Coucou, je sais que vous attendiez la suite d'héritage maudit mais je suis un peu malade alors je vous mets juste ce que j'ai déjà sorryyyy

Kilibilie : Merci :D

Manon : Je te promets que tu ne me détestera plus… Enfin je crois :p

Hachiko 97412 : Bientôt promis :D

Appartement Brooklyn- PDV Magnus

Une douce odeur de café me réveilla. J'ouvris les yeux, un sourire aux lèvres. La nuit passée avec Alec était, comment dire, juste magnifique. Mon sourire s'agrandit au souvenir de ses lèvres sur ma peau… Disons que nous avions fêté dignement son éviction du poste de Directeur de l'Institut de New York. Je dois dire que j'espérais secrètement l'avoir plus souvent pour moi tout seul. Puis, on allait enfin avoir droit à notre voyage de noces, alors s'il vous plaît, je vous en conjure, s'il y en a encore qui veulent nous tuer ou se faire tuer, attendez qu'on soit rentrés. Impatient de retrouver Alec, je me levais, enfilais un jogging, et un sweat blanc. J'entrais dans la cuisine en me frottant les yeux. Faut dire que je n'avais pas beaucoup dormi au final. J'ouvris de grands yeux : devant moi, un petit déjeuner de prince : pancakes, café, viennoiseries, brioches… Un corps, que je connaissais bien, vint alors se placer derrière moi, m'attirant contre lui.

- Bonjour mon amour…

- Mon ange, c'est quoi tout ça ?

- Tout ça, c'est parce que j'ai décidé de prendre soin de toi, et aussi parce que je te réserve une surprise…

Je me tournais vers lui, suspicieux. Que mijotait-il ? Il alla s'asseoir sur un des tabourets, et me prit la main pour m'attirer dans ses bras.

- J'aime quand tu es vraiment toi, tu sais…

- C'est-à-dire vraiment moi ? Je viens de me lever, mais dans moins d'une heure, tu auras de nouveau droit aux strass et aux paillettes !

- Je ne parle pas de ça…

Il caressa ma joue.

- Je parle de ce masque de mec sûr de lui que tu portes tous le temps, devant les autres… Cette supériorité que tu prends, cet air hautain… Ce n'est pas toi… Mais celui que j'ai en cet instant même devant mes yeux, un peu inquiet de savoir ce que je te réserve, mais heureux d'être avec moi, ça, c'est vraiment toi ! Tu laisses tes émotions transparaître, tu lâches prise, tu n'es plus dans le contrôle…

- Je me protège Alec…

- Je sais, et je suis ravi de voir qu'avec moi tu ne le fais pas !

- Parce que j'ai confiance en toi…

- Et tu peux ! Je te jure que jamais, jamais, je ne te ferais de mal ! Je ne veux pas te voir souffrir, je ne veux que ton bonheur ! J'ai compris ce que tu m'as dit hier tu sais, ça ne se reproduira plus !

-Oui, d'ailleurs à ce propos… Moi aussi j'ai beaucoup réfléchi à ce que tu m'as dit et…

La sonnette de la porte d'entrée retentit, me coupant. Mon cœur s'accéléra… Je ne l'attendais pas aussi tôt, je pensais que j'aurais le temps d'en parler à Alec avant…

- Je vais voir ! Me fit-il en me donnant un baiser sur le front. Bouge pas, je fais vite !

Il se leva. Je voulus le retenir, mais j'avais l'impression que toute l'énergie de mon corps m'avait quitté. J'entendis Alec parler et des pas se rapprocher. Je pris appui sur le comptoir de la cuisine je ne me sentais pas trop bien. Mais pourquoi j'avais fait ça ? Je pouvais toujours fuir remarque, et… Trop tard… Il était déjà devant moi, se tenant dans l'encadrement de la porte. Alec se tenait à côté, nerveux. Mon regard croisa le sien, et il vint aussitôt à côté de moi.

- Magnus, je te jure que je n'y suis pour rien !

- Je sais… C'est moi qui lui ai dit de venir…

Il me regarda, étonné.

- Heu, tu es sûr que c'est une bonne idée ?

Franchement ? Non, pas vraiment… Je serrais sa main, j'avais besoin de lui, plus que jamais. Je me tournais vers mon père, qui n'avait pas bougé d'un centimètre.

