Nina048 : C'est surtout Magnus qu'elle n'arrive pas à accepter :)
Manon : Disons que pour le moment, un bébé ça ne lui fait ni chaud ni froid :p Tu verras que pour me faire pardonner il est un peu plus long que d'habitude :)
PDV Magnus
Je me réveillais en gémissant. J'avais l'impression qu'un étau enserrait ma tête. Une vague de nausée m'envahit. Je me levais difficilement. Ma tête tournait, et ma vue se flouait. J'avais froid, pourtant mon corps était en sueur. Je sortis à l'extérieur, sur la terrasse, et me figeais. Le ciel avait pris une teinte violette inquiétante. En bas, les terrestres ne remarquaient rien, encore une chose que leurs yeux naïfs refusaient de voir. Mon téléphone portable sonna au loin. Je voulus le prendre, mais ma tête tournait de plus en plus. Je m'appuyais contre le mur, essayant de reprendre mes esprits, me concentrant. Je sentais mes pouvoirs prendre l'ascendant sur moi, mes sens étaient plus aiguisés, le moindre bruit résonnait dans ma tête douloureusement, ma vue devint plus nette, mais le moindre détail me donnait l'impression de me brûler les rétines. Je tombais à genoux. Il fallait que j'arrive à communiquer avec Catarina. Mon cœur s'accéléra : je ne captais plus sa magie. La sonnerie de mon téléphone résonnait toujours au loin… Il me sembla alors entendre une porte s'ouvrir et des voix. Je me pris la tête dans les mains, il fallait qu'ils se taisent ou ma tête allait exploser.
- Magnus, Magnus !
Je levais les yeux. Jace…
- Tu peux te lever ?
Je fis non de la tête.
- Catarina…
- Elle est avec Alec ! Il l'a ramené à l'infirmerie de l'Institut !
- Pourquoi ?
La peur, l'inquiétude pour mon amie, me donnait de l'énergie. Je me levais, soutenue par Jace.
- Elle s'est évanoui…
- On y va… Je ne peux pas créer de portail…
- Pas grave, c'est moi qui conduis ! Me fit-il, en agitant une clé de voiture devant moi.
On allait tous mourir….
Plus tard- Institut
A peine la porte de l'infirmerie franchit, Alec se jeta sur moi, Mais pour une fois, mes yeux ne se tournèrent pas vers lui. Je m'écartais et me penchais sur mon amie, allongée dans un des lits. Sa peau bleue était pâle. Je pris sa main dans la mienne : elle était glacée.
- Qu'est-ce qu'elle a ? Me demanda Alec. Qu'est-ce que vous avez ?
- Je n'en suis pas sûr… Murmurais-je faiblement. J'ai déjà vu une chose similaire se produire dans le passé… Il y a très longtemps… Mais je ne vois pas comment cela est possible…
- Magnus…
Je levais les yeux vers Catarina.
- Cat' ! Chut, ne parle pas, économise tes forces !
- Tu les sens toi aussi ? Tu sens leur présence ?
- Oui…
- Il faut… Il faut les trouver… Toi seul peut le faire… Tu es… le plus fort… d'entre nous…Arriva-t-elle à me chuchoter, avant de s'évanouir à nouveau.
Je me tournais vers Alec.
- Préviens le labyrinthe en Spirale, dis leur qu'ils empêchent les sorciers d'en sortir ! Et dis à Tessa de me rejoindre ici, je vais avoir besoin d'elle !
Il acquiesça sans poser de questions, et je l'en remerciais du fond du cœur. Mes oreilles bourdonnaient encore, et mon mal de tête allait de mal en pis. Je ne lâchais pas la main de Catarina. La magie en elle était faible, trop faible… Alec revint quelques minutes plus tard.
- Tessa arrive…
- Merci…
Il caressa ma joue.
- Tu es brûlant…
- Hum… Je vais avoir besoin de ta force Alec…
Il posa son front contre le mien.
- Prends ce qui est nécessaire mon amour…
Je ne remercierais jamais assez le ciel d'avoir mis ce garçon sur ma route…
- Je sais que tu vas vouloir des explications, mais…
Il me coupa d'un baiser.
- Chut, fais ce que tu as à faire, tu m'expliqueras plus tard…
Tessa entra alors dans la pièce. Elle aussi semblait faible. Cependant, ayant du sang de chasseuse d'ombres dans les veines, elle était moins touchée que nous tous.
- Magnus…
- Tessa… j'ai besoin de ton aide pour les localiser !
Je savais qu'elle comprenait de quoi je parlais. On avait tous, au moins une fois dans notre longue vie d'éternel, vécu ça.
- On va avoir besoin d'espace et de calme ! Me fit-elle.
- Le hall ! Je vais faire sortir tout le monde ! S'exclama Alec, en joignant le geste à la parole.
