Bonjour à tous ! C'est avec joie que je vous offre ce dernier chapitre de SOL ! Merci à ma super bêta pour la correction, sans vous faire plus attendre, je vous laisse lire tranquillement ! (Pour ceux qui ne l'avaient pas remarqués, j'ai choisi de ne pas faire apparaître Lauren dans la fiction, remplacée par Blaine du coup o/)

Enjoy ! :D


Rachel POV

New York. Enfin , la ville de mes rêves se tient devant mes yeux. Une main tiède se glisse contre la mienne et je tourne le visage légèrement avant d'embrasser la joue pâle que je rencontre. Un soupir s'échappe des lèvres rosées de Quinn et je souris, heureuse que hors du lycée elle sorte un peu plus de ce secret. Un peu plus d'une semaine passée avec elle et j'ai pourtant l'impression de la connaitre depuis toujours. Est-ce que l'on ressent lorsqu'on est heureux ?

Un appel nous fait nous retourner et Kurt, un sourire jusqu'aux oreilles, main dans la main avec Blaine, nous invite à rejoindre le groupe. Je dépose un baiser léger sur la bouche de la blonde qui rougit puis je commence à courir vers eux, la trainant derrière moi. Son rire raisonne et je sais que rien ne pourra venir gâcher cette journée.

Après quelque minutes de marche, nous rentrons tous à notre hôtel, plus qu'impatient de concourir demain. Nationales. Enfin. Nous dinons tous ensemble et nous libère après les dernières consignes habituelles, "pas de changements de chambre entre fille/garçon", "Pas d'alcool.", "Dormez, demain une longue journée nous attends", deux trois hochement de tête et autres sourires innocents et nous sommes libres de nous réfugier dans nos chambres. Bien vite, une bataille d'oreiller se déclare, provoquée par Mercedes et, étonnamment, Tina.

Quinnie, debout sur un des lits m'envoie un coussin au visage, que j'entreprends bien sûr d'éviter avant de me jeter sur elle et de la chatouiller comme pas possible. Un oreiller m'atteint sur le côté de ma mâchoire et je tourne la tête pour voir Tina un sourire innocent aux lèvres, la blonde ne perd pas une seconde et s'échappe de mon emprise, se vengeant avec deux polochons. Bien vite des plumes volent dans la chambre et je sens que mes cheveux sont dans un désordre sans nom. Un autre coup violent s'abat sur moi, et je réussis à chopper l'arme. Au loin, un léger soupir d'ennui retient mon attention et je remarque Santana assise sur le matelas, dans son coin. Ses bras sont croisés sur sa poitrine et elle nous observe, le visage fermé et l'air perdue dans ses pensées. Passant au sol, je vais jusqu'à elle, à quatre pattes, et un sourire carnassier se forme sur mes lèvres quand je ne suis plus qu'à quelques centimètres d'elle. Criant comme une hérétique, je bondis sur elle, comme une lionne bondirai sur sa proie, comme une chouette attraperai son mulot, je lui saute dessus levant les bras bien haut et lui assène un coup d'oreiller.

Lâchant un grognement de douleur, la Latina se débat de suite, et prenant rapidement le dessus, elle me cloue contre le matelas, ses mains emprisonnant mes poignets. Le temps semble s'arrêter quand ses yeux se bloquent dans les miens, et que, inconsciemment je passe ma langue sur mes lèvres. Elle soupire avant de se lever brusquement, me laissant tremblante sur le lit, Tina, voyant notre trouble choisi ce moment pour lâcher un coussin sur la brune tandis que Quinn me saute dessus et m'entoure d'une couverture, sous prétexte de m'emprisonner pour mieux m'assaillir de coup, mais je sais que dans le fond, elle ne fait que clamer sa "propriété". Santana passe rapidement d'une émotion à une autre et je vois très clairement cette rupture dans son regard tandis que sa réaction se fait immédiate. Rebalançant le coussin à l'autre bout de la pièce, sa voix se fait forte.

"Vous avez pas finies de vous battre comme des gamines de huit ans ?! On a une putain de compétition à gagner demain, aller donc dormir !"

Elle traverse ensuite la chambre d'un pas furieux, avant de claquer la porte de la salle de bain violemment et de la verrouiller. Soupirant, je pose mes pieds au sol, puis je commence à remettre en ordre la chambre avant de suggérer aux autres filles de faire pareil pour ensuite aller se coucher. Après tout, Santana finirait bien par sortir à un moment ou à un autre.


