Kilibilie : Merci beaucoup :)

Hachiko 97412 : Dans une salle de cour oui mais pas là où tu crois :p

Phanie miki : Il va déjà devoir gérer son mari :)

Manon : Je pense que tu vas me pardonner cette fois si :)

Appartement – Brooklyn - PDV Alec

Lorsque je me réveillais, j'avais l'impression que tout mon corps était passé sous un camion. Je voulus bouger mon bras droit, mais une douleur fulgurante me transperça le bras. Je remarquais que quelqu'un me l'avait mis en écharpe. Je refermais les yeux, essayant de remettre en ordre mes souvenirs de la soirée de la veille . J'avais pris de la drogue en mon insu, et Méliorn avait enlevé Simon. Magnus était venu me chercher et après… après c'était le néant. Je n'ai aucune idée de la façon dont j'étais arrivé jusqu'ici. J'entendis des voix provenant du salon. Je me levais. Je portais toujours ma tenue de la veille. Arrivé dans le salon, j'y trouvais Jace et Magnus en pleine conversation.

- Heu… Salut… Leur fis-je timidement.

Ils tournèrent leur regard vers moi. Celui de Magnus était froid. Jace s'avança et me serra brièvement dans ses bras.

- Mec, tu m'as vendu du rêve et embelli ma soirée !

- Heu… De rien…

Mes yeux ne quittaient pas ceux de Magnus. Mon parabataï dû le remarquer, car il me dit :

- Bon, je vous laisse, vous avez sûrement des tas de choses à vous dire…

Il s'en alla, nous laissant seul.

- Écoute, je…

- Simon va bien, Isabelle et Clary sont restées avec lui. Nous avons été obligé de lui dire la vérité sur notre monde… Il nous a d'abord pris pour des fous et nous avons eu droit à une belle crise, mais maintenant ça va… J'ai informé ta famille que le seul moyen de lui faire retrouver ses souvenirs, c'est qu'il devienne un chasseur d'ombres. Je n'ai aucun doute sur ses capacités à survivre au processus. Puis de toute façon, l'Enclave ne nous laisse pas le choix ! Quant à Méliorn, il a été arrêté, mais il ne faut pas se faire des illusions, des Méliorn, il y en aura plein, tant que l'Enclave continuera à être aussi buté !

- Heu… ok… Et est-ce qu'on sait pourquoi il a fait ça ?

- Par vengeance…

- Ok… Donc je suppose que ma mission au sein de la fac d'art de New York, est terminée ? Lui demandais-je avec un petit sourire, espérant, ainsi, d'étendre l'atmosphère.

Mais c'était peine perdue.

- On ne peut pas dire que ça ait été un succès de toute manière… Me fit-il froidement.

- Non…

- Mes félicitations d'ailleurs ! Oh, et, la tenue, très sexy !

- Ok, vas-y, dis ce que tu as à dire, qu'on en parle plus et qu'on passe enfin à autre chose !

- Oh mais je ne rien à dire, si ce genre de fête c'est ton truc, après tout…

Je me mis à rire jaune. Il se foutait de moi là, hein ?

- C'est une blague j'espère ? Je te signale que, « ce genre de fête », était ta vie il y a pas si longtemps que ça !

- Je n'ai jamais touché à la drogue, moi ! Rétorqua-t-il, en insistant bien, sur le «moi ».

- C'est ce que tu penses de moi ? Que je me suis drogué de mon plein gré ? Tu crois quoi encore, que je me suis envoyé en l'air avec le premier venu ? Et ben tu as raison ! Après tout, tu m'as laissé sans nouvelles toute une journée alors que je t'ai laissé je ne sais combien de messages ! Je pensais que c'était fini moi, m'en veux pas !

En un éclair, il se retrouva collé à moi, et moi au mur. Comment avait-il fait ça ? Ses deux mains posées sur le mur, encadraient mon visage. Je crois que je l'avais énervé… Il me fixa un moment, ses yeux brillant d'une lueur assassine, puis, soudain, il posa ses lèvres sur les miennes. Ma bouche s'entrouvrit automatiquement pour laisser sa langue allait à la rencontre de la mienne. Ses mains déchirèrent ma chemise.

- Retourne-toi !