- Est-ce que… Est-ce que tu pourrais nous laisser un instant, s'il te plaît ?

- Heu.. Oui, oui, bien sûr !

Il partit dans le salon, et je me tournais vers mon amant.

- Mon ange, je… Tu veux bien rester près de moi ? Au cas où…

Il encadra mon visage de ses mains.

- Je ne comptais pas te laisser ! Pas parce que j'ai peur de ce que tu peux lui faire, mais parce que je sais le courage que ça te demande d'avoir une discussion avec lui…

- Ouais, je… Je me suis dit que tu avais raison, qu'on ne pouvait pas continuer comme ça…

- Je suis fier de toi !

Je serrais sa main, soufflais un grand coup, et rejoignis mon père dans le salon, Alec juste derrière moi. Il nous attendait, tournant en rond près de la fenêtre. Il semblait aussi stressé que moi… Lorsqu'il me vit, il se stoppa. Voyant qu'aucun mot ne sortait de ma bouche, Alec prit la parole.

- Heu, Rachmad, asseyez-vous je vous en prie. Je vous sers quelque chose à boire ?

- Non, ça ira Alec, merci. Lui fit-il avec un sourire, en s'asseyant sur le canapé.

Je pris place sur le fauteuil en face de lui. Alec s'assit sur l'accoudoir, gardant toujours ma main dans la sienne.

- Tu veux que je t'appelle par ton nouveau nom ? Me demanda-t-il.

- Ce n'est pas un nouveau nom, c'est mon nom !

- Je comprends, je t'assure ! Ça me fait bizarre, mais je respecte ton choix ! Tu sais ton message m'a touché, je ne m'y attendais pas, je pensais que tout espoir était perdu…Je suis heureux qu'on puisse enfin se parler, calmement.

- Je… J'ai des questions à te poser…

- Je t'écoute.

- Pourquoi dis-tu que tu ne voulais pas me tuer ?

- Parce que c'est la vérité ! C'était sa mort à lui que je voulais ! Je ne comprenais pas, je pensais qu'il te possédait !

- Ah oui ? Alors les « Fils du diable » , « Rejeton de Satan », « Né pour être maudit », « Abandonné de Dieu», ne m'étaient pas adressés, c'est ça ?! Fis-je froidement.

A côté de moi, je sentis Alec se tendre.

- Vous lui avez vraiment dit ça ? Demanda-t-il avec colère.

- Alec, je comprends ta colère, mais je t'assure que ce n'était pas dirigé vers lui ! Ham… Magnus, crois-moi, je t'en prie…

- Comment veux-tu que je te croie?

- Tu as raison...Laisse-moi t'expliquer… Quand Sœur Marguerite t'a mis dans mes bras, c'était le plus beau jour de ma vie. Après tout ce que nous avions traversé avec ta mère pour pouvoir rester ensemble, ta venue au monde était un miracle. Je me rappelle de la couleur si particulière de tes yeux… C'est vrai que je me demandais de qui tu pouvais bien tenir ça. Puis, plus tu grandissais, plus ma fierté pour toi grandissait. Curieux de tout, posant des questions sur tout… Tu faisais notre bonheur, tous les jours un peu plus. L'année précédant… le drame… Asmodée a débarqué chez nous, il te voulait… Bien sûr, il ne pouvait pas t'atteindre physiquement, il s'insinuait dans nos têtes. Il n'arrêtait pas de nous répéter qu'il t'aurait d'une manière ou d'une autre, que tu étais à lui… Il nous a révélé le stratagème qu'il avait mis en place pour… pour abuser de ta mère en prenant mon apparence… Alors quand… quand…

- Quand ma marque s'est révélée ?

- Oui… On a cru qu'il avait pris possession de toi ! Tu comprends, on était très croyant, on ne comprenait pas ! Ta mère, qui pensait qu'elle t'avait perdu, qu'Asmodée t'avait pris, a mis fin à ses jours pour protéger l'enfant qu'elle attendait. Elle… elle disait dans sa lettre, qu'elle n'avait pas su te protéger, mais qu'elle ne lui donnerait pas son deuxième enfant…

- Comment avez-vous su qu'elle était enceinte ? Lui demandais-je d'une voix blanche.

