Disclaner : Je ne possède pas Harry Potter
Dialogue en gras
Pensées en « italique »
*Fourchelangue*
Merci pour vos commentaires, ceux-ci m'ont fait très plaisir. J'aime beaucoup lorsque notre Ryry est dark. Dans cette histoire, je vais essayer de le faire sans pitié pour ses ennemis.
Merci à ma bêta DiagonAlleyParis pour corriger mon chapitre.
CHAPITRE 2
Harryarrivaà l'orphelinat suivi d'Isis invisible. Il monta directement dans sa chambre pour se reposer, utiliser sa magie ainsi l'avait épuisé. Il s'endormit dès que sa tête toucha l'oreiller.
Il se réveilla le lendemain et lorsqu'il vit sa pendule indiqua 8h40, il fut surpris, Harry ne se souvenait pas la dernière fois qu'il s'était levé aussi tard. Il attrapa ses affaires et alla se laver. Une fois propre, il retourna dans sa chambre. Il devait réfléchir à ce qu'il envisageait de faire.
« Premièrement, je sais où se trouve le monde sorcier. Mais comment y aller ? Je peux voir avec le directeur pour qu'il me disse la meilleure façon d'arriver là-bas. »
« Deuxièmement, une fois là-bas qu'est-ce que je dois faire ? Si ma mémoire est bonne, mon père (en pensant à son géniteur, Harry eut une poussée de dégoût et de haine) avait parlé d'une banque qui s'appelle Grindat, non Gringotts. Je dois y aller pour savoir si malgré mon âge, je n'aurai pas droit à quel chose, car même si je ne le souhaite pas, je suis quand même un Potter et ils doivent avoir de l'argent » (Harry se rappela alors de la grande et belle maison où il habitait avant).
« Mais que faire si je n'ai rien ? Je refuse de rester plus longtemps dans cet orphelinat. J'aurais dû faire les poches du sorcier que j'ai tué hier » (à cette pensée les yeux d'Harry se mirent à briller).
Il sortit de sa chambre avec cette idée en tête et retourna dans la forêt pour y retrouver le corps.
« Donc même si je n'ai pas d'argent, je peux toujours trouver un vieux sorcier qui vit seul, le tuer, et vivre dans sa maison. »
« Et troisièmement, je dois me renseigner sur mon nouveau monde, savoir comment il fonctionne. La lecture de certains ouvrages devrait satisfaire ma curiosité ».
Au bout de trente minutes de marche, il retrouva le cadavre. Les animaux avaient commencé à le dévorer, un morceau d'une cuisse et de son ventre avaient disparu. Il s'agenouilla à côté du corps et fouilla les poches qui ne contenaient quelques pièces : onze étaient en or, vingt en argent et sept en bronze. Harry ne savait pas combien cela faisait en livre sterling mais c'était mieux que rien.
Une fois son méfait accomplit, Harry repartit à l'orphelinat. A peine avait-il franchi le portail qu'il rencontra le directeur. « Parfait » se dit-il.
Monsieur le directeur, je souhaiterais vous parler.
Ce dernier se retourna et Harry put lire la peur dans son regard. « Jamais je ne pourrais me passer de ce sentiment de pouvoir »
Le directeur répondit d'un ton sec et ferme malgré un léger tremblement dans sa voix. Je suis occupé, retourne dans ta chambre.
Harry prit alors une posture plus droite et sa voix pleine de fermeté lâcha :
Si j'étais vous, j'utiliserais un autre ton et j'obéirais à mes demandes.
Est-ce une menace ? demanda Art d'une voix beaucoup plus faible qu'il n'aurait voulu. Il ne comprenait pas comment ce gamin pouvait lui faire peur à ce point.
Bien sûr que non, je ne vous menace pas, je veux juste vous expliquer quelque chose. Répliqua Harry avec une voix pleine de douceur tout en laissant s'échapper un peu de sa magie.
Très...très bien, viens avec moi.
Harry suit le directeur dans son bureau et s'assit en face de lui.
Je compte aller à Londres à Charing Cross Road. Je veux que vous m'indiquiez le plus court itinéraire pour me rendre à cette adresse.
Et tu crois que je vais te laisser partir. Rétorqua Art avec un regain de courage.
Vous n'avez pas l'air de comprendre, je ne vous le demande pas, c'est un ordre. Lâcha Harry tout en faisant claquer sa magie.
Harry le fixa droit dans les yeux et l'obligea à faire ce qu'il voulait. Le directeur fit la recherche demandée et lui déclara qu'il devait prendre le bus 10 en direction de Londres puis après il devrait prendre un taxi.
Très bien, vous allez faire une réservation pour demain et vous allez me donner de l'argent.
