Bonjour à tous ! Je tiens à m'excuser pour le retard plus que catastrophique avec lequel je poste ce seizième chapitre. Mais ma bêta, que je remercie, a été dans l'incapacité de le corriger pour des raisons personnelles et après y eu le bac blanc, breeeeef, peu de temps pour la correction de ce chapitre. J'espère que vous me pardonnerez et serez toujours là pour ce chapitre.
Merci pour toutes vos reviews. Je les aimes chacune d'elle, genre vraiment. Continuer de m'en laisser ! :)
Du côté de ce chapitre, hm..On se rapproche de la fin. Sans vous dire trop, je vous laisse le découvrir.
Brittany POV
De la chaleur autour de moi. De la chaleur et le son d'un cœur battant régulièrement. Dieu que j'aime être réveillée comme ça. Des bras bronzés sont comme verrouillés autour de moi. Je suis comme dans un cocon et je me sens plus qu'en sécurité. Santana bouge légèrement dans son sommeil et je remarque sa nudité et la mienne qui n'est que partielle. Des images d'hier soir me reviennent et sans y penser, je passe la main sur cette peau qui a brulée pour moi. Mon passage laisse un sillon de chair de poule semblable à celui que mes doigts avaient crée entre ses seins la veille. Toujours fascinée par cette réaction, je réitère l'opération jusqu'à ce que la brune gémisse dans son sommeil. Le plus étrange est la chaleur qui émane d'elle, on dirait un vrai radiateur. Pourtant, j'arrive à la faire frissonner…Vraiment étrange.
Me dégageant doucement de ses bras je me lève du canapé, et me rhabille. Je n'avais pas prévu que ça se passe comme cela…Enfin, si mais pas aussi loin…Disons que dans ma version des choses, Santana m'arrêtait au bout d'un moment. Enfin bon. C'est comme ça que tout à commencer, alors c'est de cette manière que tout se finira.
Prenant mes affaires, je me rapproche de la brune, puis déposant un dernier baiser sur son front, je fais demi-tour et me dirige vers le hall d'entrée. Sa voix sortie de nulle part m'appelle. Je me glace sur place, paralysée. Un cri de nouveau, plus en plus proche, une main s'agrippant à mon bras. Des yeux bruns empli de colère.
- Tu croyais t'en sortir comme ça ?
Son ton est froid, dur, cassant. Presque déçu. Elle tient ses bras croisés contre sa poitrine, désormais couverte d'un t-shirt. Je peux voir la flamme se tenant dans ses yeux. Ceci ne sera pas facile.
- Santana je..
- Non. Stop. Arrête. Tu..Tu allais où comme ça ? Hein ?
- Je..Je dois y aller..
- Aller où putain ? Tu te barres ? D'un coup, Tu te permets de partir là, tout de suite maintenant ? Après hier soir en plus ?
- San'..Je suis désolée..
- Non non ..J'en ai rien à foutre de tes excuses Brittany..Je n'en veux pas, je n'en veux plus... Tu peux pas venir ici me baiser comme une pute et te casser. Tu veux me payer aussi hein ?! Vas-y, paie moi comme une catin que je suis ! Oh, excuse-moi, tu n'en a pas eu assez !Tu n'as pas pu avoir ta part du plaisir ! C'est pour ça que tu te casses ?! Parce que je t'ai pas fait jouir donc tu t'en vas ?!
Elle se jette sur moi, me poussant contre le mur, emprisonnant mes lèvres de colères. Le baiser d'une violence inouïe reste tendre dans le fond et je sens ses larmes de rages qui tombent sur mes propres joues. Ses mains accrochées à mes poignets me font mal et je finis par me débattre, la repoussant.
- Santana arrête..Tu me fais peur..
- Je..Je te fais peur..? Et dis-moi Brittany, je te faisais peur hier soir lorsque tes doigts me touchaient ? Lorsque tu étais en moi, et que tu embrassais ma peau, me volant chaque parcelle de mon être, tu avais peur ?
Une voix froide, dénuée d'émotion, Santana, après tout ce temps, crois-tu vraiment me berner avec ton jeu du "Je suis indifférente à tout" ?
- Sanny..Je dois y aller. Je..Je pars. Je pars définitivement. Mes parents m'attendent en plus. Je dois..On doit partir. Je suis désolée..Vraiment désolée..
J'essaie de l'enlacer, elle me repousse, pointant son doigt vers moi, sa voix monte dans les octaves tandis que les larmes de rage sont de retour.