- La voyante que consultait ta mère… C'est elle qui le lui a dit…

- Mira… Elle s'appelle Mira…

- Oui, Alec m'a dit que vous la connaissiez…

- C'est une amie ! Elle a été là pour moi quand j'en avais besoin…

- Est-ce que… Est-ce que je peux savoir ce qui s'est passé pour toi ? Après… Après tout ça?

- Tu veux dire après que tu aies essayé de me tuer ?

- Je regrette, tellement ! Je ne comprenais pas, je croyais que tu étais perdu à jamais ! Je croyais que tu étais déjà mort ! Je pensais quand faisant ça, il quitterait ton corps et que ton âme reposerait en paix !

- Sauf que j'étais bien là… Toute ma vie je me suis considéré comme un monstre !

Je me levais, j'avais besoin de prendre l'air… Je sortis sur la terrasse. J'entendis Alec lui dire d'attendre là, qu'il s'occupait de moi. Un instant après, il me serrait dans ses bras.

- Mon amour…

PDV Alec

Je ne m'attendais vraiment pas à ce que la matinée se passe comme ça. Mais bon, je n'allais pas m'en plaindre, j'attendais ça depuis des semaines. La discussion ne s'était pas si mal passée que ça en plus. Magnus l'avait écouté jusqu'au bout. Bon, là, en revanche, je sentais que les choses allaient se compliquer et qu'il valait mieux que je m'en occupe. Je le serrais dans mes bras.

- Mon amour…

- Alec…Est-ce que tu crois que… qu'elle l'aurait aimé plus que moi ?

Je resserrais mon étreinte et m'apprêtais à lui dire que c'était impossible, lorsque son père vint nous rejoindre.

- Bien sûr que non ! Elle vous aurait aimés autant l'un que l'autre ! Et moi aussi !

Je m'écartais, et il le prit dans ses bras. Je m'attendais à ce que mon amant le repousse, et fût donc agréablement surpris de constater que ce n'était pas le cas. Un sourire se peignit sur mon visage.

- Tu es mon fils et tu le resteras toujours, quoi que tu puisses penser ! Je ferais tout pour te retrouver !

- Heu… Je vais vous laisser ! Leur annonçais-je.

Magnus tourna un regard paniqué vers moi. Je le pris à l'écart.

- Tout va bien se passer, vous avez besoin de parler tous les deux, seul à seul !

- Alec, non, ne me laisse pas seul avec…

- De quoi tu as peur ? Le coupais-je. Ça va aller ! Je reviens vite, j'en ai pour une heure ou deux, même pas, juste le temps de régler quelques trucs à l'Institut. Ok ?

Je l'embrassais tendrement, puis posais mon front contre le sien.

- Je t'aime…

- C'est beau de vous voir comme ça tous les deux !

Je me tournais vers mon beau-père, et souris.

- Tu n'as pas été abandonné de dieu, puisque tu sors avec un ange ! Fit-il à Magnus.

- Entièrement d'accord ! Approuvais-je.

- Un ange, un ange… Ça reste à voir… Rétorqua Magnus.

Je levais les yeux au ciel en souriant.

- Je reviens vite ! Lui assurais-je, en lui donnant un dernier baiser.

Institut- PDV Simon

Je fixais le visage des deux jeunes filles devant moi : l'une rousse, l'autre brune. Mais honnêtement, j'avais beau me concentrer le plus possible, chercher désespérément dans les tréfonds de ma mémoire, je n'arrivais pas à me souvenir d'elles. Elles ne m'évoquaient rien, absolument rien. Je voyais bien que ça les blessait mais… Déjà, fallait que je me remette de ce qui s'était passé lors de la soirée. Ils avaient beau m'avoir expliqué, c'était tout de même difficile à accepter. On frappa à la porte, et Alec entra dans la pièce. Ah, enfin un visage connu. Bon, certes, de ce que j'avais compris, il devrait lui aussi m'évoquer un peu plus de choses qu'un étudiant en arts sur qui avait flashé Camille. Surtout qu'au final, il se révélait qu'il n'était pas du tout étudiant en arts, et qu'il était gay. D'ailleurs, son petit ami me disait quelque chose… De tous, c'était celui, qui, sans que je n'arrive à mettre le doigt dessus, me donnait une impression de déjà-vu.

- Simon… Me salua Alec.

- Alec… Alors comme ça, tu n'es pas étudiant en arts finalement ?

