Bonjour à tous. C'est avec joie que je poste mon neuvième chapitre ! Merci à ma formidable bêta de l'avoir corriger ! Vous avez été nombreux à demander du Pezberry, alors je modifie légèrement mon idée de base afin de contenter tout le monde :D

Le prochain chapitre sera un peu plus long à arriver sachant que je pars du 29 au 7 juillet, donc je ne pourrait pas écrire pendant ce temps. Mais promis, je fais mon possible pour essayer d'avancer au maximum mon chapitre !

Angy78 : Crois moi, j'essaierai d'être régulière, je tiens à mes boyaux ahah :P

Enjoy Guys ! ;)


Santana POV

Savez vous l'enfer que c'est de regarder une dizaine de personnes toutes plus ou moins bourrées, faisant la fête quand vous-même vous ne pouvez pas boire ? Pas que je n'aime pas l'alcool, juste que je me dois de rester dans un état acceptable afin de veiller sur Rachel, puis je n'ai pas envie de me transformer en celle qui pleure pour un rien et qui gueule des choses incompréhensibles en espagnol. Et oui, c'est l'effet que la boisson à sur moi, pathétique, je sais. Bref, j'ai donc devant moi une Rachel complètement morte, dansant avec un cachalot qui la touche beaucoup trop à mon gout, Kurt, lui saute partout en tenant Blaine par la main, Blondie, enfoncée dans un fauteuil enchaine les verres sans quitter la petite diva des yeux. Après on a, Mercedes, Tina, Sam et Mike qui rient à en perdre la raison. Puis vient Artie. Artie qui regarde Brittany se déhancher sur la piste, Artie qui a le droit de la toucher, qui a le droit de l'embrasser comme bon lui semble. Moi dans tout ça ? Oh, je suis juste assise à côté de Q. et je meurs sur place à chaque fois que Britt' dépose un baiser sur les lèvres de ce mec en fauteuil.

Je voulais une fête certes, mais je n'avais pas pensé devoir faire celle qui ne boirait pas. Plutôt chiant comme travail, ne vous faîtes jamais avoir sur ça, sinon vous passerez une soirée de merde, je vous assure. Soudain, la musique change et une Rachel rayonnante attrape mes mains, m'obligeant à me sortir du canapé et je sens sur moi le regard triste de Fabray. Commençant à danser, je souris à la petite brune en face de moi, puis je me laisse envahir par la musique, fermant les yeux. Le rire de Rachel est vite remplacé par un corps chaud qui se colle au mien. La vanille flotte autour de moi et je sens mon cœur battre un peu plus vite. Elle se colle un peu plus à moi, dansant et je sens cette fièvre, cette brûlure, que seule elle sait faire apparaître, qui monte en moi. Oubliant presque ce qu'elle m'a fait subir, laissant les souvenirs de côtés, j'entre dans son jeu et l'espace d'un instant tout me semble comme avant. Mais la musique s'arrête et j'ai la mauvaise idée d'ouvrir les yeux.

Ciel azurs tournant au gris. Apparition de l'inquiétude dans son regard et je devine qu'elle non plus n'a pas bu. Lentement, je m'écarte de Brittany. Doucement, je marche loin d'elle enfin j'aimerai mais je reste face à elle, les bras ballants, incapable de dire quoi se soit. Ainsi, la musique reprend, tout le monde danse autour de nous et moi, j'ai l'impression que le temps s'est arrêté. Comme l'une des ses comédies romantiques à la con, quand la caméra fait quinze mille fois le tour du couple réunis. Je ne peux sentir que de la douleur quand faible, je me laisse emporter dehors par sa main. Reprenant le contrôle de mon corps, je m'écarte d'elle, croisant mes bras.

« Tu me veux quoi ?

- Te parler.

- Me parler ?! Tu sais quoi, Brittany, je pense que tu as un peu trop bu, je vais demander à Quinn de te ramener chez toi hein.