- Tu…Comment Tu peux me faire ça Brittany ? Oui, je veux passer du temps avec une amie, patatipatata..Des conneries. Hein ?! Ce que tu voulais c'était me posséder une dernière fois. Au moins tu as pu prendre ton pied ! Au moins tu as vu à quel point mon corps est toujours accro au tien. A quel point JE suis toujours accro à TOI !? Et moi comme une conne j'me suis laissée faire ! J'aime voir à quel point tu tiens à moi. C'est tellement..Hum..Tellement gratifiant de voir que je peux toujours compter sur toi lorsque j'ai besoin d'un coup rapide.
Je soupire, sachant qu'elle ne lâchera pas le morceau, sachant que la seule chose à faire était de la brusquer, de la pousser à bout, d'être comme elle, jouer sur la colère, la froideur, la provocation.
- Oh, je t'en prie Santana. Comme si notre amitié existait toujours. Et puis, ne vient pas me dire que tu n'as pas apprécié, après tout, ce n'est pas moi qui ai passé mon temps à gémir des petits "Brittany" par ci par là, n'est-ce pas très chère ? Par contre, t'as fait erreur sur la personne. Je n'ai jamais été brune et petite.
Ses joues rougissent subitement et je peux voir dans ses yeux sa confusion. Même si cette dernière est bien vite remplacée par de la simple fureur. Enfin, je devine qu'elle va me laisser partir, et même si ça me tue d'être comme elle, d'être dans la provocation, je n'ai pas vraiment le choix. Elle s'écarte de moi, et ouvrant la porte d'entrée, elle me regarde. Pointant son doigt vers moi, elle me désigne mes affaires posées au sol, puis la sortie. Pourtant
consciente que je suis obligée de faire ceci, je reste incapable du moindre geste, je reste tétanisée, tandis que mon cœur se serre réalisant petit à petit que je l'ai perdue pour de bon..Que jamais je ne la reverrai et que les dernières choses qu'elle gardera de moi seront comment je l'ai "baisé" pour ensuite l'abandonner. Ravalant les sanglots s'étant formés dans ma gorge, je la fixe une dernière fois dans les yeux, laissant chaque souvenir se perdre dans ma tête. Bien vite, son regard emplit de doutes, de douleur, de confusion se détache du mien et sa voix retentit une nouvelle fois.
- Je t'interdis de mêler Rachel à ça. Je te l'interdis. Maintenant Brittany S. Pierce. Je te conseille de prendre ton sac, les morceaux de mon cœur qui t'appartiennent encore et d'aller retrouver ta famille pour ton départ si important que tu ne prends pas la peine d'annoncer à tout le monde, non, tu te contentes de sauter ta pute d'ex meilleure amie. On dit souvent de moi que je suis lâche, mais là Brit', c'est toi la plus lâche d'entre nous deux.
- San', je..
- Sors.
"Reste" me crie ses yeux plein de peur.
- Santana, s'il te plait..
Elle lâche un soupir tremblant, et je remarque ses poings serrés ainsi que ses phalanges blanches. Des larmes se forment aux coins de mes yeux tandis que dans les siens je ne vois que le vide total. Le vide et l'envie de la prendre contre moi. Elle se mord la lèvre, et à cet instant précis je sais. Je ferme les paupières tandis que sa voix fracasse la petite bulle de souvenir que j'essayais de maintenir inconsciemment.
- Sors. De. Ma. Maison. MAINTENANT !
Précipitamment, je prends mon sac à dos et passe la porte qui se ferme violemment derrière moi. Restant sur le perron, j'entends le choc du poing de la latina contre la porte et sursaute suite au cri de douleur poussé par la brune. Ensuite, un léger bruit m'indique qu'enfin, elle s'est laissé aller, complètement aller je veux dire et je ne peux que très bien l'imaginer, la tête contre cette porte d'entrée, la main meurtrie contre sa poitrine, de chaudes larmes coulant sur ses joues. Soupirant, je reste quelques instants le dos contre la porte, écoutant les pleurs de Santana à travers la porte. Mes larmes finissent elles aussi par se frayer un chemin sur mon visage mais je refuse de les essuyer. Non, je les laisse descendre doucement, le long de mes lèvres, sur le bout de ma mâchoire avant qu'elles ne s'écrasent sur le sol.
Une petite espérance, celle que Rachel saura faire les bon choix et que Santana ira mieux, prend sa place en moi tandis que descendant les marches, je me jette dans ma voiture. Dans quelques heures, je ne serai plus là.
Habitants de Lima, je vous salue.