Santana POV

C'est trop pour moi. Trop de pression, trop de faux semblant, j'ai besoin d'air, besoin de pouvoir être moi-même. Dites, c'est normal ce pincement à l'intérieur de moi ? C'est normal que mon cœur brûle de rage quand Rachel souris à Blondie..? Et quand je lui gueule dessus, l'envoyant balader, c'est possible qu'en vérité, à l'intérieur, je n'ai qu'une envie, celle de l'enlacer fort contre moi et de lui murmurer que tout va bien..pourquoi tout ça, ces émotions, ces sensations..pourquoi tout se bat en moi..?

M'asseyant sur le rebord de la baignoire, je laisse mes épaules s'affaisser un peu plus, tandis que les larmes viennent d'elles-mêmes au bord de mes yeux. Un léger frappement contre le bois de la porte me fait sursauter et je relève la tête, essuyant mes larmes rapidement. Je me lève à peine, tendant juste le bras et déverrouille la porte. De suite, une silhouette blonde fait son apparition et je laisse mon masque de salope insensible se mettre en place.

- Qu'est ce que tu veux Q. ?

- Savoir ce qu'il passe.

- J'vois pas de quoi tu parles.

Elle ricane, et toujours adossée contre la porte, croise les bras contre sa poitrine. D'un air supérieur, elle me toise.

- Bien sûr Santana. C'est quoi ses petites cachoteries avec Berry hein ?!

- Jalouse Quinnie ?

- Je..Je vois pas de quoi tu parles.

- Et puis, ta petite amie, tu me fais plaisir de l'appeler Rachel, tu comprends ? Rachel. C'est son prénom. Ra-Chel. R-a-c-h-e-l.

Elle rougit subitement et je devine qu'intérieurement, elle fulmine de rage. Je laisse un sourire se dessiner sur mon visage avant de me lever et de sortir de la salle de bain. Une petite brunette les bras chargées de produits me rendre dedans et elle recule de suite, comme si je l'avais brulé. Lâchant un soupir, je lui souris tendrement avant de me jeter sur le grand lit, me mettant au bout, près de la fenêtre. Je ne veux qu'une chose, comprendre ces sensations que fait mon estomac lorsqu'il s'agit de Rachel. Je ferme les yeux, plus qu'agacée lorsqu'un rire cristallin se fait entendre depuis la salle de bain et décide de mettre mon oreiller par-dessus ma tête quand une voix reconnaissable entre mille se met à chanter doucement des paroles stupides, faisant de nouveau rire la blonde. Oui. Je ne veux qu'une chose. Pouvoir Oublier.


J'ai l'impression que ça ne fait que quelque minutes que je dors quand un coup de genou dans le bas de mon dos me réveille en sursaut. Jetant un coup d'œil rapide à mon portable je découvre, que cela fait plus de trois heures que le sommeil m'avait emporté dans son monde. Me retournant vivement, je découvre qu'une petite brune, en position fœtale, a décidé de m'utiliser comme oreiller, tandis que deux bras pâles sont possessive ment passés autour de sa taille. Une fois de plus, mon cœur rate un battement devant son corps endormi et je me lève silencieusement. Parcourant notre chambre des yeux, je fouille dans mon sac puis je repère un sweat appartenant à Q. et l'enfile sans scrupule. Ouvrant la baie vitrée, je sors silencieusement dehors. Le vent m'accueille dans une étreinte fraiche, créant un picotement le long de mes jambes nues et je souris devant la vue de New York éclairée. M'appuyant sur la barrière, je place la cigarette entre mes lèvres et porte le briquet au bout de celle-ci, l'allumant. Une première bouffée et je respire violemment, gardant la fumée en moi avant de la relâcher lentement. Je ferme les yeux, ressassant sans cesse les dernières semaines, les derniers jours, les dernières heures. Mettant bout à bout les morceaux, je recrée un puzzle, celui de mon cœur en morceaux et petit à petit j'arrive à une conclusion inévitable.

"Non."

Simple murmure lâché dans la pénombre.

"Non. Non. Non. Ce n'est pas possible..Je..Je refuse."

