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...Pour atterrir sur Adrien.

Sous le choc, le jeune homme s'éveilla en sursaut, et ses réflexes de Chat Noir le firent plaquer son amie sur le matelas sous lui.

Quand il se rendit compte de la situation, Adrien se trouva face aux yeux bleus écarquillés de Marinette.

Et son amie avait l'air en état de choc.

- Marinette ? Qu'est ce qui se passe ? Tu vas bien ?

Elle ne répondit pas, mais ses joues s'étaient marbréees de rouge. Elle avait l'air au bord du malaise.

- Marinette ?

Franchement inquiet, Adrien lui caressa la joue tendrement la joue.

Ce geste, qu'il faisait habituellement sous Chat Noir, sembla sortir Marinette de sa torpeur.
- Tu es Chat Noir.

Adrien se figea, stupéfait. Son amie, répéta presque rêveusement, comme pour s'en convaincre.

- Tu es Chat Noir.

Les deux adolescents restèrent quelques instants immobiles, yeux dans les yeux. Puis Adrien soupira et s'écarta de Marinette.

Ils s'assirent en tailleur face à face. Marinette dévisageait Adrien avec fièvre, se rendant compte de l'évidence. Depuis le début, il était près d'elle, et depuis le début elle aurait pu savoir que c'était lui. Mais elle n'avait pas fait le lien.

Ses yeux, ses cheveux, tout correspondait. Chat était plus détendu, plus spontané. Mais les ressemblances lui sautaient aux yeux maintenant.

Adrien hocha lentement la tête.

- Comment ... ?

- Quand tu m'as embrassé tout à l'heure... Je n'ai pas réalisé tout de suite, mais...

- Je n'ai pas réfléchi. Question d'habitude.

Marinette rit doucement devant l'air faussement penaud d'Adrien.

- Marinette, tu m'en veux ? Je veux dire de ne pas te l'avoir dit ?

La jeune fille prit quelques secondes pour réfléchir.

- Non. Je comprends. Je comprends que tu aies du ne rien dire, cacher ton identité. C'est juste que je vais avoir besoin de quelques moments pour... tu sais... m'habituer.

- Tu es déçue ? Que ce soit moi ?

- Quoi ? Oh non ! Certainement pas...

Ils restèrent quelques instants silencieux, Marinette s'efforçant de digérer la découverte qu'elle venait de faire.

Elle avait fui Chat Noir pour Adrien, puis elle avait essayé d'oublier Adrien pour Chat Noir, alors qu'il ne s'agissait que d'une seule et même personne.

Ils avaient joué une sacrée partie de cache-cache tous les deux. Elle avait réussi à démasquer Adrien, tout à fait par hasard. Plus exactement, il s'était trahi.

Adrien secouait la tête, l'air faussement vexé.

- Et bien, ce n'était pas ma journée...

- Parce que je sais qui tu es ?

Le jeune homme se mit à rire.

- Pas seulement toi, ma Princesse... Alya m'a grillé aussi.

- Quoi ?

Adrien se passa la main dans les cheveux, l'air gêné.

- J'ai été imprudent. Je me suis détransformé dans une ruelle et ...

- Dans une ruelle ?

Adrien rougit encore plus, et répondit vaguement.

- J'avais une course à faire.

- A cette heure ? Mais tout est fermé !

Le jeune homme grogna, sans relever.

- Bref. Alya nous a vu tous les deux nous embrasser et elle sait que je suis Chat Noir. Je crois que c'est pour ça qu'elle a imaginé ce plan de sauvetage...

Marinette rougit violemment en se rappelant des baisers de Chat Noir. Des baisers d'Adrien plutôt...Ce qui faisait d'Adrien, son ... petit-ami.

Le petit ami en question la regardait amusé. Il connaissait suffisamment la jeune fille en face de lui pour deviner ce qui la faisait rougir. Il s'approcha et déposa un léger baiser sur ses lèvres. Il continua à l'embrasser légèrement jusqu'à ce qu'elle réponde à ses baisers.

Pour la première fois, Marinette embrassait Adrien sans son costume de Chat Noir. Elle sentait ses mains se promener sur sa taille, caresser son visage, son dos. La sensation la perturbait et la grisait à la fois.

Adrien pour sa part se sentait euphorique. Sa princesse savait enfin qui il était. Elle avait deviné seule, elle l'avait reconnu sans le masque.

Contrairement à ses craintes, elle ne l'avait pas repoussé. Elle n'avait même pas été en colère contre lui de lui avoir caché qui il était. Elle l'avait accepté entièrement, sans poser de questions. Et il l'aimait d'autant plus pour ça.

Et maintenant, ils étaient collés l'un à l'autre sur un matelas d'appoint dans la chambre de Marinette à s'embrasser comme si leur vie en dépendait.


Marinette et Adrien s'était finalement allongés côte à côte, tournés l'un vers l'autre, se touchant presque. Il discutaient, malgré l'heure tardive. Après tout, une telle révélation n'avait pas lieu tous les jours...

