J'ai oublié de le préciser dans le chapitre précédent mais je n'ai aucune expérience pratique en écriture de pièce de théâtre. J'en ai juste souvent lu mais jamais écrit ce type de format. J'espère cependant que cette histoire respecte bien les normes.


Scène 2 : Une partie de Quidditch

Godric Griffondor. Et si nous faisions une partie de Quidditch ?

Rowena Serdaigle. Godric, mon cher, ce n'est pas le moment.

Salazar Serpentard, exaspéré. Rowena dit vrai. De plus, pourquoi vous acharnez vous à vouloir nous parler de ce sport stupide que vous avez inventé ? Le Quidditch a l'air d'être l'activité la plus déplorable que je n'ai jamais vu. Et bien sûr, vous en être un fervent défenseur. Je vous prie d'être raisonnable ; déjà que vous avez eu la fâcheuse idée d'accepter les nés-Moldus dans votre Maison, vous n'allez pas ajouter cette pratique sans intérêt ?

Godric Griffondor, sur la défensive. Cette pratique n'est pas sans intérêt, au contraire. Comme je l'ai déjà précisé et clairement expliqué, mettre le Quidditch dans les cours des élèves favoriserait leur maitrise du chevauchement de balai. La moitié d'entre eux ne savent même pas monter un balai !

Salazar Serpentard. En même temps, qui sont les idiots ayant décidé que les élèves n'auraient pas le droit de monter un balai avant leur majorité, hein ?

Rowena Serdaigle. Remettez-vous en cause mon choix, Salazar ?

Salazar Serpentard, tendu. Euh... Bien sûr que non !... Mais...

Rowena Serdaigle, souriante. Je préfère cela.

Salazar Serpentard, se détournant d'elle. Quoi qu'il en soit, arrêtez de vous perdre dans vos désillusions, Godric. Jamais ce sport, le Quidditch, ne deviendra un sport international du monde sorcier. C'est utopique que de croire cela.

Godric Griffondor. Ah bon ? Et puis-je savoir pour quelles raisons ?

Salazar Serpentard. Car ce sport ne rime à rien ! Tous les deux jours, vous y changez les règles et la façon de jouer. Tenez, la semaine dernière, vous aviez décidé que cela serait un sport de course, où il y aurait un représentant de chaque maison et où le premier arrivé à l'endroit donné, gagnerait. Cela est dénué de tout intérêt voyons.

Godric Griffondor. Mais justement, j'ai une nouvelle fois changé, et cette fois en bien ! Mes demoiselles, Rowena et Helga, dites-moi ce que vous en pensez. Votre avis compte bien plus pour moi que cela de ce rabat-joie de Salazar.

Rowena Serdaigle. Vous ne devriez pas trop vous préoccupez de l'avis d'autrui, tant que ce que vous faites vous satisfait, mon cher.

Helga Poufsouffle, joyeuse. Oh, Rowena, je vous prie ! Pour une fois ! Bien sûr, nous serons ravis de vous dire ce que nous en pensons, Godric ! J'adore donner mon point de vue !

Salazar Serpentard. Que venez-vous de dire, Griffondor ?

Godric Griffondor. Que vous étiez rabat-joie. Ne comprenez-vous pas parce que vous croyez que c'est un mot Moldu ou êtes-vous devenu sourd, Serpentard ?

Salazar Serpentard, moqueur. Ce que je remarque, c'est que mon commentaire vous a vexé. Mes propos sont-ils trop dur à admettre pour un projet ridicule, Godric ?

Godric Griffondor, se lève. Je viens de le dire : votre avis, je m'en fiche. Ou voulez-vous que je le dise dans une autre langue ?

Salazar Serpentard, se lève. Osez un peu pour voir, Godric. Je vais vous faire ravaler vos paroles.

Rowena Serdaigle, calmement. Godric, Salazar... Arrêtez. Maintenant.

Godric et Salazar s'assoient immédiatement.

Rowena Serdaigle, satisfaite. Bien, de quoi vouliez-vous qu'Helga et moi donnions notre avis, mon Godric ?

Godric Griffondor, enthousiaste. Oh, oui ! Mon nouveau projet de Quidditch. J'y ai longuement réfléchi et, voyez-vous, me focaliser sur le futur est très incompatible avec notre époque et...

Salazar Serpentard, réprobateur. Se focaliser sur le futur ? Godric, auriez-vous encore été voir le futur dans des quelconques prophéties ? Cela est interdit, et vous le savez.

Godric Griffondor, honteux. En effet, mais je n'ai pas pu m'en empêcher. J'ai découvert que le Quidditch existait bel et bien dans le futur. Même qu'il était devenu le sport international des sorciers !

Salazar Serpentard. Je crois que vous êtes délirant, mon pauvre Godric.

Godric Griffondor. Je me porte parfaitement bien, Salazar. Merci de vous en inquiéter. Bref, je disais ! Le Quidditch est un sport IN-TER-NA-TI-O-NA-LE et...