Le vent emporte mes mots un par un, les déchiquetant, lettres par lettres, tandis qu'une larme fait son chemin sur ma joue froide, s'éternisant sur mes lèvres entrouverte avant de tomber sur mon poing accroché à la rambarde. Rejetant la clope contre le sol, je reste face au vent, face à la ville, à la nuit et je cherche une solution à tout ceci. Une solution pour éviter l'inévitable, pour m'échapper de ce piège, de ce sentiment. D'autres larmes rejoignent la première lorsque je réalise que je ne peux m'en sortir, inconsciemment, je continue de chuchoter de petit "Non." et autre "c'est impossible".

Soudain, un corps se colle à mon dos et je reconnais immédiatement la brunette. Je lâche un soupir tremblant quand ses bras se joignent sur mon estomac et là, tout de suite, j'aimerai que Brittany soit là. J'aimerai que ce soit ses bras autour de moi, son corps contre le mien. Elle aurait su m'aider..Elle aurait compris...Elle était ma meilleure amie..

"Qu'est-ce qui n'est pas possible, Santana..?"

Je me tends face à la question sans réponse de la star. Des tremblements parcourent mon corps, de plus en plus violemment et je mords ma lèvre, retenant les larmes de tomber. Je me compose un masque et me dégageant lentement de l'étreinte de Rachel, je lui fais face. Pieds nus, en short, portant un sweat m'appartenant, elle me fixe, incrédule, les yeux toujours emplis de sommeil. Ses sourcils se froncent, tandis que sa main se pose contre ma joue, son pouce effaçant les larmes persistantes, je ferme les yeux, savourant la douceur de sa peau contre la mienne.

"Santana...Dis moi..que se passe-t-il..? Pourquoi tu es levée à cette heure là..Enfin..Je comprends pas...Qu'est-ce qui..Qu'est ce qui n'est pas possible..? Depuis plusieurs semaines tu agis bizarrement..et honnêtement, je ne sais pas pourquoi tu t'es mise toi même à l'écart du groupe lors du trajet vers New York."

Parce que te voir à côté d'Elle me tue à petit feu lui criait mon cœur.

Je lâche un soupir puis ouvre les yeux. Ses iris chocolatés se focalisent sur moi et je baisse rapidement le regard, remontant la fermeture du sweat qu'elle porte. Sa main tombe de ma joue et sans ouvrir la bouche, je la prends, et ramène la brune dans notre chambre. L'obligeant à se recoucher je m'allonge à ses côtés et roule sur le flanc gauche. De toute manière, elle ira se blottir dans les bras de Blondie alors à quoi bon faire face à son dos ?

Quelques minutes plus tard, je sens une paire de lèvres fraiches qui se posent sur ma joue, et je ne peux m'empêcher de sourire dans le noir tandis que mon estomac lui, subit une invasion de papillons multicolores. Je l'entends soupirer, et sa voix se perd en un murmure au creux de mon oreille "Bonne nuit Tana". Le lit bouge quelque peu, et je sens de suite l'espace crée par le fait qu'elle soit retournée dans les bras de Q. Des larmes silencieuses tracent leur route sur mes joues, finissant leur vie contre le tissu de mon oreiller. Des larmes de protestations, de désespoirs et encore une fois, je me surprends à souhaiter que Brittany soit là. Serrant la couette entre mes poings, je ferme les yeux, essayant de regagner le monde parfait des rêves.


Après de nombreux rêves aux paysages confus et remplis de chutes à répétition dans des précipices sans fin, je finis par me réveiller une nouvelle fois en pleine nuit. Enfin, très tôt le matin dirons-nous, en effet, mon portable indique 5:30, me retournant lentement dans le lit, je passe mes bras sous ma tête, essayant de retrouver le sommeil. J'abandonne au bout de quelques minutes et décide donc de me lever définitivement. Attrapant des vêtements, je remarque que Rachel porte toujours mon sweat et je souris avant de me jeter dans la salle de bain, et plus particulièrement sous la douche.

Bon. Concentration Santana, le seul objectif du jour, c'est de chanter et de gagner. Tellement facile n'est-ce pas ?

Sortant de la cabine après avoir laissée l'eau chasser toutes traces de fatigue, je m'habille rapidement, me maquillant légèrement et quitte la pièce. Ouvrant violemment les volets, je réveille une par une les filles qui grognent, manifestant leur mécontentement. Du coin de l'œil, j'aperçois une crinière blonde et une tête brune qui s'embrassent discrètement, soupirant plus fort que prévu, je me dirige vers la porte d'entrée et l'ouvre avant de la refermer assez violemment.

