Nina048 : Un OS je sais pas, peut-être, mais il y aura un passage dans celle-ci.
Manon : Comme Magnus le dit si bien « Pour Alec c'est toujours oui ». Il ne faut donc pas s'inquiéter :p
Phanie miki : Merci :D
PDV Alec
Assis dans le fauteuil du salon de notre appartement, j'attendais que Magnus rentre, un verre de whisky dans la main. Il était rare que je boive, je détestais perdre le contrôle. Pourtant, à ce moment-là, cela aurait été une délivrance. Je posais les yeux sur le dossier posé devant moi : je savais qu'une crise s'annonçait. J'étais en colère, vexé même. Il m'avait regardé droit dans les yeux en me jurant qu'il m'avait tout dit, et j'apprenais encore qu'il m'avait menti, qu'il me cachait encore des choses… J'entendis le cliquetis de la porte d'entrée, puis des pas dans le hall. Quelques instants plus tard, des lèvres douces se posaient sur mon cou. Ma main se resserra un peu plus sur le verre qu'elle tenait, essayant de résister à l'envie de le lui lancer en pleine tête. Il s'assit sur la table basse, les sourcils froncés.
- Tu fais la gueule ? Me demanda-t-il.
- Je devrais ?
- Honnêtement ? J'espère que ce n'est pas le cas, parce que je ne suis pas d'humeur à supporter tes crises !
Je le toisais froidement. Il faisait bien de parler de crise, parce qu'il allait avoir droit à une belle. Je pris le dossier sur la table, auquel il n'avait même pas jeté un coup d'œil, et le lui tendis. Il haussa un peu plus les sourcils, et le prit. Cependant, il ne l'ouvrit pas.
- Alexander, est-ce qu'au lieu de me donner un tas de papiers, sans m'adresser un mot, tu pourrais utiliser ta bouche si sexy pour m'expliquer ce qui se passe ?
Agacé, je secouais la tête, me mordant la lèvre inférieure pour me retenir de lui balancer des noms d'oiseaux qui n'auraient fait qu'envenimer la situation. Comme d'habitude, il ironisait, espérant ainsi détourner l'attention. Mais cette fois, ça n'allait pas se passer comme ça.
- Tu savais que les Frères Silencieux d'Espagne ont un dossier sur toi qui date de l'époque où ils t'ont recueilli ? Lui demandais-je froidement.
Je vis son corps tout entier se raidir. Il était mal à l'aise, et je le sentais.
- Non, je ne le savais pas…
- Oh je me doute oui… Sinon je ne l'aurais certainement pas en ma possession en ce moment ! Tu l'aurais effacé, comme tu as fait pour le reste ! Tu sais, je me suis longtemps demandé pourquoi tu t'étais acharné à ce point-là a effacer tout ce qui concernait ton enfance… Maintenant, je comprends pourquoi…
Il se pencha vers moi et planta ses yeux dans les miens. Yeux qui reflétaient la colère et la déception.
- Je t'ai déjà tout dit sur ma vie, sur mon enfance ! Je ne t'ai rien caché ! Et tu oses enquêter sur moi ?
- Je n'ai pas enquêté sur toi !
- Ah bon ? Ce n'est pourtant pas ce que tu as eu l'air de dire ! Quant à ça, rajouta-t-il, en me mettant le dossier que je lui avais donné, sous le nez , tu peux te le mettre où je pense, en parlant poliment !
Il me l'envoya ensuite en pleine tête et se leva. Il partit dans la chambre et je le suivis.
- Ça fait des jours que je ne te vois pas bien, que tu fais des cauchemars ! Puis excuse-moi, mais ta raison pour laquelle tu refuses de voir ton père, elle n'est pas crédible, personne n'y croit, et surtout pas moi ! Et tu me fais une crise parce que je cherche des réponses ?
- Ok, parfait ! Alors je t'écoute : qu'ai-je caché de si grave ?
- Oh je sais pas, peut-être que ta mère était enceinte quand elle est morte !
Il pâlit et s'assit sur le lit, ou plutôt, si laissa tomber. Ses yeux s'embuèrent de larmes et il me fixait comme s'il avait vu un fantôme. Je fus soudain pris d'un affreux doute…
- Qu...quoi ?
- Tu… tu ne le savais pas ? Bafouillais-je, en ne me sentant plus très bien tout à coup.