Je jetais un dernier regard inquiet vers Catarina, et, aidé par Tessa, je rejoignis le hall de l'Institut. Quelques minutes plus tard, qui me parurent une éternité, il était désert. Seuls Jace, Isabelle, Clary, Alec, Tessa et moi, étions resté. Un pentagramme était tracé au sol, et les ingrédients nécessaires à un sort de localisation étaient disposé tout autour. Je pris la main de Tessa, et tendis l'autre à Alec. Il la saisit sans aucune hésitation. Cette confiance qu'il avait en moi était presque effrayante, dangereuse. Je pouvais lui faire faire ce que je voulais… Je secouais la tête : ma partie démoniaque commençait à prendre le dessus…. Je fis reculer les autres, et fermais les yeux, de même que Tessa. Nous nous concentrions. Il fallait que nous les localisions au plus vite. Heureusement qu'Alec me donnait de sa force, sinon je pense que je me serais écroulé au sol. Dans ma tête, des images de paysages défilaient, passant de la verdure à la ville, à toute vitesse, avant de ralentir devant un immense manoir aux pierres blanches, des statues grecques en ruines, et d'innombrables piliers. J'aurais reconnu cet endroit entre mille, et je savais que Tessa aussi. Je lâchais violemment leurs mains, ouvrant les yeux. Tessa et Alec me regardaient, inquiets. Si ce dernier n'avait rien vu de cette vision, ce n'était pas le cas de mon amie.
- Chiswick… Murmura-t-elle.
- Les Lightwood ! Crachais-je avec dégoût.
Je tremblais de colère. Alec posa une main sur mon épaule, mais je me dégageais.
- Je vais les tuer ! Annonçais-je froidement à Tessa.
Je pouvais sentir son cœur s'accélérer dangereusement.
- Isabelle, Alec, sortez ! Leur ordonna Tessa.
Dans la brume qui engourdissait mon cerveau, je me demandais pourquoi elle leur ordonnait cela ? Pourquoi éloignait-elle Alec de moi ? Inconsciemment, je serrais sa main dans la mienne. Je le sentis resserrait son étreinte alors qu'il refusait de quitter la pièce. J'entendis Tessa soupirer, et j'essayais de me concentrer pour revenir à la réalité. La brume se dissipa, permettant à mes idées de se faire plus claires.
- Il faut qu'on y aille ! Tout de suite !
- Aller où ? Demanda Jace.
- A Londres…
Plus tard-Manoir Lightwood
Paniquée, Maryse, tenait toujours serrait contre elle le bébé sorcier. Ses pleurs avaient redoublé de volume, et sa peau avait pris une couleur bleu foncé, semblable à un saphir. Dans le dortoir, le reste des enfants hurlait, se tordant de douleur au sol, la tête entre les mains. La pièce était chargée d'électricité et des éclairs bleus fusaient dans tous les sens.
- Qu'est-ce qui se passe ? Hurla Maryse à Robert.
Celui-ci secoua la tête.
- Attention ! Hurla-t-il en la faisant se baisser alors qu'un éclair bleu les frôlait.
Il la fit sortir à l'extérieur de la maison, dans la cour.
- On a besoin d'aide ! S'exclama-t-il soudain.
- Non, tu crois ?! Répondit ironiquement Maryse.
Robert ne répondit pas et sortit son téléphone portable, avant de pousser un cri de frustration.
- Pas de réseau… Annonça-t-il.
Dans les bras de Maryse, le bébé s'agita et elle faillit le lâcher.
- Je ne comprends pas ce qu'il a ! Sa peau est brûlante ! S'inquiéta-t-elle.
- Son pouvoir est en train de le tuer ! Fit froidement une voix derrière eux.
Un éclair de colère passa dans les yeux de la chasseuse d'Ombres, alors que du soulagement se peignait sur le visage de son ex-mari. Une cape noire sur les épaules, le capuchon relevait sur sa tête, se tenait le grand sorcier de Brooklyn. Ses yeux de chat perçaient la nuit Londonienne. Derrière lui, portant une tenue identique à celle du sorcier, se tenait Tessa Gray.
- Donnez-moi le bébé ! Leur ordonna-t-elle.
Maryse resserra son étreinte autour de l'enfant.
- Pourquoi le ferais-je ?!
- Parce que sinon il mourra, et vous avec ! Leur fit Magnus.
- Maryse, donne leur le bébé, ne fais pas l'idiote ! La prévint Robert.
Elle lui lança un regard noir, mais consentit à tendre l'enfant à Tessa. Cette dernière le prit dans ses bras, et disparut avec.
- Où l'emmène-t-elle ? Demanda Maryse avec colère.
- Loin de vous ! Lui lança, toujours aussi froidement, Magnus. Maintenant emmenez-moi aux autres enfants !