- C'est ça, fuis-moi encore. »

Fuir ? C'est elle qui me dit ça. Elle qui m'a rejetté, elle qui a fait en sorte que je me retrouve seule, elle qui a monté mes parents et Quinn contre moi. Elle qui parle de fuite. Furieuse, je me retourne violement et la plaque au mur.

« - Si je te fuis, c'est parce que quand je te regarde, j'ai le cœur qui saigne. Quand je te vois, que je te sens, que je te touche, j'ai mes pensées qui deviennent folles, puis t'as ce souvenir. Ce putain de souvenir qui arrive et j'ai mal d'un coup. Ne me parle pas de fuite
quand tu es la cause de tout ça. »

Seul de la tristesse se lit dans son regard et mon cœur lui cesse de battre. Je retiens mon souffle quand je vois son visage bouger, l'espace d'un moment j'ai l'impression qu'elle s'apprête à m'embrasser mais non, elle pose juste sa tête sur mon épaule, passant ses bras dans mon dos, elle m'enlace. C'est là que j'ai perdu le contrôle de mon cœur. Battant comme un dératé tout en étant brisé. Je souffre en étant heureuse. Ses mains, son odeur, sa peau contre la mienne. Tout ceci me comble tout en me blessant. Ce n'est qu'en sentant ses tremblements que je me rends compte qu'elle pleure. Trempant mon cou, ses larmes dévalent ses joues et je ne sais comment me sentir. Désorientée, je ne fais que la serrer plus fort contre moi. Au bout de quelques secondes, incapable d'en supporter plus, je m'écarte d'elle puis m'assois dos contre le mur. Britt', elle, s'assoit face à moi, un sourire triste sur le visage. Sortant une clope de ma veste, je l'allume et tire un bon coup dessus. Relevant la tête, je laisse la fumée s'échapper de ma bouche.

« Je suis désolée tu sais ? Désolée de te faire sentir coupable quand je m'effondre dans tes bras comme ça. Et ne le nie pas, je sais reconnaitre tes émotions. Je suis la seule à devoir me sentir coupable, comme une moins que rien, parce que je t'ai fait souffrir. »

Je fixe toujours la fumée disparaitre. J'aimerais être cette fumée et m'envoler loin, très loin. Reposant la cigarette sur mes lèvres, je sens la main de Brittany se poser sur ma jambe et je brûle de l'intérieur. La tête toujours relevée, je souffle une nouvelle fois, continuant d'observer la fumée blanche.

« J'ai pas eu le choix. Fallait que tu t'écartes de moi, fallait que je rompe contact avec toi. Puis il y a eu ce jour. J'ai vu une putain d'occasion dedans. Je pouvais pas la laisser passer, je devais m'en servir pour que tu me haïsses. Pour que tu cesses de me considérer comme ton amie. Mais j'ai jamais voulu que ça aille aussi loin. Mes parents… Mes parents sont aussi dans le coup, et on ne pensait pas que tu te ferais virer de chez toi…J'avais vraiment aucune idée des conséquences. Je suis tellement désolée Santana. »

Je serre les poings, retenant mes larmes autant que je peux. De quoi parle-t-elle ? Quel plan ? Pourquoi je devais m'écarter d'elle ? Trop de pourquoi tourne dans ma tête et je menace d'exploser, j'aimerais être cette fumée au-dessus de ma tête afin de disparaitre loin de la douleur et des emmerdes. Sa voix, douce, tremblante, continue tandis que sa main attrape la mienne.

« Je suis heureuse que Rachel t'es trouvée. Normalement, je devrais pas te raconter tout ça, mais c'est aller beaucoup trop loin et je tiens tellement à toi que te voir dans cet état me fais mal. Le pire, c'est quand tu es revenue, après ta disparition et que je me suis rendue compte de l'étendue des dégâts. Dégâts que j'ai provoqué. Là, j'ai flippé. Je me suis haïe tu sais ? Ton état, tes cicatrices, ta chanson, ton regard brisé. Oh oui, je me suis haïe. Quinn m'a remis sur le chemin. Jusqu'au moment où je lui en ai parlé. Là, elle m'a giflé. Et quelque part, je lui suis reconnaissante. Parce que ça m'a ouvert les yeux… Je supporte pas de te voir loin de moi, de te savoir mal par ma faute. Je n'arrive tout simplement pas à rester loin de toi tout en sachant que tu penses que je te hais. Mais crois moi Santana. Je suis loin de te haïr… Je… Je t'aime. »