Art réserva une place pour Harry dans le prochain départ pour Londres le lendemain et ce fut avec deux cents livres sterling dans sa poche qu'Harry remonta dans sa chambre. Il informa Isis qu'il devait sortir faire les magasins car il ne comptait pas arriver au Chaudron Baveur avec des vêtements rapiécés. Isis aurait souhaité l'accompagner mais malheureusement, elle est devenue trop imposante pour qu'il puisse la porter.
Harry revint trois heures plus tard avec plusieurs sacs. Il avait passé une agréable journée, c'était la première fois qu'il avait des vêtements vraiment à lui et selon ses goûts. Il s'était acheté deux pantalons noirs, une chemise vert bouteille et bleue nuit, une paire de chaussures noire, deux boxers, deux paires de chaussette, des lunettes, un petit sac à dos pour mettre sa tenue de rechange et surtout une sorte de fond de teint pour homme pour cacher sa cicatrice. Il lui restait 30 livres cela devrait lui suffire pour payer le taxi. Il affichait donc un sourire lumineux lorsqu'il s'endormit ce soir-là.
Le lendemain matin, Harry se réveilla d'excellente humeur, il alla dans la salle de bain et s'habilla. Il mit sa chemise verte, son pantalon noir, ses chaussures et accrocha sa paire de lunettes à la poche sur sa poitrine. Il attacha ses cheveux avec un ruban noir et il cacha sa cicatrice avec le produit de beauté. Il se regarda dans le miroir et se trouva beau, c'était la première fois ce que cela lui arrivait. Habillé ainsi, il avait l'impression de vraiment faire son âge.
Il retourna dans sa chambre, prit son sac et dit à Isis de le suivre. Le serpent était aussi très heureux de pouvoir quitter ce taudis. Ce fut donc un animal de compagnie invisible et très joyeux qui se dirigea avec Harry vers le bureau du directeur. Ce dernier y entra sans frapper, Art était assis derrière son bureau, une fois la porte fermée, le jeune sorcier envoya sa magie sur l'homme pour l'empêcher de bouger.
Que fais-tu là ? Relâ... demanda Art avec frayeur alors que son visage devenait blanc.
La ferme ! répondit Harry d'une voix forte à cause de sa magie. Vous allez ouvrir grand vos oreilles car je ne compte pas me répéter. Comme vous pouvez le voir, je pars et je ne compte pas revenir (le directeur fut soulagé de savoir que ce petit monstre ne reviendrait pas). Mais je ne peux pas partir sans nous laisser un petit cadeau de ma part, cela serait vraiment pas poli, surtout avec tout ce que vous avez fait pour moi (avec un sourire). Vous voyez je pourrais vous tuer. Au moment où il prononça ces mots Isis apparut dans un sifflement de menace, le directeur eut tellement peur qu'aucun son ne sortit de sa gorge. Mais si je fais ça, cela serait une punition beaucoup trop douce. Vous allez attentivement m'écouter, Harry le fixa droit dans les yeux, à chaque fois que l'idée vous viendra de voler l'argent qui revient normalement à l'orphelinat, je veux que vous vous arrachez un ongle. Et si vous battez ou punissez un enfant, je veux que vous vous saisissiez d'un marteau et que vous frappiez l'une de vos mains avec cet outil.
A chaque nouveau mot prononcé l'homme pâlissait un peu plus. Il eut tellement peur qu'il urina sur lui. La personne qui se trouvait devant lui n'était pas un enfant mais le diable en personne.
De plus, vous ne pouvez à aucun cas démissionner de votre poste ou vous suicider. Et un dernier point mais c'est le plus important, vous allez brûler mon dossier. Personne ne doit jamais savoir que j'ai vécu ici.
Puis tranquillement, Harry se leva et sortit de la pièce suivi d'Isis.
*Maître vousss êtessss doué pour torturer les genss.*
*Merci, j'ai seulement beaucoup d'imagination. Allons-y, un nouveau monde nous attend.*
Le jeune sorcier et son serpent, qui était à nouveau invisible, quittèrent l'orphelinat sans un regard en arrière. Harry prit la direction de l'arrêt du bus dont la ligne desservait Londres.
Harry arriva devant le Chaudron Baveur vers 14 heures. En regardant le bâtiment, il fut plutôt déçu par son apparence vieillotte et décrépie. Il poussa la porte et vit à l'intérieur plusieurs tables rondes, un escalier, une cheminée et un comptoir. Il put compter une douzaine de sorciers. Harry se dirigea vers le bar et en mettant son masque d'enfant, il demanda.
Excusez-moi, serait-il possible de m'ouvrir le passage pour le Chemin de Traverse.
Bien sûr, suit moi.
Tom sortit par la porte arrière et s'arrêta devant un mur. Il prit sa baguette, tapa sur plusieurs briques et le mur s'ouvrit devant lui.
