Bonjour à tous ! J'espère que vous avez tous passé de bonne vacances et que vous êtes ready pour la rentrée -'
Je m'excuse vraiment de mon retard mais j'ai eu quelques contretemps, dont la réécriture entière du chapitre . Et puis, comme ça j'ai pu me poser et réfléchir vraiment sur les circonstances de la fiction. Je peux dès à présent vous dire que la fin sera une fin Pezberry. Même si avant ça le Brittana mais surtout le Faberry seront toujours présent... A tous ceux qui lisent SOL mais qui n'aiment pas le Pezberry et bien, je suis désolée...J'espère que vous n'abandonnerez pas la lecture pour autant.
Bref, J'attends vos avis avec impatience sur ce chapitre ! Enjoy xx
(Je remercie ma bêta JJoke pour la correction de ce chapitre)
Rachel POV
Un linge humide posé sur mon front me réveille et j'ouvre les yeux difficilement. Des mèches blondes se trouvent à quelques centimètresde mon visage. Je les balaie de la main et découvre que je suis toujours à l'infirmerie avec une Quinn postée au-dessus de moi. Elle me regarde, anxieuse, et se recule, s'asseyant sur le siège à côté de mon lit. Il me faut quelques minutes pour me souvenir de la raison de ma présence ici. A croire que finalement, j'ai réussi à trouver le sommeil. Je me relève, m'asseyant et enlève le linge de mon front. La main de Quinn m'empêche de me mettre debout et elle m'intime de me rallonger.
- Rachel, l'un de tes pères sera bientôt là, mais repose-toi en attendant, vraiment. De plus, l'infirmière a dit que tu avais un peu de fièvre...
- Pourquoi tu es là ?
- Santana a laissé échapper que tu étais ici...Comme je n'ai pas cours, je me suis dit qu'un peu de compagnie ne te ferait pas de mal. Mais je peux m'en aller tu sais, je peux-
- Non, reste avec moi, s'il te plait...Reste avec moi. Attends, tu n'as plus cours ? Tu pourrais me ramener chez moi alors ?
- Je, euh, oui bien sûr, mais tu dois prévenir tes pères et l'infirmière non ?
- Je vais sortir. Comme si de rien n'était, mais lui je demanderai quand même de me laisser repartir chez moi, comme ça j'aurai une excuse pour les cours et mes pères. Ensuite, et bien, tu me ramènes chez moi.
- Mais, et ta voiture Berry ? Elle reste sur le parking ?
- Et bien, oui j'imagine. J'irai à pied demain.
Ne lui laissant pas le temps de protester, je me lève un peu trop vite et titube jusqu'au rideau. Là, je me compose un masque parfait, destiné à tromper l'infirmière sur mon état, parce que pour être honnête, le monde semble tourner un peu trop vite. Me présentant à son bureau, je l'informe que je me sens beaucoup mieux. D'un coup d'œil suspicieux, elle me jauge, s'arrêtant plus que nécessaire sur mes jambes tremblotantes, puis après une petite dizaine de minutes d'inspection, elle signe mon papier de sortie et me prévient qu'elle appellera mes pères pour leur dire que je rentrais chez moi par mes propres moyens. Je remercie et m'échappe rapidement de son bureau oppressant.
Une main attrape la mienne à la sortie et je me laisse emporter dehors par Quinn. Une fois encore nos mains s'accordent parfaitement, comme si elles avaient été façonnées pour être ensembles. Un filet de sueur froide me coule le long des omoplates lorsque sortant sur le parking, le vent nous accueille. Instinctivement, je me serre contre Quinn, cherchant de la chaleur. Elle passe son bras par-dessus mes épaules, me rapprochant d'elle. Je me laisse guider, et bientôt nous arrivons devant ma voiture. Elle m'ouvre la portière et avant que j'aie pu dire la moindre chose, me fait basculer sur le siège passager. Elle fait ensuite le tour de la voiture et s'installe sur le siège conducteur. Fouillant dans mon sac elle prend mes clés et fait démarrer le véhicule. Je ne peux que la regarder bouche bée.
