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Scène 4 : Un futur très révélateur

Rowena Serdaigle, à Godric. Eh bien, mon cher, pour quelles raisons vous avez nous fait venir ? Nous sommes tous impatient de le savoir.

Salazar Serpentard. Vous en êtes certaine, chère Rowena ?

Helga Poufsouffle. Oh, Salazar ! Je vous prie, ce n'est pas le moment ! Laissez Godric parler, je suis impatiente de savoir de quoi il voulait tant nous parler. Cela ne peut qu'être intéressant ! Beaucoup plus que ces conseils ennuyeux.

Rowena Serdaigle, doucement. Mmh...

Helga Poufsouffle, comprend son erreur. Oh, ce n'est pas ce que je voulais dire, ma chère ! Toutes mes excuses si je me suis mal exprimer. Vous savez aussi bien que moi combien ces conseils sont primordiaux pour le bon maintien de Poudlard.

Salazar Serpentard, moqueur. Toutes mes félicitations pour votre délicatesse, Helga. Vous êtes vraiment très douée.

Helga Poufsouffle. On ne vous a rien demandé, Salazar ! C'est de votre faute si j'ai dit une pareille bêtise à Rowena !

Rowena Serdaigle. Pourriez-vous, je vous prie, arrêtez ces sottises ? J'aimerai écouter ce que ce cher Godric a pour nous.

Helga Poufsouffle, déglutit. Bien... Bien sûr !

Salazar Serpentard, tendu. Pas de problème.

Rowena Serdaigle, satisfaite. Allez-y, mon cher.

Godric se lève et regarde tour à tour les autres.

Godric Griffondor, sourit. Merci Rowena. Voyez-vous, mes amis, mes collègues, nous avons une chance inespéré de sauver le monde, de sauver l'avenir. Pour cela...

Salazar Serpentard, l'interrompt. Crachez le morceau, Godric. Vous êtes encore allé regarder les prophéties, c'est cela ?

Godric le laisse tomber sur son siège en soupirant, la mine boudeuse.

Godric Griffondor. Je savais que ça n'aurais servi à rien... Comment avez-vous su, Salazar ?

Salazar Serpentard, moqueur. Dès que vous avez dit le mot « avenir » j'ai compris, Godric. Après tout, nous savons tous votre morbide obsession pour le futur. Mais par Merlin, vous savez qu'il ne faut pas jouer avec l'avenir !

Godric Griffondor, râle. Oh, ça va ! Vous n'allez pas me faire la morale quand même, Salazar ? Vous vous croyez mieux que moi, avec votre sordide idée d'anéantir tous les Moldus ? Savez-vous qu'il existe un terme pour les gens comme vous, avec ce genre d'idées folles ? On les appelle des dictateurs, qui ordonnent des génocides !

Salazar Serpentard. Je vous prierai d'arrêter avec vos mots Moldus que personne ne comprend, Godric.

Rowena Serdaigle. En fait, un dictateur est un dirigeant qui impose un régime politique dans lequel une personne ou un groupe de personnes exercent tous les pouvoirs de façon absolue, sans qu'aucune loi ou institution ne les limite. La dictature est donc synonyme de régime autoritaire. Quant au sujet du génocide, nous en avons déjà parlé la dernière fois.

Salazar Serpentard. Oh, pour la pitié de Merlin, arrêtez de le défendre ! Votre sagesse et vos connaissances ont tendances à m'exaspérer ces derniers temps.

Rowena cligne des yeux, de même que Salazar. Helga et Godric restent muets.

Rowena Serdaigle, d'un calme effrayant. Pardonnez-moi, mon cher, mais qu'avez-vous dit ?

Salazar Serpentard, bégaye. J-je, je n'ai ab-absolument rien dit, n-ne vous en fait pas ! J'ai... J'ai parlé sous le coup de la colère. Acceptez me plus plates excuses, je vous en conjure.

Rowena Serdaigle, souriante. Je préfère cela.

Helga Poufsouffle, se lève. Quoi ? Il va s'en sortir sans problème ? Godric, avouez que cela est injuste, n'est-ce pas ?

Godric Griffondor. Euh...

Rowena Serdaigle. Voyons, mes chers, inutile d'en faire toute une histoire. Je suis persuadée que Salazar ne pensait pas à mal en disant cela. Ce n'était que... Le coup de la colère, n'est-ce pas ?

Elle fixe Salazar, qui déglutit.

Salazar Serpentard. En effet ma chère, vous savez que la colère d'un homme peut être effroyablement mauvaise, comme animée par la rage de nos démons intérieurs. Je n'y pensais mot.

Godric Griffondor, ricane. Nous devrions vous croire sur parole, c'est bien cela ? Après tout, il est de notoriété publique que le maitre de la Maison Serpentard est un homme juste et honnête.

Rowena Serdaigle. Pourriez-vous cesser ces manigances, mon cher Godric ? Inutile de déclencher une nouvelle guerre entre vos deux maisons.

Godric Griffondor, déglutit. O-oui, ma chère. Mes excuses pour mon comportement puéril.

Rowena Serdaigle, sourit. Je suis soulagée de voir tout le monde redevenu raisonnable. Bien, où en étions-nous au sujet de ces fameuses prophéties dont il vous était impossible de ne pas satisfaire votre curiosité, mon cher Godric ?

Godric Griffondor, se racle la gorge. Ah, oui ! Je disais donc, je suis allé voir le futur et...

Salazar Serpentard, insiste. Alors que c'est interdit.

Godric Griffondor, l'ignore. Et, voyez-vous, j'y ai vu quelqu'un de fort étrange.

Helga Poufsouffle, intriguée. Que voulez-vous dire par là ?