Bombe au fond de mon être. Elle dévaste tout sur son passage, emportant les murs fragiles qui entourent mes émotions. J'aimerais lui sauter dessus, la frapper, lui gueuler ma douleur, lui faire comprendre qu'elle n'a pas le droit de se ramener comme ça en lâchant qu'elle m'aime. J'aimerais la prendre contre moi, la serrer fort, l'embrasser, toucher ses lèvres, son visage et son corps parfait…Sentiments contradictoires en moi. Je détends mes poings, laissant mes larmes faire leur chemin sur mes joues. La fumée a disparue depuis longtemps, mais je reste la tête face au ciel, ne voulant pas affronter Brittany. Pourtant plus aucun son ne sort de sa bouche et je devine qu'elle attend une réaction de ma part. N'ayant pas la force de bouger, je laisse juste les paroles se glisser hors de mes lèvres.

- Tu penses à quoi en me disant ça ? Tu penses que ça va changer des choses ? J'veux dire… Je sais même pas ce que je veux dire. Tu oses me dire que tu m'aimes après tout ça ?! Je trouve ça légèrement abusé. Tu espères quoi B. ? Tu as une raison au moins à tout ça ? Histoire que je sache pourquoi pendant environ un mois, j'ai voulu mourir une
petite centaine de fois, pourquoi mon cœur saigne tellement, pourquoi seule Rachel est là pour moi, pourquoi je me bats à chaque instant pour ne pas me laisser glisser vers le fond. T'as une raison qui explique ça, dis moi ?!

- Ecoutes San'… Dans trois semaines, je serai plus là. Mon père a été muté on part à l'autre bout des Etats-Unis…Alors, j'ai cru, j'ai pensé que si je m'éloignais de tout le monde d'un coup, je…je n'aurais pas à souffrir de ce départ et de ce manque. Parce que, soyons clair, comment une personne peut-elle vous manquer si elle vous déteste ? Je ne voulais pas que ça aille aussi loin pour toi… J'ai réussi tu sais ? Plus personne ne me parle, et je pensais pouvoir tenir encore ces trois dernières semaines…Mais, j'y arrive pas, pas avec Toi. Je sais, c'est incroyablement égoïste et con ce que j'ai fais… Mais, j'aimerais pouvoir tout réparer… J'aimerais une nouvelle chance entre nous, j'aimerais qu'on est la même relation qu'avant, peut-être plus, je sais pas… Santana, regarde moi, dis quelque chose, je t'en prie… »

Elle m'en prie… Magnifique n'est-ce pas ? Un déménagement et c'est pour ça qu'elle me brise en mille morceaux ? Parce qu'elle est incapable de nous dire au revoir. Parce qu'elle ne veut pas souffrir de notre absence…Mais… J'en perds mes mots. Nan franchement, elle se pointe comme ça, fleur au fusil, demandant une relation immaculée, comme avant, sans fissure, aussi parfaite qu'avant. Je sais même pas si je dois être en colère où si je dois, encore une fois jouer l'indifférente. Je redescends ma tête vers son visage, me prenant une épée dans l'estomac lorsque son regard clair n'est que tristesse, espoir et culpabilité. Je devrais accepter. Je devrais lui dire que je lui pardonne…Mais je ne suis pas Rachel moi. Non, loin de là…Je ne pardonne pas aussi aisément les gens qui m'ont fait autant de mal… Trois semaines dit-elle ? Bien. Alors elle aura trois semaines pour me prouver que tout ceci n'était qu'une leurre destinée à son départ. La lèvre tremblante, je me prépare mentalement à larguer ce mensonge qui risque de m'attirer des ennuis. Au pire, la petite brune comprendra.