« Tu m'excuseras Rachel, mais j'aime bien ta voiture, de plus, si tu es à moitié malade, c'est pas la peine que demain tu rattrapes froid en allant à pied en cours »
Elle pose son doigt sur ma bouche alors que je m'apprête à rétorquer quelque chose. Un sourire éclaire son visage et un chut sors de ses lèvres rosées. Je hoche la tête avalant difficilement ma salive tandisque mon cœur bat plus vite que d'habitude. Elle rigole doucement enlevant son index puis reporte son attention sur la voiture qui attend de partir. Me laissant porter le mouvement de la route, je commence à somnoler. J'essaie d'éviter le sommeil, battant despaupières, mais une fois de plus, Morphée gagne.
Ainsi, je me réveille quelques minutes plus tard, lorsque la main de Quinn passant sur mon ma joue me tire de ce sommeil profond. Elle me sourit, toujours avec ce sourire timide, et lui attrapant le bras, je sors de la voiture. Lui ouvrant ma maison, je ne proteste pas lorsque me prenant par la taille, elle m'aide à monter jusqu'à ma chambre. Disons que dans l'état où je me sens, je serai bien incapable de gravir les marches seule. Voyez-vous, chaque parcelle de mon corps me fait souffrir tout comme si elles étaient ankylosées, en ajoutant à cela cette impression de tournis ainsi que mon mal de crâne, donc oui, son aide était précieuse.
Je me jette sous mes draps en sous-vêtements, tremblotante et du coin de l'œil je la vois hésiter. Elle finit par sortir de ma chambre, me laissant seule dans le noir et j'aimerai avoir la force de lui crier de revenir. A la place, je recouvre mon corps entier avec les draps et essaie de retrouver Morphée.
Mais rien. J'ai perdu le marchand de sable. Soudain, un léger frappement à ma porte me fait sursauter. Je marmonne un vague « entrez » et je rabats les couvertures sur mon visage, persuadée que depuis le temps passé, mes pères doivent être là. Donc, que forcément c'est l'un d'eux qui marche dans ma chambre.
Quelqu'un s'assied au bout du lit, et par curiosité, je retire les draps de ma tête. Une tête blonde se tient à quelques centimètres de
moi. Elle me sourit et je ne peux empêcher mon cœur de bruler lorsque sa main fraiche se pose sur mon front, contrôlant ma température. L'observant, je la vois froncer les sourcils, chose qu'elle fait quand quelque chose ne lui plait pas. Elle ressort de la pièce pour revenir cinq secondes plus tard, accompagnée d'un grand verre d'eau, d'un cachet mais aussi d'un gant de toilette humide. Je me redresse dans mon lit, prenant le verre qu'elle me tend puis avale le médicament, histoire de lui faire plaisir.
- Tu n'es pas obligée de faire ça, tu sais ?
- Rachel, ne commence pas. Je n'aime pas te savoir fiévreuse et toute seule chez toi. Alors n'essaie même pas de me faire partir, parce que je reste.
Se relevant une nouvelle fois du lit, elle s'apprête à sortir de la chambre, après avoir soigneusement déposé le linge froid sur mon front.
- Quinn ? Si tu veux rester chez moi…et bien…je…tu-tu pourrais rester ici ? Avec moi ?
Elle hoche la tête et son corps se dépose sur les draps, juste à côté du mien. Tournant ma tête vers la sienne, je ne peux m'empêcher de détailler le moindre détail de son beau visage. Ses yeux, leur couleur, ses lèvres, son nez parfait… Soupirant, elle me demande de me retourner, dos à elle. Je commence d'abord par refuser mais la blonde ne lâche rien et je finis par obtempérer. Me mettant sur le côté, dos à elle, je fixe le mur de ma chambre. Un courant d'air léger se créé et je sais qu'elle n'est plus à côté de moi.
