Manon : Oui nul en communication mais après quand ils arrivent tout de même à se ramener réciproquement sur le bon chemin :) et tkt je les envois tous en Indonésie mais tu t'imagines bien que ce ne sera pas un voyage de tout repos :D
Lulu : Oui j'ai bien peur que ça veuille dire ce que ça veut dire mdr et oui moi je trouvais ma fin calme mdr plus que celle-là en tout cas même si j'ai l'impression que je me suis calmée :D je les ferais bien souffrir pour toi ne tkt pas, ils te remercient du fond du cœur :p mdr
PDV Alec
Il fallait qu'on aille en Indonésie… L'idée ne plaisait pas, mais alors pas du tout à que j'avais eu la brillante idée de lui proposer d'aller au Labyrinthe en Spirale pour essayer de résoudre son problème de magie, pendant que nous, on irait à la pêche aux infos, à Jakarta. Autant vous dire qu'il avait refusé. Je reconnais que c'était une idée stupide mais je voulais l'éloigner de tout ça et je savais à quel point la perte de ses pouvoirs l'inquiétait. Puis, je ne le sentais pas ce voyage. En plus, on ne pourrait pas y aller par portail. Aucun de nous n'avait mis les pieds en Indonésie de sa vie, à part Magnus, et s'était il y a plus de 400 ans. En résumé, on ne pouvait pas garantir d'ouvrir un portail sans que personne ne s'en aperçoive. On aurait pu demander aux chasseurs d'ombres sur place, mais comme on ne voulait pas que l'Enclave soit au courant… Ce serait donc un voyage en avion. Et c'est là que ça se compliquait. Vous vous imaginez bien qu'on ne pouvait pas passer par les entrées habituelles : d'une, aucun de nous, exceptés Clary et Simon, n'avait de papier. Certes, on aurait pu faire des faux mais se posait alors un autre problème : on avait besoin de nos armes. Bon, si on pouvait régler également ce problème par une rune d'invisibilité et deux, trois sorts de nos amies sorcières, ça allait être difficile de le maintenir pendant tout le trajet, tout en veillant à ce que le reste des passagers ne se rende compte de rien, pendant 23 heures de vol. Il y avait des escales mais bon...C'était quand même long. Et après on nous demande pourquoi on ne se déplace que par portail… Autre problème, Magnus n'avait plus aucun pouvoir, ce qui le rendait d'humeur massacrante, et je vous laisse deviner qui subissait sa mauvaise humeur. L'idée de ce voyage ne plaisait pas non plus à Jace, qui ne comprenait pas pourquoi, je cite « on ne volait pas un avion ». Croyez le ou non, mais j'avais dû lui expliquer qu'aucun de nous n'était capable de faire voler un de ces trucs et de le faire atterrir sur le sol Indonésien sans que les autorités ne s'en aperçoivent. Mais là non plus, il ne voyait pas le problème… Par l'Ange, heureusement que j'étais là pour mettre de l'ordre dans tout ça… Mais ce qui m'inquiétait le plus, c'était Magnus. Après s'être, comme je le vous disais, violemment opposé au projet, il avait fini par abdiquer sous la pression de Catarina et de Tessa. Depuis, j'étais le seul à qui il adressait la parole, et honnêtement, ce n'était pas toujours un cadeau, parce que du coup j'étais aussi le seul sur lequel il passait ses nerfs. Mais plus le jour du départ approchait, plus il devenait silencieux, se renfermant de plus en plus et ses cauchemars devenaient de plus en plus fréquents. J'avais essayé d'en savoir plus mais c'était comme parler à un mur. Le pire était de le voir aussi mal et de ne pouvoir rien faire… J'avais parlé du problème « Imasu and Co » à Tessa, et les sorciers du Labyrinthe en avaient ensuite été