« - Tu me demande de tout oublier ? Comme ça ? Tu veux tout retrouver comme avant ? Mais…Brittany, est-ce que tu te rends compte qu'à cause de cette histoire, je me suis faite virée de chez moi ?! A cause de ça, je suis devenue une pute qui se droguait pour ne pas ressentir mais qui, le soir venu, se taillader les veines afin de se sentir vivante… Alors, je suis désolée, mais je peux pas Britt'. Tu m'as laissée. Puis…J'ai Rachel maintenant.

- Tu veux dire ? Rachel…Rachel et toi ? Vous ?

- Oui. »

Me levant brusquement, j'écrase la cigarette qui avait fini par se consumer seule, puis je rentre dans la maison. Là, je découvre un bordel sans nom. Des tas de bouteilles jonchent le sol, des confettis, des verres. Bref, les restes d'une soirée. Tout le monde est partit et
je me rends compte que Brittany et moi avons passé pas mal de temps à l'extérieur finalement. Du coin des yeux, je vois la blonde sortir de la maison, accompagnée d'Artie. Au milieu du salon se trouve ma petite diva, qui danse encore. Riant, je l'attrape par la taille et la fait tourner jusqu'à la fin de la chanson. Ensuite, je l'aide à monter les escaliers et la laisse titubante devant sa porte de chambre. Elle me lâche un vague bonne nuit après avoir planté un léger baiser sur ma joue. Je souris, rentrant dans ma propre chambre. Me jetant sur mon lit, exténuée, je m'endors presque de suite.


Quinn POV

Un souffle chaud sur ma peau et je sens la moindre parcelle de mon corps frissonner. Je remonte le drap sur moi et une odeur empli mes narines. Je souris et je sens le soleil briller contre mon visage. Patiemment, j'ouvre les yeux, éblouit par les rayons je ne réalise pas immédiatement où je me trouve. Des draps roses pâles. Une couverture blanche. Ce n'est pas mon lit, ce n'est pas chez moi. Je me retourne doucement et un visage me fait face. De longs cheveux bruns, des paupières closes avec de longs cils, un nez légèrement enflé sur le dessus et des lèvres roses un peu entrouverte, Rachel Barbra Berry se trouve devant moi, paisiblement endormie. Non. Ce n'est pas possible c'est ça ? Je rêve hein ? Discrètement, je me pince le bras espérant me réveiller mais rien. Je ressens juste la douleur qui s'estompe au bout de quelques secondes. J'ai dormi avec elle, mais pourquoi est-ce que je ne me souviens de rien ? Paniquant, je recherche dans ma mémoire mais je ne retrouve rien. A vrai dire, un trou noir se trouve entre la sortie des cours hier soir et ce matin. La brune tourne légèrement dans son sommeil et une mèche de ses cheveux glisse sur son visage parfait. Tremblante, je lève une main et replace cette intruse dans la masse de cheveux bruns. Aussitôt, la douceur de sa peau me surprend et mon cœur se serre à l'idée que jamais elle ne pourra être mienne. J'observe longuement ses lèvres et l'envie me prend de les gouters, de les sentir courir le long de mon corps ardent, de juste les toucher. Je referme les yeux violemment, éjectant les centaines d'images qui me viennent à l'esprit et me concentre sur sa respiration apaisante.

Cette dernière s'est d'ailleurs modifiée pour devenir plus rythmée, moins régulière. Ainsi, lorsque j'ouvre les yeux c'est face à deux billes de chocolat que je me trouve. Le souffle coupé, j'aimerais m'enfuir loin de son regard profond mais j'en suis incapable alors je me noie dedans. Je me noie dans ces nuances noisette et or, je coule puis halète comme un poisson hors de l'eau. Parce que j'ai toujours aimé ses yeux. Je me mords la lèvre inférieure lorsque son sourire m'éblouit et que je peux lire la joie dans son regard. Ses doigts courent le long de ma main lorsque se blottissant contre moi elle cherche à retrouver le sommeil. Le contact de nos peaux créé une étincelle au fond de mon cœur meurtri par tant d'années passées à attendre et je savoure cette sensation de bien être qui m'envahit. Soudain la peur m'attrape. Et si ? Et si on avait ? Je m'écarte d'elle rapidement et sors du lit. Le froid me frappe d'un coup et j'aimerais retourner près de son corps chaud et attirant mais je ne peux pas. Je remarque que je suis en sous-vêtements. Non. Elle n'aurait pas osé ? Nous n'aurions pas été jusque là hein ? Je vois ses paupières se rouvrir puis elle se pose sur le côté, maintenant son corps avec son coude.