« Ne te retourne pas » sa voix m'arrête avant que je ne le fasse et comme un enfant pris en faute, je rougis violemment. Un nouveau courant d'air et un mouvement de drap et je la visualise très bien, fixant mon dos, elle aussi sur le côté. Soudain, une paire de bras frais se pose contre mon estomac et je sens les tissus de son uniforme contre mes omoplates. Sa joue se dépose sur la mienne avant de redescendre sur mon épaule, le choc de la chaleur de ma peau contre la fraicheur de la sienne créant un frisson le long de mon corps. Descendant l'une de mes mains, j'en attrape une des siennes, l'emprisonnant dans ma paume. Etrangement, je me sens bien ainsi. Nos mains enlacées contre mon estomac, son souffle dans mon cou, son odeur rassurante emplissant mes narines, je commence lentement à glisser dans le néant. Avant que Morphée m'accueille complètement, il me semble entendre un chuchotement, comme un appel à revenir ici.
Soudain, je me demande si Quinn va me laisser seule, mais elle a promis, je sais qu'elle restera, je sais qu'elle ne partira pas…Parce qu'elle a promis non ? Parce qu'elle…elle m'aime non ? Et moi ? Moi je l'aime ? Est-ce que c'est de l'amour cette brûlure en moi quand elle me touche ? Et ces frissons ? Et le fait que je me sente bien dans ses bras ? Mais…Si je ressens tout ça pour Tana aussi, est-ce que ça veut dire que j'en suis aussi amoureuse ? Est-ce que, est-ce que, est-ce que, est-ce que ?
Un sursaut et je me réveille dans mon lit, pleine de sueur, criant un « Est-ce que ? » confus. Quinn, assise dans mon lit, me regarde inquiète. J'ai dû m'endormir hein ? Un rapide coup d'œil vers mon réveil m'indique qu'en effet, je me suis assoupie une petite demi-heure. La blonde me prend par le bras et m'invite à me recoucher, mais mon corps est comme paralysé par ce trop-plein de pensée qui m'avaient réveillées. Juste de stupides questions hein ? Un choc contre le parquet m'indique que Blondie a jeté son magazine à terre, je ferme les yeux lorsque ses bras entourent mes épaules, m'obligeant à venir contre elle. Elle nous allonge et ma tête se pose doucement contre son épaule. Se décalant légèrement, Quinn m'oblige à finalement reposer sur mon oreiller. Se mettant à ma hauteur, elle me sourit et je lui réponds, ensuite, je rattrape sa main, toujours aussi froide et la pose contre ma joue, toujours aussi chaude. Gardant sa paume contre ma peau je ferme les yeux lentement, profitant du silence.
« Rendors-toi, Little Star »
Le même chuchotement qu'avant. Ainsi je n'avais pas rêvée, c'était bien elle que j'entendais. J'aimerai me rendormir, mais rien n'y fait. Progressivement, je sens sa main quitter ma joue tandis que ses lèvres se déposent sur mon front. Je sais qu'elle va partir, je sais que je ne pourrai plus revenir chez le marchand de sable si sa présence sécurisante m'est enlevée. Je le sais…Enfin, je le devine. Les draps bougent et je sais qu'elle se lève du lit. Dire quelque chose, agir, vite. La figer sur place. Mais rien ne vient dans mon esprit embrumé par la fièvre. Rien, juste des pensées confuses. Alors je choisis de tendre le bras. Par chance, j'effleure sa peau, je ne sais où, mais je l'attrape. Elle rigole doucement et me redit qu'elle sera là à mon réveil. Elle le promet. Elle me rassure, me disant qu'elle descend juste, pour que je sois tranquille à dormir. Mais je ne le veux pas. Je secoue la tête négativement. Et voilà que mon corps prend le contrôle. Et je pleure.