- Et non ! Désolé pour le mensonge, mais je n'avais pas d'autres choix… Méliorn ne t'a pas trop maltraité ?

- Méliorn, c'est le type avec les oreilles pointues et une feuille tatouée sur la joue ?

- Oui, voilà, c'est ça !

- Hum… Et bien non, pas trop… Camille a été blessée parce que dans la panique elle gigotait partout !

Alec se tourna alors vers les filles.

- Vous pourriez nous laisser ? J'aimerais parler seul à seul avec lui !

- Et pour lui dire quoi ? Lui demanda la brune, d'un air suspicieux.

- Il y a des trucs sur la soirée dont je ne me souviens pas très bien ! J'espère qu'il puisse m'éclairer !

- Oh… On va dire que je te crois… Mais je te préviens grand frère, que si tu me la fais encore une fois à l'envers, Magnus te retrouvera dans une boîte en carton !

- Merci Izzy pour ce débordement d'amour ! Tu peux y aller maintenant ?

Elle nous lança un dernier regard suspicieux, et sortis, suivie de la rousse. Alec s'assit à côté de moi.

- J'ai une question à te poser…Commença-t-il.

- Vas-y, dis… J'espère pouvoir te répondre…

- Oh, je pense ! Tu as couché avec Camille ?

- Non… Répondis-je, déçu. Méliorn est arrivé avant….

- Ahh par l'Ange, merci ! Tu me sauves la vie !

- Heu… Pourquoi ?

- Parce que dans le cas contraire, ma sœur m'aurait tué ! Tu l'as entendu comme moi !

- Ah oui, c'est vrai qu'Isabelle est ta sœur… Si… si je comprends bien, elle et moi on… on était ensemble ?

- Oui… Elle t'aime encore, alors je ne te demanderais qu'une seule chose, ne la fais pas souffrir ! Sinon je te tue ! Rajouta-t-il avec un sourire.

- Je ne veux pas la faire souffrir, mais je ne me souviens de rien !

- Je sais… Ils t'ont expliqué la solution qu'ils ont trouvé pour te faire retrouver la mémoire ?

- Oui, mais… Mais je ne suis pas sûr de vouloir… C'est bizarre votre truc !

- Je me doute ! Personne ne t'oblige à prendre une décision maintenant ! Prends le temps de découvrir notre monde, et ensuite tu verras ce que tu décides !

- Oui, oui je vais faire ça ! Fis-je, légèrement rassuré.

- Par contre, ce sera sans moi pour le moment !

- Pourquoi ?

- Je pars en voyage de noces !

- Tu es marié ? M'exclamais-je, étonnée.

- Oui, je ne te l'avais pas dit ?

- Non ! Pauvre Camille… Dis-je, en riant.

- Oui… Comment elle va ?

- Elle est excitée comme une puce ! Ils lui ont bien fait comprendre qu'elle ne devait rien dire, et elle est ravie de savoir quelque chose que les autres ne savent pas !

- Ça m'étonne pas… Mais dis-moi qu'elle m'a oublié, je t'en prie !

- Aucune idée, mais elle m'a dit que toute cette histoire te rendait encore plus sexy !

- Et merde…

Je lui donnais une tape amicale sur l'épaule.

- Au fait, j'ai assisté à ton mariage ou pas?

- Oui.. C'était il y a un petit moment déjà…

- Pourquoi vous partez que maintenant alors ?

- Disons que, quand tu es un chasseur d'ombres et ton mari un sorcier, tu as une vie un peu mouvementée !

- Ouais… Ouais, forcément…

- Bon allez, je te laisse ! Prends soin de toi !

Il partit, me laissant seul dans cette chambre. Rien ici ne m'évoquait quoi que ce soit… Je voulais rentrer chez moi…

Institut- Bureau

Alec se tenait devant une projection de Jia Penhallow.

- Je te remercie Jia, d'avoir accepté…

- Je ne l'ai pas fait… Ta requête a été transmise au Conseil, on a voté et… Et tu connais le résultat…

- Dois-je comprendre que tu as voté non ?

- Oui ! Je pense sincèrement que tu fais une grave erreur… Tu as des capacités de négociations excellentes, ce qui est une qualité indéniable pour un directeur d'Institut. De plus, les créatures obscures te respectent ! Cette Institut aurait pu accomplir beaucoup de choses avec toi comme directeur…

- Peut-être, mais ça ne m'intéresse pas ! Puis ce n'est pas comme si je quittais l'Institut ! Et visiblement, le conseil ne pensait pas comme toi !