Respire Santana. Tu peux y arriver.

Descendant au rez de chaussé, je retrouve le reste du glee club, tous attablés devant leur petit déjeuner. M'asseyant à côté de Puck, je lui vole un de ses toasts et mords dedans à pleines dents. Il me foudroie du regard et je lui fais un clin d'œil. Le reste des filles nous rejoignent bientôt et M. Schuester en profite pour faire son discours habituel avant chaque compétition.

Je lève les yeux au ciel lorsque tout le monde sort de table et que, bien évidemment, Blondie s'empresse d'attraper la main de Rachel. Alors comme ça, elles ne sortaient pas ensembles, mais elles étaient devenues en quoi ? Deux semaines, les meilleures amies du monde ? Conneries. A croire que Q. prenait vraiment le Glee Club pour des idiots.

Suivant M. Schuester, le groupe se dirige vers nos loges. Là, nous passons deux heures à répéter les chorégraphies, faire des vocalises, vérifier les costumes et autres choses de dernière minutes. Ce n'est qu'en fin d'après-midi que le micro grésille enfin, annonçant l'ordre de passage des chorales.

New Directions. Dernier. Damn It.

La tension se fait rapidement sentir parmi les rangs lorsque la voix cesse de parler et que le silence devient maitre de la salle. Tous les regards se tournent un par un vers notre professeur et le frisé se racle la gorge bruyamment avant de lancer un "Aller, tout le monde va s'habiller et se préparer ! Je vous veux dans 5 minutes ici !". Tout le monde se disperse aussi vite que possible, courant presque vers sa loge, tandis que, les mains dans les poches, je marche nonchalamment vers le coin des filles.

Après avoir soigneusement enfilée ma robe, j'observe autour de moi. Tina et Mercedes parlent précipitamment tandis que Q. aide Rachel à se maquiller. Sans penser à les attendre, je sors de la salle pour joindre le cercle déjà formé par nos collègues masculins et tire la langue à Puck qui me fixe d'un air étrange. Il baisse les yeux avant d'accueillir dans ses bras une petite brune surexcitée qui le gratifie d'un "Noah !" tandis que la lionne a le regard posé sur la petite étoile. Un "tsssst" s'échappe d'entre mes dents serrées et malheureusement pour moi, Rachel, mais aussi Quinn, et comme si ça ne suffisait pas, Puckerman, semblent l'entendre à en juger par leur regard perplexe qui se tourne immédiatement vers moi.

Heureusement, l'arrivée d'un Schuester et d'une rouquine surexcitée me sauve la mise et je borne à écouter son discours. Du moins, j'en retiens le principal. Soit "Changement de programme, Santana tu passes en premier avec "Light Up The World" ensuite se sera à vous Finn et Rachel". Je ne cherche même pas à comprendre pourquoi cet imbécile à choisi de mettre le duo, la chanson douce à la fin et laisse mon cerveau se déconnecter entièrement lorsqu'il me guide derrière les rideaux.

1. 2. 3. Les rideaux s'ouvrent. 4.5.6. Je laisse ma voix frapper l'air, tuant le silence.

Mon cœur bat comme si il allait s'enfuir de ma poitrine tout au long de ma performance et ce n'est que lorsque la musique s'arrête que je remarque l'absence du "couple phare" Finchel. Criant un "Mesdames et Messieurs, c'était New Directions" fièrement, je me replace ensuite dans le groupe, me préparant à cette torture.

La musique commence et je ferme les yeux lorsque les poils de mes bras nus se hérissent. Les voix de Rachel et de Finn retentissent, toujours aussi harmonieuse ensembles.

Face to face and heart to heart
We're so close yet so far apart
I close my eyes I look away
That's just because I'm not okay
But I hold on I stay strong
Wondering if we still belong

Je sers les poings, suivant la chorégraphie simple que nous devons effectuer. Le simple fait de voir Q. rager intérieurement devant le duo me réchauffe le cœur.

Will we ever say the words we're feeling
Reach down underneath it
Tear down all the walls
Will we ever have a happy ending
Or will we forever only be pretending
We will always be pretending

Faire semblant. Comme si j'avais la force de continuer.

Keeping secrets safe
Every move we make
Seems like no ones letting go
And it's such a shame
Cuz if you feel the same
How am I supposed to know

Je renifle doucement, avant de me rendre compte que des gouttes d'eau ont commencé à couler le long de mes joues. Je laisse échapper un petit rire, me rendant compte que la situation était tout bonnement ridicule.

