Bonjouuuuuur ! J'espère que vous allez bien ! Voilà donc un nouveau chapitre !
Merci pour toutes vos reviews, elles sont géniales ! J'en profite d'ailleurs pour répondre à certaines.

JJoke : Et ouiiii, un viol. Et non, je ne suis pas sadique contrairement à ce que tout le monde à l'air de penser. Britt aura une bonne raison :3

Angy87 : Ahah sorryyyyy si je te frustre avec mes chapitres courts mais j'ai du mal à écrire plus sans dériver dans du n'importe quoi :3

Aliie Rose : Sois Patiente, le côté de Britt arrivera bientôt c'est promis ;)


Quinn POV

Cinq minutes. Cinq minutes de plus et nous allions être en retard. Aller Lopez, bouge toi et sors de chez toi. Cela faisait bien un quart d'heure que j'attendais. Garée devant chez elle, prête à redémarrer. Coupant le contact, je sors de ma voiture et me dirige chez elle d'un pas décidé. Je m'apprête à frapper à la porte, levant mon poing, mais cette dernière s'ouvre avant que je ne la touche. Le regard de Mr. Lopez me jauge puis ses yeux noirs se plantent dans les miens. S'engage ainsi une sorte de duel de regard.

- Pourriez-vous dire à Santana que je l'attends et que si elle ne se presse pas, nous allons arriver en retard en cours et Coach Sue ne va pas aimer, s'il vous plait ?

J'essaie de faire en sorte que ma voix soit la plus amicale possible mais le regard mauvais du père de mon amie m'en empêche.

« Tu n'as rien à faire ici Quinn, notre Tana est malade. Tu peux aller en cours toute seule » me répond-t-il d'une voix grave plutôt douce mais chargée d'hypocrisie.

Il referme la porte devant moi, me laissant seule sur le seuil. Etonnée de cet accueil plutôt froid je fais demi-tour et remarque que la voiture de S. n'est pas à sa place habituelle. Malade hein ? Attrapant mon portable, je compose rapidement le numéro de la Latina et laisse sonner. Pas de réponse. Je décide alors de lui envoyer un message puis jetant mon téléphone sur le siège passager, je démarre ma voiture et prend la route jusqu'au lycée.


Santana POV

Un ronronnement près de ma tête me tire de mon sommeil. Incapable d'ouvrir les yeux, je tends le bras cherchant la source. Lord Tubblington, dégage donc de là veux-tu ? Ma main tombe sur mon portable, créant un brusque retour à la réalité. Plus jamais ce chat viendrait me réveiller après une soirée passé en compagnie de ma meilleure amie, plus jamais cette boule de poil me regardera comme s'il savait que dormir avec sa maitresse était l'un de mes moments préférés… Chassant ses pensées de mon esprit, j'attrape mon téléphone et regarde la photo de Quinn qui s'affiche. Je raccroche me sachant incapable de parler sans que cette boule au creux de ma gorge explose en millier de sanglots. Un message d'elle arrive peu après.


From
Fuck It S. je sais que tu n'es pas malade. Ta voiture serait là sinon…On se voit en cours.


Malade…Malade alors c'est ainsi que mes parents faisaient passé mon absence. Trop honteux de leur fille ils prétendaient une maladie… Comme quoi, je suis bel et bien seule. Toujours allongée sur mon lit, je prends peu à peu conscience de l'endroit où je me trouve. Maison pour orphelins de la vie, foyer pour des gens qui comme moi ne sont pas accepté, endroit où la drogue, la violence, le sexe et l'alcool règnent. Je n'ai pas la force de me tourner, préférant garder mes yeux sur le ciel. Je n'ai surtout pas la force de combattre mes souvenirs qui m'assaillent par vagues. Souvenirs de la veille, revenant dans mon esprit. Ses mains, son odeur d'alcool, son corps entier. Je frissonne honteuse et ne cherche pas à retenir mes larmes. Ainsi ce n'était pas qu'un rêve…T'es tombée bien bas Lopez, tu sais ça ? Tu croyais quoi ? Pouvoir continuer à faire ta fière, jouer avec les hommes ainsi. Tu t'es heurté à plus gros que toi et regarde le résultat… Toujours cette même vois moqueuse dans ma tête, j'enserre mes mains contre mon cou et remonte mes genoux contre ma poitrine. Plus que tout au monde j'aimerai disparaître et m'envoler loin d'ici. Ou juste revenir en arrière. Oui, remonter le temps. Remonter les heures et cet homme ne m'aurai pas touché. Revenir quelques jours en arrière et Brittany serait toujours mon amie… Brittany, blondinette adorable et innocente que je pensais douce… Blondinette qui a capturé mon cœur et qui la brisé. Blondinette qui finalement c'est révélée aussi étroite d'esprit que ses parents. Que mes parents…