Robert passa devant, et le sorcier le suivit. Plus il approchait, plus sa tête lui donnait l'impression d'être prête à exploser. Il étouffa un cri d'horreur lorsqu'il aperçut les dizaines d'enfants entassés dans cette pièce, se tordant de douleur au sol. Il chercha des yeux celui qui semblait être le plus puissant, et le trouva acculé contre un mur, les jambes repliées contre son torse, se balançant d'avant en arrière. Magnus se précipita sur lui et prit ses mains dans les siennes. Le jeune garçon ne devait pas avoir plus d'une dizaine d'années. Le sorcier pouvait lire la peur dans ses yeux. Il sentait son pouvoir s'insinuer dans ses veines à mesure qu'il l'absorbait. Au bout d'un moment, la tension dans la pièce se dissipa, les cris cessèrent, laissant place aux pleurs des plus jeunes. Magnus serra l'enfant dans ses bras, qui, terrorisé, tremblait comme une feuille.
- Chut, calme-toi, tout va bien, c'est fini…
- Qui… qui êtes… vous ?
- Je m'appelle Magnus Bane, je suis…
- Le grand sorcier de Brooklyn ! S'exclama alors l'enfant, la peur laissant place à l'admiration.
Malgré tout, le sorcier sourit.
- Oui, c'est exact…
Il se leva et tendit la main au jeune garçon.
- Viens avec moi, je vais t'emmener dans un lieu où tu seras en sécurité, parmi les tiens, et où nous t'apprendrons à contrôler tes pouvoirs !
Le garçon hésita, mais se résigna à suivre son mentor. Tessa revint alors, et ils emmenèrent un par un les enfants, au Labyrinthe en Spirale. Une fois cela fait, Alec et les autres les rejoignirent au manoir. Au vu de la tête que faisaient les enfants Lightwood, aucun d'entre eux n'était au courant de son existence.
PDV Alec
Dans le jardin derrière le manoir, je fixais la fontaine en ruine qui s'y trouvait, me demandant ce qui avait bien pu se passer ici. Pourquoi ne découvrais-je ce manoir que maintenant ? Et quelle histoire se cachait derrière tout ça ? Quelles horreurs avaient donc encore commis ma famille ? Une agitation derrière moi mit fin à mes interrogations. Certains membres du Labyrinthe en Spirale étaient arrivé, et ils ne semblaient pas de très bonne humeur. Mais ce n'était rien comparé à Magnus : dire qu'il était furieux était encore un mot bien trop faible….
Flash Back
Lorsqu'on arrivait au manoir, Isabelle, Jace et Clary, et moi, avions du mal à en croire nos yeux. Bien qu'à l'abandon, il était encore clairement visible, qu'autrefois, cet endroit devait être majestueux, représentation parfaite de la fortune de ma famille. Sur les marches du perron, mon père était assis. Lorsqu'il nous vit, il se redressa nerveusement. Je lui adressais un bref signe de tête et lui demandais où était Magnus.
- A l'intérieur… Avec ta mè…
Je ne lui laissais pas le temps de finir sa phrase. La vie m'avait appris que laisser Magnus avec ma mère dans la même pièce, était une très, très mauvaise idée. Et la suite me le confirma. Pour les trouver, je n'avais qu'à suivre les cris. Je les trouvais dans ce qui devait être un dortoir, si on en croyait les lits, repoussés à présent contre les murs, qui s'y trouvaient. Mon amant et ma mère se faisaient face au centre de la pièce.
- Je n'ai jamais vu de personnes aussi idiotes que toi et ton mari ! Non mais vous pensiez faire quoi, hein ?! Remarque ça ne me surprend même pas ! Tu es si imbu de ta personne, qu'admettre que quelque chose te dépasse, est impossible pour toi !
- Ça te va bien de dire ça ! Toi, qu'as-tu fais à part débarquer ici en jouant au chevalier servant ?!
- Je leur ai sauvé la vie, MOI ! Parce MOI, je suis un SORCIER !
- Ce qui veut dire ? Hurla ma mère.
- Ce qui veut dire que je suis mieux placé que toi pour m'occuper de ces enfants ! Et quand on n'est pas trop stupide et qu'on a un minimum de jugeote, on ne réunit pas autant de jeunes sorciers dans la même pièce ! Vous avez failli tous nous tuer, espèce de folle !
- Oh bien sûr, toi tu fais mieux que tout le monde ! Toi tu ne commets aucune erreur ! Tu es parfait !
- Exactement ! Et la preuve en est que si, à l'époque du Cercle, l'Enclave m'avait écouté, on en serait pas là aujourd'hui !
- Parce que je serais morte, c'est ça ?!
- Exactement ! Le monde se serait beaucoup mieux porté sans toi !
- Pas de chance pour toi, parce que je suis bel et bien vivante !
- Oh, mais je peux remédier facilement à ce problème !