J'obéis, un sourire aux lèvres. Moi qui pensais que j'allais me faire tuer à cause de ce que j'avais dit, j'avais droit à tout le contraire. Il me baissa mon pantalon en cuir, sans pour autant me l'ôter complètement. Il fit de même avec mon sous-vêtement, me murmura à l'oreille « Tu es à moi, à personne d'autre ! », puis je le sentis entrer en moi. Je me mordis la lèvre inférieure, essayant de retenir un cri de douleur. Ses gestes étaient brutaux, mais bon sang comme c'était bon. Je me cambrais un peu plus. Je voulais le toucher, mais mon bras en écharpe me gênait.

- Arrête de bouger ! M'ordonna-t-il.

Bien sûr, je n'avais pas envie d'obéir, et il dut avoir recours à un sort de blocage pour m'empêcher de gesticuler. Pas grave, j'aurais ma vengeance plus tard. Ses coups de reins s'accélèrent et je le sentis se déverser en moi. Mais j'en voulais plus, j'en voulais encore. Voyant que je pouvais à nouveau bouger, je me retournais et allais entreprendre d'enlever ce qui restait de nos vêtements et qui commençait à m'agacer, lorsque je vis sa tête. Il était blanc comme un linge, ses yeux humides de larmes.

- Magnus… Fis-je en tendant mon bras valide vers lui, mais il recula, et se cogna contre la table.

- Je suis désolé… Pardonne-moi…Va… Va-t-en…

Il partit s'enfermer dans la chambre. Je ne comprenais pas ce qui venait de se passer… J'enlevais ce qui restait de ma chemise, enfiler correctement le reste, et partis le rejoindre. La porte n'était même pas verrouillée… Assis sur le bord du lit, la tête dans les mains, il tremblait. Je m'agenouillais devant lui et essayais de dégager ses mains de son visage. Peine perdue…

- Mon amour, qu'est-ce que tu as ?

- Va-t-en avant que je ne te fasse du mal !

- Ouais, ok, mais avant dis-moi ce qu'il y a !

Je posais mon front contre le sien, et passais ma main dans ses cheveux, le collant un peu plus contre moi.

- Parle-moi mon amour, parle-moi… Je ne pourrais pas t'aider si tu ne te confies pas ! Je n'ai pas tes pouvoirs, je ne peux pas entrer dans ta tête…

Il s'écarta de moi et plongea ses yeux de chat dans mes yeux bleus.

- Mes pouvoirs, c'est justement ça le problème !

- Je ne comprends pas…

- Regarde, regarde ce que je viens de te faire !

Oui et alors ? Je ne voyais toujours pas où était le problème…

- On a fait l'amour, je ne vois pas ce que…

- Non, Alec ! J'ai pris ton corps alors que tu ne pouvais même pas bouger… Que tu ne pouvais pas te défendre… Rajouta-t-il d'une petite voix.

- Pourquoi voudrais-je me… Oh..

Le déclic se fit dans ma tête. Ce n'était pas le fait que je ne puisse bouger qui l'avait gêné, mais ce qu'il avait fait pour obtenir cela. Il était le seul à savoir ce qui s'était exactement passé ce soir-là, dans cette forêt, avec Jonathan… La manière dont il s'y était pris pour me clouer au sol sans que je ne puisse bouger…

- Je ne vaux pas mieux que lui…

Ma main sur ses cheveux resserra sa prise.

- Ne redis jamais ça ! Jamais, tu m'entends ?! Redis jamais ça ou je te jure que ce sera la dernière chose que tu feras dans ta vie ! Et n'oublie pas qu'elle est éternelle ! Et maintenant, tu vas m'écouter une bonne fois pour toutes : je n'ai pas peur de toi et je t'aime ! Je te confierais ma vie sans hésitation et je te l'ai déjà prouvé ! Si je ne l'aurais pas voulu, je t'aurais dit non !… Et tu te serais arrêté ! Rajoutais-je, sachant pertinemment ce qu'il s'apprêtait à me répondre.

- Comment peux-tu en être aussi sûr ?

Qu'est-ce que j'avais dit ?

- Parce que je te connais ! Tu as toujours veillé à respecter mes désirs, mes envies !

- Pas cette fois…

- Est-ce que j'ai eu l'air de ne pas aimer ce que tu me faisais ?

- Je t'ai fait mal !

- Magnus… Soupirais-je.

Comment lui faire comprendre que j'avais aimé… ? Je savais où était le problème, et c'était absolument stupide….