Bondissant de mon lit, je cherche des vêtements propres dans ma valise et découvre que cette dernière est renversée sur le sol et qu'il me manque la moitié de mes affaires. N'y prêtant pas attention, j'enfile quelque chose de confortable puis fais le tour de la maison, cherchant un quelconque « chef ». Partout où je passe les regards me suivent, plus ou moins intéressés, plus ou moins hostiles. Je trouve enfin la personne tant cherchée. Une femme d'une trentaine d'année fumant un cigare au coin d'un canapé défoncé.

- Tu cherches quelque chose petite ? » Une question qui n'en est pas vraiment une. La réponse semble évidente.

- Et bien…Je me demandais si je pouvais rester ici ? Je peux vous payer hein, j'ai de l'argent. Et puis, ce n'est juste que pour un petit moment…

Elle sourit. Sourire jaunit par des années de cigarette sûrement. Et je sens ses yeux faire le tour de mon corps. Comme si elle me déshabillait de son regard perçant. Sa voix douce retentit faisant naitre une pointe de soulagement dans mon âme.

- Oh, oui reste si tu veux. Mais change donc de chambre et viens dans celle que mes filles occupe, sinon je ne donne pas cher de ta peau. Surtout avec tout ces hommes rodant à l'étage. Quand à l'argent. Et bien, je n'ai pas besoin d'être payée. Disons que je peux te donner du travail et ceci servira à payer ton lit, te bouffe et ta protection. Tu es d'accord ?

- Quel genre de travail ?

- Oh, tu verras assez vite ma petite. Va donc chercher ta valise récupère tes vêtements trainant dans le salon et rejoins moi ici que je te conduise là où tu dormiras. Un lit près de la fenêtre comme là-haut t'attends.

Obéissant à l'étrange femme, je redescends les escaliers quelques minutes plus tard, chargée de mes affaires. L'inconnue me sourit une nouvelle fois et commence à me parler d'elle. Je n'écoute pas vraiment mais je retiens néanmoins son prénom qui est Karen. Enfin, je crois. Ses pas s'arrêtent au pied d'une porte qu'elle ouvre. Une chambre composée d'une mini-salle de bain sur la droite et de six lits me fait face. Karen me désigne celui du fond, en dessous de la fenêtre. Ne posant pas de question, je lâche ma valise et l'interroge du regard. Elle hoche la tête et murmure un simple « Tu as une heure de tranquillité, ensuite les filles te montreront en quoi consiste ton travail » avant de refermer la porte derrière moi. Je me dirige de suite dans la douche, ouvrant le robinet à fond, je laisse l'eau chaude ruisseler sur mon corps. M'asseyant sur le sol j'inspecte la moindre couture de mon corps et remarque deux-trois bleus causé par cet idiot de la veille. En sortant de la cabine, une serviette autour de la taille quelque chose dans mon reflet m'interpelle. Inquiète, je m'approche du miroir, tournant le coté droit de mon visage. Un large bleu s'étend le long de ma joue et je devine sans peine qui est le propriétaire de cette main. Cherchant du fond de teint dans ma trousse de maquillage, je couvre la marque des doigts de mon père puis retourne dans la partie chambre de la pièce. Trouvant mon bonheur dans ma valise, je ne remarque pas l'arrivée discrète de trois filles. Ainsi je lâche un petit cri lorsque mes yeux tombent sur ces trois créatures sorties tout droit d'un rêve. Vêtues de la même manière, mini-jupe et t-shirt outrageusement décolleté, elles font à peu près la même taille et leur visage se ressemblent. Elles sont belles et bien foutues. J'additionne un à un les éléments pendant qu'elles m'expliquent le métier et comprend trop tard que je viens de m'engager dans une sorte de maison du plaisir le jour et discothèque pour toxico' la nuit. Shadow, une grande rousse à la peau pâle mais à l'air chaleureux me prend par la main et m'emmène visiter la maison. Je découvre des pièces qui me semblaient vide auparavant, allant de pièce à la tendance SM à de vastes chambres, je finis dans une sorte de salon d'accueil, ou plutôt derrière ce salon. En effet, Shadow me montre des œillères et j'observe les hommes qui s'entassent dans cette pièce. Je frissonne lorsque dans le fond à droite je reconnais le blond aux yeux bleus de la veille.