Je vis les yeux de mon amant se transformer et il s'avança dangereusement vers ma mère, une lueur assassine dans le regard. Je me précipitais entre eux deux et posais une main contre le torse de Magnus. Il baissa les yeux vers elle, avant de me lancer un regard noir, qui signifiait clairement que je ferais mieux de m'écarter. Ma mère, qui n'avait pas reculé d'un centimètre, éclata de rire.
- Alors sorcier, on ne bouge plus ? On obéit à un pauvre chasseur d'ombres ? Un Lightwood ? Ta réputation a dû en prendre un coup non ?!
Alors que j'avais tournais le regard vers elle, surpris par son hilarité, je me retournais brusquement vers Magnus. Je vis dans ses yeux, que, cette fois, je n'arriverais pas à l'arrêter gentiment.
- Je vais la tuer ! S'exclama-t-il.
Il m'écarta violemment sans que je ne puisse faire quoi que ce soit. Tout se passa alors très vite : Magnus se jeta sur ma mère, puis fut projeté à l'opposé, où il s'écrasa contre un mur, alors que mon père ceinturait son ancienne femme pour l'empêcher de se jeter sur mon amant. Je tournais le regard vers l'entrée et aperçus Charles, le dirigeant du Labyrinthe en Spirale, une main levée et tournait vers Magnus. Visiblement, s'était lui qui l'avait projeté à l'opposé de Maryse. Cette dernière se faisait littéralement tirer hors de la pièce par mon père, hurlant toujours des insultes contre Magnus. Celui-ci se releva et fusilla du regard Charles, qui, étonnamment, baissa la main, une lueur d'inquiétude dans le regard, que je ne comprenais pas très bien. Avait-il peur de Magnus ?
- Ne… refais… jamais...ça ! Lui fit Magnus, en prenant bien soin de détacher chaque syllabe.
Je fronçais les sourcils lorsque je vis Charles lui demander pardon, la peur transperçant sa voix. Si on ne savait pas que c'était le contraire, on aurait pu penser, en cet instant, que c'était Magnus le dirigeant du Labyrinthe, et non Charles. Mais peut-être était-ce le cas finalement… Je dois dire que je commençais à avoir certains doutes…
Présent
J'entendis des bruits de pas derrière moi et le bruit familier de bottes marchant sur le gravier. Je tournais la tête et fis un petit sourire timide à Tessa, qui tenait un bébé dans ses bras.
- Il dort.. Chuchota-t-elle.
Effectivement, le petit bout dormait à poings fermés. Avec sa peau bleue, il aurait parfaitement pu passer pour le fils de Catarina.
- Quel âge il a tu crois ? Lui demandais-je.
- 3-4 semaines, pas plus…
- Où vont aller tous ses enfants ?
- Au Labyrinthe en Spirale ! Sauf lui… C'est trop dangereux pour lui là-bas…
- Il va aller où alors ?
Elle haussa les épaules.
- On va lui trouver une famille d'accueil, mais en attendant...
- Je pourrais le garder…La coupais-je.
Je ne savais pas pourquoi j'avais dit ça, ces mots me surprenant moi-même. Tessa me fit un sourire attendrit.
- Ton intention est très louable, Alec, mais tu as un mari qui n'est certainement pas prêt à s'occuper d'un bébé ! Je peux t'assurer que ce n'est pas dans ses projets …
- Il adore les enfants !
- Du moment que ce ne sont pas les siens, oui…
- Hum…
- De toute façon, ton père s'est déjà proposé…
- Mon père ? M'exclamais-je, étonné.
J'avais beau fouiller dans mes souvenirs, je ne me souvenais pas l'avoir vu s'occuper de ma sœur, de mon frère, ou même de moi, lorsque nous étions enfants. C'était toujours ma mère qui faisait tout, ou le personnel de l'Institut. Et quand on voit tout ce que ma famille et moi avons subi à cause de lui, je n'étais pas certain que cela soit une très bonne idée de lui confier l'enfant.
- Tu crois vraiment qu'après le fiasco de sa « mission de sauvetage », il soit très sain de lui confier un bébé ?
- Il s'est très bien occupé des enfants, ils n'ont manqué de rien. Certes, la perte de contrôle de leur pouvoir l'a dépassé, mais il n'y a aucun risque que cela se produise avec le bébé, il est trop jeune ! Puis ce n'est que pour un temps… Le temps qu'on lui trouve une famille pour l'accueillir…
Nous restâmes silencieux pendant un moment. Je n'arrivais pas à détacher mon regard du bébé. Je lui caressais la joue.
- Tu veux le prendre ? Me demanda Tessa.
J'acceptais d'un simple signe de la tête. Je mis une main derrière sa tête, et le retirais des bras de Tessa, avant de le serrer contre moi, remontant un peu la couverture qui l'enveloppait.