Le consul se tendit.

- Malheureusement, beaucoup n'apprécie pas ce lien que tu as avec les créatures obscures…

- Le lien que j'ai avec eux, ou celui que j'ai avec Magnus Bane ?

- Les deux… Mais tu sais déjà que je ne partage pas leur avis !

- Je sais, et je ne te remercierais jamais assez pour ce que tu as fait pour nous… On ne l'oubliera pas !

- Hum… Profite bien de ton voyage de noces, Alec. Je reconnais que vous l'avez mérité…

- Merci Jia…

Elle le salua, et disparut. Alec s'assit dans le fauteuil du bureau, posa sa tête contre le dossier, et sourit. Bientôt, ce bureau ne serait plus à lui, et rien ne pourrait plus le ravir.

- Qu'est-ce qui te fait sourire comme ça ?

Le jeune néphilim releva la tête, surpris de voir Clary se tenir dans l'encadrement de la porte.

- Le fait que ce soit ton petit ami qui va occuper ce siège à partir de ce soir !

- Et toi, tu vas faire quoi ? Vous allez partir avec Magnus ?

- Oui ! Je crois que s'il reste un jour de plus ici, il va me faire une dépression ! Je veux l'éloigner un peu de tout ça…

- Je comprends…

Elle s'assit dans le fauteuil en face de lui, triturant nerveusement ses mains.

- Tout va bien ? Lui demanda Alec.

- Oui… Enfin non… Je m'inquiète pour Simon…

- Ne t'inquiète pas, il est fort, tout ira bien pour lui, tu verras !

- J'aimerais tellement que tu aies raison…

- J'ai toujours raison !

Malgré tout, la jeune fille se mit à rire.

- Jace a raison, Magnus détint sur toi !

- Je crois plutôt que grâce à lui, je suis enfin celui que je suis vraiment…

- On est heureux pour toi, tu sais… Je sais qu'entre toi et moi, ça n'a pas toujours été le grand amour, que tu me reprochais tous les ennuis qui vous arrivaient, d'avoir tout chamboulé dans vos vies, mais je voulais que tu saches qu'aux jours d'aujourd'hui, tu es comme un frère pour moi ! Tu dois trouver bizarre que je te dise ça maintenant, mais avec ce qui arrive à Simon, j'ai réalisé qu'on ne disait pas suffisamment aux gens à quel point on tenait à eux…

- Je pense toujours que tu as chamboulé nos vies, sauf que maintenant je suis ravie que tu l'aies fait, parce sinon, je n'aurais jamais rencontré Magnus…

La jeune fille lui fit un sourire timide.

- J'ai malheureusement aussi rapporté… Jonathan…

A l'entente de ce nom, le chasseur d'ombres se tendit.

- Ne t'en fais pas pour ça, tu n'es en rien responsable !

- Peut-être, mais je m'en sens responsable quand même… C'était mon frère après tout…

- On ne choisit pas sa famille ! Et je suis bien placé pour te dire ça ! Je n'ai certes pas un frère psychopathe, mais mes parents sont des criminels qui n'ont pas hésité à torturer des enfants pour arriver à leurs fins !

Il se leva et fit le tour du bureau pour se placer devant elle. Il prit son visage en coupe.

- La famille ne se résume pas au lien du sang… petite sœur…

La rouquine sentit les larmes lui monter. Entre elle et lui, les débuts de leurs relations avaient été difficiles. Il l'avait haï et elle le savait très bien. Mais au fil du temps, et surtout depuis l'arrivée de Magnus dans la vie du jeune homme, ils avaient réussi à créer un lien. Lorsque Jace avait ensuite disparût, après avoir suivi Valentin, Alec avait été là pour elle, et elle ne lui en remercierait jamais assez. Elle même avait essayé de faire de son mieux pour le soutenir, lorsque Magnus avait bien failli mourir. Elle était donc heureuse de constater qu'aujourd'hui, aux yeux du néphilim, ils faisaient partie de la même famille. Sentiment qu'elle partageait amplement. Il lui ouvrit grand ses bras.

- Allez, viens là…

Elle se blottit contre lui et il la serra dans ses bras.

- Pleure pas, sinon Jace va me tuer !