- Tu as plusieurs types de clients. Mais ça tu t'en rendras compte par toi-même. Tu as des questions Santy' ?

Santy…Mon dieu je suis tombée bien bas. Personne ne m'a jamais appelé Santy de ma vie…

- Euh, si ils ne peuvent pas nous voir, comment on est…choisies ?

- Ah ! C'est très simple. Certain ont leur habitudes et d'autre remplissent une sortes de questionnaire sur leur préférences. Ensuite Karen désigne des filles en se basant sur les réponses. Tu gagneras environ deux cents cinquante dollars par clients. Les trois quarts reviennent à Karen et le dernier quart, et bien, considère le comme ton argent de poche.

Soudain, Karen se pointe sur le coté de la pièce et pointe du doigt quelques filles. Je prie intérieurement mais son doigt finis quand même par se poser sur moi. Respirant à fond, ne trahissant pas ma peur, je sens la main de la rousse me lâcher après une dernière pression d'encouragement puis je me mets derrière les autres filles. Nous arrivons dans le salon et je devine sans mal sur qui se portera le choix de l'inconnu. En effet, depuis que je suis entrée, ses yeux dérivent sur moi à chaque instant. Lorsque sa main s'empare de mon bras je ne souhaite qu'une seule chose : pouvoir redevenir une petite fille jouant avec des poupées dans l'ignorance de la cruauté du monde réel.


Rachel POV

Froid. J'ai tout simplement froid. Cette sensation s'explique peut-être par l'espèce d'imbécile content de lui qui se tient devant moi un verre vide à la main. Bonjour McKinley, moi aussi je suis contente de revenir en cours. Je baisse les yeux après mon « slushie rituel de l'après-midi » et me dirige à mon casier sous les ricanements de l'équipe de football. Trop occupée à sortir l'habituelle serviette parme de mon casier, je ne remarque pas la scène se tenant à quelques centimètres de moi. Ainsi, je suis surprise de découvrir un Quinn se dirigeant droit vers moi en colère avec derrière elle un mec à terre. Elle m'agrippe le bras et me traîne à l'écart. Inquiète, je ne cherche pas à résister mais lâche tout de même un petit commentaire sur le fait qu'elle vienne de faire mordre la poussière à mon agresseur. « Alors Quinn, on me défend maintenant ? » Son regard vert me dissuade de continuer et sa main droite m'indique des éclaboussures de glace pilée. Tss, elle a bien à se plaindre. C'est pas comme si elle, elle devait se changer environ deux fois par jour. Non, elle, elle parade tous les jours dans les couloirs, une horde de Cheerios derrière elle, à ses ordres. Remarque, Sue a bien choisi. Quinn rempli parfaitement son rôle de Reine. Fière, belle, des yeux à se damner et un corps bien proportionné…Oui c'est vraiment la fille parfaite pour ce rôle de capitaine. Un claquement de doigt me fait sortir de mes pensées. La blonde, l'air glacial, se tient devant moi les bras croisé.

- T'as vu Santana aujourd'hui, Berry ?

- Euuuuh. Je devais avoir cours d'espagnol avec elle mais elle était absente je crois. Pourquoi, il y'a un problème ?

