Chapitre Quatre

Marques de Pointage

Galaxie Cassiopée

Système Shedir

Secteur 40

Ils ne lui firent rien. A chaque fois que la porte s'ouvrait, Tony se préparait pour ce qui allait éventuellement suivre, mais ils ne venaient jamais pour lui, seulement pour Loki. Il essayait de deviner combien de jours s'étaient écoulés, mais une telle pensée lui provoqua un rire hystérique. « Un jour », comme si le nombre de fois que tournait sur son axe un grain de poussière quelque part dans un lointain inatteignable avait la moindre importance.

Chaque fois que les gardes venaient pour Loki, il appelait ce moment « matin », et le « soir » était lorsqu'ils le ramenaient et leur apportaient de l'eau et quelque chose qui pourrait passer pour de la nourriture, le terme étant des plus prompts à l'exagération. Etre incapable de mesurer le temps le rendait fou, en commençant par ses longs premiers mois de convalescence. Alors il commença à compter les jours.

En incluant le jour où ils avaient été jetés dans la cellule, ils étaient là depuis huit jours déjà. Il n'avait absolument aucune idée de combien d'heures se composaient ces « jours » cependant, mais il les qualifiait néanmoins ainsi. Depuis huit jours maintenant ils traînaient Loki à l'extérieur pour un long moment et le ramenaient sanguinolent et blessé. Depuis huit jours maintenant Loki leur riait à la figure lorsqu'ils le balançaient à l'intérieur, et il n'y avait pas un seul garde n'arborant pas de blessure infligée par le dieu.

Et Tony se contentait de regarder et d'attendre, mais quelle que soit la quantité de temps passée, il n'y avait aucun moyen de sortir. Alors simplement comme avant, il entreprit juste de ne pas craquer.

Le jour 17 fut la première fois que Loki ne ria pas à son retour dans la cellule, mais au regard des marques rouges proéminentes autour de son cou et la quantité de sang qu'il crachait, cela devait être davantage dû à ses blessures qu'autre chose.

C'était plus qu'irritant de voir de quoi Loki avait l'air chaque matin et de le comparer à l'état dans lequel ils le ramenaient. Regarder comment sa chair se reconstituait au fil des heures, puis voir comment de nouveaux dégâts étaient une nouvelle fois infligés le jour d'après. Ils ne se parlaient jamais, et le silence n'arrangeait en rien l'état des nerfs de Tony. Il n'arrivait pas à dormir. Il pouvait blâmer nombre de choses, le sol bien trop inconfortable, Loki se trouvant dans la même cellule, ce qui rendait impossible de ne pas rester alerte et sur ses gardes, et évidemment les cauchemars qui tentaient de dévorer son esprit de plus en plus fréquemment au fur et à mesure du temps s'écoulant. Au moins Loki ne le menaçait pas et ne l'attaquait pas. Maigres consolations.

Il remarqua aussi l'état de Loki empirant de jour en jour, certes il guérissait rapidement, mais plus il y avait de blessures, plus le processus se ralentissait, et parfois il n'était pas complètement remis lorsqu'ils revenaient le chercher. Tony avait son idée de pourquoi ils ne s'en prenaient pas encore à lui. Il était mortel, beaucoup moins robuste que quelqu'un comme Loki, et ils avaient besoin des informations qu'il détenait, alors ils ne pouvaient pas risquer de le blesser trop gravement. Une vague de nausée le submergea lorsqu'il se dit que lui faire voir ce qui arrivait à Loki, ce dont leurs ravisseurs étaient capables, était leur façon de le rendre plus coopératif.

Cela arrivait lentement, très lentement, mais cela arrivait. Les gardes ayant moins de blessures, Loki guérissant un peu plus lentement…tous étaient des signes menant à l'inévitable.

Le jour 31, lorsque Loki s'assit à côté du mur, chacune de ses respirations émettant un sifflement mouillé dans la cellule froide, Tony ne supporta plus le silence.

« -Je n'arrive pas à croire que tu n'aies aucun moyen de sortir d'ici, dit-il. »

Sa voix était un peu plus grave et plus éraillée que d'ordinaire, il n'avait pas l'habitude de ne pas parler aussi longtemps.