Will we ever say the words we're feeling
Reach down underneath it
Tear down all the walls
Will we ever have a happy ending
Or will we forever only be pretending
Will we always be pretending.

Les dernières notes retentissent derrière Finn et Rachel, front contre front, main dans la main et à peine les rideaux se ferment que Q. saute sur la brune, l'emportant loin. Trop. S'en ai trop. Je sors de la scène, dépassant un Will Schuester nous rappelant pour le salut final. Entrant dans la salle commune du groupe, je me recroqueville dans un coin. Les genoux relevés, pliés contre moi, je les enserre de mes bras tremblants, et plonge ma tête dedans. M'imposant un balancement avant/arrière, j'imagine les longs doigts de Brittany se perdant dans mes cheveux.

Une main maladroite se pose sur mon épaule et je relève la tête, un peu trop violement peut-être, vu qu'un Kurt effrayé est assis par terre, à mes côtés. Me décalant légèrement, échappant à sa main, je resserre encore plus mes bras autour de mes jambes, voulant former qu'une petite boule, un infime petit grain de poussière, voulant disparaitre.

"Quand lui diras-tu ?"

Sa voix grave remue mes entrailles, les déchirants au passage. Je ferme les yeux, continuant de me balancer inconsciemment.

"Oh, je t'en prie Santana ! Comme si Finn était capable d'écrire une chanson comme celle-ci !"

Ses pas s'éloignent de moi. Il a quitté la pièce. Bien. Je suis seule. Comme d'habitude. Soudain des pas plus légers se font entendre. Je prie intérieurement que ce ne soit pas elle. Quelqu'un s'assoie à côté de moi, et je reconnais de suite son parfum. Quelque chose se brise en moi, et une fois encore, je ne veux que disparaitre.

"Santana...Qu'est-ce qu'il se passe ?"

Je me relève, prise d'un besoin de faire les cents pas. La peine commence à se transformer en colère et je sais que cela n'annonce rien de bon. Mais mes lèvres parlent d'elles-mêmes, contrôlées par mon cœur, et non par mon cerveau.

- Comme si tu ne le savais pas !

- De-de quoi parles tu ?

Je ricane, levant les yeux aux ciels face à sa naïveté. Une silhouette blonde dans le fond fait son apparition, m'agaçant encore plus.

- Tu penses vraiment Rachel, que Finn a écrit cette chanson ? Tu-tu-tu...Tu veux savoir ce qu'il se passe ? Regarde donc les paroles, mets les bout à bout et peut-être...Je dis bien peut-être, parce qu'on sait jamais hein tu peux être trop imnobulé par Blondie pour comprendre, mais dans le cas contraire...Peut-être que tu comprendras !

Ses sourcils se froncent, montrant sa confusion, et de suite elle proteste.

- Tu..Tu mens Santana. C'est..C'est Finn qui a écrit cette chanson.

- Mais bien sûr ! Monsieur n'est pas capable d'aligner plus de quatre mots dans une phrase alors oui, il a écrit une putain de chanson !

- Santana, calme toi...

- Me calmer ?! Mais mais..non, Rachel, j'en ai plus qu'assez de devoir me taire ! Tiens, Finn, viens là, approche.

Le jeune homme, arrivé par mégarde avec le reste du club derrière lui, approche maladroitement de nous. Les mains dans les poches il fixe le sol.

- Dis-lui toi ! Dis-lui comment tu as eu cette chanson !

- Je l'ai trouvé dans mon casier.

Je croise les bras sur ma poitrine, d'un air triomphant, tandis que Finn raconte son histoire.


Flasback ~ Finn POV

Encore un matin comme les autres. Un matin où l'envie de ne pas aller en cours domine, celle de tout foutre en l'air aussi. Les écouteurs dans les oreilles, je me dirige vers mon casier, l'ouvrant en chantonnant, une feuille de papier en tombe. Intrigué, je ramasse celle-ci et la lis rapidement.

Une chanson.

Une chanson originale. Comportant sans aucun doute l'écriture plus que reconnaissable de Santana. La question était pourquoi cette feuille se trouve dans mon casier. Fourrant le papier dans mon sac, je prends mes bouquins, referme la porte de métal avec hâte et cours jusqu'au vestiaire des Cheerios, qui avec un peu de chance, auront finis leur entrainement matinal.