- Tu te débrouilles bien, dis-moi ! Me fit Tessa avec un grand sourire.
- J'ai l'habitude… Je m'occupais souvent de Max… Avant…
- Désolé, je ne voulais pas…
- Non, ça ne fait rien ! Ça me fait du bien d'en parler…
Elle posa sa main sur ma joue.
- Un vrai joli petit couple…S'exclama la voix de mon amant.
Il se tenait appuyé contre arbre, les bras croisés. Par bonheur, il semblait plus amusé qu'en colère. Il s'était enfin calmé… Enfin j'espère… Tessa leva les yeux au ciel et me reprit le bébé des bras.
- Tu peux récupérer ton mari, Magnus ! Lui fit-elle, avant de rajouter avec un clin d'œil : merci de me l'avoir prêté !
- Avec plaisir ! Puis tu m'as prêté le tien dans le passé, je te devais bien ça !
Tessa pouffa et partit. Il s'avança et me prit dans ses bras. Je m'écartais pour pouvoir l'embrasser. Je finis par m'asseoir sur le bord de la fontaine. Il me rejoignit et prit ma main dans la sienne.
- Alexander… Merci…
- Merci de quoi ?
- Merci d'avoir veillé sur Catarina, merci d'être resté à l'écart quand je te l'ai demandé, sans poser de questions…
- Je te soutiendrais toujours, tu le sais…
- Je sais, et tu me l'as prouvé encore une fois aujourd'hui… Maintenant je te dois des explications, mais avant j'aimerais m'excuser pour la dispute que j'ai eue avec ta mère…
- Elle t'a provoqué, elle méritait parfaitement ce que tu lui as dit !
- Oui, mais j'aurais préféré que tu n'assistes pas à ça !
- C'est pas grave…
Il posa une main sur ma nuque.
- Mon ange ? Ça va ?
- Oui…
- Ça n'a pas l'air… Tu peux me faire part de toutes les questions que tu te poses tu sais…
- Explique-moi plutôt ce qui s'est passé…
- Comme tu veux… Heu… Je ne sais pas trop comment te l'expliquer… Bon, tu te souviens de ce que je t'ai dit sur les enfants sorciers ? Ils ne contrôlent pas leurs pouvoirs, et ils perdent facilement le contrôle. La moindre chose peut déclencher leur pouvoir….C'est pourquoi il est dangereux d'en réunir autant dans une même pièce. Ils sentent le pouvoir de leurs pairs, et le plus puissant d'entre eux absorbe celui des autres, et il finit par perdre le contrôle, ce qui entraîne une réaction en chaîne. Tu as vu ce que j'étais capable de faire lorsque je le perdais… Et ces enfants, aussi jeunes, tous ensemble…
- Mais pourquoi Catarina,Tessa… toi… étiez aussi mal ?
- Parce qu'une aussi grande quantité d'énergie nous atteint forcément ! On les sent, on n'est tous plus ou moins lié l'un à l'autre ! Tu te rappelles quand j'ai dit à Clary que Dot était morte, que je ne sentais plus sa magie ?
- Oui…
- On n'est pas fait pour vivre ensemble, on est des solitaires…
- Pourtant au Labyrinthe…
- On n'y reste pas pour la plupart d'entre nous… C'est un peu comme un lieu de ralliement en cas de problème.
- Qui en est le chef ? Charles ?
- Il gère le Conseil des Sorciers, oui….
- Pourquoi semble-t-il alors se référer autant à toi ?
- Parce que je suis plus fort que lui… Le poste devait me revenir, mais j'ai refusé, j'avais envie d'autre chose…
- C'est pour ça qu'aux réunions de l'Enclave, c'est toi qui les représentent…
- Oui, entre autres…
- Ok… Et donc, pour en revenir aux enfants, qu'est-ce qu'il s'est passé avec eux ?
- Eh bien, on a tous un domaine dans lequel on excelle le plus. Par exemple, Catarina est plus douée que moi pour tout ce qui est guérison, et moi plus doué qu'elle dans la manipulation d'esprit et tout ce qui va avec ! Et le jeune garçon qui a déclenché toute cette effusion de pouvoir aujourd'hui, il semble avoir une prédilection pour l'empathie, ce qui se traduit souvent par une absorption du pouvoir des autres sorciers.
- Wow, tout ça c'est…
- Compliquée ?
- Oui, un peu ! Fis-je en riant.
Il m'écarta la mèche qui me tombait devant les yeux.
- Ne t'en fais pas, tout est sous contrôle maintenant…
- Vraiment ? Tessa m'a dit que vous comptiez confier le bébé à mon père ? Il ne sait déjà pas s'occuper de lui !