informés. Malheureusement, trop tard… Ils avaient tous disparu et je les soupçonnais fortement de préparer un sale coup. Savoir autant d'ex de Magnus dehors m'était insupportable. Le principal intéressé, lui, ne semblait, en revanche, pas plus perturbé que ça. Son angoisse était portée ailleurs, et malgré tout, je ne pouvais que le comprendre… Le point positif, c'était qu'on n'avait pas subi de nouvelles attaques ni de menaces depuis le pentagramme et l'inscription sur la façade de l'immeuble. Par contre, on cherchait toujours qui avait bien pu lever le sort…Pleins de questions et pas de réponses…. J'étais assis sur le lit, des dossiers sous les yeux. J'avais décidé d'étudier la vie de nos revenants, de leurs naissances à leurs morts, espérant que cela m'en apprenne peut-être un peu plus sur leurs raisons de leurs résurrections, bien que je connaisse déjà le facteur commun : Magnus. Et ça me rendait dingue ! Imasu m'avait clairement menacé de tout faire pour le récupérer… Comme s'il pouvait y arriver...J'avais une confiance absolue en l'amour que Magnus me portait et c'était réciproque. Je regardais l'heure : 3h du matin… Jace et les autres étaient rentré chez leur chez eux respectif, me laissant seul avec Magnus. On ne l'avait pas été depuis des jours et on en avait besoin. Je me levais et le rejoignis. Il était sur la terrasse, une tasse de café à la main. Il avait le regard lointain… Je m'approchais doucement et entourais sa taille de mes bras. Je le sentis se détendre.
- Tout va bien ?
- Je ne veux pas y aller Alec…
- Je sais… Mais on n'a pas le choix…
Il leva vers moi des yeux suppliants que je ne lui connaissais pas.
- Alec, s'il te plaît…Tu ne trouveras rien là-bas ! C'était il y a 398 ans! Tu espères trouver quoi ?
- Je ne sais pas, mais on ne peut pas prendre le risque de passer à côté de quelque chose ! Si on ne trouve rien, on cherchera ailleurs ! On cherchera jusqu'à qu'on trouve…
- Qu'on trouve quoi ? Hurla-t-il, en s'écartant de moi. Pourquoi mon père biologique et mon père adoptif veulent me tuer ?! Pas besoin d'aller à l'autre bout du monde pour le savoir, je vais te le dire moi ! Le premier a besoin de mon immortalité pour pouvoir anéantir le monde et le second me reproche d'être né, d'avoir causé la mort de sa femme, oh eh oui, j'allais oublier, de l'avoir transformé en torche vivante !
- Magnus… Soupirais-je.
- Quoi ? Je t'ai déjà tout raconter Alec, qu'est-ce qu'il te faut de plus ? N'espère pas trouver plus de renseignements sur moi, j'ai tout fait disparaître il y a des siècles ! Tu ne trouveras rien ! J'ai même effacé les noms sur la tombe ! Tu ne trouveras rien… Me répéta-t-il.
Effacer les noms ? Je savais que Magnus Bane, n'était pas son vrai nom mais j'avoue que je n'avais vraiment jamais pensé à ce que ça pouvait être, mais de toute façon, je ne pensais pas me tromper en pensant que je pouvais certainement faire une croix sur l'espoir de le savoir un jour. Mais je ne pouvais m'empêcher de me demander pourquoi ? Pourquoi s'était-il donné autant de mal pour que personne ne puisse trouver d'où il venait ? Que fuyait-il comme ça ?
- Magnus… Explique-moi ce qui te fais aussi peur ! Lui demandais-je en le retournant vers moi.
- Je n'ai pas peur ! Me répondit-il, en s'écartant encore plus de moi, mais je le ramenais dans mes bras.
- Arrête ! Pourquoi tu ne l'admets pas ?
- Je n'ai pas peur Alec, je n'ai juste pas envie que tout le monde… que tout le monde sache ! Je n'ai pas envie de voir leurs regards de pitié !
- De pitié?
