Bonjouuuuur ! J'espère que vous allez tous bien. Personellement, la fin des vacances approche et croyez moi je n'ai aucune envie de retrouver les cours. Bref. Merci pour toutes vos reviews si importante à mes yeux.
Aliie Rose : En effet, San' devient une pute. Mais pas pour longtemps, t'inquiète pas ;)
Ellana-Watson : Je suis pas encore fixée sur la fin, donc happy ending pas sur ;)
Blandine : Merci pour ta review. Vraiment :) Quant au langage de San', c'est vrai que plus vulgaire serai envisageable, j'y penserai ;)
Je fais un saut dans le temps d'une vingtaine de jour. Oui, une ellipse me semblait nécessaire pour continuer. Vous avez tous l'air d'attendre la raison de Brittany, soyez patient, bientôt :D Sur ce, je vous laisse lire. Enjoooy !
*ellipse d'une vingtaine de jour*
Brittany POV
Jour normal. Jour plus que normal. Lundi, mon jour favori parce que l'entrainement des Cheerios se trouve en première heure. Oui, c'est définitivement un jour normal. Passant dans les couloirs en sautillant, je salue mes amis, accorde un regard discret vers le casier qui compte le plus puis me dirige au mien. Je l'ouvre, sortant mes livres pour des cours auxquels je n'irai pas vraiment quand je me rends compte que ce lundi ne peut pas être normal. Arrachant la photo de la porte métallique, je la jette au fond de la poubelle puis referme mon casier et cours au gymnase. Aujourd'hui, cela fait trois semaines que j'ai rejeté ma meilleure amie. Aujourd'hui, cela fait environ vingt jours qu'elle ne vient plus à McKinley et enfin, aujourd'hui, je m'en rends compte pour la première fois depuis cet événement que cela fait mal. Certes, au début j'étais triste de voir que San' ne venait plus mais heureusement j'avais Artie avec moi. Mais maintenant, même si Artie est toujours là, maintenant j'ai juste mal…Ce lundi ne pourra pas être normal. Pas après cette douloureuse mais réel prise de conscience.
Rachel POV
Un éclair blond me dépasse et je ferme les yeux priant mentalement pour que ce coup de vent ne soit pas celui provoqué par le mouvement d'un bras me lançant un slushie. Je compte jusqu'à vingt dans ma tête et rouvre mes paupières juste à temps pour voir une Brittany courir vers le gymnase. Intriguée, je retrace mentalement son parcours et me dirige de suite vers la poubelle située à quelques pas de son casier. J'y plonge le bras à contre cœur mais mon envie de savoir l'emporte toujours sur mon dégout alors après quelques secondes de fouilles, j'attrape une boule de papier. La remontant à la surface, je la déplie et tombe sur une photo de Santana et Brittany. Une photo récente, prise pendant l'une des performances du Glee Club. C'est un beau cliché. Tant de joie sur leur visage. Leur regard se croise et elles se sourient. Santana a ce regard bienveillant, protecteur et plus qu'amoureux mais son sourire ne reste qu'à moitié sincère car on peut voir cette tristesse au fond d'elle. Quand à la blonde, ses yeux azurs reflètent innocence, joie et pureté. Son sourire lui, n'est que bonheur. Le bonheur d'avoir une amie. Le bonheur de se sentir aimé et comprise. Mais la brune, elle, est loin d'être aussi heureuse n'est-ce pas ?
D'un coup, je crains le pire. Et si ? Ou alors si ? Des centaines de théories m'assaillent et j'envisage de trouver Quinn pour lui parler mais je réalise que la déranger pendant son entrainement de Cheerios serait une très mais alors très mauvaise idée. Je regarde alors mon propre emploi du temps et remarque avec surprise que j'ai une heure de trou. Je décide alors, après une longue hésitation, de me rendre sur le stade pour profiter du beau temps. Mais aussi pour attraper Q. au passage. M'asseyant sur les gradins je sors mon livre de mon sac et commence à lire. Le temps passe plus vite que prévu et bientôt je suis seule sur le terrain. Et merde, Fabray ne m'a pas capté. Redescendant de mon perchoir, je me rends à la sortie des vestiaires. Des bruits me parviennent de derrière la porte dont la voix de Quinn qui chantonne légèrement. Cette voix se rapproche et je devine sans mal qu'elle sortira bientôt. Mon cœur accélère presque automatiquement à cette pensée et je rougis lorsque je me retrouve devant elle. Secrètement, j'espère qu'elle prendrait ça pour de la simple timidité. Je ne prononce pas un mot sachant que Brittany est dans les parages et la prends par la main, l'entrainant jusqu'à nos casiers respectifs. Comme quoi, être voisine avec le Reine Cheerios comporte parfois des avantages. Come on, lâche sa main si tu ne veux pas qu'elle te tue sur place ! Mais j'aime sa main, elle se cale parfaitement dans la mienne, comme des pièces de puzzles faites pour être ensembles. Elle me regarde, incrédule, et je devine que ma raison a intérêt à être bonne mais je n'ai pas peur. Non parce que je tiens une piste sérieuse. Je lui tends la photo, un air victorieux sur mon visage.