Les yeux de Loki s'ouvrirent lentement et se focalisèrent sur lui. Il le fixa un moment avant de lever ses mains.

« -Tu aurais pu avoir deviné que ma magie a été scellée, lui dit le dieu. »

Maintenant que Tony y regardait de plus près, les menottes de Loki étaient en effet différentes des siennes. Elles avaient des gravures, certaines ressemblant à des runes, d'autres étant des symboles que Tony n'avait jamais vus auparavant.

« -Alors tu ne peux pas soigner ça non plus ? demanda Tony, désignant la poitrine de Loki. »

Ce sifflement mouillé devait avoir quelque chose en rapport avec ses poumons et une ou deux côtes fêlées.

« -Cela guérira, dit Loki.

-Qu'est-ce qu'ils veulent de toi ?

-Rien.

-Je pensais qu'il y avait des choses que tu devais leur dire.

-J'ai toujours des choses à dire, mais peu sont intéressés par mes mots. »

Le dieu prit une plus grande inspiration et se redressa un peu, et Tony entendit le son des os bougeant, revenant à leur place. Loki expira alors et s'affala au pied du mur. Son visage était majoritairement inexpressif, mais pas aussi impassible que ce à quoi Tony s'était habitué à voir. Il était probablement fatigué.

« -Alors pourquoi ils…

-Cela ne te concerne pas, Stark. »

Le jour 32 marqua la première fois que Loki fut ramené inconscient. Pendant de longues minutes, Tony fixa la longue silhouette sombre allongée au sol, ne sachant pas quoi faire. Finalement il n'eut pas à prendre de décision car Loki reprit conscience assez tôt. Il ne prononça pas un mot, et s'affala juste à côté du mur dans son coin habituel. Il était d'une pâleur mortelle, encore pire que d'ordinaire, et quand Tony remarqua les longues et profondes entailles sur ses avant-bras il comprit pourquoi : perte de sang. Le jour 31 fut marqué comme étant la dernière fois que Loki rit.

x-x-x

Le jour 37 leur amena un nouveau colocataire. Un type petit et mince, terrifié, de toute évidence c'était sa première fois dans une cellule de ce genre. Il était un peu vert, littéralement, pas vert comme Hulk, mais vert néanmoins et Tony ne comprenait pas un mot de ce qu'il disait, la réciproque étant vraie. Il considéra de demander à Loki de traduire, ou n'importe quel autre moyen bizarroïde qui lui aurait permis d'être compris, mais il était plus qu'évident que l'Ase se fichait éperdument de l'homme. C'était pas comme si Tony avait vraiment besoin de comprendre. Il commença à gémir et à pleurer, sans doute à supplier aussi en direction de la porte après quelques heures seulement. Puis il se mit à hurler. Ce fut le moment que choisit Loki pour lui grogner quelque menace des plus colorées. Après ça le type vert se recroquevilla dans un coin, aussi loin que possible de Loki, et resta silencieux.

Il y avait une partie de Tony qui voulait plus ou moins le rassurer, ou le calmer, faire quelque chose quoi. Mais il surprit les yeux verts de l'homme et il reconsidéra l'idée. Il n'était pas un lâche, mais il s'éloigna imperceptiblement. Cela le rapprocha de Loki, ce qui en temps normal n'était pas bon, mais au moins le dieu ne le regardait pas comme s'il voulait en mordre un bout, le genre morsure littéralement sanglante, tue-l'amour. Il ne pouvait pas en dire autant du type vert.

Plus le temps passait et plus Tony devenait prudent, leur nouveau coloc suivait définitivement des yeux le moindre de ses mouvements. Il ne dormait pas du tout la nuit et pendant que le mec vert s'affalait et dormait, il parvint à s'éloigner encore davantage de lui sans avoir à être prudent, mettant Loki entre eux. Au moins l'Ase ne fit aucun commentaire là-dessus, et de nouveau, maigres consolations. Il était cependant ridicule que Loki fût le moindre des deux maux. Moindre que plusieurs maux même.