Il s'échappa de mon étreinte et rentra dans l'appartement. Comment lui faire comprendre que ce n'était pas de la pitié mais de l'amour ? Je le rejoignis. Il était occupé à se verser une autre tasse de café. Je la posais et le forçais à me regarder.
- Tu te souviens après… après Jonathan… tu es resté près de moi, tu m'as pris dans tes bras quand je pleurais… Tu as veillé sur moi… Est-ce que c'était de la pitié pour toi ? Lui demandais-je, bien que je savais pertinemment la réponse. Mais j'espérais, de cette façon, lui faire comprendre qu'il pouvait se confier à moi, sans honte.
- Bien sûr que non ! Me répondit-il, sans hésitation.
- C'était quoi pour toi ?
- Je… je l'ai fait parce que je t'aime, parce que je n'allais pas te regarder souffrir sans rien faire !
- On est d'accord… c'était de l'amour, juste de l'amour !
- Qu'est-ce que tu essayes de me dire Alec ?
- Que… Je comprends parfaitement que tu n'aies pas envie d'y aller, d'être confronté à un passé que tu préférerais oublier mais...Mais je ne veux pas t'entendre dire que c'est parce que tu ne veux pas qu'on ait pitié de toi ! Crois-moi, c'est tout le contraire ! On veut juste t'aider, parce qu'on est une famille et c'est ce que font les membres d'une famille !
Fin PDV Alec
Magnus baissa les yeux. Une famille… Il n'avait jamais eu de famille, et il avait veillé, ces dernières années, à n'avoir à s'occuper que d'une seule personne : lui. Mais Alec était entré dans sa vie et tout avait changé. Il faisait à présent passer les intérêts du jeune homme avant les siens, mais delà à dire que la famille du néphilim était la sienne…Certes, il s'était marié, donc d'un point de vue juridique, ils faisaient tous partie de la même famille… Mais il n'avait jamais eu de famille et il n'était pas certains d'en vouloir…Pour qu'il s'y attache et que son cœur se brise à nouveau à leurs morts… Il avait rendu son bien-aimé immortel mais il ne pouvait pas le faire pour tout le monde. Ils étaient mortels… Clary, Jace, Isabelle… Au moins avec Catarina et Tessa, il n'avait pas ce problème… La raison pour laquelle il s'était efforcé de s'attacher qu'à des immortels depuis des décennies, lui revenait violemment en mémoire. Toutes les promesses qu'il avait faite, qu'il avait faite à Ragnor… Il les avait toutes trahies et il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même, si aujourd'hui il était dans cette situation. Il avait lui-même construit les armes nécessaires pour qu'Asmodée ou qui que ce soit d'autre à l'origine de tout ça, le détruise. Il avait pourtant pris toutes les précautions nécessaires : personne ne connaissait son nom, personne ne connaissait son âge, sauf Catarina, mais ça avait été un moment de faiblesse… Et bien sûr Alec… Il le lui avait écrit dans ce stupide cahier qu'il lui avait donné… Voilà le résultat maintenant: il ne pouvait pas fuir, il ne pouvait plus se cacher… Non, pour Alec s'était déjà trop tard, mais pour les autres, il pouvait encore tenir son cœur loin d'eux…
- Je n'ai pas de famille et j'en aurais jamais ! Dit-il froidement à Alec, en le regardant dans les yeux.
Il espérait avoir raison, il espérait qu'il ne s'était pas attaché aux jeunes néphilims… Ni au vampire… Dans le pire des cas, il briserait ce lien, il y avait toujours une solution…
- Tu veux rester seul ? Si c'est ça que tu veux, pourquoi m'avoir épousé ? Lui demanda Alec, son regard bleu le transperçant.
Le sorcier détourna le regard mais le néphilim ne comptait pas lâcher l'affaire. Il savait pertinemment ce que son amant essayait de faire. Lui-même avait employé cette méthode à la mort de son frère : repousser tout le monde. Mais ce n'était pas la solution, parce qu'au final on se sent encore plus mal. Il l'attrapa par le bras et le retourna violemment vers lui.