- Je n'ai pas pensé une seule seconde à lui ! Je n'ai pas eu peur, je n'ai pas douté de toi ! Pas une seule fois, à aucun moment !

Ses yeux retrouvèrent leur couleur mordorée habituelle.

- Te savoir à cette fête m'a rendu fou… J'étais en colère contre toi, et je le suis toujours…. Je m'étais promis de rester loin de toi quelques jours, mais… mais quand Catarina m'a dit pour cette soirée…

- De quoi avais-tu peur ?

- Vu ce qui s'est passé, je crois que j'avais des raisons de m'inquiéter, non ?!

- C'était pas bien méchant ! Fis-je, en haussant les épaules.

Je n'aurais pas dû… Il se leva, furieux.

- Pas méchant ? Tu as failli serrer Méliorn dans tes bras ! Pour info, lui, voulait te tuer !

Ah oui, c'est vrai que j'avais aussi fait ça… Bon, d'accord, je n'étais pas dans les meilleures conditions pour mener à bien ma mission, mais bon, quand même, il n'y avait pas de quoi en faire un drame. Après tout, ce n'est pas comme si j'avais pris cette drogue volontairement. On m'avait drogué à mon insu !

- Tout s'est bien terminé, non ? La situation est même mieux qu'avant, tu ne trouves pas ? Izzy et Clary ont retrouvé Simon, toi tu es là…

- Il te fallait un deuxième Jonathan ou quoi ?! Une seule fois ne t'a pas suffi ?!

J'eus l'impression qu'on m'avait immergé de force dans de l'eau glacée. Je me levais et le plaquais contre le mur, un doigt menaçant pointé sur lui.

- La vengeance te rend con mon pauvre ! Ce que je t'ai dit sur ta mère, et surtout la façon dont je m'y suis pris, t'a fait du mal, je le sais ! Si tu veux te venger en m'en faisant à mon tour, fais-le, mais ne t'avise plus jamais de me redire ça !

Je le plantais ensuite là, attrapais un tee-shirt, et quittais l'appartement, direction l'Institut. Comme je m'y attendais, le hall était bondé. Je sentais le regard des gens sur moi, mais n'y fis pas attention. Cela faisait longtemps qu'ils me regardaient comme si j'étais une bête de foire. Je me rendis directement dans la chambre de mon meilleur ami, et entrais sans frapper, tant pis si je le trouvais au lit avec Clary. Ils s'en remettraient, et moi aussi. Mais heureusement, il était seul, allongé sur son lit, en train de lire un livre.

- La discussion s'est mal passée ? Me demanda-t-il, un sourire en coin.

- Ses sautes d'humeur répétées commencent sérieusement à me taper sur le système ! M'exclamais-je, en m'asseyant sur le lit, et en lui mettant ma stèle dans les mains.

- Pourquoi tu me donnes ça ? Me fit-il, étonné.

- Pour que tu me soignes ! Je ne vais pas rester avec mon bras en écharpe toute l'éternité !

- Désolé mec, mais Magnus veut que tu restes comme ça, pour que ça te serve de leçon !

- C'est fou mais tu n'as pas du tout l'air désolé !

- Les ordres, sont les ordres ! C'est bien ce que tu dis d'habitude, non ?

- Ouais… Rigole ! Écoute-moi bien, si tu ne me soignes pas dans la seconde, je raconte à Clary comment tu as pleuré comme une petite fille, le jour où maman a refusé de t'acheter une stèle qui change de couleur !

- Je n'avais que 12 ans !

- Oh, dans ce cas je peux le lui dire !

- Fais ça et je te tue ! Promets-moi que tu ne diras rien !

- Hum, je sais pas… Je crois que si tu soignais mon bras, ça m'aiderait à garder le silence…

Il me défit mon bandage rageusement, et consentit enfin à appliquer une iratze. Pas de chance pour toi Magnus… Je connais mon parabataï mieux que toi… Je sentis la brûlure de l'iratze, mais ce n'était rien à côté de la douleur que m'infligeait mes os qui se ressoudaient. Jace semblait heureux de me voir souffrir. Sympa la solidarité… Je restais un moment allongé, le temps que tout revienne en place. Une fois que ce fût fait, je me levais.

- Je t'emprunte ta salle de bain, j'ai besoin de prendre une douche !

- Alec ? Me rappela Jace.