Santana POV
Comment-fait-on lorsque la douleur est tellement forte que même les larmes ne coulent plus ? Comment fait-on quand la peine se matérialise par cette douleur au niveau de la poitrine comme si quelqu'un possédait votre cœur entre ses mains, le serrant de toute ses forces ? Comment est-on censé réagir quand la fureur fait trembler vos
entrailles ? Quelle parcourt votre sang à la recherche d'une sortie ? Quand à force de tout encaisser vous sentez comme une bombe à retardement ? Hein ?!
Au loin, j'entends sa voiture qui s'éloigne. Relâchant la main que je tenais contre moi, j'essuie vivement mes larmes avant de redonner un crochet du droit dans le bois de la porte. Me retournant vivement, je cours dans ma chambre, gueulant de rage. Mes poings s'abattent un peu partout, mes mains font valser les objets à droit à gauche. Je ne ressens pas la douleur, je ne suis qu'une tornade écrasant tout sur son passage, un volcan entré en éruption. Je laisse libre cours à ma colère, à ma fureur. Une photo en moins, un bouquin de saccagé, un trou en plus dans mon être, une minute en moins sur le compteur de la bombe.
En moins de cinq minutes toute la pièce est comme un champ de bataille. Le sol est jonché de feuilles, d'objets. Frappant le mur de mes poings encore et encore, peu m'importe la douleur, je ne veux plus rien ressentir, je veux juste détruire cette douleur, cette fureur prisonnière de mon être, quitte à détériorer mon corps, je laisserai ces émotions sortir de moi. Tombant à genoux, je laisse mes bras tomber mollement sur les côtés. Des larmes de fureur, de colère, de dégout, de douleur tombent le long de mes joues. Impuissante. Je suis impuissante face à tout ceci. Impuissante face à son départ, impuissante face à mes sentiments, face à ce couple à la con de Faberry. Comme si c'était pas assez le bordel dans ma vie. Me roulant en boule au milieu de ce bordel sans nom, je laisse le compteur de la bombe revenir à un point normal. Une Santana Lopez version "Bitch sans sentiment" soit version normal pour tout le monde, sera à McKinley aujourd'hui. Il n'est pas question que tout le monde me voit comme ceci.
Soudain, une idée me frappe. Du papier. Il me faut du papier. Me levant précipitamment, j'attrape un cahier au hasard et en déchire une page. Me rallongeant au sol, je prends le premier crayon que je trouve et laisse ma main diriger. Peu à peu l'encre inonde le papier tandis que mon cœur se vide de toute émotion. Toute la colère, la rancœur, la jalousie de ces derniers jours, toute la douleur. Tout ça se condense petit à petit en mot, en paroles..une mélodie me vient rapidement en tête, et je me rend compte qu'une chanson est en train de naitre sous les ratures et mes larmes détrempant le papier. Une chanson se ramenant au même sujet. Une chanson visant la même personne. Peut-être que Brittany avait raison. Peut-être que dans le fond, c'était plus que de l'amitié.
On parle du Yéti hein.
Rachel. Son nom est Rachel.
Et alors ? Yéti ou Rachel, peu importe comment tu l'appelles, c'est tellement plus facile de jouer l'aveugle, de faire celle qui ne sait pas, tellement plus simple. N'est-ce pas Santana ? Tellement plus simple.
Voilà que je me mets à m'engueuler avec moi-même génial non ? Soupirant, je fourre la feuille dans mon sac avant d'enfiler mon uniforme de Cheerios. Prenant une pomme au passage, je sors de chez moi, marchant jusqu'au lycée.
Rachel POV
Nationales. C'est ce qui est marqué au tableau ce matin dans la salle du Glee club lorsque j'arrive une fois de plus dans la salle. M'asseyant au premier rang, je sors mon portable, continuant ma discussion avec Quinn. Le rouge me monte aux joues lorsqu'elle fait allusion à mes lèvres et à combien elle aimerait pouvoir m'embrasser. Un raclement de gorge me fait sortir de mes pensées et je vois un Finn tout penaud se tenant devant moi. Un tas de feuille de papier entre les mains, il me sourit timidement et me tend une des fiches. Une partition serait le mot le plus exact. En effet, une chanson et des notes de musique se battent sur cette feuille écrite sans doute à l'ordinateur. Finn lui, possède donc l'original à en voir la tonnes de rature posées sur ce qu'il tient entre ses mains.
Je commence à lire et découvre avec surprise qu'il s'agit d'une chanson originale, chaque mot venant donc du quarterback, les paroles coulent les unes après les autres, s'ajustant parfaitement avec les quelques notes écrites au coin de la feuille. Regardant Finn, je souris et me mets derrière le piano, essayant de trouver une suite à la mélodie. Nos voix s'unissent petit à petit, répétant la chanson, et je retrouve le bonheur de chanter en duo. Que se soit avec Finn ou non, j'ai toujours aimé les duos. Cette connexion de quelques minutes entre deux personnes, unies par la même chanson, la même mélodie, tout est question de complicité.