Santana POV
Cela faisait bien une vingtaine de minutes que je regarde la pluie dégouliner le long des vitres, la tête posée contre ma main je fixe le terrain de football plutôt que le tableau où des dizaines de calculs sont écrits. Dire qu'une heure avant je voyais la voiture de Rachel s'éloigner avec Blondie à l'intérieur. Voilà que moi je suis coincée ici, comme une conne, à subir un affreux cours de maths accompagné d'une Brittany passant son temps à me regarder. Je soupire lorsque sentant mon portable vibrer, je vois Blondinette ranger le sien. Le posant dans ma trousse, je remarque que j'ai plusieurs sms. Comme prévu, il y en a deux de Brittany mais aussi deux autres de Berry. Reportant mon attention au tableau quelque secondes, je fais mine de m'intéresser à l'explication avant de replonger le nez dans ma trousse, ouvrant mes messages.
From : Brit'
Donne-moi cinq minutes au parc San', après les cours. Juste 5 minutes.
From : Brit'
Allez, après je te foutrai la paix, mais cinq minutes je t'en prie.
Me tournant vers elle, je lui murmure un léger « ok » et son visage s'illumine d'un sourire.
From : Dwarf
Je rentre chez moi. Ne t'en fais pas, Quinn est avec moi, il parait que j'ai de la fièvre, personnellement je pense aussi, sachant que j'ai l'impression d'être dans un autre monde. Merci de m'avoir emmené à l'infirmerie !
From : Dwarf
C'est encore moi Tana, désolé si je te dérange en plein cours mais fallait que je te dise que je t'appellerai ce soir, histoire que tu me donnes le travail à faire non ? Bonne fin de journée, j't'aime Lopez xx
La fin du message de la petite diva me fait sourire et je réalise que je dois vraiment changer son nom… Maintenant qu'on est amie, voir ce Dwarf qui me nargue en haut du message me détruit de l'intérieur. Parfois, j'ai juste du mal à croire que c'est elle qui a sauvé ma vie… Je dois avouer que ma fierté en a pris un sacré coup. Après tout, se faire recueillir par elle, la naine, la looser, celle sans aucun gout vestimentaire, celle qui est l'une des plus talentueuse, celle qui a une chance de sortir de Lima…Voilà où j'en suis rendue, je suis juste incapable de la haïr. La blesser serait quelque chose d'inconcevable à présent et ma seule envie consiste à la voir sourire… Serait-ce quelque chose de plus fort que de l'amitié ce lien tissé entre nous ?
La sonnerie du dernier cours retentit et je sors de la classe la première, suivie rapidement d'une Brittany enjouée. Levant les yeux au ciel, je fais mine de l'ignorer, même si le parfum de vanille constant me déstabilise quelque peu. Après un rapide détour par nos casiers, je me fais entrainer par la Blondinette vers sa voiture. Réticente, je lui explique que je préfère prendre la mienne et la suivre jusqu'au parc, elle me laisse donc, un air triste sur le visage, mais je ne me laisserai pas avoir par cette moue.
Quelques secondes plus tard et me voilà en train de fixer les canards. Un bout de pain me tombe dans les mains et Brittany m'invite à l'aider dans sa tâche quotidienne. Je rigole légèrement, puis nourris à mon tour les oiseaux. Une main pâle se glisse dans la mienne et le contraste de nos deux peaux me fait toujours autant sourire.
Patiemment, je suis la blonde au travers du parc, observant la nature, l'amenant contre moi lorsque le vent nous fait frissonner… Tant de petites habitudes qui m'avaient manquées… Les canards, Brittany courant le vent dans les cheveux, sa main me tirant derrière elle, puis notre arrêt en dessous de notre arbre. Celui où on passait nos après-midi petites, celui où on parlait de notre futur…Futur où l'on était inséparables…
Soudain, Brit' s'arrête brusquement et je me heurte contre elle. Me reprenant la main, elle me fait tourner vers elle. Mon cœur rate un battement lorsque je plonge dans ses yeux océans. Retenant mon souffle, je ne peux m'empêcher d'incliner la tête vers sa main lorsque celle-ci se pose sur ma joue… Pitoyable, je sais. Mais que voulez-vous, cette tête blonde m'a dans la poche. Je suis comme…accro à elle.