- Que veux-tu que je fasses de ça ? murmure-t-elle d'un ton sarcastique.
- Quinn, c'est Brittany qui l'a jetée ce matin ! Il ya un rapport avec Santana et sa disparition je le sais !
- Ecoute Berry. S. vas bien, j'ai eu un sms d'elle hier. Lâche l'affaire d'accord ?
Je la regarde, indécise, ne comprenant pas s'il s'agit d'une blague ou non. Mais ses yeux me font comprendre qu'elle est sérieuse. J'ouvre la bouche et la referme, ne sachant pas quoi dire. Elle tourne les talons, un sourire satisfait sur le visage et commence à partir. Je trottine derrière elle dans l'espoir de la rattraper mais je heurte le torse d'un homme. Relevant la tête je tombe sur le capitaine de l'équipe de hockey qui me verse l'intégralité d'un verre de glace pilée sur la tête. La glace s'infiltre le long de mon corps et je frissonne. Humiliée, je regarde Quinn qui s'est arrêtée, le sirop irrite mes yeux et je résiste, retenant mes larmes. Manquerait plus que je pleure devant elle tient. Son regard émeraude cherche le mien. Elle finit par le trouver et ce que j'y vois me laisse pleine de doute. Une sincère compassion mais aussi de l'inquiétude émane d'elle et je ne lui laisse pas le temps de faire le moindre mouvement vers moi, préférant tourner le dos rapidement pour récupérer le sac d'affaire de secours qui se trouve tout le temps dans mon casier.
Quinn POV
Incompréhension, haine, appel au secours, peine, souffrance, douleur et honte. Longue liste pour une seule personne non ? Surtout pour cette personne dont le regard reflète habituellement sa joie de vivre. Chocolat contre émeraude je gagne encore une fois et ses yeux se baissent. Ses yeux…Deux livres ouverts sur ses sentiments, ses émotions. Son dos se tourne et j'aimerais l'appeler. J'aimerais l'aider à chasser la glace de ses vêtements, la venger et la prendre contre moi. J'aimerais être son amie. Mais comment faire lorsque sa peur l'emporte ? Comment réussir si dès que je m'approche d'elle, elle se tend, prête à subir. Comment lui expliquer que cette méchanceté n'est que maladresse et que j'aimerais être là pour elle ? Un sourire triste sur mes lèvres j'observe la petite diva se diriger vers les vestiaires pour se changer sûrement. Ces imbéciles qui l'ont attaqués me passent devant, je leur lance un regard meurtrier, douce promesse d'une vengeance prochaine, puis me dirige en classe.
Ma journée se déroule à l'habituelle mais je comprends rapidement que Rachel m'évite. Ah, ça m'aurait étonné tiens. Mais S. avait été claire, nous devions laisser tomber et lui foutre la paix. Seulement, l'état de Brittany m'inquiète de plus en plus. En effet, depuis deux-trois jours, ses yeux ciels sont couverts de nuages, apportant de la tristesse à son visage habituellement si joyeux et son sourire se fane dès l'instant où la moindre référence à Santana passe par là. Alors voilà où j'en suis rendue, j'essaie par tous les moyens de faire rire une personne qui est un vrai soleil, m'acharnant à lui redonner un peu d'éclat. La sonnerie de fin de cours arrive comme une libération et je profite de la sortie des classes pour attraper la blonde par le bras. Ses yeux montrent sa douleur lorsqu'après, avoir bien réfléchis au meilleur moyen de le formuler, je lui demande ce qui se passe et surtout si ça a un rapport quelconque avec Santana.