Absorbée par la musique, ce n'est qu'en arrêtant de jouer que nous nous rendons compte que le Glee Club entier est autour de nous, un sourire approbateur aux lèvres, même Quinn a cette lumière de joie dans les yeux malgré le fait que c'était un duo avec Finn. Un applaudissement du fond de la salle venant de retentit puis se frayant un chemin parmi les élèves, nous gratifie d'un mini-discours confirmant l'utilisation de cette chanson en deuxième partie des Nationales.
Le claquement de la porte d'entrée nous fait tous sursauter et une Santana aux yeux rouges fait son apparition. D'un sarcasme habituel, elle nous remets tous à notre place, puis nous félicite Finn et moi de l'obtention de notre duo. Le plus bizarre dans l'histoire, c'est qu'elle agit avec moi exactement comme avant..Je veux dire, avant ces derniers mois et même si ses insultes manquent de mordant, elles me touchent. Préférant l'ignorer, je prends la main que me tend Quinnie et m'assois à ses côtés. Tout le monde nous suit et prend sa place parmi les rangées de sièges. Sauf Santana qui se plante près du piano, les bras croisés sur la poitrine, un air mauvais et perdu sur le visage. De suite, la certitude de quelque chose de grave m'assaillit et je dois me retenir pour ne pas l'entrainer à l'écart...pour ne pas la prendre dans mes bras.
"On a une personne en moins pour les Nationales. Les Pierce se sont barrés de la ville. Ce matin, j'imagine."
Elle lâche sa bombe ainsi puis roule des yeux devant nos têtes que je devine hilarantes.
"Faites pas ces faces de merlan frit. On l'savait bien que Brittany finirait par nous laisser seuls. Elle vous a pas dit adieu ? Vous en plaignez pas. Les au revoir ont jamais été son truc, elle n'aurait pu que vous faire du mal en vous saluant."
A croire par son ton et la douleur dans ses yeux, je devine facilement qu'elle parle en connaissance de cause. Honnêtement, cette Santana froide et insensible me fait peur. Elle semble indifférente au fait que Brittany soit partie même si dans le fond je pense qu'elle doit souffrir comme jamais. Après tout, la blondinette était son premier amour, sa première fois..mais surtout sa meilleure amie, sa confidente..comme une sœur. Inséparables qu'elles étaient. Santana et Brittany. C'était toujours les deux ensembles, jamais l'une sans l'autre, pourtant comme le jour et la nuit, elles ne pouvaient pas s'empêcher de se suivre. Soupirant discrètement, je laisse les souvenir d'une Santana regardant Brittany amoureusement remonter à la surface. C'est fou comment un simple petit facteur en plus peu vous changer une vie entière.
"Berry, Hudson, bravo pour votre duo, j'espère qu'avec c'te bêtise de chanson originale on arrivera à gagner. Bref, j'compte pas rester ici toute ma vie, on s'verra dans le bus pour New York, à demain!"
Elle fait volte-face et c'est là que je remarque ses poings. Bleutés, entaillés, égratignés, mal en point en tout cas. De nouveau, l'envie de lui courir après me prend mais les doigts de Quinn posés distraitement sur mon bras me fauchent les jambes et je décide que rester à ma place est une bonne idée finalement. Un rapide coup d'œil vers Kurt et celui me répond d'un hochement de tête. C'est comme si un poids s'enlevait de mes épaules, Kurt ira s'occuper d'elle, Kurt saura la faire parler...Mais si c'est de moi qu'elle a besoin ? Ce qui serait idiot hein ? Une hérésie complète ! Vu que, je suis avec Quinn. Et qu'elle ne me parle plus depuis. Pourquoi aurait-elle besoin de moi quand miss Lopez se plait dans sa solitude ?!
Changeant de position, j'emprisonne la main de Blondie entre mes doigts, agacée et attend patiemment que le cours se termine.
A peine la sonnerie se fait entendre que de suite, je saute sur mes pieds et passe devant Kurt lui lançant un regard signifiant que je parlerai à Santana à sa place. Il murmure un "Bonne Chance" et je sors de la salle de classe. J'avoue que j'avais passé le plus clair de mon temps à réfléchir sur l'endroit où était partie Santana mais aussi à délibérer entre lui parler moi-même ou laisser Kurt le faire. Ma conclusion avait été que je devais lui parler moi-même et qu'elle devait se trouver dans le gymnase ou sur le terrain de sport, quelque part en train de passer ses nerfs en tout cas.