Il se précipita dans le salon et récupéra le dossier, avant de l'ouvrir. Il le laissa ensuite tomber au sol, le visage fermé. Il n'y avait plus aucun doute à avoir, il ne le savait pas, et je venais de le lui annoncer de la manière la plus indélicate qu'il soit. Je pris son visage en coupe.
- Mon amour, je suis désolé, je pensais que tu le savais, que…
- Va-t-en…
Je déglutis difficilement.
- Non, hors de question que je te laisse seul dans cet état-là…
Il leva vers moi ses yeux de chat. Ok, j'allais avoir des problèmes…
- Je ne te le répéterai pas une troisième fois… Va-t-en !
- Non…
Il me poussa alors violemment en arrière, me faisant lâcher mon verre, qui s'écrasa au sol en mille morceaux.
- Non mais c'est quoi ton problème ? ! Hurla-t-il. Qu'est-ce qui ne va pas chez toi pour que tu ne comprennes pas qu'il y a des choses que je ne préfère pas savoir ?! Pourquoi es-tu si obsédé que ça sur ma vie?! Je t'ai dit tout ce que je savais, même les choses les plus dures ! Tu es le seul qui connaisse ma vie d ! Qu'est-ce qui te faut de plus ? Tu trouves que je n'ai pas assez souffert comme ça ?! Tu avais vraiment besoin de me balancer ça comme si tu m'annonçais le temps qu'il fait ?!
- Je pensais que tu savais ! Me défendis-je, alors que je savais très bien que ça ne servirait à rien.
- Si tel avait été le cas, je te l'aurais dit… Si tu n'as pas confiance en moi, je ne peux rien pour toi…
- J'ai confiance, mais te voir mal et ne pas savoir quelle en est la raison…
- Je te l'ai dite la raison ! Tu as juste refusé de me croire !
Des larmes coulaient sur ses joues et il jetait tout ce qui lui tombait sous la main : vases, verres,… à travers la pièce.
- Arrête ! Lui ordonnais-je, en saisissant ses poignets de mes mains. Arrête ! Tu vas te calmer, respirer un bon coup, et on va parler calmement !
- Je n'ai pas envie de te parler ! Me cracha-t-il au visage, avant de se dégager et de disparaître.
- Putain, je déteste quand il fait ça ! Fis-je avec colère, en mettant un coup de pied dans une chaise, qui tomba au sol.
Je me laissais ensuite tomber dans le fauteuil, et me pris la tête dans les mains.
- Wow, il s'est passé quoi ici ?!
Je soupirais… Il ne manquait plus que ça… Je tournais la tête, faisant face à cette blonde superficielle qui commençait sérieusement à me taper sur le système. Elle m'avait harcelé d'appel depuis qu'elle savait que j'allais rejoindre la même fac qu'elle. Où avait-elle eu mon numéro ? Je crois que je préférais ne pas savoir.
- Qu'est-ce que tu fous là ?
- C'est ton coloc qui a mis l'appartement dans cet état-là ou c'est toi ? Me demanda-t-elle, en ignorant totalement ma question.
- C'est pas mon coloc ! Lui lançais-je, en me levant et en l'attrapant par le bras pour la foutre à la porte.
- Attends, je voudrais te donner quelque chose !
Elle fouilla dans son sac en perle rose, et ses ongles, excessivement manucurés, me tendirent un flyer. J'attrapais le bout de papier et la poussais vers l'extérieur.
- Je compte sur toi pour venir ! Me cria-t-elle de derrière la porte que je venais de refermer sur son nez.
Je m'adossais contre elle, fis une boule du papier que Camille m'avait donné, le jetais plus loin, avant de souffler un grand coup. La sonnette de la porte retentit. Énervé, je l'ouvris violemment.
- Putain, mais qu'est-ce que tu comprends pas dans…Jace ?!
- Quel accueil... Tu accueilles tous tes invités de cette manière ? Me fit-il, en entrant avant que je n'ai eu le temps de dire quoi que ce soit. Apparemment oui… Rajouta-t-il en voyant l'état de l'appartement. Chouette l'appart, c'est un nouveau style ?
- Si tu es venue parler déco, je te prierais de repasser, je ne suis vraiment pas d'humeur là !
Je me pris alors les pieds dans la chaise renversée, ce qui eut le don de m'énerver encore plus.
- Putain !
- Si tu rangeais, ça n'arriverait pas !
- Son bordel, son problème ! Hors de question que je passe des heures à ranger le désastre qu'il a foutu alors qu'il peut le faire en claquant des doigts !