- Pourquoi tu ne me réponds pas ?! Il te faut du temps pour trouver un mensonge valable à me sortir ? Tu dis ne pas vouloir de famille, pourtant tu as veillé sur les tiens quand Valentin vous décimez les uns après les autres, tu dis ne pas vouloir de famille, mais tu t'es occupé de Raphaël pendant ses premiers mois en tant que vampire, tu dis ne pas vouloir de famille, mais tu veilles sur nous ! Tu te mens à toi même ! Et tu veux savoir la vérité ? Tu es attaché à Izzy, à Jace, Clary et tous les autres, autant que moi je le suis ! Tu les pleurerais autant que moi s'il devait leur arriver quelque chose ! Persuade toi du contraire si tu veux, mais la vérité finira par t'explorer en pleine tête ! Je ne sais pas ce que tu me caches, mais je finirais par le découvrir un jour ! Tout fini par ce savoir ! Les mensonges, les secrets, ça finit toujours mal ! Regarde mon père ! Regarde où ça l'a mené tout ça ! Il a tout perdu et j'ai perdu mon frère à cause de sa lâcheté ! C'est ça que tu veux ? Que les personnes que tu aimes meurent parce que tu ne veux pas qu'on ait de la peine pour toi ? Et ne me dis pas que tes problèmes ne nous concernent pas, parce que je t'aime et que tes problèmes sont aussi les miens ! Tu as oubliés ? Regarde ! Regarde !
Magnus leva ses yeux vers lui, des larmes dans ses yeux. Alec lui montra l'anneau à son doigt.
- Tu as oublié ? Si tu souffres, je souffre, si tu meurs, je meurs ! Alors oses encore me dire que tout ça ne me concerne pas ! J'ai lié ma vie à la tienne, alors que nos deux cœurs battent au même rythme, alors que je t'aime plus que tout au monde…On va aller en Indonésie, et on va chercher des réponses, on va régler tous ses problèmes et on va commencer par ta magie ! Catarina pense que ses psychologiques et je commence à penser comme elle ! Tu veux savoir ce que je crois ? Je crois que tu avais vu l'inscription sur le mur de l'immeuble bien avant nous, je crois que tu savais que ton père était vivant ou en tout que tu t'en aies douté, et je crois que tu as tellement eu peur qu'on découvre les petits secrets que tu t'acharnes à cacher, qu'inconsciemment tu as bloqués toi même tes pouvoirs pour détourner l'attention du véritable problème ! Alors maintenant, tu vas arrêter tes conneries ! Tu es en train de donner à ton père exactement ce qu'il cherche, tu le laisses gagner ! C'est ça le grand sorcier de Brooklyn ? Parce que celui que je connais n'abandonnerait jamais, il se battrait ! Tu m'as parler, pendant des mois, de courage, à me dire sans cesse d'assumer qui je suis vraiment, mais encore une fois, je m'aperçois que tu as besoin qu'on te rappelle les propres conseils que tu donnes, parce que quand il s'agit de toi, tu ne sembles pas très enclin à vouloir les suivre !
- Tu as fini ? Lui fit Magnus.
- Oui…
Le jeune homme lui prit le visage entre ses mains et essuya les larmes qui coulaient de ses yeux.