- Quoi ?

- Ça va ? Avec Magnus ? Me demanda-t-il, sérieusement cette fois.

- Non… Mais ça ne date pas d'aujourd'hui…

Sur ces paroles, je partis prendre ma douche. Je laissais l'eau chaude couler sur ma peau, et étirais mon bras, anciennement blessé. Mes pensées étaient dirigées vers Magnus. C'était quoi le problème avec nous ? On s'aimait plus que tout, mais pourtant on passait notre temps à se faire souffrir…. Peut-être qu'on s'aimait trop, peut-être que c'était là la base de tous nos problèmes. Mais le quitter n'était pas une option. D'une, même si j'avais souvent envie de l'étrangler, il me manquait lorsqu'il n'était pas là. Et de deux, ma vie sans lui n'aurait aucun intérêt, et j'en souffrirais beaucoup trop d'être loin de ses bras. Et lui aussi… Alors quitte à souffrir, autant souffrir ensemble. Par l'Ange, être amoureux de Magnus Bane n'avait rien de facile. Outre ses sautes d'humeurs régulières, il fallait aussi arriver à vivre avec son passé douloureux. Puis Monsieur était impatient et s'énervait lorsqu'il n'obtenait pas ce qu'il voulait. Il était comme les enfants, il s'ennuyait vite, très vite…. Mais oui, c'était ça!

Je sortis de la douche, me séchais, et m'habillais en vitesse, avant de sortir de la salle de bain.

- Jace, j'ai besoin de toi !

- Pour faire quoi ?

- Plaider ma cause auprès de Jia ! Faut vraiment qu'elle accepte de me retirer la direction de l'Institut !

- Et comment veux-tu que je fasse ça ? Je ne suis pas dans les grâces de l'Enclave, au cas où tu ne l'aurais pas remarqué !

- Sûrement plus que moi ! Jia nous connaît, elle nous a vu grandir, fais-lui les yeux doux et ce sera gagné !

- Bon, ok, je vais voir ce que je peux faire !

- T'es un frère, merci !

Je partis en courant, et l'entendis me crier « Tu me le revaudras ». Arrivé chez moi, j'hésitais tout de même à entrer. J'espérais qu'il se soit calmé, sinon toute discussion serait impossible. J'ouvris la porte. L'appartement était plongé dans le silence. Pourtant, je savais qu'il était là, qu'il n'était pas parti. J'avançais vers la chambre et fis coulisser la porte. Couché sur le ventre, ne portant qu'un pantalon de jogging noir, il avait les yeux fermés, mais sa respiration était beaucoup trop irrégulière pour qu'il soit effectivement en train de dormir. Je m'approchais doucement, m'allongeais à côté de lui et enfouis mon visage dans son cou, ma main caressant son dos.

- Je t'aime…

Il se retourna et me serra dans ses bras.

- Moi aussi je t'aime…

- Alors faut qu'on arrête de se déchirer comme ça !

Il entremêla ses doigts au mien.

- Je suis désolé pour… tout à l'heure… Je… C'était injuste de te dire ça, je sais que tu y es allé pour veiller sur Simon… Tu n'as fait que ton travail…

- Oui, mon travail Magnus, rien d'autre ! Je te le jure ! Tu me connais, tu sais que je déteste ce genre de soirée !

- Je sais… Remarque, tu as tort, elles ont parfois leur avantage… Me fit-il avec un petit sourire.

- Je vais y réfléchir… J'avoue que les extas, c'est pas mal quand même…

Il me renversa sur le dos, et vint se placer au-dessus de moi.

- Non, oublie ! Tu étais absolument insupportable ! Un rien te faisait rire !

- Ouais, mais je dois avouer que se déconnecter du monde, c'est pas toujours désagréable ! Tu ne trouves pas ?

- Je n'ai jamais touché à ces merdes…

- Vraiment ?

J'avoue que j'avais du mal à le croire. Il avait sûrement assisté un nombre incalculable de fois à ce genre de soirée, et il n'aurait jamais succombé à la tentation ? Ce n'était pas son genre….

- Jamais !

- J'ai du mal à te croire…

- C'est pourtant la vérité… J'ai vu un peu trop souvent les effets de la dépendance à la drogue sur les gens….

- Oh, oui…

Je voyais à quoi il faisait référence….

- Mais ne t'inquiète pas, je n'en reprendrais plus, je te jure !

