une fois sûr que Scott garderait les yeux sur lui, il s'éloigna, renifla et commença à faire les cent pas dans la pièce.
- Tu te souviens de Théo Raeken ? Scott se demanda pourquoi Stiles lui parlait de lui maintenant mais hocha tout de même la tête. Je l'ai rencontré au tout début de notre première année de lycée, il était en deuxième année et traînait souvent à la vieille librairie de Beacon Hills. À cette époque, quand je n'étais pas avec toi, c'était là que j'étais moi aussi. Le brun repensa à cette période où malgré leur amitié dite à toute épreuve, ils s'étaient un peu éloignés. L'hyperactif passant son temps à lire et lui avec sa copine du moment, Tracy. Au début, je ne faisais que l'aider en math, son sourire se fit nostalgique et le cœur de Scott se brisa en voyant une larme coulée sur sa joue, puis on a commencé à se voir plus souvent. Il m'invitait au ciné, j'arrivais sans prévenir chez lui avec des curly fries et on se matait un match de basket ou de base-ball. Au lycée, on ne faisait que ce sourire, je ne sais pas trop pourquoi, mais on aimait bien avoir ce petit secret. Puis un jour, je l'ai embrassé, on a décidé de ce mettre ensemble et on s'est vu encore plus souvent. Mon père n'était jamais à la maison alors c'était simple. Sa voix se brisa. J'étais fou de lui, c'était mon premier amour. Il me faisait confiance et moi tout autant, c'était avec lui que je voulais… Cette fois, bien plus de larmes mouillèrent sa peau rougie. Scott lui attrapa la main et fit pression dessus pour lui montrer qu'il était là. J'ai fait ma première fois avec lui cette après-midi, il y a trois ans, puis je me suis endormi amoureux et heureux dans ses bras.
Scott commençait à comprendre et il était partagé entre la fureur contre le Shérif qui lui brûlait les entrailles et son envie de prendre son meilleur ami dans ses bras. Il avait l'impression de partager ses sentiments, et dieu que Stiles avait mal ! Le latino était heureux qu'il lui ouvre enfin son cœur et lui raconte toute la vérité mais l'aura de tristesse que dégageait Stiles lui fit monter les larmes aux yeux et une boule se forma dans sa gorge.
- Et ton père est rentré plus tôt que prévu.
Scott utilisa sa voix la plus douce possible et ravala l'adjectif haineux qu'il voulut placer devant le mot « père ».
Stiles entremêla leurs doigts et mordit sa lèvre pour ne pas éclater en sanglot.
- Il l'a insulté, puis m'a insulté moi. Théo a voulu me défendre mais mon père l'a mis dehors de force ! Puis il est remonté dans ma chambre... J'étais terrifié, je ne comprenais pas ce que j'avais fait de mal ! J'étais juste heureux ! éclata-t-il. Scott le prit dans ses bras et l'hyperactif sanglota en mouillant son cou de ses larmes. Il m'a frappé Scott... Il m'a dit des horreurs, que tout était de ma faute, que je méritais ce qui m'arrivait et qu'il avait honte de m'avoir comme fils. J'ai jamais eu aussi mal. Scott savait qu'il ne parlait pas seulement de sa douleur physique. Il est reparti et m'a laissé sur le sol de ma chambre sans s'inquiéter de mon état. Les poings du latino se serrèrent sur le sweat de son ami qui se recula un peu pour le regarder. C'est alors j'ai pris ces putains de cachets. Il secoua la tête. Je suis désolé, tellement désolé.
- Ça va, je suis là. Je serais toujours là, lui murmura Scott.
Stiles essuya ses yeux avec sa manche et lui sourit tristement. Son regard fit frissonner Scott, il le regardait si intensément...
- Je devais te le dire. Le jeune McCall fronça les sourcils. Il fallait que tu le saches pour que tu comprennes pourquoi j'ai agi ainsi.
- De quoi tu parles ?
Le châtain prit son visage en coupe, ses gestes était précipités, ses sourcils froncés et sa bouche tordus bizarrement.
- J'ai couché avec Jackson parce que je savais qu'il ne se passerait rien entre nous. J'avais peur de perdre mon père et… je me suis dit que je ferais mieux d'évité de tomber amoureux, m'engager dans une relation... Du moins, avec un garçon. Il passa son pouce sur les lèvres de Scott qui sentit son corps entier s'électriser. Mais maintenant j'ai compris, que toi tu m'aimais et que tu me rendais heureux. Je suis brisé et j'ai les sentiments en vrac, mais toi tu es la. Comme toujours. Je ne serai jamais moi-même si je cherche à convenir à mon père. Scott, putain, je vais te laisser m'aimer de toutes les façons possibles, car c'est toi qui à fait renaître en moi ce que je n'ai plus ressenti depuis Théo. Le concerné ne put s'empêcher de sourire de toutes ses dents. C'est évident, je ne peux pas me passer de toi… Je me fiche de mon père, après cette année, je pars d'ici et ce que je veux vraiment, c'est être avec toi.