Une musique venant du gymnase me guide donc jusqu'à la Latina. Au milieu de la salle, en simple short et débardeur portant les symboles de McKinley, elle s'entraine à répéter un de ses enchainements.
Restant dans l'ombre je l'observe refaire incessamment le même pas. Les poings serrés, elle bouge ses jambes rapidement, plus de la danse qu'autre chose, elle tourne et retourne, gracieusement, ses mouvements sont fluides et précis. Belle. Elle est tout simplement belle. Soudain son pied dérape et elle tombe au sol, déséquilibré par ce geste raté. Restant assise par terre, elle se masse la cheville doucement. Ses mains blessées m'inquiètent de plus en plus.
Ne pouvant rester indéfiniment dans l'ombre, je m'approche lentement d'elle. Elle relève la tête vers moi et se lève brusquement. De suite, par simple réflexe j'accélère le pas, posant ma main sur sa peau mate avant qu'elle n'atteigne la sortie. Elle se tétanise et c'est comme si l'horloge avait arrêté de tourner. Descendant ma main, j'emprisonne son poignet et examine de plus près ses phalanges du côté gauche, puis gardant son poignet sous mon emprise, je réussis à attraper sa main droite, obligée de se tourner vers moi, Santana garde la tête baissée vers le sol.
Sur la main droite, les dégâts sont les mêmes. Je retrouve ces égratignures, ces hématomes, ces boursoufflures le long de ses phalanges enflées. Comme si...Comme si elle s'était battue avec quelqu'un.
Brittany.
Non, non, non..Rachel, enlève-toi ça de la tête ! Santana n'est pas comme ça.
Mais si..Je soupire intérieurement, laissant mon souffle emporter toutes ces pensées.
Lui demander pourquoi, cela semble mieux que de courir aux conclusions de suite. Ne pouvant pas m'en empêcher, je passe mon pouce sur son poing serré. Simple caresse d'un fantôme de passage. Est-ce normal que Santana se morde la lèvre comme cela, attendant patiemment sans rien dire, comme si son esprit était plongé dans une grande discussion ?
"Comment ?"
Question portée aux confins de l'espace par le silence de la pièce. Sa lèvre inférieure est libérée de ses dents et elle se dégage de mes mains. De suite la chaleur de sa peau caramel me manque. Elle me tourne le dos, ramassant un sweatshirt trainant par terre avant de l'enfiler. Comme si j'allais laisser tomber comme ça.
"Dis-moi comment tu t'es fait mal Santana !"
Soupir. Ses yeux se lèvent d'eux même, comme par automatisme. Un, deux, trois pas et je sens son souffle toucher ma peau lorsqu'elle parle.
"Retourne faire mumuse avec Blondie. C'est pas tes affaires Miss, ceci concerne les adultes, pas les gens vivant dans un monde tout beau, tout rose. Oh, non, je sais, retourne chanter un duo mielleux avec Finnichou, donne lui encore de l'espoir, possède son cœur juste quelque seconde de plus histoire de mieux l'écraser entre tes mains ensuite !"
Violence dans sa voix, douleur dans ses yeux. Elle me regarde sans vraiment me regarder. Comme si ses mots lui rappelaient des souvenirs. Brittany qu'a tu fais-ce matin au juste ? Je l'entends marmonner des choses incompréhensibles lorsque s'éloignant de moi, elle sort du gymnase pour se diriger dans le vestiaire.
Deux choix s'offre maintenant à moi. La suivre et me battre pour savoir ou faire moi aussi demi-tour puis sortir de sa vie. Du moins pour quelques jours. Et même si l'envie de savoir est forte, je préfère rester loin de sa colère, pas besoin de briser le dernier fil d'amitié qui semble toujours nous relier. Solution de facilité je sais, mais après tout, la vie de Santana ne me regarde pas. Et puis, j'ai Quinn maintenant. Quinn qui d'ailleurs m'appelle sur mon portable. Mauvaiiiiis ça, mauvaiiiiis ! Me dirigeant vers la sortie, je décroche mon téléphone, étant accueillie par la voix douce de ma...petite amie dirons-nous. Un sourire aux lèvres, je suis ses indications pour la rejoindre au self. Sans même remarquer qu'au loin, une ombre me suit du regard, demeurant une nouvelle fois seule.
La fin se rapproche. Elle est tellement proche qu'elle risque d'être dans le prochain chapitre. Il sera long, ne vous en faites pas :) Et je l'ai bientôt terminé, pour votre plus grand joie j'espère !
J'attends avec impatience vos reviews/avis/critiques/ect/ect/ect ! Merci à vous tous, vous êtes formidables!