« Si tu te poses la question, la réponse est non. Il ne s'est rien passé. Je t'ai juste trouvée dans mon lit, dormant, ronflant même. »

Gênée par l'afflux soudain de souvenir dans ma tête, je me vois traversant la maison après un énième verre et une énième danse collée-serrée entre Puck et Rachel. Je me souviens de mes pas titubant dans l'escalier puis ceux hésitants en entrant dans la chambre baignée d'obscurité de Berry. Je me rappelle de cette envie soudaine de sentir Rachel, je sais que je n'aurais pas du céder à ma tentation, mais je sais que mes pulsions ont été plus fortes que moi. La preuve. Je suis, enfin j'étais, dans son lit, en sous-vêtements, avec elle.

« Je pense que l'alcool y est pour quelques choses. De plus, si tu as l'attention de me faire un petit discours rempli d'insultes comme l'autre jour, et bien vas-y. Mais cette fois si, il ne m'atteindra pas. »

Oui, oui. C'est l'alcool. On va dire ça. Retournant doucement sous les draps, je reste face à elle. Son sourire illumine la pièce et mon cœur bat un peu plus fort lorsque je remarque avec joie le bracelet autour de son poignet ainsi que le mot sur sa table de nuit. Toujours souriante, elle se retourne et se rallonge. Son dos me fait face et je ne sais pas trop ce que je dois faire. Préférant laisser mes émotions conduire, je laisse ma main courir sur son épaule nue. Fascinée, j'observe la chair de poule que crée le passage de mes doigts. Un raclement de gorge amusé me fait sortir de mes observations et je rougis, comme une gamine prise sur le fait. Rachel se retourne une nouvelle fois et s'assied, se mettant face à moi.

« Je sais que c'est toi.

- Comment ça moi ?

- La fleur. Le bracelet. Le mot. Les mails, les centaines d'attention, le fait que depuis trois jours aucun footballeur ne m'aient approché. Je sais que c'est toi, Quinn. J'ai reconnu ton écriture lorsque ton mot est arrivé… »

Mordant ma lèvre, je rougis de plus belle lorsque je réalise que depuis le début elle jouait la comédie, s'émerveillant devant chaque petite chose que je lui offrais. Sa main se tend vers moi et elle effleure du bout des doigts ma joue rougie par la gêne, par la honte. Détournant mon regard, j'en profite pour observer la pièce. Simple, pleine de rêve, belle. Une chambre à l'image de sa propriétaire. Le mouvement des draps m'inquiète quelques secondes et je devine que la brune est maintenant face à moi. Posant ses doigts sous mon menton, elle fait légèrement pivoter mon visage et je me retrouve confrontée à une Rachel, le regard empli d'un mélange de sentiments indescriptibles. Oubliant de respirer, je sens le temps qui s'arrête. Ses yeux me fascineront toujours. D'un chocolat profond parsemé de milliers d'étoiles d'or. Elle se racle une nouvelle fois la gorge, visiblement amusée par mon désarroi et pose sa main contre la mienne.

« Et si tu m'expliquais.

- Je… J'espérais que tu ne devinerais pas mon identité aussitôt. Cela ne devait pas se passer comme ça…On devait avoir plus de temps, on devait faire connaissance, puis se rencontrer, et là je t'aurais expliqué… Mais à cause de Brittany, tout à foiré… J'ai tout foiré.