Un sourire et son autre main agrippe ma taille. Incapable de protester, ses yeux azurs m'hypnotisent. Reposant son front contre le mien, elle me sourit tendrement. Je sais qu'il faut que je bouge, qu'il faut que je me révolte mais elle me tient dans ses mains… je suis incapable du moindre mouvement, juste paralysée de la tête au pied par l'afflux trop violent de sentiments crée par ses actions. Je ferme les yeux, ne pouvant soutenir son regard et rien ne se passe. Je souris intérieurement, je sais ce qu'elle attend, que je réagisse, queje la repousse mais bizarrement je n'en ai pas envie, non, je laisse faire les choses.
Elle incline la tête un peu plus vers moi et nos lèvres s'effleurent avant de se joindre complètement. Jamais je n'aurai pu prévoir la réaction de mon corps. Cette flamme ardente mixée à ces frissons le long de mon dos. Je ne sais plus comment penser, subjuguée par ce baiser empli de tendresse. De toute les personnes que j'ai pues embrasser, donnant le baiser ou le recevant, celui-là est de plus loin le meilleur. Oh, j'ai connu toute les saveurs, le désespoir d'une femme trahie par son mari, le gout de l'alcool, celui du tabac, celui du besoin violent ou encore la saveur d'un léger baiser empli de bon sens, de surprise et d'une certaine touche de peur…un baiser de diva… Mais jusqu'ici, personne ne m'avait jamais embrassée comme ça, ayant un tel impact sur moi… A croire que, malgré mon pseudo-couple avec Berry, malgré le mal que Blondinette m'avait fait subir, malgré ça, mon corps ne voulait pas passer à autre chose, en demandant plus au contraire.
La cheerleader s'écarte lentement de moi et je ne veux pas rouvrir les yeux. Non, je veux rester là-haut, perchée sur ce nuage de tendresse. Un raclement de gorge me fait ouvrir les paupières et je tombe face à une Brittany anxieuse. Soupirant, je m'assois au sol, puis finis par m'allonger complètement dans l'herbe. Une tête blonde se pose sur mon estomac et nous observons les nuages, silencieusement. Aucune de nous deux ne veux casser ce moment parfait, un moment comme avant, comme lorsque les sentiments en jeu n'étaient que ceux de l'amitié…
« San' je… J'aimerai passer mes deux dernières semaines ici avec toi… Mais je sais que c'est impossible. Parce que…parce que je t'ais trop fait souffrir, parce que tu es avec Rachel même si je sais que c'est du bluff, mais tu sais, je ne te comprends pas parce que quand je lis dans tes yeux, je vois qu'ils n'ont pas perdu cette étincelle, lorsque que je te touche, tes joues s'enflamment et quand je t'embrasse tu-tu… Deux semaines San'…Laisse-moi cette chance de tout réparer entre nous, je t'en prie… »
Elle est maintenant assise en face de moi, et sa main presse la mienne, m'obligeant à la regarder.
« Brit'… Je peux pas.
- Tu ne peux pas ou tu ne veux pas ? Qu'est ce qui te retient autant hein ? Rachel ? Tes parents ? Le regard des autres ?! Mes parents ?! Explique-moi Santana ! Dis-moi pourquoi, quand je t'embrasse, je sens ton cœur battre aussi vite que le mien, explique moi pourquoi tu refuses, malgré tout d'accepter que je t'aime ! »
Mon cœur se tord douloureusement à ses mots et je ne peux empêcher les mots de sortir.
« C'est bien là le problème Brittany. »
Elle me regarde, un air triste peint sur le visage et de suite un amas de culpabilité s'effondre sur mes épaules. M'asseyant à mon tour, je la vois m'inviter à développer.