- Alec, tes parents ont été...imprudents… stupides… mais ça partait d'une bonne intention… Puis je doute qu'Azael lui ait laissé le choix…
- Pourquoi lui a-t-il demandé ça d'après toi ? Réellement, je veux dire…
- Va savoir… La quantité d'énergie libérée a bien dû lui servir à quelque chose… D'ailleurs, puisqu'on parle de ça, qu'est devenu Asmodée ?
- Il n'est plus un danger…
- Oui, et ? Tu peux développer s'il te plaît !
Non, je n'avais pas envie, parce que je savais que tu n'allais pas aimer, que tu allais te faire des idées… Je préférais nettement quand tu faisais comme si de rien n'était. Seulement, si je me taisais, tu finirais quand même par savoir d'une manière ou d'une autre, alors autant que ce soit moi qui t'en parle….
- Tu vois la cage dans laquelle a été enfermé Lucifer ?
- Oui…
Je n'aimais pas ce « oui », ni ce regard que tu me lançais.
- Disons que l'élève a retrouvé son maître… Mais tout est sous contrôle, je t'assure !
- Pourquoi vous ne l'avez pas tué ?
- Pour l'équilibre… Tu as dit qu'il devait y avoir un équilibre pour éviter que quelqu'un d'autre ne prenne ça place ! Et regarde, tout va bien, on n'a eu aucune attaque de démons depuis des semaines ! Tout va bien !
Tu fermas les yeux. Tu mourrais d'envie de me dire que j'étais bien naïf, je le sais, mais tu te contentas de secouer la tête, et de me murmurer un simple « d'accord », puis tu rouvris les yeux.
- Qu'est-ce qui s'est passé avec Simon ?
- Je sais pas trop…Me regarde pas comme ça, je n'étais pas là ! Je te signale que j'étais occupé à te ramener sur terre parce que tu délirais complet ! Me défendis-je, devant son air dubitatif.
- Ton parabatai t'a sûrement raconté…
Houla, comment te dire, entre Jace et moi, en ce moment…
- Écoute, tout ce que je sais, c'est qu'Asmodée préférait plutôt mourir que de donner à Simon ce qu'il voulait, du coup ils ont négocié et on a perdu ! Point !
Il fronça les sourcils.
- C'est quoi le problème avec Jace ?
- Il n'y a aucun problème !
Je me levais. Je voulais changer de sujet, et vite de préférence.
- Bon, on fait quoi, on reste ici, on rentre ? Lui demandais-je.
- Alexander… Soupira-t-il.
- Ah non, hein ! Je sais ce que tu vas dire, alors permets-moi de te faire remarquer que peut-être j'envisagerais la possibilité de te parler de ce qui se passe entre Jace et moi, quand toi tu te décideras à me dire la vraie raison pour laquelle tu refuses de parler à ton père !
- Et allez, ça recommence… Ça devient une obsession! Tu crois toujours que je te cache des choses, alors que je te dis tout !
- Ok ! Alors si tu me dis tout, explique-moi pourquoi tu n'as jamais eu d'enfant avec Etta ?
Il éclata de rire.
- Tu… tu es sérieux ?
- Je ne vois pas en quoi c'est drôle !
- Oh tu as raison, ça ne l'est pas ! Franchement, voir à quel point les connaissances sur nous, créatures obscures, que vous donne votre Enclave, sont pathétiques, me donne plutôt envie de pleurer !
- Quel rapport ?
- J'arrive pas à croire que je vais devoir t'expliquer ça en plein milieu du jardin du manoir en ruine de ta famille… Tu ne voudrais pas qu'on aille ailleurs?
- Non ! On est très bien ici, n'essaye pas de te défiler !
- Je n'essaye pas de me défiler, je trouve juste que l'endroit est mal choisi pour parler biologie !
- Magnus… Soupirais-je.
- Je n'ai pas fait d'enfant avec Etta, ou qui ce soit d'autre d'ailleurs, parce que cela m'est impossible, Alec !
- Que… Comment ça impossible ?
- Tu veux vraiment que je te fasse un dessin ?
- Quoi ? Non ! C'est juste que tu.. que.. enfin.. vous…
Il sourit et je lui lançais un regard noir. Vous croyiez vraiment qu'il aurait eu l'idée de me sortir de là ? Non, il me laisse gentiment me dépatouiller dans mon merdier. De plus, il avait encore une fois gagné…
- Je quoi, Alec ?
- Oh allez, tu sais très bien !
Il prit un air innocent.
- Non, franchement, je ne vois pas…
- On fait l'amour, non ?!
Son sourire s'agrandit, alors que mes joues prenaient une couleur rouge détestable.
- Tu peux me répondre au lieu de te foutre de moi?!
- Alec, l'enfant ne survivrait pas, pour te faire un résumé ! Ce n'est pas possible !
- Oh… désolé… Fis-je, penaud.
- Désolé de quoi ? Je n'ai jamais voulu avoir d'enfant, sinon j'aurais adopté depuis longtemps, tu ne penses pas ?