Elle rit et s'écarta, essuyant une larme sur sa joue.

- Envoie-nous des photos de ton voyage de noces ! Et prend bien soin de ton mari, il en a besoin !

- Compte sur moi ! D'ailleurs faut que j'y aille, je l'ai laissé seul avec son père, donc je sais pas trop dans quel état je vais retrouver l'appart !

- Tu l'as laissé seul avec son père ? Répéta-t-elle. Heu, tu es sûr que c'était une bonne idée ? Et comment ça se fait qu'il était là d'ailleurs ? C'est toi qui l'avais invité ?

- Holà, non, si tel avait été le cas, je ne serais pas là pour t'en parler: Magnus m'aurait tué ! Non, étonnamment, c'est lui qui lui a demandé de passer. Ils ont parlé un peu, et comme j'ai vu que ça se passait bien, je me suis dit qu'ils avaient besoin d'être seul et je les ai laissés.

- Hum, j'espère que ça s'arrangera entre eux… Tu crois que Magnus réussira à lui pardonner ?

- Je sais pas… Je crois que c'est au-delà de ça… En fait, quand tu regardes, ils se connaissent tellement peu au final… Voire pas du tout…

- C'est vrai…

La jeune fille soupira.

- On a vraiment tous un problème avec nos parents ! S'exclama-t-elle en souriant.

- Ohhh oui !

- Il paraît que Maryse et Robert s'occupent d'un bébé sorcier?

- Ouais, du grand n'importe quoi ! Heureusement, ce n'est que provisoire ! Une famille d'accueil ne devrait plus tarder à le récupérer !

- Tessa dit qu'ils s'en occupent bien…

- Ouais, il paraît… Peut-être que c'est plus facile de s'occuper d'enfants qui ne sont pas les siens !

- Qui sait… Tu as parlé à ton père ?

- Non, j'ai eu d'autres choses à faire… J'y passerais en revenant… Pour le moment, ma priorité c'est Magnus ! Ce n'est pas dans son habitude de rester à un même endroit très longtemps, à avoir des attaches, et tout ça… Il a besoin de prendre l'air, et moi aussi…

- Revenez nous vite quand même ! Sinon c'est moi qui vais devoir supporter un Jace complètement à cran de ne pas te voir !

- Ah je te plains Clary, ça ne va pas être des vacances pour toi ! Lui répondit Alec, riant.

- Merci de ton soutien, Alec !

- Avec plaisir ! Bon, allez, je te laisse, faut que j'y aille…

- Amusez-vous bien !

- Merci !

Il lui fit un bisou sur la joue et quitta le bureau. Il n'avait plus qu'à dire au revoir à sa sœur et à son frère, et il pourrait rejoindre son amant. Il les trouva dans la salle d'entraînement. Isabelle lui sauta dans les bras.

- Merci, merci de m'avoir ramené Simon ! Même s'il ne se souvient toujours pas de moi…

- T'inquiète pas Izzy, tout va rentrer dans l'ordre…

Elle se serra un peu plus dans ses bras.

- Tu m'as manqué tu sais !

- Toi aussi petite sœur !

- Tu pars en voyage de noces avec Magnus alors ?

- Oui, ce soir…

- Tu as intérêt à donner des nouvelles ! Tu pars pas un mois sans en donner ou je te jure que ça ira très mal pour toi ! Et c'est aussi valable pour lui, dis-le lui bien !

- Je ferais passer le message !

- Ouais, et passait pas votre temps à essayer de faire des bébés ! Si tu vois ce que je veux dire ! Lui dit Jace en lui faisant un clin d'œil, et en lui donnant une tape amicale sur l'épaule.

Alec leva les yeux au ciel et secoua la tête en souriant.

- On va faire que ça, tu le sais bien !

Isabelle pouffa de rire, alors que Jace prenait un air choqué.

- Je t'ai connu plus coincé !

- Ouais, je sais ! Heu Izzy, tu peux nous laisser s'il te plaît ?

Il devait parler à son meilleur ami. Il ne pouvait pas partir sans que les tensions qui avaient régné entre ses derniers temps, ne soient apaisées.

- Heu, oui, bien sûr ! Discutez bien les garçons ! Leur fit-elle en leur ébouriffant les cheveux, avant de s'en aller.