- Et qu'as-tu fait pour le mettre dans cet état-là ?!
- Qui te dit que je suis la cause de tout ça ?! Lui fis-je froidement. C'est quand même marrant, tout le monde prend sa défense, je suis toujours le fautif !
- Oh tu veux bien redescendre d'un étage ? T'as tes règles ou quoi ?!
- Va te faire foutre !
- Ah non, ça c'est ton truc, pas le mien !
Je lui lançais un regard noir.
- Tu sais, il y vraiment des fois où j'ai envie de t'en coller une !
- Ben fait le, ça te rendra peut-être de meilleure humeur !
Je haussais les épaules et me laisser glisser le long du mur. Jace s'assit à côté de moi.
- Je te connais par cœur Alec… Pourtant, depuis Jonathan, j'ai l'impression que mon frère est un devenu un étranger…
- Je sais…
- J'ai l'impression que tu nous le reproche…
- Mais non, c'est pas ça ! Ça n'a rien à voir !
- Alors c'est quoi le souci ?
Je baissais les yeux et lui dit :
- Ça a fait un an aujourd'hui… Un an qu'il a été tué…
- Max… Murmura Jace.
Je me contentais de faire un signe de tête affirmatif.
- Oui… Mais tout le monde fait comme si de rien n'était… Encore…
- Non, Alec ! Je ne peux pas te laisser dire ça ! Moi aussi j'y pense ! Tous les jours !
- Ah ouais ? Alors pourquoi tu avais oublié, hein ? Izzy est tellement préoccupée par Simon que plus rien ne compte, Magnus s'occupait des sorciers, et toi… toi tu fais ce que tu fais si bien depuis que Clary est là… Rien !
Il posa une main sur ma nuque, me forçant ainsi à le regarder.
- Ce n'était pas de ta faute, Alec…
Je le fixais, étonné. Je m'attendais à ce qu'il hurle, qu'il casse tout lui aussi.
- Je sais pourquoi tu me dis tout ça ! Tu rejettes la colère que tu as envers toi, sur nous ! Je n'ai pas oublié Max … Si je ne me suis pas souvenue de la date exacte de ce jour, c'est que je préfère oublier que ce jour-là mon petit frère est devenu un ange !
Il pleurait, et moi aussi. Il me serra dans ses bras.
- Je suis encore là, moi… Et Isabelle aussi… Et toi… Je sais ce que tu te dis.. Tu penses qu'on aurait préféré que ce soit toi qui meures… Et bien tu es un parfait idiot ! Parce que toi ou lui, dans les deux cas notre cœur est détruit ! On a tous commis des erreurs, et donc si on suit ta logique, on est tous responsable ! Mais je préfère haïr Jonathan plutôt que moi-même ! Pas toi ?
- Je sais pas… Jonathan a eu une enfance difficile !
- Je t'interdis de dire ça ! Tous ceux qui ont eu une enfance, difficile, comme tu dis, ne finisse pas psychopathe ! Regarde Magnus !
J'eus un rire sans joie. Mauvais exemple…. Il n'y avait qu'à regarder l'état de l'appartement en ce moment même, représentation parfaite de ce qu'il ressentait lorsqu'on évoquait un tant soit peu son passé.
- Magnus n'est pas vraiment l'exemple idéal de la personne saine d'esprit…
Jace parut choqué par mes propos. Pourtant, c'était la simple et pure vérité.
- Quoi ?
- Tu te rends compte de ce que tu viens de dire ?
- Oh ça va, je n'ai pas non plus dit qu'il était comme Jonathan !
- Encore heureux ! J'ai déjà parlé de son passé avec Magnus, et désolé de te dire ça, mais ça n'a jamais fini en désastre !
Je me levais, furieux.
- Et ben vas-y, va le consoler ! Je ne te retiens pas !
Je partis m'enfermer dans ma chambre, prenant bien soin de claquer la porte au passage. J'entendis Jace me lançait quelque chose qui ressemblait à « Il n'est pas mon style », avant de s'en aller. Je me couchais sur le dos, un bras derrière ma tête. Cette journée m'avait épuisé…
Appartement de Catarina
La sorcière était en train de se reposer, lorsque son ami de longue date pénétra dans son appartement, sans frapper, et il se servit un verre de bourbon, avant même qu'elle n'ait eu le temps de réaliser. Elle le regarda en boire un, puis deux, puis trois, cul sec, avant de se décider à prendre la parole.