J'arrive essoufflé à la porte des vestiaires et frappe violement dessus, criant le nom de Santana, qui arrive rapidement, un air énervé sur le visage. Ouvrant la porte, elle la referme avant de me plaquer contre le mur du couloir.

- Tu veux quoi Hudson ?!

- Savoir pourquoi il y avait ceci dans mon casier !

Sortant la feuille de papier, je la lui tends. De suite, son regard s'emplit de peur et elle détourne le regard, se mordant la lèvre. La rangeant rapidement dans mon sac, je pose ma main sur son avant-bras, et elle tourne la tête vers moi. Son ton vacillant reste pourtant dur lorsqu'elle murmure

- Personne ne doit savoir Finn...Tu l'utilise si tu veux, mais c'est ta chanson. Pas la mienne. Rachel ne...elle ne peut pas savoir, personne.

Je hoche la tête, lui faisant comprendre que je garderais son secret. En une fraction de secondes, son masque de salope est remis en place et je décide donc de me rendre vers la salle de chant afin de présenter cette chanson.


Santana POV

Un gout de sang envahit ma bouche quand Finn relève la tête, honteux d'avoir menti à "sa" Rachel et désolé d'avoir dû le dire. Étonnée, je découvre que mes dents ont légèrement abimées mes lèvres. Ce qui m'inquiète le plus, c'est le regard perdu dans le vide de la petite brune. Remerciant Finn d'un hochement de tête, il me sourit tristement avant de quitter la pièce, suivi des autres membres du club.

Je reste là, plantée au milieu de la pièce, les bras serrés contre ma poitrine qui me fait intérieurement mal. Dites, est-ce que c'est bon ? Est-ce que c'est le moment du film où la fille comprend tout et qu'elle embrasse son prétendant ? Est-ce que ce moment est venu pour moi ? Est-ce que la souffrance va finir par s'arrêter ? Est-ce que...

- Pourquoi ? Elle...Elle signifie quoi cette chanson Santana ? Tu...Non...Tu...Je..

Des larmes se forment aux coins de mes yeux tandis que l'espoir d'une fin heureuse s'envole. Mes ongles s'enfoncent dans la peau de mes bras, tandis que je saute de la falaise sans parachute, lui répondant.

- Pourquoi quoi Rachel ? Pourquoi je suis fatiguée ? Fatiguée de prétendre ? Comme si tu ne pouvais pas le deviner toute seule.

Elle accueille les mots, ne disant rien. Soudain son visage change d'expression, je souris intérieurement, contente que la petite brune ai rapidement compris. Ses sourcils se froncent et de suite je sais que c'était un erreur. Aimer. La plus grosse erreur du monde. Aimer. La plus grosse douleur existante dans ma vie de solitude. Un éclair blond attiré par la tempête crée par le silence choqué de sa brunette arrive en courant vers Rachel, l'engouffrant dans ses bras.

Un coup de poignard en plus.

Cependant, elle se débat quelque peu, sortant de son étreinte, puis se haussant doucement sur la pointe de ses pieds, elle murmure quelque chose à l'oreille de Q. L'échange ne dure que quelques instants mais je devine qu'il ne plait pas à la blonde qui, après m'avoir lancé un regard plein de haine, quitte la pièce. De suite, je sens mon cœur qui accélère tandis que la paume de mes mains devient légèrement moite. Le stress m'envahit peu à peu et je ne peux qu'entendre cette voix railleuse qui parle au fond de moi. Bah alors Santi', on a peur de la Naine ? Tss, P.a.t.h.é.t.h.i.q.u.e.

Je ferme les yeux quand des pas pleins de grâce se rapprochent de moi. Ils s'arrêtent et je devine sans mal que Rachel n'est qu'à quelques mètres de moi, étudiant mon visage, attendant que j'ouvre les yeux, retournant le...le problème dans tout les sens. Et je me sens mourir encore un peu plus lorsque sa voix hésitante se fait entendre.

- Santana ? Ouvre les yeux..s'il te plait.

Je secoue la tête vigoureusement, comme une gamine de cinq ans, qui, afin d'obtenir une quelconque friandise, ferait un caprice à ses parents. Le rire déçue de la petite diva arrive à mes oreilles, agrandissant ce trou dans mon coeur. Pourtant elle n'abandonne pas, se rapprochant de moi, elle persévère.