- Je sais ! Tu n'auras pas l'occasion de toute façon, je te le garantis !

Je ris et l'embrassais tendrement.

- Je suis désolé d'avoir fouillé dans ton passé… Je te voyais mal et ne pas savoir pourquoi, ni quoi faire pour remédier à ça, me rendait fou… Alors j'ai cherché des réponses...Mais quand je me suis rendu compte de la quantité de choses importantes que tu me cachais encore, ça m'a blessé… Mais sache que je n'ai jamais voulu te faire de mal, au contraire… Je regrette, vraiment… Mon amour, tu sais, pour ta mère, si tu veux en parler, je suis là…

- Alexander, si j'avais su une chose pareille, je te l'aurais dite ! Je te le jure !

- Pardonne-moi, s'il te plaît…

- Bien sûr que je te pardonne… Mais retiens bien que je ne te cache rien !

- Tu me l'as caché pour Mira….

- C'est vrai, je reconnais… Je ne voyais pas quel était l'intérêt que tu saches que Mira connaissait mes parents…Surtout que je n'aime pas parler d'eux, tu le sais… Alors quand je peux éviter…

- Je comprends…

Il s'assit au bord du lit, et prit ma main dans la sienne.

- Tu as vraiment confiance en elle ? Lui demandais-je.

- Oui, tu n'as pas de soucis à te faire à propos d'elle !

- T'en es certain ? A 100 %?

- Oui !

- Ok !

- Alec, puisqu'on parle de confiance… Est-ce que moi je peux avoir confiance en toi ? Excuse-moi de douter, mais…

- Hey, je comprends… Le dossier que je t'ai donné, il est toujours dans le salon ?

- Heu, oui, je crois, je n'y ai pas touché en tout cas…

- Parfait ! Viens !

Je l'entraînais avec moi dans le salon. L'hiver s'étant installé sur la ville, la cheminée était allumée. Je pris le dossier, effectivement resté sur la table basse, (je remarquais au passage qu'il avait rangé l'appartement et réparé les dégâts que son excès de colère avait causés, et qu'il avait changé la déco, cette dernière reflétant bien son humeur : triste et mélancolique), et me tournais vers lui.

- Je regrette ce que j'ai fait ! Je sais que tu crois que j'ai voulu jouer au chasseur d'ombres avec toi, que je n'ai pensé qu'à mon intérêt, mais c'est faux ! Je voulais juste te comprendre mieux… Je t'avoue que ce n'est pas toujours facile de t'aimer, de te comprendre… Je sais que tu fais des efforts, mais tu te confies encore que très peu à moi. Et si tu ne me dis rien, si tu ne me parles pas, comment veux-tu que j'arrive à comprendre ce que tu ressens ? Notre lien aide, mais il ne fait pas tout….

- Tu es en train de me dire que c'est de ma faute si tu as fouillé dans mon passé ?

- Oui, un peu… Mais je n'aurais pas dû le faire, et je peux te promettre que ça ne se reproduira pas…

Je jetais alors le dossier dans le feu.

- C'est ta vie, tu es le seul qui puisse décider de qui doit connaître quoi…

Il regarda un moment les pages du dossier se consumaient dans les flammes, puis me murmura un « merci ».

- J'aimerais parfois que les souvenirs s'effacent aussi facilement que ses pages brûlent…Me confia-t-il.

Je l'entourais de mes bras, collant son dos contre mon torse.

- Ses souvenirs, bien que douloureux, font celui que tu es aujourd'hui… Il faut que tu les acceptes…

- Je sais… Mais je n'ai pas ta force Alec…

- Non, c'est vrai. Tu es bien plus fort que moi !

- Non ! Il suffit de regarder comment tu t'es remis de.. Enfin, tu sais….

- Je m'en suis remis grâce à toi ! Parce que tu ne m'as pas lâché une seule seconde ! Sans toi, j'aurais mis fin à mes jours et tu le sais très bien…

Je le sentis tressaillir dans mes bras.