Le jour 38, lorsque la porte s'ouvrit, le type vert se ratatina dans son coin puis commença à crisser quand les gardes s'avancèrent vers lui. Loki était assis impassiblement à environ un mètre cinquante de Tony, pendant que l'humain gardait ses yeux rivés sur les gardes alors qu'ils traînaient le type vert dehors. Il pouvait entendre ses cris même après la fermeture de la porte, puis ils se calmèrent un peu avant de se transformer en le son indubitable de la supplication. Le silence s'en suivit pendant un instant peu après. Lorsque les cris commencèrent, Tony s'agaça d'avoir sursauté. Il pouvait toujours reconnaître la voix du type vert. Il hurlait, plus de peur, mais d'agonie.

Cela se prolongea pendant ce qui sembla des heures durant, avant que cela ne se calme et cesse complètement. Tony pouvait entendre le sang battre à ses tempes. L'alien avait pu être dangereux, peut-être même quelqu'un (quelque chose) d'horrible, mais être l'auditeur de ça était une chose complètement différente.

« -Tes instincts ont été étonnamment perspicaces, dit soudainement Loki. »

Tony se tourna pour le regarder. Ils étaient assis contre le même mur à présent que Tony se fut relocalisé.

« -A propos de ? demanda-t-il.

-Cette bête…

-Qui voulait me bouffer…ouais, c'était dur de pas le remarquer. »

Il ne devrait pas être soulagé, pas après ce qu'il venait juste d'écouter, mais purée, c'était bon de savoir que le type vert ne revenait pas. Cela aurait été problématique.

« -Toi par contre il avait pas l'air de te trouver très appétissant, commenta-t-il.

-Les monstres le sont rarement. »

Tony dut se demander à quel monstre Loki faisait allusion, parce qu'il ne semblait pas parler de l'homme vert.

Les gardes revinrent pour Loki peu de temps après. Tony réalisa alors qu'ils pouvaient entendre chaque cri, chaque sanglot, chaque seconde de la torture de l'homme vert, mais qu'il n'y avait jamais un seul son provenant de Loki.

x-x-x

Après le jour 40, l'état de Loki empira de manière dramatique. Il avait constamment des blessures à moitié guéries et sa pâleur maladive devint permanente. Tony assistait littéralement à comment lentement, méthodiquement ils le brisaient. Sachant combien Loki se défendait au départ, sachant de quoi il était capable et voyant ceci se passer n'apportait rien de bon à Tony et à son état d'esprit. Il n'avait littéralement rien fait durant les quarante jours passés. Il commença à faire plus ou moins de l'exercice lorsque Loki n'était pas là afin que ses muscles ne commencent pas à se détériorer. Il prit l'habitude de faire les cent pas dans leur cellule, non pas qu'il y ait vraiment quelque part où aller, mais il avait besoin de bouger. Quarante jours et il ne voyait toujours pas de moyen de sortir, il ne savait pas vraiment où est-ce qu'ils pourraient aller au-delà de la porte.

Et aussi, il détestait l'admettre, mais il redoutait le jour où les gardes viendraient finalement le chercher au lieu de Loki, parce que même s'il ne savait pas exactement ce qu'ils lui faisaient, il pouvait voir les effets que ça avait sur le dieu. Tony était seulement humain et ces types savaient parfaitement ce qu'ils faisaient.

Le jour 46, Loki était encore inconscient lorsqu'ils le ramenèrent et cette fois il ne se réveilla pas immédiatement. Tony le fixa durant quelques minutes avant de se rappeler qu'il était supposé être le gentil et s'approcha pour le déplacer vers le mur, le faisant s'asseoir. Loki ne se réveilla pas. Il ne l'était toujours pas lorsque les gardes leur apportèrent de l'eau et de la nourriture. En voyant que Loki n'était pas conscient ils remportèrent sa part. Tony garda une partie de la sienne pour lui. Il était le gentil, se répéta-t-il, alors cela semblait être quelque chose qu'il devait faire. Et puis, Loki était celui qui perdait du sang et devait guérir, pas lui.

Quand Loki finit par se réveiller, Tony s'était déjà éloigné de lui. Après avoir remarqué la nourriture et l'eau à ses côtés, il regarda l'humain durant un long moment avant d'attraper l'eau. Il laissa la nourriture cependant.