Je scrutais son visage. Sans que je ne sache vraiment expliquer pourquoi, cette confession me blessa. Il dut sûrement le remarquer, car il se leva et s'approcha de moi. Inconsciemment, je fis un pas en arrière.
- Pourquoi ? Pourquoi tu ne veux pas d'enfant ?
- Parce que je ne veux pas, il n'y a aucune raison particulière !
- C'est ça, continue à mentir, ça nous a si bien réussi jusqu'à présent ! M'exclamais-je avec colère, avant de tourner les talons.
Sur le chemin jusqu'au manoir, je croisais Jace. Je comptais passer à côté de lui sans rien dire, mais il me prit le bras pour me stopper.
- Quoi ?! Lui lançais-je, assez agressivement.
- Ça va ?
- Ouais ! Je dois y aller, j'ai un cours dans quelques heures, faut que je m'y prépare !
- Alec, arrête avec ça ! Laisse Clary ou Izzy y aller !
- Ta copine et ma sœur chialent à chaque fois qu'elle le voit, ça ne va pas nous avancer à grand-chose !
PDV Jace
Je regardais mon parabataï s'éloigner…Depuis quand était-ce aussi froid entre lui et moi ? Je rejoignis Magnus et lui tendit une bouteille de whisky, que j'avais trouvée dans un coin d'une armoire, abandonnée dans un bureau. Il en but une gorgée.
- Il est absolument immonde ! Me fit-il.
- Je sais ! Rétorquais-je en lui arrachant la bouteille des mains. Mais il n'y a que ça ! Je l'aurais bien bu avec mon frère, mais je crois qu'il m'évite !
- Ton frère a un caractère de cochon !
- Il tient ça de Maryse !
- Je te confirme !
- Ce qui veut dire qu'il n'est pas exclu que tu puisses tomber amoureux d'elle ! Lui lançais-je avec un clin d'œil.
- Plutôt crever !
- On a bien cru que tu allais la tuer tout à l'heure ! On vous entendait hurler de dehors !
- Ouais… Je regrette juste qu'Alec ait assisté à ça ! Même s'il ne le dit pas, je suis certain que ça soudaine mauvaise humeur y est liée !
- Hum… Tu n'es pas arrivé à lui faire changer d'avis pour Simon ?
- Non, à vrai dire je comptais sur toi…
- Tu as misé sur le mauvais cheval alors ! Alec ne m'écoute plus depuis bien longtemps…
Il se tourna vers moi, et fronça les sourcils.
- Qu'est-ce qui se passe ?
- Je sais pas… Depuis qu'on est rentré d'Edom c'est tendu, et je n'arrive pas à comprendre pourquoi !
- Je vais te le dire moi, pourquoi ! Il passe son temps avec lui ! Il lui monte la tête !
Je restais silencieux. Il est vrai que si on analysait la situation, son hypothèse se tenait, mais…
- Je sais pas, peut-être, mais on ne peut pas dire que tu sois très objectif sur le sujet !
- Je vous dis qu'il n'est pas honnête ! Ses dires ne tiennent pas !
- Qu'est-ce qui te fait être aussi sûr de toi ?
- Rien, laisse tomber…
- Non, je ne laisse pas tomber ! Alec passe son temps avec lui, alors si tu sais des choses…
- Je n'ai pas confiance, c'est tout…
- Je vais le surveiller !
Magnus se tourna vers moi.
- C'est vrai ? Tu ferais ça pour moi ?
- Oui ! Ton jugement a toujours été bon jusqu'ici, alors je vais continuer à faire confiance à ton instinct ! Puis Alec a assez souffert comme ça, alors je préfère m'assurer que ce type ne nous la mette pas à l'envers !
- Merci !
- Tu peux me le répéter un petit coup ? Parce que j'ai quelque chose à te donner qui risque de ne pas te mettre en joie !
Devant son regard interrogateur, je sortis une enveloppe de la poche intérieure de ma veste en cuir, et lui tendis. Quand il vit le saut de l'Enclave, il grimaça.
- Moi qui pensais qu'ils m'avaient oublié… Me fit-il en ouvrant l'enveloppe et en dépliant la lettre qu'elle contenait.
- On a reçu ça ce matin à l'Institut… Apparemment, les protections de ton appartement ne leur permettent pas de t'envoyer du courrier ! Ricanais-je.
- Et visiblement, ils ont toujours un plan B…
- Tu commences quand ?
- Dans deux semaines…
- Ils ont reculé ta sentence !
- C'est trop gentil à eux !
- Tu as des idées sur ce que tu vas apprendre à la progéniture de l'Enclave, Professeur Bane ? Me moquais-je.
- Oui, je vais leur apprendre à s'entre-tuer, histoire d'être débarrassé d'eux une fois pour toutes ! Rétorqua-t-il.