- Tu le sais et c'est pour ça que tu ne peux t'empêcher de surveiller ce que je fais… Jace fait pareil ! Mais je ne supporte pas ça ! Je sais que je vous parais beaucoup plus inconscient qu'avant, mais je fais tout ça pour que vous compreniez que je vais bien, que je sais ce que je fais ! Jonathan est mon passé, je veux me tourner vers l'avenir maintenant, mais je ne peux pas le faire si vous, vous ne le faites pas ! Je ne suis pas idiot, je sais qu'Izzy et Jace n'ont pas oublié l'anniversaire de la mort de Max, ils ne voulaient juste pas m'en parler de peur de ma réaction ! En voulant me protéger, ils m'ont blessé plus qu'autre chose…

- C'est vrai, je le reconnais… J'ai toujours peur que le souvenir de Jonathan devienne trop douloureux à supporter, et que tu fasses une connerie…

- Je sais bien… Mais ça n'arrivera pas… Même s'il est vrai que certains jours il m'est plus dur de vivre avec ça, je n'irai jamais jusque-là, je t'en fais la promesse !

Il hocha la tête. Je savais qu'il avait compris.

- Je suis désolé d'avoir oublié… pour Max…

- Tu avais d'autre chose à penser…

- Non, ce n'est pas une excuse… Je crois que j'ai préféré oublier par peur de revoir cette souffrance dans tes yeux que tu avais à l'époque…

- Je ne t'en veux pas…

Je passais mes lèvres sur la peau de son cou…

- Et si on continuait ce qu'on avait si bien commencé tout à l'heure…

Je fis descendre mes lèvres sur son épaule. Il pencha la tête sur le côté, me facilitant ainsi l'accès. Mes mains sur ses hanches le plaquèrent un peu plus contre mon corps. Il se laissait entièrement faire, ce qui me fit sourire. Tu parles qu'il n'avait pas confiance en moi.. Ses gestes me prouvaient le contraire… Je l'allongeais sur le tapis au sol, et fis descendre mes baisers sur son ventre. Sa main fourragea dans mes cheveux. Je remontais, ses lèvres me manquant beaucoup trop.

- Mon ange ?

- Hum… Répondis-je, toujours collé à ses lèvres.

Il s'écarta un instant.

- Tu es beaucoup trop habillé à mon goût…

Je souris et lui lançais un regard provocateur.

- Enlève-les !

Un instant plus tard, c'est moi qui étais allongé sur le dos, et lui au-dessus de moi, à califourchon. Il fit descendre un doigt le long de mon tee-shirt, qui disparut instantanément. Il répéta le même geste sur ma peau, à présent nue, et des flammes bleues caressèrent mon corps. Je gémis. Je n'arrivais pas à résister quand il faisait ça, il le savait…. Il fit ensuite disparaître mon pantalon de cuir noir, me faisant jurer au passage de le mettre plus souvent, puis il s'attaqua au dernier bout de tissu qui le séparait de mon intimité. Comme il l'avait fait précédemment sur mon torse, il effleura la peau de mon sexe du bout des doigts. Les flammes vinrent alors s'enrouler autour.

- Par l'Ange…

Je n'allais pas tenir très longtemps s'il continuait comme ça. Il continuait pourtant ça douce torture. Il ne me touchait pas, il laissait sa magie le faire. Il releva mes bras au-dessus de ma tête et claqua des doigts. A présent, mes poignets étaient attachés ensemble par un foulard. Il souffla dans mon cou, et de nouvelles flammes vinrent le caresser. Je gémis un peu plus et me cambrais. Putain, putain,putain… Je devrais l'énerver plus souvent… C'était le point positif de nos disputes, on s'engueulait tous le temps, mais à chaque fois, nos retrouvailles étaient à la hauteur de la gravité de la dispute. J'avais fermé les yeux, mais je sentais les siens posés sur moi, ce qui était, je dois l'avouer, encore plus existant. Je gémissais de plus en plus fort, j'avais chaud. Je n'allais pas tarder à venir. Je gigotais sous lui, sous l'effet de sa magie sur mon corps.

- Ouvre les yeux !

- Mon amour… Gémis-je en lui obéissant.