Une lueur d'inquiétude emplit ses yeux puis elle se mord la lèvre et je ne peux m'empêcher de fixer mon regard sur ses dents jouant avec. Je relève les yeux doucement, et tombe sur les siens. Un sourire nait sur mes lèvres et je l'encourage à me parler de ce qu'il se passe. Elle hésite et sa lèvre inférieure est de nouveau prisonnière de ses dents. Puis relâchant cette dernière elle commence à échafauder des tas de théories toutes plus folles les une que les autres. Leur seul point commun est le point de départ, soit le fait qu'il n'y avait pas la voiture de Santana et le mensonge de ses parents. Captivée, j'observe Quinn qui parle, parle et parle encore. Pour une fois lorsqu'elle s'adresse à moi, des phrases sans insultes sortent de sa bouche et je me surprends à aimer ça. Secouant légèrement ma tête pour chasser cette pensée de ma tête, je l'entends s'arrêter. « Un problème ? » me dit-elle dans un souffle. Je rencontre son regard et incapable de répondre j'essaie de trouver quelque chose à redire. Heureusement pour moi, la sonnerie retentit et je sors précipitamment du couloir où elle m'avait emmenée. Je ne fais pas plus de trois pas avant que sa main s'accroche à mon poignet, m'attirant de nouveau vers elle. Ses lèvres touchent mon oreille, son souffle chaud me fait frissonner et elle me chuchote un simple « Essaie de voir comment se comporte Brittany en cours. On se voit en Glee, Darlin' » avant de partir joyeuse. Je reste planté là, au milieu du couloir bondé de monde, incapable de faire taire mon cœur qui, troublé par l'action de la Cheerleader, bat plus vite qu'à la normale. Darlin' vraiment ? Je rougis légèrement surprise par ce surnom et essaie de ramener mes pensées rationnelles qui se sont fait la malle à la seconde même où la peau de la blonde a touchée la mienne. Trop d'effet sur moi, je n'aime pas me sentir aussi idiote devant elle. Mais je ne peux m'en empêcher…

En colère contre moi-même je peine à calmer le battement de mon cœur, abandonnant, je me redirige à mon casier et y dépose ma serviette. Puis je croise une Brittany seule, mon cœur se serre à cette vue et je me dirige vers elle. Ses yeux montrent qu'elle est contente de me voir mais je sens aussi qu'elle n'est qu'à moitié là. La prenant par la main, je l'emmène à notre prochain cours. Histoire. Une chance que nous l'ayons en commun car je peux du coup l'observer de près.

Entrant dans la classe, je la lâche, à contrecœur, puis vais m'asseoir à ma place. Du coin de l'œil, je la vois s'accouder à sa table et poser sa tête sur la paume de sa main. Mr. Schuester arrive peu après et je ne manque pas le visage triste qu'aborde la blonde lorsque celui-ci demande où est Santana. Le pire c'est que cet imbécile insiste s'adressant directement à Brit' et je vois de suite les épaules de cette dernière qui s'affaissent. Me levant d'un bond, j'attire tout les regards vers moi et déclare d'une voix forte que Santana est malade. L'étonnement se lit sur le visage de Brittany l'espace d'une seconde puis le voile de tristesse revient se déposer sur elle. Tiens, pour une fois Fabray a raison…Quelque chose de louche se passe ou s'est passée… Comptez donc sur moi pour le découvrir !


Santana POV

Le jour laisse place à la nuit et les clients fortunés à des toxicos. Utilisant l'argent de ma première journée de travail, je sors de l'enveloppe la seringue tant convoitées. L'enfonçant doucement sous ma peau, je laisse mes veines s'emplirent de ce venin. Comme la veille je me sens voler vers un monde meilleur. Un monde où les problèmes n'existent pas… Un monde comme celui où tu vis…Wait, j'ai dit pas de mauvaise pensées alors ce n'est pas le moment de penser à Elle. Appuyant encore un peu plus sur le haut de la seringue je laisse couler la dose en entier puis je retire l'aiguille doucement. De suite les premières sensations se font ressentir. Cette sorte d'engourdissement me tiens prisonnière de mon propre corps puis peu à peu je reprends le contrôle de mes mouvements. Repérant Shadow et mes nouvelles « amies » dansant au milieu du salon je les rejoins attrapant au passage un verre rempli de bière bon marché. Trempant mes lèvres dedans je fais ensuite passer mon verre à toutes les filles. Puis nous commençons un numéro de danse. Les yeux se tournent derechef vers nous et je n'ai pas peur de ce qui peut se passer. Qui sais, la nuit viens juste de commencer, peut-être me ferais-je un peu d'autre fric ?


Fin d'un nouveau chapitre ! J'espère qu'il vous aura plus. Je me demandais, vous voulez voir un développement par rapport à la relation Faberry ou vous préférez que je reste exclusivement sur du Brittana ? Encore une fois merci pour vos tites reviews, elles sont vraiment importantes pour moi ! Des questions, suggestions ou des chansons à me proposer ? Je suis preneuse et je répondrais :D

La suite devrais arriver rapidement car j'avance assez vite :)