- Je sais pas Q… Et sinon, tu es amie avec Rachel maintenant ?
C'est ça oui, détourne le sujet. Mais je ne peux pas lui en vouloir, c'est son moyen de dire « je ne veux pas en parler » sa façon de se protéger. Vivre avec ses problèmes mais aider les autres avec les leurs dans l'espoir d'oublier. Mais tôt ou tard, les démons finissent par vous rattraper et dans ces cas là, c'est douloureux. Certains ne supportent pas, ils tombent dans la dépression et parfois le suicide. D'autres y font face et remontent la pente patiemment, petit à petit, jusqu'à être enfin heureux. Perdue dans mes pensées, je ne remarque pas notre arrivée dans la salle de chant. Berry est déjà là, assise entre Finn et un siège vide. J'hésite à m'assoir près d'elle mais je préfère être avec Brit'. Nous nous asseyons donc un peu plus en hauteur, ce qui me permet une vue quasi-parfait sur la petite brune, ainsi je pourrais surveiller ses émotions. Mr. Schuester arrive tout content de lui et nous fais un discours sur la préparation des régionales. Au bout d'une bonne vingtaine de minutes, il fait signe à la blonde située à coté de moi. Cette dernière se lève et se plante devant nous. Elle murmure un petit « It's Brittany, bitch » brisée puis la mélodie commence. Reconnaissant de suite la chanson, je glisse mes yeux vers le visage de Rachel, sachant pertinemment que ses réactions seront plus qu'intéressantes à surveiller.
Calling out your name
J'appelle ton nom
Your face is everywhere
Ton visage est partout
I'm reaching out to you
Je cherche le contact avec toi
To find that you're not there
Mais je constate que tu n'es pas là
Les sourcils de l'ensemble du Glee se froncent et les yeux de Rachel noircissent soudainement. Je peux sentir sa rage qui grimpe.
I wake up every night
Je me réveille chaque nuit
To see the state I'm in
Pour voir dans quel état je suis
It's like an endless fight
C'est comme un combat infini
I never seem to win
Où je ne semble jamais gagner
La voix de Brittany tremble légèrement et la tension dans le corps de Rachel est encore plus présente. Je devine aisément que voir notre Unicorn dans cet état la laisse sans voix et en colère.
I can't go on as long as I believe
Je ne peux pas continuer aussi longtemps que je crois
Can't let go when I keep wondering…
Je ne peux pas renoncer tant que je me demanderai
La musique se fait plus forte et l'émotion aussi. Qui auraient pu croire la blonde aussi atteinte ? Aussi triste ? Mon cœur se serre et je remarque quelques larmes au coin des yeux de Rachel.
Where are you now, what have you found?
Où es-tu maintenant, qu'as-tu trouvé ?
Where is your heart, when I'm not around ?
Où est ton coeur, quand je ne suis pas là ?
Where are you now, you gotta let me know
Où es-tu maintenant, tu dois me le faire savoir
Oh baby, so I can let you go
Oh baby, alors je peux donc te laisser partir
La musique continue et au moment où Brittany s'apprête à continuer, le fracas d'une chaise sur le sol retentit et une Rachel Berry dans toute sa splendeur sort de la salle en courant.
Rachel POV
Concentration Berry, concentration. Mais comment se concentrer hein ? Comment se concentrer après ça ? Comment faire après avoir vu Brittany si peinée, si touchée, si, si, si…Vulnérable. A croire que c'est toujours les plus souriants ou les plus adorables, ceux qui aident le plus les autres qui sont finalement les plus vulnérables. Jamais, mais alors jamais je n'aurais pensé une seconde que notre blondinette possédait ce coté en elle…ni qu'elle était autant touchée par le départ de Santana. Un raclement de gorge derrière moi…Je la reconnais de suite. Elle se tient derrière mon dos. Doucement, je sens son visage se poser sur mon épaule. « Très réussie ta sortie théâtrale Darling. » Un simple murmure et son souffle qui touche ma peau. Je sens mon cœur accélérer petit à petit et je maudis mon corps de réagir de la sorte. Je sens ses lèvres près de mon cou et je devine qu'elle sourit face à ma réaction. En effet, je peux distinguer son ton légèrement amusé lorsque sa voix continue « Oh, et quand cesseras-tu de te tendre lorsque je suis avec toi ? Je vais pas te mordre tu sais…Quoique… » Elle laisse sa phrase en suspend et je crois défaillir. Quinn, tu ferais pas ça hein ? Tu vas pas…Je retiens mon souffle, la sentant bouger. J'aimerai pouvoir m'écarter mais la peur me paralyse. Ah, la biatch, elle m'a fait oublié mon objectif…Concentration Rachel, concentration.