Il me sourit, et je finis par délivrer ma jouissance. Il enleva alors le bas de ses vêtements, délivra mes poignets, que j'enroulais aussitôt autour de sa nuque. Il s'accroupit, et m'attira dans ses bras. J'entourais ses hanches de mes jambes, et il m'embrassa tendrement, une main posée au creux de mes reins, l'autre fourrageant toujours dans mes cheveux. Il me pénétra délicatement, puis commença des vas et viens. D'abord lents, ils se firent ensuite plus rapides et plus profonds. Je rejetais la tête en arrière, un grand sourire aux lèvres. Le mouvement de mes hanches suivait le rythme de ses coups de reins. Le feu de la cheminée projetait l'ombre de nos corps sur les murs, et répandait une douce chaleur. Mon amant gémit, et il serra un peu plus mon corps en sueur, contre le sien. Il accentua la cadence, ses mouvements se faisant un peu plus brutaux. Sentant qu'il allait venir, je me resserrais autour de son sexe, et il vint en moi, gémissant mon prénom. Je vins à mon tour pour la deuxième fois, quelques instants plus tard, et m'écroulais dans ses bras, tremblant. Il tendit le bras, et attrapa le plaid sur le canapé, puis le passa sur mes épaules. Il se retira délicatement, tout en me maintenant dans ses bras. Sa respiration était rapide, et lui aussi tremblait légèrement. Je me blottis un peu plus contre lui, enfouissant ma tête dans son cou, m'enivrant de son odeur. Mon dieu, ce que je l'aimais… Il embrassa mes cheveux.

- Ça va ? Me demanda-t-il.

Je ris et m'écartais de lui pour l'embrasser.

- Je t'aime Magnus…

Il sourit et il s'allongea, me tenant toujours contre lui, la couverture recouvrant nos deux corps. Je m'appuyais sur les coudes, le dévorant du regard. Il était impossible à vivre, mais je ne l'échangerais pour rien au monde.

- Tu sais ce que je suis en train de penser ?

- Que je suis un dieu au lit ! Me fit-il en riant.

- Théoriquement, on n'était pas dans un lit !

- Oui, mais, « Un dieu au tapis », ça faisait tout de suite moins sexy !

Je ris à mon tour.

- Carrément même ! Mais, ce n'était pas ça de toute façon… Non, j'étais en train de me dire que malgré ton sale caractère, je suis fou de toi !

- Qu'est-ce qu'il a mon caractère ?

- Tu veux vraiment que je te dise ?

- Ouais, non, ça va…

Il fit semblant de faire la moue, et je m'approchais de ses lèvres.

- Je peux te faire un bisou ?

- Non !

- S'il te plaît…

- S'il te plaît qui ?

- S'il te plaît mon amour que j'aime très, très, très fort…

- Hum… C'est bon, tu peux…

Il approcha ses lèvres des miennes, mais je m'écartais au dernier moment, et l'embrassais sur la joue, en riant. Il me fit basculer sous lui.

- Ah ouais ? Tu veux jouer à ça ?

- Ça dépend… Ce sera quoi ma punition ?

Il prit un air faussement choqué.

- C'est à se demander lequel de nous deux est un démon !

- Franchement, je vois pas ! Fis-je innocemment.

Il allait me répondre, lorsque mon téléphone sonna.

- Il est où ? Demandais-je à Magnus.

- Heu… Attends…

Il tendit la main derrière moi, et me le passa.

- Tiens…

- Merci…

Je regardais l'identité de l'appelant : Jace.

- Allô ?

- Mec, dis à ton mari que l'Institut n'est pas faite pour recevoir votre courrier !

- Comment ça ?

- Tous les courriers de l'Enclave qui vous sont adressés, arrivent ici, car il a placé des protections autour de l'appartement contre leur courrier ! On a déjà recensé trois plaintes de coursier, qui se plaigne que quand ils essayent de mettre du courrier dans votre boîte aux lettres, elle essaye de leur broyer la main.

Je me retins de rire. Oui, c'était tout à fait son genre. Magnus, qui, comme j'avais mis le haut-parleur, avait tout entendu, me fit un regard désolé.

- Je plaide coupable !

Je levais les yeux au ciel.

- Il va arranger ça. C'était quoi le courrier de l'Enclave ?

- Disons que je n'ai pas eu besoin de parler à Jia…Tu as obtenu ce que tu voulais !

Mon visage s'illumina. Magnus, lui, me regardait sans comprendre.

- Merci Jace !

Je raccrochais et fis un grand sourire à mon amant.

- Alexander, qu'est-ce qu'il y a ?

- Mon amour, on part en voyage de noces !

A suivre

Merci pour vos reviews

On retrouve Izzy, Simon, Robert et Maryse dans le prochain. Et le petit bébé aussi :)

La suite de « Héritage maudit » arrive Dimanche.

Bisous :D