« Tu veux qu'on soit ensembles ? Et bien moi, je ne le veux pas. Le regard des autres ? Rien à foutre. Mes parents ? Et bien, disons qu'ils me considèrent déjà comme une inconnue alors…Tes parents ? Je sais qu'ils seront heureux pour toi. Rachel ? Ne mêle pas Rachel à ça. Pourquoi tu me fais cet effet-là ? Parce que j'ai des putains de
sentiments pour toi Brittany et que tu m'as obligé à les oublier ! En me rejetant tu les as ternis. Pendant plusieurs jours j'ai dû me convaincre que je-je ne t'aimais pas, que ce n'était pas vrai parce que tu m'as brisé le cœur Britt… »
Ne me fais pas ces yeux là je t'en supplie, Britt…Je sais que je suis en train de la blesser mais sais-t-elle à quel point cela fait mal de prononcer ces mots devant elle ? J'ai l'impression qu'on enfonce une lame chauffée à blanc dans chaque parcelle de mon cœur. Parce que je m'étais promis de ne jamais la blesser et voilà que je lui brise le
cœur…
« Tu sais le mal que je peux avoir à laisser sortir mes sentiments et quand je l'ai fait tu les as pris, tu les as chiffonnés dans ta main, créant un trou béant dans ma poitrine. Et à peine je commence à passer à autre chose, me disant que de toute manière, dans deux semaines, je ne te verrai plus chaque jour, quand j'arrive à faire ça, à prendre conscience que ce qu'il y a entre nous ne seras rien de plus que de l'amitié parce que malgré ce que tu peux ressentir, t'as laissé ta chance passer …Mais non, tu-tu-tu ne t'arrêtes pas de te battre ! Tu rejoues avec moi, me faisant ressentir ce bien-être immense que seule toi arrive à faire apparaitre en moi, tu dis que tu m'aimes, que tu aimerais une deuxième chance…Mais moi Brittany, si je te dis que j'accepte de me mettre avec toi…Moi, moi, je reste la baisée de service, celle que tu as rejetée pour finalement me reprendre, remettant un peu d'espoir dans mon cœur, pour mieux repartir, me laissant seule. »
Elle fait non de la tête mais elle sait très bien que c'est vrai dans le fond. Elle me connaît, elle sait que c'est la vérité. Que si je retombe dans ses filets, je n'arriverai plus à en sortir et lorsqu'elle partira…Et bien je serais encore plus dévastée qu'avant et je ne sais pas si cette fois-ci j'arriverais à me relever parce que là je serais complètement seule, je le sais.
« Parce que quand toi tu partiras, je serai seule, Berry elle, et bien, je lui souhaite d'être heureuse avec Q. Oh je t'en prie, ne fais pas ces yeux-là, tu es aussi consciente que moi qu'elles finiront ensembles. Alors je t'en prie Brittany, ne fais pas l'égoïste, ne me demandes pas de sortir avec toi pour seulement deux petites semaines alors qu'à la base tu m'as rejetée pour ne pas souffrir d'un certain manque. Et bien, j'invoque la même raison. Je t'aime. Mais je dois passer à autre chose, parce que rien de bon ne peut ressortir de notre relation.»
Tremblante, je ne remarque mes larmes qu'une fois que je referme la bouche. La blonde me fixe intensément, les larmes aux yeux. C'est là que j'aimerai revenir en arrière. Là qu'une fois encore je voudrai remonter le temps pour ne pas avoir dit ces mots. Mais je suis coincée. Coincée dans ce parc avec la fille que j'aime pleurant devant mes yeux car j'ai tout foiré. Et je ne peux pas retirer mes mots pour me jeter sur elle…Enfin si je peux mais je reste encore une fois dans cette situation merdique. Soit je sors de sa vie, violement, et je suis seule à la fin mais mon cœur lui, a le temps de guérir un peu plus…Soit…Soit j'accepte, passant deux semaines de ma vie avec elle pour recevoir un coup de poignard dans la poitrine lorsque sera venu le temps de son départ. Et là encore, je serai seule. Certes, j'aurai deux semaines de répit, deux semaines de rêve, de joie, de bonheur mais à la fin, je retomberai dans ce trou noir, incapable d'en ressortir. A la fin, je serai seule.