- Je t'aime Magnus, je comprends parfaitement tes peurs, je comprends que tu veuilles garder certaines choses pour toi et je le respecte, mais … mais je n'arrive pas à comprendre que tu t'obstines à vouloir gérer ça seul, à garder les gens qui t'aiment à distance, à fermer ton cœur ! Mon amour, on n'est pas tes ennemis ! On ne retournera jamais ce que tu peux nous confier contre toi… Jamais ! Et ça, je peux te le jurer sur ce que j'ai de plus cher ! Je ne t'abandonnerais pas ! Tu peux me repousser autant que tu veux, je resterais à tes côtés jusqu'à que tu réalises que tu es en train de faire une grosse erreur et que le seul moyen de t'en sortir, c'est de t'appuyer sur moi ! Comme moi je l'ai fait avec toi…
- Alec… Murmura le sorcier d'une voix tremblante. Tu ne comprends pas… Je n'ai jamais eu de famille, je… sais pas comment…
- Mon amour, écoute-moi… Les membres d'une famille se protègent les uns les autres, veillent les uns sur les autres… Et ce que tu fais déjà avec nous ! Laisse-nous juste faire la même chose avec toi… Laisse les entrer dans ton cœur comme tu l'as fait pour moi….Comme tu l'as fait pour Ragnor, Tessa et Catarina…
Le sorcier ferma les yeux alors que de nouvelles larmes coulaient sur ses joues. Alec le serra dans ses bras.
- Je suis là mon amour… Tu n'as pas à avoir peur, je ne laisserais personne te faire du mal… Et surtout pas lui ! Puis, tu sais, en parent pourri et complètement fou, je m'y connais, je dirais même que je suis un expert !
Sa remarque fit sourire Magnus. Alec le lui rendit avant de l'entraîner dans la salle de bain avec lui. Il le mit devant le miroir.
- J'aime pas ce sorcier tout triste… Je le préfère avec ses paillettes… Lui murmura Alec en lui tendant son eye liner.
- Alec, il est presque 4 heures du matin… Lui fit Magnus en soupirant.
- Comme tu le dis si bien, c'est toujours l'heure d'un happy hour quelque part… et le grand sorcier de Brooklyn ne peut pas se permettre d'y aller sans sa classe habituelle ! Rétorqua Alec avec un grand sourire.
Magnus prit le crayon et le regarda un instant, avant de fixer son reflet dans le miroir. Il lui rappelait celui d'un petit garçon, qui, près de 400 ans plus tôt, jurait de ne plus jamais être faible, de ne plus jamais laisser personne prendre l'avantage sur lui. Il avait alors acquis plus de pouvoir que n'importe quel sorcier, plus que Catarina, plus que Ragnor… Plus que tous les sorciers réunis. Il avait fait comprendre au monde qu'il était le plus grand sorcier de tous les temps. Même Asmodée n'avait pas réussi à arrêter son ascension. A seulement 20 ans, il avait déjà la moitié du monde obscur à ses pieds, tout le monde connaissait son nom, les chasseurs d'ombres se méfiaient de lui, le craignaient. Il était hors de question qu'il redevienne aussi misérable qu'il ne l'avait été à une époque. Il vit alors ses pupilles se rétracter, ne formant plus qu'une ligne verticale, et ses yeux prendre une couleur dorée. Le crayon lévita au-dessus dans sa main, sous le regard d'Alec. Tout sourire, le jeune homme regardait les flammes bleues brûler dans la paume de la main de son amant, avant que ce dernier ne la referme et murmure :
- Personne ne peut me battre…
- Non… personne…
Magnus planta ses yeux dans ceux d'un bleu océan du néphilim. Alec avait raison, il possédait l'un des plus grands pouvoirs : l'amour, leur amour. Il posa ses lèvres sur les siennes et le fit asseoir sur le meuble sous le miroir. Il passa sa main sur le tee-shirt du chasseur d'ombres et celui-ci disparut sous une fumée bleue. Il remonta alors sa main le long du torse de son amant, laissant une traînée bleue lécher la peau d'Alec sur son passage. Elle remonta jusqu'à son cou et il rejeta la tête en arrière avec un gémissement de plaisir. Les yeux fermaient, il se mordit la lèvre et laissa