- Je ne suis pas sûr que ce soit très pédagogique !
- Ça va être un enfer ! Et ce n'était pas vraiment comme cela que j'envisageais ma vie d'éternel !
- Et comment tu l'envisageais ?
- Loin de tout ça, sur des plages paradisiaques avec ton frère !
- Ah oui, effectivement, tu es très loin de tout ça !
- Ouais… Et je n'ai toujours pas eu mon voyage de noces !
- Fais une croix dessus pour le moment, parce que sans vouloir rajouter de l'huile sur le feu, j'ai pas l'impression qu'Alec ait l'intention de partir ou que ce soit pour le moment !
Je vis un sourire ruser apparaître sur son visage.
- Dans deux jours on est parti ! Parole de Magnus Bane ! Me fit-il.
- Et comment comptes-tu réussir cet exploit ?
Son sourire s'agrandit.
- Alexander ne peut pas me résister, quand je veux quelque chose de lui, je l'obtiens. Certes, il me fait ramer, mais il finit toujours par craquer !
- Ça devrait m'énerver que tu dises ça de mon parabatai, mais comme je sais que c'est pour la bonne cause, je vais faire comme si je n'avais rien entendu !
- De toute façon, tu ne peux pas le lui dire, il ne te parle plus !
- Ça pourrait être un moyen de regagner ses grâces !
- Essaye, mais sache qu'il est très dangereux de se mesurer à moi, Chasseur d'ombres !
- Tu ne me fais pas peur, Sorcier ! Lui lançais-je, avec un sourire qu'il me rendit.
Il me prit la bouteille de whisky des mains, en but une gorgée, se leva, me fit une révérence moqueuse, et disparut.
PDV Simon- Brooklyn
Mon cœur tambourinait de plus en fort dans ma poitrine, alors que je traversais une rue adjacente à celle où je vivais avec ma mère. J'avais quitté la fac une heure auparavant, et depuis, j'avais l'impression que quelqu'un me suivait. Ça avait commencé sur le campus avec cette fille, (plutôt sexy, je dois l'avouer), qui n'avait pas arrêté de me fixer jusqu'à que j'entre à l'intérieur de la fac. Ensuite, dans le métro, un homme, dont les cheveux avaient des reflets bleutés, et un tatouage en forme de feuille sur la joue, s'était assis en face de moi et ne m'avait pas lâché du regard, ses yeux vert émeraude me fixant froidement pendant tout le trajet. J'avais été soulagé lorsque les portes s'étaient ouvertent à ma station. Je me retournais pour voir si l'homme me suivait, mais il avait disparu. J'avais alors couru sur près de deux kilomètres, sans oser me retourner. J'étais en sueur, et j'avais toujours cette sensation désagréable que quelqu'un épiais mes moindres faits et gestes. J'étais à deux pâtés de maisons de la mienne, lorsque j'entendis un énorme fracas derrière moi. Des oiseaux s'envolèrent des arbres sur lesquels ils étaient perchés, sûrement furieux qu'on les ait dérangés. Quelqu'un m'attrapa alors par mon tee-shirt, et me poussa en arrière.
- Cours ! Me fit l'inconnu, qui ne semblait pas plus âgé que moi.
Il avait des cheveux noirs et bouclés, et une peau couleur miel. Son visage me disait étrangement quelque chose. Voyant qu'au lieu d'obéir à l'ordre qu'il m'avait donné, je restais là sans bouger, il répéta son injonction.
- Tu es sourd ou quoi ? Rentre chez toi et enferme-toi !
J'ouvris la bouche pour répondre, mais poussais un cri de terreur, avant de prendre la poudre d'escampette. La porte de chez moi était verrouillée, et comme mes mains tremblaient, j'eus tout le mal du monde à la déverrouiller. Une fois que ce fut fait, je pénétrais dans le hall et refermais la porte, pousser tous les verrous, avant de me laisser glisser contre elle. Non mais c'était quoi ça ? Ce type ? Ses yeux injectés de sang, ses crocs qui étaient sorti de ses gencives ? Il s'était littéralement transformé en monstre, et tout ça en un seul battement de cils ! Moi qui n'avais jamais cru en Dracula, et en tous les comptes et histoires, qui en avaient résultés, je commençais à me demander si je n'avais pas vu son petit frère ! Je fermais les yeux, et essayais de calmer ma respiration et les battements de mon cœur. J'avais rêvé, j'avais juste fait un mauvais trip, mon imagination m'avait joué des tours. Oui, ça devait être ça… Un minimum rassuré, je me levais et partis me servir un verre de lait dans la cuisine. Le doux breuvage descendit dans ma gorge, et je fermais les yeux. Lorsque je les rouvris, je sentis une main se poser sur ma bouche pour m'empêcher de hurler, et je lâchais mon verre, qui alla se fracasser au sol…
A suivre
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