Je m'écarte d'elle rapidement, préférant me coller contre mon casier. Peut-être un peu trop violent comme réaction à en juger par la tête de la blonde. Ses yeux cherchent les miens et je ne peux m'empêcher de lui facilité la tâche. Une telle tristesse se dégage de son regard que je ne veux qu'une chose, la prendre par la main puis l'attirer contre moi. Mais je ne peux pas non… Déjà, elle me repousserait et ensuite j'ai autre chose à faire. Lui tournant le dos, j'ouvre précipitamment mon casier, jette les affaires inutiles puis reprends mon sac. Je passe à côté d'elle en coup de vent mais m'arrête au bout de quelque pas, remarquant qu'elle est toujours là, plantée, comme si elle attendait. Prenant mon courage à deux mains, je fais marche arrière puis dépose un léger baiser sur sa joue, murmurant un simple « On se voit demain Q. » Je peux voir la surprise dans ses yeux lorsqu'elle réalise mais je n'ai pas le temps. Me remettant à courir, j'ai juste le temps de l'entendre crier « Rach', ne fais pas de conneries et ne te mêle pas des affaires qui ne te regardent pas ! » Je sors en courant puis grimpe dans ma voiture. Bon, numéro un, les Lopez.
Santana POV
Je plane. Comme un avion mais en mieux. Je suis coupée de toutes pensées, coupée de tout monde réel. Pourquoi ? Vous me demandez pourquoi ? Mais parce que le monde réel craint. Oui, surtout le mien. Actuellement, si je n'étais pas en train de planer dans un monde joyeux, je me rendrais compte du fait qu'un gros porc d'homme marié me touche... Alors vous préférez quel monde ? Je savais que je pouvais vous convaincre rapidement. Je plane et ferme les yeux. Laissant passer le temps, ignorant la douleur, faisant abstraction des caresses. Dites moi, comment fais-t-on quand on arrive à se dégouter soi-même ? Comment fait-on lorsqu'on est plus capable de se fixer dans un miroir ?
Vingt jours s'étaient écoulés. Vingt putain de jours et personne, non pas la moindre personne avait cherché à me retrouver. Même pas mes parents…Non, voyons pourquoi chercheraient-ils à me retrouver ces connards ? Je mors ma lèvre lorsque je sens l'homme se fondre en moi. Ne crie pas Lopez. Tu t'es foutu dans la merde toute seule et tu le sais alors tu n'as aucun droit de te plaindre. Violence, violence, me laisseras-tu un jour en paix ? L'homme crie et je ne sais pas vraiment pourquoi. Enfin si, je sais, mais je préfère en oublier la raison. Rapidement il se rhabille, vite fait bien fait ce salop ira rejoindre sa femme. Le fric tombe sur ma poitrine encore nue et je m'assois dans le lit. Enroulant le drap de soie autour de moi, je prends mon argent puis me rend dans ma chambre. J'entre dans la cabine de douche et laisse l'eau tomber sur mon corps souillé. Une autre journée inutile à ajouter au compteur. Mes yeux se posent sur un rasoir se trouvant au sol. Je l'attrape entre mes mains, observant le système de lames. Se serait tellement simple de tout démonter puis d'en prendre une. Tellement facile jouer avec, de la laisser courir sur ma peau en liberté. En finir pour de bon, disparaître à jamais… Non, se serait trop facile…Mais tellement tentant. Je fais doucement coulisser le manche de l'objet et sors une des lames. La posant sur la paume de ma main, je m'assois dans le fond de la douche, laissant l'eau se perdre dans mon dos. Minutieusement, j'observe chaque parcelle de cet objet porteur de mort. Finalement, je le pose par terre puis relève la tête vers l'eau. Cette fine pluie tiède dégouline le long de mon visage et se mélange à mes larmes. Exténuée est le seul mot me venant à l'esprit pour décrire mon état.