Godric se tait et observe ses compagnons. Puis il déclare avec le plus grand des sérieux.

Godric Griffondor. Il ne possède pas de nez.

Salazar Serpentard. ... Est-ce une blague, Godric ? Elle est de très mauvais goût.

Godric Griffondor. Je suis tout à fait sérieux, Salazar. Cet homme n'a pas de nez. D'ailleurs, ce n'est pas le seul détail perturbateur le concernant. Il a des yeux étranges également ; ceux-ci sont d'un rouge écarlate. Il avait également un teint pâle morbide.

Salazar Serpentard, narquois. C'est cela. Et après, je suis sûr que vous l'avez vu sucer le sang du cou d'une de ses victimes.

Godric Griffondor. Ce n'est pas un vampire ! C'est un sorcier.

Helga Poufsouffle. Cela est impossible, Godric ! Il n'existe pas de sorcier pareil !

Godric Griffondor. Pourtant, si. Je l'ai vu jeter un sort avec une baguette magique. Avada Kedavra, précisément.

Salazar Serpentard. Un sorcier noir ? Magnifique. Et en quoi cela est-il horrible, outre son apparence à effrayer les plus humbles jouvencelles ?

Godric Griffondor. Une étrange femme se trouvait à ses côtés.

Helga Poufsouffle. Etrange ? Pour quelles raisons ? Il lui manque des oreilles ? Elle n'a pas de sourcils ?

Godric Griffondor, irrité. Ha, ha, très drôle, ma chère. Non, elle possède tous les attributs faisant d'elle une femme. Mais j'avoue avoir été effrayé par son rire terrible. On aurait dit une sorcière folle qu'on jette sur le bûcher, comme cette chère Gwendoline la Fantasque.

Salazar Serpentard, frisonne. Oh, je vous prie, ne me parlez pas de cette démente. J'ai entendu dire que c'est la vingtième fois qu'elle se fait brûler volontairement. De quel droit osez-vous comparer ces deux femmes ? L'une est évidemment plus insensée que l'autre.

Godric Griffondor. Je le fait avec tous les bons droit de ce monde, Salazar, puisque cette femme, dont j'ai entendu le nom, une certaine Bellatrix, riait en torturant des nés-Moldus à coup d'Endoloris.

Salazar Serpentard, sourit. Elle torturait des nés-Moldus ? Mmh, je sens que nous pourrions bien nous entendre. Mais qu'est-ce que l'Endoloris ?

Godric Griffondor. Il s'agit d'un sortilège de magie noir utilisé pour torturer l'esprit d'un sorcier. Apparemment cela est terrible pour la victime.

Salazar Serpentard. Cela est très intéressant ! Endoloris dites-vous ? J'y réfléchirai...

Rowena Serdaigle. Salazar, mon cher, je vous prie de ne pas user de l'avenir pour votre croisade contre les nés-Moldus, merci. Laissez le futur là où il se trouve.

Salazar Serpentard, grognon. Oh, vous n'êtes pas drôle, Rowena. Pour une fois que je pouvais m'amuser !

Rowena Serdaigle. Pardonnez-moi, je ne dois pas avoir bien entendu. Qu'avez-vous dit ?

Salazar Serpentard, se corrige. Rien de particulier, n'y prêtez pas grande attention.

Godric Griffondor. Quoi qu'il en soit, je crains que le futur ne soit en péril.

Helga Poufsouffle. Pourquoi donc ? Il n'est pas nouveau de voir des sorciers pratiquant la magie noir, vous le savez.

Godric Griffondor. Il est vrai, mais ceux-ci sont assez particuliers.

Salazar Serpentard. Ah bon, et en quoi ?

Godric Griffondor. Ils sont à la tête d'un étrange bataillon nommé les Mangemorts, qui sont aussi des sorciers, tous portant une étrange gravure sur la peau, la Marque des Ténèbres.

Salazar Serpentard, ricane. Quelle originalité ! Et j'imagine que ce sorcier porte un nom excentrique comme Voleurdemort ? Ou le Lord des Ténèbres ?

Godric Griffondor. Cela est presque ça. Il se nomme Lord Voldemort.

Salazar Serpentard, énervé. Oh, qu'il aille au diable. J'y étais presque. Enfin, quoi qu'il en soit, qu'est-ce que vous voulez que nous en fassions, de votre voleur de mort ? Il a plus l'air d'un bouffon qu'autre chose. Ce n'est sans doute qu'un saltimbanque de grandes routes. Rien qui ne mérite notre attention, surtout si cela se passe dans un futur lointain.

Rowena Serdaigle. Salazar dit vrai, mon cher. Bien que cela m'inquiète de savoir qu'il peut exister une communauté de mages noirs, nous n'y pouvons pas grand-chose.

Godric Griffondor, soupir. En effet, je le sais. Mais je souhaitais simplement vous avertir de cela. Peut-être qu'inconsciemment nous pourrions empêcher la création d'une telle secte.

Salazar Serpentard. Oh, surtout pas ! Je donnerai cher pour pouvoir voir une telle association de mages noirs ! Même s'il est certain que je n'y adhèrerai pas.

Helga Poufsouffle, moqueuse. Ah bon ? Cela est fort étonnant, par votre penchant pour les arts sombres ! Pourquoi un tel refus ?

Salazar Serpentard, renifle. Je refuse d'être dans la secte de qui n'a pas de nez. Jamais. De plus, c'est quoi tous ces noms ridicules ? Aucune imagination. Cela est vraiment désolant.

Godric Griffondor. Vous avez quoi, Salazar ? Vous ne cesserez jamais de me surprendre, en bien comme en mal. Si, si, je vous assure.