- C'est ma petite perte d'énergie de tout à l'heure qui te met dans cet état-là ? Lui demanda-t-elle, avec un petit sourire las.
Le sorcier s'appuya contre le comptoir de la cuisine. Voyant le verre dans sa main trembler, Catarina se leva et posa une main sur son bras. Son ami était pâle comme la mort.
- Magnus, qu'est-ce qui se passe ?
- Elle était enceinte… Chuchota-t-il, si bas, que la sorcière pensa avoir mal compris.
- De quoi ?
- Elle était enceinte ! Ma mère… Répéta Magnus.
Catarina le serra dans ses bras. Elle n'avait pas besoin de plus d'explication. Elle savait ce que son ami ressentait à ce moment-là : colère, tristesse, culpabilité… Le sorcier se laissa aller dans ses bras. Une fois calmé, elle le fit asseoir sur le canapé et lui prit la main.
- Comment as-tu su ça ?
- Alec…
- Alec ?
- Ouais… Répondit Magnus avec amertume. Il a tellement peu confiance en moi qu'il se sent obligé d'enquêter sur ma vie ! Puis après il me balance ce qu'il a trouvé, comme ça, comme si de rien n'était, en plein milieu d'une conversation !
Elle fronça les sourcils en le voyant se levait et s'agiter dans tous les sens.
- Ça va vous deux ?
- Non ! Non, ça ne va pas ! Comment veux-tu que ça aille ? Il n'a pas confiance en moi ! Et je n'ai plus confiance en lui…
- Ok, assis toi tu veux ?
Il lui obéit, mais il était dans un état de nervosité maximal.
- Respire, essaye de te calmer, je n'ai pas envie que tu fasses de cet appartement une réplique de la villa de Mira après ton passage !
- C'est ce monde qui faudrait faire cramer !
- Hum… Tu es sur le choc Magnus, ça va passer…
- Tu crois qu'elle le savait ? Ma mère…
- Je ne sais pas… peut-être… Il paraît que les femmes sentent ce genre de chose…
- Ce qui veut dire qu'elle s'est tuée par peur qu'il soit comme moi…
- Arrête ! Ne te mets pas de fausses idées en tête !
La sorcière secoua la tête.
- Je vais tuer Alec de t'avoir balancé ça !
- Ne lui dit pas où je suis !
- Il le sais très bien ! Il te connaît par cœur !
- Alors dis-lui que je ne veux pas le voir !
- Magnus… Soupira-t-elle. Le silence ne résout jamais rien !
- Il m'a trahi… Pour la énième fois… Je peux plus…
- Bon, allez, au lieu de dire des conneries, va te coucher, dors un peu ! Tu peux prendre ma chambre !
- Et toi ? Où vas-tu?
- Voir Tessa… Elle a besoin de moi pour soigner les enfants…
- Tu devrais te reposer !
- Je me reposerais quand je serais morte !
- Et ben, tu as le temps alors…
Catarina lui fit un sourire et posa une main sur la joue de son ami.
- Va te coucher… La nuit porte conseil il paraît…
PDV Alec
J'avais fini par m'endormir, lorsque la sonnerie de mon portable me tira du sommeil. Ouvrant péniblement les yeux, les événements des heures précédentes me revinrent douloureusement en mémoire, lorsque je constatais la place vide à côté de moi. Je regardais l'heure : quatre heures du matin. Je me frottais les yeux en soupirant. Mon portable se remit à sonner et je décrochais, sans prendre la peine de regarder l'identité de l'appelant.
- Allo ? Fis-je d'une voix endormie.
- Réunion d'urgence au Dumort ! Tout de suite ! Me fit la voix de Raphaël.
- Ça ne peut pas attendre ?!
- Non ! Il y a un problème avec Simon !
- J'arrive !
Je raccrochais, pris mes armes et ma stèle, et partis en quatrième vitesse en direction de Manhattan.
Hôtel Dumort
Lorsque je pénétrais à l'intérieur de l'hôtel, les autres étaient déjà là, assis, pour la plupart, dans des fauteuils de velours. Je me sentis soulagé en constatant que Magnus était présent, assis près de Raphaël. Mais ce fut de courte durée puisqu'il changea aussitôt de place en me voyant approcher, se plaçant le plus loin possible de moi. Je vis les gens autour de nous nous regarder étrangement.
- C'est quoi le problème avec Simon ? Demandais-je à Raphaël.