Merci beaucoup, pouvez-vous me dire où je peux trouver Gringotts ?
La banque se trouve tout droit, tu ne pourras pas la manquer, c'est un grand bâtiment blanc. Sûr ce, Tom laissa Harry et retourna dans son bar.
Harry fut impressionné par ce qu'il voyait, des magasins à perte de vue, une ménagerie d'animaux magiques, Fleury et Bott une librairie, Ollivender un vendeur de baguettes... Des sorciers par dizaines, dans des robes de sorciers, certains avaient même des chapeaux. Il aperçut enfin un immense bâtiment blanc, il monta les marches et vit de drôle de créatures humanoïdes de petite taille, au teint basané avec des longs doigts et pieds. Sur l'une des portes, on pouvait lire.
« Entre ici étranger si tel est ton désir
Mais à l'appât du gain, renonce à obéir,
Car celui qui veut prendre et ne veut pas gagner,
De sa cupidité, le prix devra payer.
Si tu veux t'emparer, en ce lieu souterrain,
D'un trésor convoité qui jamais ne fut tien,
Voleur tu trouveras, en guise de richesse,
Le juste châtiment de ta folle hardiesse. »
(texte tiré du livre 'Harry Potter et l'école des sorciers')
Une fois les portes franchies, il arriva dans un grand hall où se trouvait un long comptoir avec des dizaines de créatures assises sur de grands tabourets.
Harry était loin d'être rassuré face à ces créatures. Mais il avança vers l'une d'elles, cette dernière était en train de compter des pierres précieuses.
Bonjour. Je m'appelle Harry Potter, je viens d'arriver dans ce monde et je souhaiterais savoir si je possède un compte. Dit-il d'un ton calme et poli.
La créature leva la tête et regarda le jeune sorcier.
Veuillez verser quelques gouttes de votre sang sur ce parchemin, pour vérifier votre identité.
La créature lui tendit un couteau et un parchemin. Harry se coupa sans hésiter le bout du doigt et laissa tomber quelques gouttes sur la feuille de papier. Une fois que cela fut fait, sa blessure se referma. Lorsque le nom Harry Potter apparut, la créature demanda de venir avec lui. Le jeune sorcier le suivit dans un long couloir qui menait à plusieurs portes.
Excusez mon impolitesse mais vous êtes quoi comme créature et j'ai oublié de vous demander votre nom ?
Le gobelin fut surpris par la politesse du sorcier car c'était bien la première fois que l'un d'entre eux lui demandait son nom.
Je m'appelle Litip et je suis un gobelin.
Ils arrivèrent devant une porte où Harry put lire Gripsec gestionnaire de comptes. Litip frappa et la porte s'ouvrit. La pièce était ovale, il y avait plusieurs étagères fixées au mur, celles-ci étaient pleines de livres et de parchemins. Un gobelin se tenait assis devant un bureau trois fois trop grand pour sa taille.
Harry resta debout devant la chaise et il entendit Litip parler avec l'autre gobelin dans une langue qu'il ne connaissait pas.
Monsieur Potter, veuillez-vous asseoir.
Harry s'assit immédiatement mais remarqua aussitôt que Litip était déjà parti.
Bonjour, monsieur Gripsec. Merci de me recevoir.
Gripsec leva un sourcil pour montrer son étonnement face à ce jeune sorcier qui était poli et qui l'appelait par son nom.
Que puis-je faire pour vous ?
Voilà, je viens d'arriver dans ce monde et je souhaiterais savoir si je possède un compte chez vous.
Oui, en effet vos parents (à l'annonce de ce mot Harry grinça des dents) ont ouvert à votre naissance une voûte à votre nom. Et chaque année vous recevez un versement automatique de 50 000 Galions, le jour de votre anniversaire.
Harry fut très surpris d'apprendre qu'il recevait de l'argent de ses géniteurs. Mais il était surtout très heureux d'apprendre qu'il avait de l'argent, au moins il n'était pas sans sou.
Est-ce que je peux avoir accès à cet argent et surtout savoir si Monsieur et Madame Potter seront mis au courant.
Gripsec fut étonné que le jeune Monsieur Potter appelle ses parents Monsieur et Madame au lieu de père et mère.
Effectivement, vous pouvez faire un retrait mais je ne peux pas vous promettre que Lord Potter ne le découvrira pas. Mais la seule façon pour lui de le savoir est de demander un relevé de compte. Cependant, depuis l'ouverture de celui-ci aucun relevé nous a était demandé. Désolé de vous poser cette question, mais où étiez-vous durant toutes ces années ?
Harry eut l'impression qu'il pouvait faire confiance au gobelin. Il suivit donc son instinct et il lui raconta toute son histoire sauf la partie concernant les meurtres bien sûr.