Le jour 48, Loki vomit du sang, violemment, et Tony ne réfléchit pas avant de se rapprocher et de l'aider à rester droit. Lorsqu'ils atteignirent le mur et que Loki se fut assis, il retira la main de Tony et le repoussa, les yeux furieux et venimeux.

Le jour 51, les mains de Loki furent brisées, mais il ne laissa pas Tony l'aider à boire un peu d'eau. Tony le traita d'enfoiré têtu, Loki répondit qu'il n'était qu'un imbécile pathétique, puis ils continuèrent opiniâtrement de s'ignorer.

Le jour 52, les gardes étaient de nouveau blessés, furieux et sanguinolents, mais Loki ne rit pas.

Le jour 65, Tony essaya de ne pas faire attention à la façon dont Loki remettait un de ses os brisés en place, mais il l'entendit. Il admirait à contrecœur juste combien de dégâts pouvait encaisser le dieu, combien il pouvait guérir de choses comme ça en une question d'heures…ou dernièrement, en une question de jours, si ses blessures n'étaient pas rouvertes.

Le jour 78, Loki ne le repoussa pas lorsqu'il s'assit à côté de lui pour l'aider à boire un peu d'eau, mais ses yeux demeuraient meurtriers. Tony était à moitié exaspéré par sa fierté mais respectait quelque part le fait que Loki refusait de se soumettre.

Le jour 84, Loki hurla. Il avait été absent depuis longtemps, et Tony faisait de nouveau les cent pas dans la cellule, étirant ses muscles, lorsque soudainement son cri résonna de quelque part à l'extérieur. Tony se figea et ne bougea plus pendant un moment. Il pouvait sentir son pouls s'accélérer, le sang battre à ses oreilles et il serra les poings, les yeux clos fermement. Il ne pouvait cependant pas stopper le son, alors il entendit tout. Il y avait des cris de douleur, pas de peur, pas ce son suppliant et sanglotant comme ils l'avaient entendu de l'homme vert. Non, Loki ne supplierait pas, et il n'avait certainement pas peur d'eux, et il s'agissait là d'une chose dont Tony était certain.

Lorsqu'ils le ramenèrent, les gardes avaient l'air particulièrement suffisants, sans aucun doute fiers d'être finalement parvenus à arracher des cris au dieu. Ils le jetèrent à terre. Tony ne bougea seulement qu'après que la porte se soit refermée et aida Loki à s'appuyer contre le mur sans un mot. Il essaya encore de le repousser, mais Tony raffermit sa prise et l'aida néanmoins. Une fois assis, Loki le regarda, les yeux durs, mais semblant chercher quelque chose sur le visage de Tony. Puis il se détourna et Tony ne sut pas ce qu'il avait ou n'avait pas vu.

Le jour suivant, après que Loki eut été emmené, le silence se fit durant un long moment, puis juste comme la veille les cris commencèrent. Tony s'assit et pressa ses poings contre ses yeux, essayant désespérément de bloquer le son, mais il n'y avait rien d'autre sur quoi se focaliser. Lorsque les gardes le ramenèrent, Loki tenait debout sur ses pieds, mais à peine. Les gardes avaient toujours cet air suffisant, et l'un de ces gros bœufs d'aliens dit même quelque chose alors qu'ils traînaient le dieu à l'intérieur : Tony ne put dire s'il s'était adressé à un de ses collègues ou à Loki. Ce dernier lui cracha à la figure en réponse, ce qui lui valut un coup de pied massif dans l'estomac. Le second garde retint celui qui avait donné un coup de pied à Loki et après quelques mots furieux ils s'en allèrent.

« -T'es vraiment un incroyable enfoiré d'entêté, tu le sais ça ? dit Tony tandis qu'il s'approchait pour aider Loki à s'asseoir contre le mur convenablement. »

L'Ase ne répondit rien, mais il regarda de nouveau Tony avec ce regard presque inquisiteur, se détournant encore après avoir ou ne pas avoir trouvé ce qu'il cherchait.