- La Cour des Lumières veut lui mettre la main dessus ! Méliorn l'a attendu à la sortie de sa fac et la suivie jusque chez lui. Si je n'étais pas arrivé à temps, il l'aurait probablement tué… Ou pire…
- Il est où là ? Demanda Clary.
- Chez lui ! La vue de ma forme vampirique l'a un peu effrayé, j'en ai bien peur ! Il va falloir passer à la vitesse supérieure ! S'il ne retrouve pas la mémoire rapidement, on va devoir le lui dire !
- On enfreindrait tous, les lois de l'Enclave ! Nous fit remarquer Catarina.
- Alors faites en sorte qu'il retrouve la mémoire cette semaine ! C'est plus difficile de le protéger si on doit en même temps veiller à ne pas montrer notre vraie nature ! Et au vu des derniers événements, autant vous dire que c'est mission impossible ! Heureusement que nous avons un pouvoir de persuasion plutôt efficace qui nous permet de lui faire croire qu'il a juste fait un mauvais cauchemar, mais ça ne va pas durer, et surtout, ça avantage dangereusement les fées !
- Je rejoins la fac de Simon demain, je ne le lâcherais pas ! Assurais-je à Raphaël.
- Les chevaliers fées sont dangereux, Alec… Me fit Magnus.
- Merci, je sais ! Je dirige une Institut de te rappelle !
J'avais dit ça sans le regarder. Qu'il s'inquiète pour moi me touchait, mais son attitude avec moi, quelques minutes auparavant, m'avait blessé…
- Dans ce cas, Monsieur le directeur d'Institut, je te prierais de surveiller ce qui te sert de parents, histoire d'être sûr qu'il ne raye pas cette terre du système solaire ! Me lança-t-il.
- C'est aussi de mes parents dont tu parles ! S'exclama ma sœur avec colère.
Je me tournais, surpris, vers elle. On ne peut pas vraiment dire que nos rapports aient été au beau fixe ces derniers temps. Même si on avait eu une discussion, notre relation était encore tendue, et qu'elle me défende me donnait espoir que les choses étaient en train de s'arranger. En revanche, ça énerva deux fois plus Magnus.
- Que c'est touchant de revoir la famille Lightwood réunie ! Je ne voudrais surtout pas gâcher ça ! Nous cracha-t-il froidement, avant de s'en aller, claquant la porte derrière lui.
Je me tournais vers Raphaël, lui assurais que je m'occupais de Simon, et courus rattraper mon amant. La neige avait recouvert le sol en très peu de temps, et je faillis glisser au moins une bonne dizaine de fois, avant de le rattraper. Je le plaquais contre la façade terne de l'hôtel, et bloquais ses bras au-dessus de sa tête. Ses yeux scintillaient de colère. Je lâchais alors brusquement ses mains, étouffant un gémissement de douleur sous la brûlure qu'il m'avait infligée.
- Pourquoi tu fais ça ?! Lui hurlais-je dessus. Je suis désolé, ok ? Je suis le mec le plus nul du monde, je le sais ! Mais… Je ne supportais plus de te voir souffrir et d'être impuissant face à ça ! Je pensais que c'était trop dur pour toi de te confier à moi, alors.. alors j'ai…
- Tu as enquêté sur moi ! Comme tu le fais lorsque tu chasses ! Me fit-il, les yeux brillant de larmes.
- Oui… Oui, je le reconnais…Et je comprends ta colère !
- Vraiment ? Pourtant quand je suis rentré chez nous, il me semblait que tu me reprochais de te cacher des choses !
- Oui, c'est vrai… Quand j'ai lu ce dossier, je.. je me suis sentis blessé parce que je me suis dit que tu n'avais toujours pas assez confiance pour me confier des choses aussi.. importantes…
- Je n'étais pas au courant ! Combien de fois faudra-t-il que je te le dise ? Puis te rends-tu au moins compte de ce que tu viens de m'envoyer en pleine tête ?!
- Je sais… Je… Je pensais que tu savais ! Me défendis-je.
- Renseigne-toi mieux alors, Chasseur d'ombres…
Il me tourna le dos et s'éloigna de moi, avant de s'arrêter pour me dire, sans un regard :
- Je vais au Labyrinthe en Spirale… J'ai besoin d'être seul…
- Besoin d'être loin de moi surtout, non ?
- Oui…
A suivre
Merci pour vos reviews
Bisous :)