Il rompit la distance entre eux et passa ses bras autour de la taille de Scott.
- Tu veux être avec moi… murmura Scott avant que les lèvres du châtain se posent sur les siennes.
Et ça n'avait rien avoir avec leur premier baisé où Stiles n'avait pas vraiment participé.
Scott sentit ses lèvres s'enflammer à ce contact et ses jambes faiblirent. Plus rien n'existait autour de lui, tout ce qu'il voulait c'était que son ami continue de l'embrasser et de le serrer contre lui pour toujours.
Il passa ses bras autour cou de Stiles et se laissa porter, complètement engourdi par ce langoureux et amoureux baisé. L'hyperactif suçota et mordilla sa lèvre inférieure, puis sa langue vint timidement la lécher. Il entrouvrit alors sa bouche et les deux muscles se rencontrèrent pour la première fois. Scott passa ses mains dans ses cheveux en bataille. Stiles gémit et le latino se délecta de ce son qu'il avait toujours voulu entendre mais qu'il n'avait pu qu'imaginer.
Ils reculèrent et le dos de Scott rencontra un mur, les mains de Stiles se faufilèrent sous son haut. Il tira un peu sur les mèches châtains et hoqueta de surprise lorsque celui qu'il pouvait maintenant désigner comme son petit ami plaça une de ses jambes entre les siennes. Il grogna quand le baiser s'arrêta. Il n'eut cependant pas le temps de s'impatienter puisque Stiles plongea dans son cou, le mordit, le lécha, le baisa, le suça et Scott ne put que gémir son nom. En représailles, il lui attrapa les fesses et l'entendit haleter, sentit son souffle chaud tout contre la peau fragile juste sous l'oreille. L'hyperactif prit son lobe d'oreille entre ses dents, remonta ses mains sous son haut pour malmener ses tétons et Scott frémit au contact des doigts froid sur sa peau brulante et se sentit franchement à l'étroit dans son jean. Il avait vraiment envie de Stiles, il attendait ça depuis trop longtemps.
- Stiles... gémit-il alors que le genou de ce dernier appuyait contre sa virilité. Stiles, dit-il plus durement.
L'autre s'éloigna alors tout de suite et lui lança un regard paniqué.
- Désolé, ça va un peu vite... Je n'aurais pas du-
- Non, certainement pas, au contraire.
Scott l'attira à nouveau vers lui et rougit.
L'hyperactif fronça les sourcils mais replaça fermement ses mains sur ses hanches.
- Je suis près, le latino joua avec les mèches rebelles qui tombaient sur le front de son amant, et ne me regarde pas avec ces yeux-là ! Je ne suis plus puceau depuis Tracy je te rappelle, dit-il en haussa les yeux au ciel et Stiles secoua la tête.
- Si tu veux mon avis, le sexe avec un mec n'est pas pareil qu'avec une femme. Il sourit doucement. Et je sais que t'es plutôt vierge pour le coup.
- Justement, je veux que ce soit toi. Pour cette première fois et toutes les autres. Scott se maudit d'abord pour cette phrase digne d'un roman à l'eau de rose mais remarqua que la seule réaction de Stiles était un sourire fier et sa poigne qui se resserrait possessivement sur lui. Je veux comme tu l'as dit tout à l'heure, que tu m'aimes, complètement. Il laissa son doigt parcourir la peau du cou blanc, traçant des formes en suivant les grains de beauté, faisant frissonner son nouveau petit-ami. Ouais, je le veux, t'appartenir, complètement, dit-il, rêveur et sans vraiment se rendre compte de l'effet que cela avait sur l'hyperactif. En plus, d'après Jackson c'est pas comme si tu ne savais pas comment faire.
Sa voix était beaucoup moins douce pour le coup.
- Bordel Scott... geignit Stiles. Justement, je sais que c'est une très mauvaise idée de faire ça sans préservatif et lubrifiant. Il grimaça et prit le visage de Scott entre ses mains. On aura tout le temps de faire ça, où tu voudras et quand tu voudras. Crois-moi, ce n'est pas moi qui vais te résister. Mais je ne veux pas te faire l'amour sur ce canapé ou contre ce mur, surtout si c'est pour que tu aies mal.
Scott abdiqua, son petit-ami – merde ça faisait vraiment bizarre de l'appeler comme ça – avait raison. Il n'avait pas envie d'avoir mal et s'il suffisait d'attendre quelques jours pour que cette première fois avec lui soit parfaite, ou presque, il le ferait.