le sorcier reproduire la même chose, beaucoup plus bas, sur son corps. Magnus l'avait complètement déshabillé et les flammes bleues continuaient à parcourir l'ensemble du corps du jeune homme, qui poussait des gémissements de plus en plus forts. La sensation était magique : ni chaudes ni froides, les flammes étaient comme de douces caresses, il les sentait partout : sur lui, en lui, elles l'emplissaient entièrement. Il serra plus fort les bords du meuble sur lequel il était assis, et il sentit les lèvres de son amant se promener à leurs tours sur sa peau, puis les mains du sorcier vinrent se rajouter à sa douce torture. Magnus le rapprocha de lui et Alec, une main sur sa nuque, prit possession de ses lèvres. Comme la dernière fois, le pouvoir des anneaux multipliaient les sensations qu'ils ressentaient. Il ressentait en lui la puissance qui émanait du sorcier en cet instant comme si c'était la sienne. Magnus prit une de ses mains dans chacune des siennes et des flammes bleues vinrent lier leurs mains jointes. Les yeux d'Alec prirent un bleu plus brillant et il eut l'impression que le monde autour de lui s'était transformé en un paradis. Le sorcier le pénétra d'un coup sec mais il ne sentit aucune douleur. Il sentait la magie de son amant couler dans ses veines. Il était dans un autre monde, il n'avait plus conscience de quoi que ce soit, il n'avait même pas remarqué que son amant avait enlevé ses vêtements. Les coups de reins en lui s'accélérèrent et il s'accrocha à Magnus, laissant des griffures dans son dos, que les flammes qui les entouraient, réparaient instantanément. Ses gémissements étaient devenues des cris. Son corps entier trembla lorsque son amant l'emmena à la jouissance et qu'il la déversa dans un cri de plaisir, suivi par le sorcier. Il retomba dans ses bras, tremblant. Il mit plusieurs minutes avant d'arriver à retourner à la réalité. Il venait de se passer quoi là ?
- Ça va mon ange ? S'inquiéta soudain Magnus, devant le silence de son amant, qui était toujours serré contre lui, encore légèrement tremblant, le souffle court et les yeux fermés.
Alec se força à retrouver ses esprits et leva la tête vers lui.
- Comment tu… tu… comment tu as fait ça ? Balbutia-t-il.
Magnus sourit.
- Je suis le grand sorcier de Brooklyn, mon ange…
Alec lui sourit et l'embrassa.
- Je t'aime, je t'aime, je t'aime… Je t'aime tellement Monsieur le grand sorcier de Brooklyn ! Toi et ta foutue magie ! Je crois bien que je suis fous amoureux de vous !
Le sorcier se mit à rire.
- J'espère bien… Mais mon pouvoir, je ne le tire que d'une seule et unique personne… toi…
- Pourquoi tu n'avais jamais fait ça avant ?
- Parce qu'avant tu n'étais pas immortel mon ange… Je ne pouvais pas prendre le risque de te blesser et puis tu as réveillé cette magie en moi ce soir…
- Est-ce que… est-ce que tu as déjà fait ça avec quelqu'un d'autre ? Demanda Alec, en rougissant.
- Non, jamais… Mais tu sais, tout cela n'est possible que parce que tu ressens pour moi un amour aussi fort que celui que je te porte…
- Parce que tu en doutais encore mon amour ? Lui fit Alec avec un sourire en coin.
- Non, je n'en ai jamais douté…
Il l'embrassa à nouveau puis finit par poser son front contre le sien.
- Viens, on va se coucher…
- Tu me portes ? Je ne suis pas certains d'arriver jusque là-bas ! Lui fit remarquer Alec en riant.
Magnus le porta alors jusqu'à leur lit. Leurs rires rèsonnèrent dans la chambre. Le chasseur d'ombres caressa la joue du sorcier.
- Ce rire m'avait manqué…
- Ne t'inquiète pas… Je suis de nouveau moi…
Il s'allongea et serra Alec contre lui.
- Et... pour ton père et les autres ?
Magnus hésita une seconde, puis lui dit :
- Ils vont perdre… Ils n'ont même pas idée de quoi je suis capable…
A suivre….
Merci pour vos reviews :) retour des problèmes au prochain :D