Salazar Serpentard. Vous décortiquez très mal ce mot, je vous fais remarquer.

Helga Poufsouffle, exaspérée. Oh, Salazar, arrêtez de l'interrompre ! Contrairement à vous, j'aimerai beaucoup savoir de quoi il en découle. Continuez, Godric, je vous prie.

Godric Griffondor. Je vous remercie, Helga. Je disais donc, ce sport est devenu internationale et il existe même la Coupe du Monde de Quidditch !

Salazar Serpentard. Qu'est-ce qu'une vulgaire coupe vient faire dans cette histoire ?

Godric Griffondor. Je n'en sais rien, mais il semblerait qu'il s'agisse d'une grande cérémonie qui réunit des populations du monde entier. D'ailleurs, à ma grande surprise, il existe même un livre à ce sujet, intitulé « Le Quidditch à travers les âges ». Qu'en dites-vous ? Accrocheur, non ?

Salazar Serpentard. Ridicule, oui. Qui donc lira ce livre ? Vos prolétaires de Moldus analphabètes ?

Rowena Serdaigle. Je trouve que cela doit être fort intéressant. Ce livre contient sans doute des informations passionnantes. N'est-ce pas, mon cher Salazar ?

Salazar Serpentard, boudeur. Mmh...

Helga Poufsouffle. Je ne doute pas de son intérêt. Mais la lecture n'est pas l'une de mes passions... Outre ce Quidditch de l'avenir, en quoi cela concerne votre projet ? Allez-vous recopier à l'identique ce projet ?

Godric Griffondor, amusé. Oh non, loin de là ! Des siècles nous séparent ; les mentalités de notre époque ne sont pas à la hauteur pour comprendre l'intérêt de ce sport de cette manière.

Rowena Serdaigle. Alors que prévoyez-vous de faire ?

Godric Griffondor. Je vais m'inspirer de nos chers duels de chevaleries. Vous savez, ceux où l'on monte sur un cheval et, armé d'une lance ou d'une épée, nous partons à l'assaut de l'adversaire pour le détrousser et le faire tomber, et ainsi s'assurer la victoire. Sauf qu'à la place d'un cheval, le sorcier monterait un balai. Et qu'il userait de sortilèges, au lieu d'épées et de lances.

Salazar Serpentard. Vous reprenez encore les idées Moldus ?... Vous êtes décidément tombé bien bas, Godric.

Godric Griffondor. Je ferai comme si vous n'aviez rien dit, Salazar. Alors, mes demoiselles, qu'en dites-vous ?

Helga Poufsouffle. Je trouve que cela est une formidable idée, Godric ! Quand allez-vous la mettre en exécution ?

Godric Griffondor, flatté. Prochainement, je l'espère. Je tenterai d'abord de la mettre en application pour les élèves de la Maison Griffondor et, si cela est un succès et que vous l'approuvez, l'étendre à toutes les Maisons de Poudlard.

Salazar Serpentard. Jamais je n'autoriserai cela dans ma Maison, Godric. J'espère que vous en êtes conscient.

Godric Griffondor. Bien sûr. Mais, comme je l'ai déjà dit, votre avis m'importe peu. Et vous, ma cher Rowena ? Vous n'avez pas dit mot sur ce projet. Vous déplait-il tant que cela ?

Rowena Serdaigle. Oh non, loin de là, ne vous en faites pas. J'admets cependant avoir quelques doutes à ce sujet.

Godric Griffondor. Dites les moi, je suis tout ouïe à votre grande sagesse.

Rowena Serdaigle. Avez-vous pensé à ce qui arriverait si l'un des duellistes tombe ?

Godric Griffondor, pâle. Euh...

Salazar éclate de rire.

Salazar Serpentard, euphorique. Quelle brillante idée avez-vous eu, Godric ! Faites donc ! Comme cela, je serai facilement débarrasser de tous les nés-Moldus de cette école s'ils sont assez idiots pour essayer votre sport suicidaire !

Godric Griffondor, vexé. Oh, taisez-vous donc, Serpentard ! Comme si vous avez de meilleures idées que moi !

Salazar Serpentard, souriant. Je suis sûr que cela peut se faire. Que dites-vous d'un immense jeu où l'on jettera un serpent géant dans l'école, un de ces rares Basilic, pour attaquer les nés-Moldus ? Je trouve que cela est une idée fascinante.

Rowena Serdaigle. Salazar, merci de ne pas utiliser les activités de l'école comme un prétexte pour génocider tous les nés-Moldus de Poudlard.

Salazar Serpentard, intrigué. Génocider ? Qu'est-ce que cela veut dire ?

Rowena Serdaigle. Oh, il s'agit juste d'une expression utilisée plusieurs siècles plus tard, principalement pour décrire l'annihilation complète d'un peuple. J'ai d'ailleurs entendu parler de quelqu'un qui est sans doute l'un de vos descendants éloignés – ou alors un de vos grands admirateurs. Connaissez-vous Adolf Hitler ?

Salazar Serpentard. Euh... Devrais-je ?