Alec alla s'asseoir sur une pile de tapis de sol, et Jace le rejoignit.

- Tu sais, je voulais m'excuser pour mon attitude envers toi, ces derniers temps… Commença Alec.

- Oh laisse tomber, c'est pas grave ! Je n'ai pas été facile non plus… Et surtout, je n'ai pas été assez là pour toi…

- Arrête, ce n'est pas ce que je…

- Je sais ! Mais… En fait de voir que c'est Magnus, qui est arrivé à te faire remonter la pente après Jonathan, et pas moi, ça m'a blessé…

- Pourquoi ?

- Parce qu'avant, ça aurait été moi… C'était de la jalousie mal placée, c'est tout… Et ça me tue de l'admettre !

- Je me doute, oui ! C'est vrai que c'est lui que je voulais à mes côtés, mais… Ta présence aussi était nécessaire, d'une façon différente, mais ça ne veut pas dire que je n'avais pas besoin de toi ! Toi aussi tu m'as aidé, à ta manière !

- J'ai pas eu cette impression…

- Ce dont j'avais besoin, il n'y avait que Magnus qui pouvait me le donner…

- Je sais… Je comprends, c'est juste que sur le coup… ça m'a blessé…

- Hum… Moi ce qui m'a blessé, c'est que tu prennes un peu trop de précautions avec moi, que tu surveilles tout ce que je fais…

- A un moment, c'était nécessaire !

- Oui, mais plus maintenant !

- Je sais…

Alec tendit la main vers lui.

- On oublie tout ça et on reprend comme avant ?

Jace acquiesça en souriant, et serra la main qu'il lui tendait.

- Parabataï !

- Parabataï !

Plus tard- Appartement – PDV Alec

Je dois avouer que plus j'approchais du studio, plus le stress commençait à monter. Et si ça c'était mal passé finalement ? Et si… Non, il ne fallait pas que je pense au pire. J'ouvris la porte d'une main tremblante, et rejoignis le salon. Je poussais un soupir de soulagement : rien n'était cassé, il n'y avait pas de hurlement, et aucun des deux ne semblait blessé. Au contraire même. Magnus était assis à côté de son père, se maintenant tout de même à distance. Ils semblaient parler tous les deux de tout et de rien. La photo d'eux que j'avais caché dans la bibliothèque, mais que Magnus semblait avoir retrouvée, était dans la main de son père. En m'entendant arriver, ils tournèrent la tête vers moi. Le soulagement se peignit sur le visage de mon amant.

- Ça a l'air d'aller vous deux ! Remarquais-je avec un grand sourire.

- Tu pensais qu'on allait s'entre-tuer, jeune homme ? Me fit Rachmad.

- Honnêtement ? Ça m'a traversé l'esprit !

Il rit et je m'approchais et passais ma main dans les cheveux de Magnus.

- Ça va ? Lui demandais-je.

Il me fit un signe de tête affirmatif.

- Bon, je vais vous laisser. Magnus m'a dit que vous partiez en voyage de noces ?

- Oui, c'est prévu depuis un moment mais on n'avait jamais le temps !

- Et bien maintenant que vous l'avez, profitez en bien les garçons !

- Ne vous inquiétez pas pour ça !

Il me sourit, puis se leva. Il posa ensuite une main sur la joue de son fils.

- J'espère qu'on se reverra, que tu ne changeras pas d'avis…Lui dit-il.

- Je… Oui, promis…

- J'espère…

Il se tourna ensuite vers moi.

- Tu me raccompagnes ?

- Heu oui, bien sûr !

Je le suivis donc jusqu'à l'entrée de l'immeuble. Je savais que ça demande était une façon déguisée de me demander s'il pouvait me parler.

- Prends soin de lui, Alec ! Je sais que je n'ai pas besoin de te le dire mais… mais je pense que notre conversation l'a un peu… chamboulé...

- Hum… Je vais m'en occuper, ne vous inquiétez pas. Ça c'est bien passé quand même ?

- Oui…Mieux que je n'osais l'espérer en tout cas…. Mais il reste encore très renfermé avec moi…

- Ce n'est pas vous spécialement, il est comme ça avec tout le monde… Enfin, je veux dire, il ne parle pas de ce qu'il ressent !

- Mais à toi, si !