Lorsque la voix de Karen me tire de ma chambre, je la découvre en grande discussion avec Shadow. Me remarquant, elle me sourit et me ramène dans la chambre. Inquiète, je m'assois sur mes draps, attendant qu'elle parle. Un gros paquet de billet rebondit sur mon matelas et ses yeux brillent.
- Tu as un dernier client.
- Ma journée est finie Ka…
- Tatatata, pas de ça avec moi. Elle a payé le double pour te voir juste toi !
- . . . Elle ?
- Oui, c'est une cliente.
Je réfléchis rapidement mais toutes pensées raisonnables disparaissent lorsque mon regard croise la pile de billets posé sur mon lit. Soupirant, je finis par accepter mais à la seule condition que cette cliente viennent dans ma propre chambre. A ma grande surprise, Karen accepte puis ressors. Je l'entends crier le nom de Shadow et le silence englobe ma chambre. Tournant le dos à la porte d'entrée, je profite de ces quelques minutes de répits pour ranger ma valise. De légers coups à la porte m'indiquent que ma cliente est là. Sans me retourner je l'invite à rentrer. J'entends ses pas le long de la chambre, puis le verrou qui se ferme puis je sens qu'elle s'est arrêtée. La nuit commence a tombée et je n'ai plus aucune seringue de secours. Pas grave, je peux m'en passer pour celle si… Je me lève de mon lit, toujours dos à elle et j'avance. Je marche jusqu'à ce que je sente sa respiration dans mon cou. Me composant un masque de bien-être total je compte mentalement jusqu'à dix puis me retourne.
. . .
L'air gênée, puant la peur, l'inquiétude et les bons sentiments, Rachel Fucking Dwarf Berry se tient devant moi. J'explose de rire et lui tourne immédiatement le dos. Sortant un joint de ma valise, j'ouvre ma fenêtre puis m'assieds sur le rebord. Je joue quelques secondes avec la flamme de mon briquet avant d'en allumer le bout. Tirant dessus un maximum, je fais sortir la fumée de ma gorge puis reviens à l'endroit où se trouvait la naine. Vide. Bien, ce n'était qu'une hallucination, revenant à mon joint je m'apprête à poser mes lèvres dessus lorsque je remarque que Berry se trouve en face de moi, assise sur mon lit. Je soupire puis lui jette un regard remplit de haine. Elle le soutient, sans ciller. Mais dis donc, c'est qu'elle se rebelle en plus. Lui soufflant la fumée au visage, je lui demande poliment de s'en aller. Son « Non » lâché durement me donne envie de lui en foutre une. Joue la subtile Snixx. N'utilise pas tes poings mais tes mots.
« Alors comme ça on est sorties du placard Dwarf ? Ou alors peut-être que Quinn te fais trop perdre la raison…
Elle me fixe et je continue, un sourire méchant aux lèvres. Je peux lire dans ses yeux que je la touche, que je lui fais du mal.
Oh ! Je t'en prie ne fais pas ta surprise. J'ai bien vu comment cette blonde te possède, contrôlant la moindre part de ton être lorsqu'elle te touche… »
- En parlant de blonde Lopez, comment va la tienne ?
Touché. Coulé. Je vois son sourire s'agrandir lorsque je ne lui réponds pas, retournant ma tête vers la ville noire. Je l'entends maintenant commencer tout un discours. Je ne l'écoute pas vraiment même si je saisi certaine phrases. J'apprends ainsi qu'elle est allée jusqu'à chez moi voir les connards qui m'ont crée puis qu'après s'être faite jetée par mon père elle a juste trainée dans mon quartier, finissant par trouver ma voiture garée devant la maison. Comment ça devant ? Ne l'avais je pas laissé sur le parking ? Bizarre… Soudain, le sujet dérive vers le lycée. Vers Quinn, qui ne voulait plus l'aider, vers le Glee Club qui s'en foutait royalement, vers Finnocence qui refusait de venir avec elle, vers une photo jetée à la poubelle, vers une chanson chantée par une personne perdue…Chantée par Brittany… Mon cerveau m'échappe et mon cœur se fissure encore un peu plus. Ce que me décris Berry ne me plais pas. Tout mon être crie de douleur mais moi, je reste les yeux fixée vers le ciel. Le cœur à vif, je prête attention à ce que dis la brune. Elle me décrit, la chanson, les paroles, leur signification, les trois semaines sans moi, le visage triste de B…Elle m'explique tout et moi, je meurs sur place un peu plus. Je me consume de douleur, ne pouvant plus rien retenir, plus rien encaisser. Soudain, son ton augmente et je me rends compte qu'elle se tient debout, en face de moi et qu'elle m'engueule.