"Santana...Ça veut dire quoi tout ça hein..? Enfin...Depuis quand..? Et surtout...Pourquoi ?"

Je soupire, ouvrant les paupières doucement pour tomber face à des iris chocolatées remplies de confusion.

- Tu penses que j'ai choisi Rach'...? Tu penses que j'ai fait exprès de..Non, je n'ai pas voulu ceci, rien de cela. Je...Oublie juste cette chanson, et faisons comme si rien n'était arrivé.

- Santana, est-ce que tu...tu..

Je baisse la tête, préférant fixer mes pieds plutôt que les yeux de la brunette criant ce mot que ses lèvres n'osent prononcer. Je baisse la tête, signe de ma faiblesse, de ma peur face à cette situation compliquée dans laquelle je me suis jetée la tête la première. Bravoooo Santi chantonne cette voix pleine de sarcasme. Les mots sortent seuls, tandis que les larmes tombent sur le bout de mes chaussures.

"Je n'ai jamais dit que je t'aimais."

Un murmure que même le plus sourd des hommes ne pourrait distinguer. Mots tirés d'entre mes lèvres par la peur. La peur d'avoir mal, celle du rejet, celle de sortir de ma zone de confort encore un peu plus, celle d'assumer et d'être moi-même. Je relève la tête vivement, tandis que ma voix se fait plus forte, plus dure et violente, prête à crier un mensonge.

"Non. Non, non, non, non. Tu ne peux pas penser ça ! Je n'ai jamais dit ceci Rachel. Reste donc avec Sainte Fabray. Loin de moi, oui, reste Loin. De. Moi."

Dans ses yeux bruns, un début de larme se forme et je préfère tourner les talons. La voix angélique de Blondie, sûrement revenue dans la pièce attirée par mon éclat de voix, gueule mon prénom, mais plus rien ne m'atteint. Des gouttes d'eau continuent de me flouter la vue tandis que je chemine entre les gens, voulant à tout prix trouver la sortie. Une main blanche comme la neige se pose sur mon bras. Kurt. Je murmure des "Non" précipités et il finit par me laisser partir.

Arrivant dans les toilettes de l'hôtel, je compose rapidement le numéro de Mme Pillsbury. Lui parlant rapidement, sans m'étaler sur les détails, je la prie juste de venir me chercher dans les toilettes puis de me ramener à Lima. Elle accepte et je reste là, assise au sol de toilettes minables. Mon cœur m'a lâché depuis longtemps et mes larmes ne finissent plus de couler. Mais bon...Le sacrifice fait partie de l'amour non ? Je jette mon poings contre le mur, impuissante face à ses sentiments destructeurs qui emplissent mon être.

A quoi bon aimer si cela fait mal ?

A quoi bon aimer si cela n'est pas réciproque ?

A quoi bon aimer ?

Je soupire, m'allongeant en chien de fusil sur le sol frais de la pièce. Le sommeil m'attire dans ses bras chauds et confortable. Une lueur d'espoir demeure dans mon cœur meurtri, alimentée par cette phrase me guidant "Only know you love her when you let her go", une seule petite chose insignifiante et dans le silence de la pièce, je lâche un petit "Je t'aime". Murmure que le carrelage attrape dans ses joints, tel une éponge. Secret à jamais gardé dans mon cœur de pierre, mon coeur lâche qui a préféré oublier plutôt que de laisser sortir la flamme qui l'habite.

Morphée me prend la main, et je ferme mes yeux, incertaine du futur, oubliant pour quelques instants les problèmes, je me laisse emporter vers d'autres horizons tandis que loin de moi, une petite étoile enlace une lionne à la crinière dorée, pleurant à chaude larmes, sans raison valable, ou du moins c'est ce qu'elle prétend. Car dans son cœur, un désordre total règne. Oui, je suis bien a des années lumières de me douter que ce chaos a pris place en elle.


C'est ainsi que s'achève cette fiction. Qui aura surement une suite, si ça vous dis ;)

J'espère juste que cette fin vous aura plu et j'aimerai vraiment avoir vos avis, alors lâchez vous sur les reviews :)

Je pense que si mon idée de suite vous plait, je commencerai à l'écrire pendant les vacances de Noël, profitant de mon temps libre pour avancer o/

Bon dimanche à tous, et merci de m'avoir accompagnée tout au long de cette fiction !

You guys are the best ! :D