- Ecoute Quinn. Je ne vais pas t'apprendre quelque chose si je te dis que là, tout de suite maintenant, je ne peux pas. Pas après le week-end entier que je viens de passer à tout remettre en question, ceci par ta faute. Je ne suis pas rancunière, c'est bien connu, mais
là, pour moi, c'est impossible de passer au-dessus pour prendre en compte ce qu'il pourrait se passer entre nous. De plus. J'ai Santana.

- Je comprends bien mais…Quoi Santana ?! Comment ça t'as Santana ? C'est quoi cette histoire Berry ?! C'est quoi cette putain de blague Berry ?! Tu délires là ? Non ? Hein, dis-moi que tu racontes des conneries ?! »

Elle soupire et une fois de plus je devine que j'ai tout foutu en l'air. Ré-emprisonnant ma lèvre inférieure entre mes dents, je baisse la tête honteuse. Un courant d'air froid m'indique la petite diva est sortie de son lit. Je l'entends ouvrir la porte, puis ayant ramassé mes affaires, elle descend les escaliers silencieusement. Je la suis, inquiète. Là, elle ouvre encore une porte, sauf que celle-ci est plus grande, puis elle me fixe d'un air déçu. Sachant ce qu'il me reste à faire, je marche vers elle, la tête toujours baissée, et lui prends mes vêtements des mains. Je l'entends murmurer un triste « Peut-être que tu aurais tes chances Quinn, si tu commençais par m'appeler par mon prénom. » avant de sortir de chez elle. Grimpant sans bruit dans ma voiture, je me rhabille vite fait puis tourne le contact. Du coin de l'œil, je vois la porte de la maison des Berry se fermer en un claquement. Claquement se répercutant jusque dans mon cœur. Les larmes m'accompagnent jusqu'à chez moi et c'est en pleurs que je débarque dans mon salon. Heureusement pour moi, la maison est vide. Seul un mot orne la table basse. « Quinn Chérie, nous sommes partis chez les Lopez pour la journée. Tu sais à quel point Santana les a déçu, les pauvres, ils ont besoin de se changer les idées, nous seront de retour ce soir. Passe une bonne journée au lycée.»

Le lycée. Quel connerie ça. Heureusement que notre matinée était vide, sinon je n'aurais pas tenu les cours. Déchirant le mot, je le laisse là sur la table basse. C'est ça oui, pauvre Lopez, déçus par leur fille adorée Santana. Tu parles d'un mensonge. Ils sont plutôt heureux sans elle. Montant les escaliers difficilement, je me laisse tomber sur mon lit, avant de retomber dans un sommeil profond.


Rachel POV

Refermant la porte, je me laisse glisser contre elle doucement. Déjà, je sens les larmes dévaler sur mes joues. Secouant la tête, je les essuies précipitamment. Stop Berry, faut que t'arrêtes de pleurer pour elle. Tu as d'autres choses à faire. Oh ça oui, comme par exemple expliquer à Santana que j'avais dit que nous étions ensembles. Oh merde, je sens déjà les emmerdes venir lorsque je vois une Latina à moitié endormie qui descend les escaliers. Baillant, son regard tombe sur moi elle se précipite pour me relever.

« Tu fous quoi par terre Rachel ?

- Oh tu sais, j'aime bien le sol dès le matin, ça me réveille bien.

Lui tirant la langue, je marche lentement vers la cuisine et après avoir rempli un verre d'eau, je prends un médoc pour mon crâne. Santana, assise sur le comptoir, m'observe, un café à la main. De suite, son regard se fait interrogatif et je sais que j'ai l'air coupable. M'approchant d'elle, je pose mes mains sur ses cuisses et me mordant la lèvre, je garde la tête baissée.

« Rachel, il est 8h du mat', on n'a pas beaucoup dormi, toi t'as bu comme pas possible hier, alors je t'en supplie, ne fais pas durer les choses, crache le morceau vu que tu as la tête de quelqu'un qui a fait une connerie.

- Tu promets de ne pas me faire la gueule ? Ou de ne pas me détester mais j'ai paniqué alors j'ai juste dit la première excuse qui me venait à la tête, j'ai pas réfléchi sur le moment et j'ai… »

Sa main attrapant la mienne me coupe dans mon élan et son regard se fait inquiet, inclinant sa tête sur le côté, elle m'invite à lui raconter.