Oui, elle. Elle avec son cachalot de petit ami, elle avec ses airs de petite fille pure et innocente. Elle ose élever sa voix contre moi. Une pichenette et je vois mon joint s'écraser sur le goudron à trois mètres de moi. Non, Berry, vraiment ? Tu sais pas ce que tu risques en faisant ça. Voilà que « Miss je ne me sens plus pisser depuis que j'ai fais taire Santana Lopez » se tient devant moi, les bras croisés. Ses lèvres continuent leur mouvement, déballant conneries sur conneries. Elle me donne des leçons maintenant. Non, pas Dwarfie. Je dois rêver hein ? Je ne suis pas aussi faible. C'est pas possible. Pas Berry avec ses jupes ignobles ! Pas celle qui se tend et rougit lorsque Quinn passe trop près d'elle. Pas Dwarf qui se prend du slushie vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Pitié, je rêve non ? Sa voix ne me répète plus que la même chose. Refrain continuelle brisant mon être. « Que lui as-tu fais ? » dit-elle sans arrêt. Mon cœur se tord de douleur au fur et à mesure qu'elle ressasse. Pitié, arrête Berry. Stop là où tu vas le regretter. Ou alors peut-être que je le regretterais. Ou alors, ou peut-être que…
Trop de confusion, trop de question. Mon crâne me fait mal et ses lèvres, ses putains de lèvres refusent de cesser leur mouvement. « Pourquoi ? » « Que c'est-il passé ? » « Que lui as-tu fais ? » dit-elle sans arrêt. Je me lève violement du rebord de la fenêtre, prenant ma tête entre mes mains. Tournant sur moi-même j'essaie de me calmer mais Berry est toujours là. « Arrête. » Simple murmure de colère entre mes dents serrées. Ma menace ne lui fait pas peur, au contraire elle se rapproche de moi et continue. Fermant les yeux, je sens la colère monter en moi. Ma réaction arrive d'elle-même incontrôlable. Je m'abats sur elle, lui attrapant les poignets et elle tombe sur le lit. Un sourire sur ses lèvres, elle murmure un simple « Alors, ton explication, j'attends. » Puis voyant mon absence de réponse elle reprend son refrain. La faire taire. Lui faire arrêter. Lui clouer ses lèvres pour de bon. Mon cœur se serre un peu plus et ma tête menace dangereusement d'exploser. Mal. Arrête ça. Tu ne peux pas être la Berry que je connais, pas celle qui à eu la mauvaise idée d'accepter la demande en mariage de Finn, pas la douce et adorable mais agaçante Rachel que je connais. Cesse ça, veux-tu ? Mais rien. Non, rien ne la fait se stopper. Sa bouche remue, ses yeux ont cet éclat de la victoire et ses lèvres, ses lèvres…Laissant mon corps prendre le contrôle je ne cherche pas à comprendre ce qu'il se passe et je pose mes propres lèvres sur les siennes pour la faire taire. Je suis surprise par la saveur de notre baiser, ses lèvres sont douces et chaudes, mais se ne sont pas celles dont j'ai besoin… Voilà. Au moins, elle saura, elle comprendra, elle devinera ce que j'ai fait à Brittany… Et elle aussi, elle pourra me rejeter comme tout le monde sur cette foutue planète à la con… Une boule s'installe dans mon ventre progressivement et c'est une Rachel silencieuse que je trouve lorsque, rompant le contact de nos lèvres, je plonge mon regard dans le sien, mes mains maintenant toujours ses poignets contre mes draps.
Méchante, moi ? Du tout, du tout :D Alors, d'après vous, comment va réagir Dwarfie ? :3 Des idées sur la mystérieuse raison de Britt-Britt ? Et le Faberry vous convient-il ? Des propositions de chansons à me faire ? Breeef, j'espère que vous avez aimé ce chapitre, j'attends vos avis ! Merci de me lire, la suite arrivera bientôt !