Me rapprochant de Brittany, je la prends contre moi. Plongeant la tête dans le creux de son cou, je respire son odeur de vanille. Une odeur qui allait me manquer une fois que…Me mordant la lèvre, je retiens mes
larmes, ne rendons pas les choses plus compliquées, n'est-ce pas ? Embrassant doucement sa joue lorsque je me redresse, je pose ensuite mon front contre le sien. Pourquoi dire au revoir est si difficile ? Ses yeux océans s'ancrent aux miens et je plonge dedans, y lisant sa douleur, son amour, ses sentiments. Soupirant, je ferme mes paupières, créant une barrière entre elle et moi. Je sais que c'est la bonne décision. Je le sais mais suis-je capable de la prendre ?
Doucement, j'incline ma tête, capturant son souffle, effleurant ses lèvres parfaites, je lui vole un dernier baiser. Ne supportant pas plus cette sorte de tension entre nous, je me lève, un peu trop violemment peut-être, puis commence à m'éloigner. A peine deux mètres plus tard, une main s'abat sur mon bras. Blondinette en pleurs me fixe, et je vois à son regard qu'elle ne comprend pas ce qu'il se passe. Soupirant une nouvelle fois, je prends sa main dans la mienne.
« Brittany…C'est trop…C'est trop dur. Je-je suis désolée mais..J'peux pas. Excuse-moi d'avoir pris les mauvaises décisions, d'avoir fais les mauvaises choses ou-ou je sais pas mais…Pardonne moi d'avoir tout foiré entre nous. J'ai jamais voulu que ça se finisse comme ça tu sais…Mais.. »
La fin de ma phrase se coince dans ma gorge, refusant de sortir. Parce que dire ces mots rendrait réel le moment…Et je pense que je serai incapable de la quitter si je voyais son regard chargé de douleur, choqué par ces mots imprononçables…C'est Brittany la première qui me lâche la main, doucement je lui laisse le temps d'assimiler mes mots avant de m'écarter de nouveau d'elle.
« Santana ! »
Un cri perçant le silence du parc. Je ne me retourne pas, parce qu'affronter de nouveaux ses pupilles azures serait trop compliqué. Non, je reste juste dos à elle, attendant la suite de sa phrase.
« Ce…Ce n'est pas un-un adieu. Juste un…Juste un au revoir. »
Elle l'a fait. Elle vient de me briser une nouvelle fois avec quelques mots. La tête haute, je reprends ma marche. Ne montre pas ta douleur, San'. Ne flanche pas encore. La douleur s'accumule dans ma poitrine tandis que tous les souvenirs avec Brittany polluent mon cerveau.
Je n'ai qu'une envie, celle d'exploser. Gueuler ma colère, crier ma peine, que tout le monde sache que sous ce masque de salope j'ai un cœur réduit en sharpie. Combattant cette pulsion grandissante, je me mets à courir vers la sortie du parc, histoire d'atteindre le plus rapidement possible ma voiture. Afin de rentrer chez moi. Là je pourrai exploser. Sous la douche comme d'hab' j'aurai le droit de chialer…Parce que je ne suis bonne qu'à ça. Faire souffrir les gens, tout foutre en l'air et pleurer. Encore et encore.
Quinn POV
Vous avez déjà ressenti ce sentiment de culpabilité ? Celui qui vous poursuit toute votre vie, celui qui est là matin, midi et soir à chaque fois que vous repensez à la raison de votre culpabilité. Croyez-moi. Lorsqu'il s'agit d'une personne, ce sentiment ne vous quitte pas. Il fait partit du quotidien désormais. Il rôde dans mon âme, emprisonnant tous mes sens lorsque Rachel se trouve à proximité. Mais maintenant qu'elle est devant moi, pleurant pour je ne sais quoi, maintenant, j'ai l'impression qu'il s'est infiltré sous ma peau.