- Oui, mais moi, c'est…

- Différent ? Oh je sais bien… Il suffit de voir comment ses yeux brillent quand il parle de toi ! Comme toi quand tu parles de lui, d'ailleurs ! Et ça me rend heureux de vous voir heureux tous les deux !

- Merci ! Moi je suis heureux que vous ayez pu enfin parler tranquillement !

- C'est grâce à toi ! Alors c'est à moi de te remercier !

Il me serra alors dans ses bras, puis me relâcha.

- Faites attention à vous, fiston !

Je lui souris. Il allait partir, lorsqu'une question que je voulais lui demander depuis longtemps, me vint à l'esprit.

- Au fait je voulais vous demander, où avez-vous appris notre langue ?

- Oh, ça, c'est une longue histoire ! C'était il y a bien longtemps !

Il me rendit mon sourire et s'en alla. Je retournais dans l'appartement, auprès de mon amant, qui n'avait toujours pas bougé du canapé.

- Viens là toi ! Me fit-il, en me faisant signe d'approcher.

Lorsque je fus à sa hauteur, il me fit basculer sur le canapé, et se plaça sur moi.

- Tu avais dit une heure ou deux !

- Et ?

- Et tu es parti exactement quatre heures et vingt-trois minutes !

- T'as compté les secondes aussi ? Rétorquais-je, amusé.

- Ne fais pas le malin !

- Ou quoi ? Tu vas me punir ?

- Ne me tente pas !

- Tout à l'heure si tu veux, mais là, on a autre chose à faire tous les deux !

- Ah oui, et quoi ?

- Tu verras, c'est ma surprise !

- Je ne peux toujours pas savoir ?

- Non !

- On part quand ?

- Dans quelques minutes ! D'abord je voudrais qu'on parle de ta journée avec ton père !

- On est obligé ?

- Oui !

Il soupira et s'assit en tailleur.

- C'était… bizarre… Et bizarre, et encore bizarre !

- D'accord, mais encore ?

- Je sais pas… Je l'ai écouté… Me fit-il en haussant les épaules.

- C'est déjà ça…

Je lui caressais la joue. Je le sentais triste.

- Tu es sûr que ça va ?

- Oui, oui…

- Menteur ! De toute façon, je sais comment te remonter le moral !

- On part ?

Ses yeux s'illuminèrent, et un sourire magnifique apparut sur son visage, réveillant une certaine partie de mon anatomie. Je me mordis la lèvre inférieure… Tant pis, on partirait plus tard que prévu…

Idris

Robert regardait d'un œil attendrit son ancienne femme donner le biberon au bébé sorcier dans ses bras. Il avait été étonné qu'elle reste. Elle n'avait donné aucune explication, se contentant de lui dire : « Tu es incapable de t'occuper d'un enfant sans moi ». Il était content qu'elle soit là… Après tout, si ça pouvait calmer le jeu entre elle et lui. Cependant, ce qui l'inquiétait, c'était qu'elle commençait à s'attacher au petit, alors que l'enfant partirait bientôt dans une famille d'accueil… Le petit bout agrippa sa main au foulard de Maryse, la regardant avec de grands yeux. Pour son jeune âge, le petit était déjà très éveillé.

- Tu sais qu'il ne peut pas rester… Lui dit Robert, d'une voix douce.

- Oui, je sais ! Mais je te rassure, je n'ai pas envie d'être maman une quatrième fois !

- Oui mais je sens que tu t'attaches à cet enfant…

- Pas toi ?

- Si… Mais ce n'est pas bon… Il va bientôt nous quitter…

- Qui va l'adopter ?

- Une famille de sorciers… Ils cherchent…

- Il y aurait une solution à notre problème… On verrait encore le petit…

Robert fronça les sourcils.

- De quoi tu parles ?

- On a un fils qui sort avec un sorcier, je te rappelle ! Et que je sache, ils ne pourront jamais avoir d'enfant !

- Attends une minute, tu ne penses quand même pas à ce que je crois que tu penses ?!

- Si…

- Je croyais que tu détestais Magnus ?

- C'est toujours le cas ! Mais puisque Alec a décidé de nous le laisser dans les pâtes, autant qu'il serve à quelque chose !

- Tu es folle !

- Avoue que toi aussi tu y as pensé ?

- Peut-être… Mais ils n'accepteront jamais !

- Qui ne tente rien, n'a rien, Robert… N'oublie pas…

A suivre

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