Le jour 88, ils vinrent pour lui. Tony savait qu'ils viendraient, il s'y attendait depuis un bon moment maintenant. Chaque fois que la porte s'ouvrait, ses muscles se tendaient et il se préparait à l'inévitable. Il n'avait pas besoin de deviner ce qui lui arriverait. Pas parce qu'il avait déjà été à la merci de ceux qui voulaient lui soutirer une arme, mais parce qu'il avait vu ce qu'ils faisaient à Loki. Le fier, puissant Loki qu'ils avaient graduellement brisé de leurs mains. Tony était seulement humain, mais il se jura de ne pas se soumettre facilement, et qu'il ne leur dirait jamais ce qu'ils voulaient savoir. Il n'y avait qu'une seule chose à faire, supporter aussi longtemps que possible et chercher n'importe quel moyen d'évasion lorsqu'il était à l'extérieur de leur cellule, regardant partout.

Alors quand ils vinrent enfin, il serra la mâchoire et se laissa traîner à l'extérieur. Il était certain que Loki l'avait suivi des yeux, mais il ne regarda pas en arrière. Aurait-il l'air réjouit du fait que Tony était sur le point de souffrir finalement ? Qu'il aurait plus de temps pour guérir pendant que leurs ravisseurs étaient occupés avec Tony ? Ou portait-il son masque d'indifférence ? Il ne pouvait le dire et il ne voulait pas le voir. Le type aux six doigts fut là en premier, lui demandant à nouveau de leur parler de l'arme. Après tout, il savait ce qui allait arriver s'il ne le faisait pas. Tony lui dit avec un grand sourire qu'il pouvait aller se faire foutre. Loki avait souri, Loki leur avait ri à la figure, les avait combattus, et il n'y avait pas moyen qu'un dieu taré qui portait un casque avec des cornes fasse mieux que Tony Stark. Ils pouvaient lui faire mal, mais ils ne le briseraient pas, il ne les craindrait pas. Alors quand il fut traîné dans une pièce dont la fonction était des plus évidentes, Tony attrapa rapidement une lame à portée juste avant qu'ils puissent l'attacher et la plongea dans un des gardes. Il fut frappé pour ça, violemment, mais le pire était à venir et entendre le cri de douleur et voir la blessure du poignard était des plus satisfaisants. Il se promit également de ne pas crier. Plus tard, certainement, il le savait, mais pas maintenant.

Il tint sa promesse durant dix jours, puis il en fut incapable.

Le jour 100, il atterrit sur le sol de la cellule avec un grand bruit sourd. Ses blessures étaient douloureuses, mais jamais trop destructives, ils avaient besoin de lui vivant après tout. Il ne connaissait toujours pas de moyen de sortir et cela devenait difficile de se rappeler du sourire de Pepper, parce que cela paraissait tellement loin et comme quelque chose qu'il avait vu pour la dernière fois il y avait des années de ça. Il sentit deux mains le relever. Il n'était pas aussi fier que Loki, alors il ne le repoussa pas. Il le remercia même de l'avoir amené jusqu'au mur. Loki ne répondit pas, mais il ne s'éloigna pas non plus, s'asseyant à trente centimètres de Tony.

Le jour 100, Tony arrêta de compter les jours.

x-x-x

Je vous présente le chapitre qui m'a fait définitivement haïr toute forme de captivité et de torture. L'impact psychologique d'une telle situation est très bien retranscrit je trouve, sans tomber dans le pathos ou les rapprochements niaiseux dans l'adversité. C'est parmi ce que j'ai lu de plus réaliste, et j'espère que ma traduction n'a pas éteint la suggestion de ce sentiment.

Et j'espère également que cela donnera à réfléchir à ceux qui sont friands de ce genre d'ambiance, parce que moi personnellement, ça m'a rendue malade.

Pour embrayer sur une note plus positive, sachez que même si nos deux lascars vont continuer d'en baver un moment, cela s'arrange par la suite, vous pouvez me faire confiance sur ça. J'arrive visiblement à tenir un rythme d'environ un chapitre traduit par jour (je m'étonne moi-même à vrai dire), alors courage, la suite ne devrait pas tarder !

Je vous donne donc rendez-vous lors de celle-ci. (Oui j'ai réussi à changer ma formule de clôture, pas mal non ?)