Timidement, je m'assois à côté de la petite brune qui a posé sa tête dans ses bras, le tout sur ses genoux. Ne connaissant pas vraiment la raison de ses pleurs, je pose doucement ma main dans son dos, descendant et remontant. Peu à peu, ses larmes cessent de tomber, mais dès que ma paume perd le contact avec son dos, les sanglots reprennent. Soupirant, je la force à me regarder. Seul le vide domine ses yeux noisette tandis que la fatigue se peint sur son visage et honnêtement, la voir que cela m'effraie. Rapidement, je l'attire contre moi et de suite, un flot de larmes fait son apparition. Posant mon menton sur son crâne, j'attends que Rachel arrête de pleurer. Doucement, la culpabilité s'immisce de nouveau en moi et je ne sais pas si elle se détachera de moi à nouveau. Cherchant à tout prix ce que j'avais fait qui aurait pu causer cette…cette situation, je ne remarque pas la respiration de la petite diva qui diminue petit à petit, se calmant, redevenant normale. Elle cesse de trembler mais reste dans mes bras et ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre, passant mes mains dans ses cheveux, nous restons ainsi, dans le silence et le noir quelques minutes. Une petite voix perce le calme de la chambre et je souris tendrement au fait que la brune ne pouvait vraiment pas se taire.
« Quinn, je…Je suis désolée pour ça, c'est juste que-que avec la fatigue et-et…Je-je sais pas ce qu'il m'a pris, vr-vraiment…
- Rachel, regarde-moi, dis-je en lui faisant face. Tout va bien. Je suis là et je reste ici. Ne t'excuse pas, ce n'est absolument pas grave. Okay ? »
Elle hoche doucement la tête, se mordant la lèvre inférieure et je ne tiens plus. Je dois les toucher, j'ai besoin de les sentir contre les miennes, c'est une envie, un désir qui m'assaille d'un coup et je ne peux me retenir. Posant doucement ma main sur sa joue, je rapproche nos visages rapidement. Nous ne sommes plus qu'à quelques centimètres lorsque Rachel chuchote mon prénom, comme une prière, ou un souhait, je ne peux le dire. Lui répondant par un petit « Chhhh… », J'observe ses paupières se fermer tandis que sa main se pose sur le matelas en compagnie de la mienne. Je pose mes lèvres sur les siennes et aussitôt l'envie de la dévorer m'envahit. Essayant d'oublier ce désir grimpant, je fais en sorte de rendre ce baiser aussi doux que possible, mais bien vite, le mouvement de nos lèvres s'intensifie, la bête cachée au fond de moi ronronne de plaisir et nos langues finissent par se trouver. Qui aurait pu penser que Dwarf Berry embrassait aussi bien ? Rachel. Je dois l'appeler Rachel. Cette brûlure au fond de mon estomac fait bientôt son apparition tandis que celle de mon cœur ne s'éteint plus.
Le claquement soudain d'une porte nous fait sursauter, nous ramenant à la réalité. La brune, les joues rougies par le gêne et le désir me fixe anxieuse. J'aimerai me ruer sur sa bouche une nouvelle fois mais des pas dans l'escalier nous font prendre conscience que l'un de ses pères vient de rentrer et que par conséquent, il trouverait ça bizarre de voir sa fille, en sous-vêtements, aussi proche d'une autre. M'écartant rapidement de la diva, je la laisse se recoucher, le cœur encore battant je sors de sa chambre puis tombe sur un Leroy Berry étonné de me voir encore là. Lui expliquant vite fait les « symptômes » de sa fille, je file ensuite dans ma voiture, refusant son invitation à diner. En effet, je n'ai qu'une seule envie, m'enfuir loin d'ici, histoire que la flamme de mon cœur s'éteigne.
Le chapitre 13 mettra beaucoup de moins de temps à arriver je vous promets. Encore une fois, merci à tous ceux qui laissent des reviews, qui lisent mon histoire, je vous aimeeees ! xx