« Ce matin, Quinn était dans mon lit. Et on a parlé, et tu sais, les messages secrets et autres ? C'était elle, j'avais raison ! Quoique t'as peut-être pas suivi cette histoire mais bref, j'avais raison ! Sauf que tu vois, elle est gentille avec ses sentiments, mais 'fin moi, je sature là, je peux pas lui pardonner de suite de suite mais bon je finirai bien par le faire parce que…Je sais, je dérive excuse moi, et ne lève pas les yeux aux ciels je n'aime pas ça. Bref. J'ai invoqué la première excuse qui lui ferait cesser ses délires. Ne me tue pas. J'aiditàQuinnquetoietmoinousétionsensembles…

- Quoi ?! Attends, tu peux répéter plus lentement ?

- Eurm. J'ai dit à Quinn que toi et moi, nous étions ensembles. Ensembles, comme un couple, comme embrassade et autres choses qui peuvent se faire dans un couple et, enfin tu vois de quoi je veux parler. Saaaan', te moque pas de moi, je sais que j'ai tendance à dériver quand je suis stressée mais…Pourquoi tu rigoles ? »

Se jetant dans mes bras, la brune me soulève du sol, tout en me faisant tourner. Ok. Je crois que j'ai loupé un épisode parce que je m'étais préparée au pire. Comme à sa colère, son rejet, le fait qu'elle veuille me tuer, ou je sais pas moi…Bref, à tout sauf à sa réaction actuelle. Sortant de son étreinte, je m'écarte doucement d'elle, tandis qu'elle cherche à retrouver ma main. C'est bien la première fois que je vois Santana aussi tactile avec quelqu'un d'autre que Brittany.

« Dis, si tu m'expliquais ?

- C'est simple. J'ai dis la même chose à Brittany et...

- Tu as quoi ?!

- J'ai dis la même chose à Britt'. Hey, moi aussi j'ai paniqué aussi, okay ? Alors maintenant, on a juste a faire semblant d'être ensemble et ça va bien se passer, d'accord ? Tu sais, Brittany m'a dit qu'elle partait dans trois semaines. Elle s'en va loin de nous et qu'égoïstement, elle a préféré ne rien dire, et s'éloigner de nous pour ne pas subir les adieux et autre sentiments de manque. Et, je ne suis pas toi. Je ne peux pas lui pardonner aussi facilement. Alors, j'ai dis ce qu'il me passait par la tête, c'est tout… Ne t'en fais pas. On ne va pas faire ça pendant des décennies, juste quelques jours, peut-être plusieurs semaines maximum, mais rien d'extraordinaire, le prend pas mal, mais je préfère les blondinettes. Et puis, comme ça, tu pourras rendre jalouse Blondie, et peut-être qu'elle changera pour toi. Now, Brunette, va donc t'habiller, je m'occupe de ranger la maison. Je te rappelle qu'on a cours et qu'on a un rôle à jouer. »

Elle m'embrasse rapidement puis me fait un clin d'œil avant de commencer à nettoyer le salon. Portant par réflexe mes doigts sur mes lèvres, je reste choquée quelques minutes avant de réaliser la situation. Santana et moi allions devoir faire semblant. Semblant d'être en couple. Semblant de nous aimer réellement. C'est pas que je l'aime pas hein, mais devoir jouer la comédie sur mes sentiments et puis…Finn. Oh merde. Je suis toujours avec Finn moi. Mordant ma lèvre, je monte rapidement les escaliers, cherchant un plan afin d'annoncer ça le plus rationnellement à Finn.


Voilà voilà ! J'espère que ce chapitre vous aura plu. Par rapport au Pezberry, je verrai par la suite ce que je vais en faire, je suis pas encore fixée dessus (a) Pour l'instant, j'ai le tout début du chapitre 10 et je sais pas vraiment comment le continuer. Des idées ? Je vous écoutes :D

Encore merci, you're the best guys !