En attendant, il était toujours autant excité et il avait toujours envie de se soulager...
Stiles dut remarquer la bosse sous son pantalon et son air un peu déçu, car il retira son sweat et le polo de Scott.
Ils s'embrassèrent tendrement et l'hyperactif posa sa main sur sa virilité complètement réveillée.
- En revanche, je peux faire quelque chose pour ça, murmura-t-il, un sourire en coin étirant son visage alors qu'il déboutonnait le jean de son amant.
Il se mit doucement à genou en parsemant de baisers le torse basané, s'attardant un court moment [ ?] sur ses tétons.
Scott ravala difficilement sa salive lorsque qu'il baissa les yeux sur Stiles qui baissait son pantalon et embrassait son aine, les yeux brillant d'envie et d'excitation.
Il ne va pas ..? Si ?
- Puta-ah, Stiles !
Ah beh si...
.
.
- Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée… dit Isaac en passant ses mains sur son visage.
Liam ricana et ferma la portière de la porsche garée aux côtés de la jeep de Stiles et de la voiture de Mme McCall.
- Bien sûr que si, il donna une tape dans son dos pour l'encourager à avancer, ils n'ont pas donné de nouvelles ni l'un ni l'autre. Avec Jackson, on en a conclu qu'ils étaient ensemble, alors allons les féliciter !
- Justement, on pourrait pas les laisser tranquilles et attendre lundi ?
- Non ! s'écria le plus petit et, franchement, fallait si attendre.
Le bouclé eut envie de frapper sa tête contre un mur. Liam était vraiment un gamin chiant et capricieux. À la place, il lança un regard mauvais au capitaine de l'équipe qui, lui, était tout sourire et soutenait toujours Liam dans ses conneries.
Malgré ses protestations, ils entrèrent dans la serre et hoquetèrent de surprise. Enfin, sauf Jackson, qui regardait la scène avec satisfaction.
Scott et Stiles étaient enlacés sur le petit canapé. L'hyperactif était en caleçon endormi comme une masse sur le ventre du brun qui semblait tout aussi dénudé et qui avait enroulé ses bras autour de son… meilleur ami ? Isaac ne savait pas si on pouvait toujours les qualifier de tel.
Ils semblaient paisibles et même Liam n'eut pas le courage de les réveiller en leur sautant dessus comme il l'avait prévu.
- Tu te doutais qu'on allait les retrouver comme ça, pas vrai ? demanda le grand blond à Jackson qui haussa les épaules.
- En réalité, j'avais un peu peur que Stiles n'ose pas lui dire toute la vérité et refuse ses sentiments. Mais il faut dire que je suis plutôt content de voir qu'il va pouvoir enfin être… Hé bien, avec la personne qu'il aime.
Liam passa un bras autour des épaules d'Isaac, un large sourire éclairant son visage.
- Tu as raison on va les laisser, dit-il. Ils s'éloignèrent du canapé et poussèrent la porte de la serre. Jackson ! Tu viens ?
- J'arrive…
Il déposa le pochon qu'il tenait sur la table basse et sortit à son tour.
.
.
Stiles fut le premier à se réveiller et il fut bien content que la première vision qu'il eut soit l'adorable visage endormi de Scott ainsi que son torse parfaitement musclé. Il se redressa et, alors qu'il allait sortir pour aller préparer un petit-déjeuner, il remarqua un pochon cartonné sur la table. Fronçant les sourcils, il se pencha pour l'ouvrir et en sortit deux gobelets de chez Peter's coffee. Un nommé Batman et l'autre Robin. Il sourit et lut le petit mot qui se trouvait avec.
« Tu n'as plus de question à te poser, Batman a trouvé Robin.
Merci pour ton amitié,
Sois heureux.
- J »
.
.
Et bien, c'est la fin de Who is S les gars… ça me fait tout bizarre de terminer ma première fanfiction !
Bon je vous rassureeee, il y aura un épilogue. Et peut-être des bonus...et peut-être une suite.
Vous pouvez remerciez la super ZéphireBleu qui m'a un peu soufflé l'idée ;)
je la remercie d'ailleurs de m'avoir donnée son aide tout le long de mon histoire, je pense que vous avez bien vu mon évolution.^^
Bien sure, je vous remercie vous aussi de me lire et de laisser des petites reviews toutes mignonnes. Je vous jure, ça fait vraiment plaisir et ça peut me refaire une journée !
Bon j'espère vraiment que ma fin vous a plu… c'est assez difficile d'écrire une fin en fait.
J'attends vos avis avec impatiente et à bientôt pour l'épilogue !
Charlgrt.