- Tu sais, je me demande si je dois espérer que le contrôle d'histoire ait lieu ou soit annulé, dit soudain Marinette en riant.

- Au final, nous en sommes là à cause de ce contrôle...

- Oui. Et on risque d'être crevés demain. Mais je me sens bien trop énervée pour pouvoir fermer l'œil.

- J'ai l'impression que nous sommes partis pour une nuit blanche. Alya risque d'être particulièrement insupportable demain.

- Ooh ne m'en parle pas... Je n'arrive pas à croire qu'elle soit arrivée pile au moment où nous étions sur le balcon.

- Alya sera une journaliste redoutable si elle continue comme ça !

- C'est déjà le cas... Mais c'est étrange qu'elle ne m'ait pas parlé à moi.

- De quoi ?

- Du fait qu'elle m'a vu t'embrasser.

- Ne crie pas victoire trop tôt, princesse. Imagine plutôt qu'elle affûte ses instruments de torture...

Marinette ne put s'empêcher de rire en voyant le regard inquiet d'Adrien. Alya avait dû lui jouer la scène de la grande sœur responsable. Sa meilleure amie était une perle, toujours prête à la défendre quoi qu'il arrive.

- D'ailleurs, princesse. Comment allons nous faire ?

- Faire quoi ?

- Nous deux. Au collège.

- Je suppose que tu as une idée derrière la tête étant donné que tu en parles ?

- Et bien, plus rien ne nous empêche d'être proches tout le temps maintenant. Tu sais qui je suis, et ...

- Chaton. Comment comptes–tu expliquer que du jour au lendemain nous sortons ensemble ?

- Mon chat-rme irrésistible ? Nous sommes félin pour l'autre ?

- Sérieusement ?

Adrien se mit à rire, content de ses jeux de mots.

Marinette leva les yeux au ciel faussement agacée.

- Marinette, personne ne fera attention à nous.

- Tu y crois réellement ? Chaton, tu es mannequin, la majeure partie des filles du collège te couve du regard. Et n'oublies pas Chloé qui te court après depuis... longtemps ! Et dans la classe, tout le monde remarquera le changement, tout le monde sait que...

La jeune fille s'interrompit brutalement, joues rouges. Elle ne pouvait pas lui dire que tout le monde savait qu'elle était folle amoureuse d'Adrien Agreste...

- Tout le monde sait que quoi ?

- Que... qu'il n'y a rien entre nous !

- Donc, je vais devoir te faire succomber à mon charme ravageur pour que je puisse t'embrasser au collège ?

La rougeur de Marinette s'intensifia sous les paroles d'Adrien, chuchotées sur un ton tendre. Elle n'imaginait que trop bien ce qu'il pourrait inventer, et elle n'était pas sûre de résister longtemps...

Le jeune homme face à elle souriait. Un sourire typiquement Chat Noir, l'air taquin et satisfait de lui.

Alors qu'il s'avançait vers elle pour l'embrasser, un boule noire atterrit brutalement sur sa poitrine.

- Plagg !

- Adrien. Maintenant que vous avez parlé, tu peux peut être lui demander du camembert ?

La créature l'air boudeur était décidée à obtenir sa friandise. Il s'était tenu tranquille depuis que Chat Noir était redevenu Adrien. D'une part parce que le garçon s'était fait démasqué, et d'autre part parce qu'il avait compris le risque qu'Adrien perde toute liberté de sortie.

Pour la première fois au cours de sa très longue existence, il s'était senti désolé de ne pouvoir accéder à la demande de transformation. La règle était simple, il lui fallait reprendre des forces pour transformer le garçon. Mais en cet instant il aurait aimé que les règles puissent être brisées au moins sur ce point. Rien qu'une fois.

Et puis, la jeune fille qui les avait surpris dans la ruelle était revenue. Elle avait trouvé une solution, Adrien était hors de danger.

Plagg s'était fait tout petit, pour ne pas trahir le garçon auprès de Marinette. La fameuse Marinette dont il entendait tellement parler... Elle était spéciale, il pouvait le sentir. Il sentait aussi autre chose, mais il ne s'en occupait pas vraiment. Il avait faim. Trop faim pour réfléchir convenablement.

Quand Marinette s'était endormie, il avait hésité à aller réveiller Adrien pour réclamer son dû. Mais le sommeil de la demoiselle était tellement agité qu'il avait pris son mal en patience, se promettant d'exiger au moins plusieurs camembert. De qualité supérieure.

Puis, elle avait démasqué Chat Noir. Il les avait laissé parler tous les deux, un long moment, s'obligeant tant bien que mal à rester calme et silencieux.

Mais alors qu'ils riaient et s'embrassaient, il n'avait pas pu tenir plus longtemps. Il avait faim, il allait demander à manger. Il pourrait même se contenter d'un autre type de fromage. Voire même d'un peu de lait pour calmer son estomac...

- Ton kwami n'a pas eu à manger ?

Au moment où elle prononçait ces mots, Marinette plaqua ses deux mains sur sa bouche en devenant écarlate...