Gripsec avait toujours su que les sorciers étaient des gens infâmes et sans scrupules. Il avait de la peine pour le jeune sorcier qui se trouvait en face de lui. Abandonner son propre enfant était horrible surtout lorsque la dite famille appartenait au cercle des sang-pur.
Monsieur Potter, veuillez verser quelques gouttes de votre sang sur ce parchemin.
Excusez-moi mais je ne comprends pas… Monsieur Litip a déjà vérifié mon identité. Répondit Harry un peu sceptique
Ce parchemin est différent de celui de tout à l'heure. Cette fois je souhaite connaître votre héritage de sang, pour savoir si vous avez accès à d'autres voûtes.
Gripsec savait très bien que les Potter étaient les descendants des Perverell et de Gryffondor. Mais cela faisait des siècles que les sorciers avaient oubliés leur passé, car normalement, ce n'était pas aux gobelins de demander à passer le test de l'héritage de sang. Et c'était à cause de cela que certaines seigneuries avaient été oubliés avec le temps. Mais si Gripsec le proposait à Harry, c'était parce qu'il ressentait une grande puissance qui émanait de lui et il avait perçu son aura noir. Il n'appréciait pas Lord Potter qui croyait que tout lui était dû et de plus qu'il trouvait ce dernier était encore plus arrogant que Lord Malfoy.
Suite à cette explication, Harry n'hésita pas une seconde, car après tout s'il pouvait avoir une voûte de plus, il n'allait pas dire non. Une fois que le sang toucha le parchemin, celui-ci se mit à briller et après quelques secondes plusieurs lignes se formèrent et il put lire.
Héritier de la noble et ancienne maison des Peverell
Voûte 124 (98 245 475 Gallions)
Manoir des Perverell en Écosse
Maison secondaire en France
Maison secondaire en Amérique
Possède 24% de la Gazette des sorciers
Possède 37% de Fleury et Bott
Possède 17% de l'apothicaire
Héritier de la noble et ancienne maison des Gryffondor
Voûte 4 (28 624 684 Gallions)
Manoir de Godric Gryffondor à Londres
Maison secondaire en Italie
Possède 25% de Poudlard
Héritier de la noble et ancienne maison des Serdaigle
Voûte 5 (37 948 235 Gallions)
Manoir de Rowena Serdaigle en Écosse
Possède 25% de Poudlard
Héritier de Merlin
Voûte 1
Héritier potentiel de la noble et ancienne maison des Black
Voûte 245 (87 254 369 Gallions)
Maison familiale 12, square Grimmaud
Maison secondaire en Grèce
Maison secondaire en Russie
Maison secondaire en Suisse
Maison secondaire en France
Possède 37% de la Gazette des sorciers
Possède 23% Barjow et Beurk
Possède 54% Ménagerie magique
Héritier potentiel de la noble et ancienne maison des Potter
Voûte de confiance 687 (400 000 Gallions)
Voûte 685 (31 256 741 Gallions)
Manoir Potter en Écosse
Maison Godric's Hollow
Possède 12% de la Gazette des sorciers
Possède 57% de la boutique de Quidditch
Une fois la lecture du parchemin fut terminée, Harry resta immobile, respirant à peine. Il ne comprenait pas pourquoi il était l'héritier de toutes ses maisons. Sa première pensée fut : « J'ai vécu dans un orphelinat toute ma vie, sans pouvoir manger à ma faim ou même avoir des vêtements portables alors que je suis millionnaire avec plus de 10 maisons »
Gripsec en voyant la réaction du jeune sorcier et ne la comprit pas, il décida de prendre le parchemin et lorsqu'il vit l'étendue de cet héritage, il tomba presque de sa chaise. Ce dossier était beaucoup plus important qu'il ne l'avait cru. Il devait aller voir tout de suite le directeur de la banque Ragnok.
Monsieur Potter, veuillez attendre ici, je dois aller chercher mon supérieur le directeur Ragnok.
En entendant les paroles de Gripsec, Harry sortit de sa torpeur.
Pourquoi ? Y a-t-il un problème ? Demanda-t-il avec un peu d'appréhension dans sa voix.
Non, vous n'avez pas à vous inquiéter, si je demande l'aide de mon supérieur Ragnok, c'est que votre dossier est bien trop important pour moi. Vous pouvez aussi faire apparaître votre serpent. Devant la question muette d'Harry, Gripsec répondit. Les gobelins peuvent voir à travers la magie, Monsieur Potter.
Une fois que le gobelin fut parti, Isis apparut et vint sur les genoux de son maître pour le réconforter.
*Maître, que vousss arrive-t-il?*
Harry lui répondit tout en la caressa, on aurait eu l'impression qu'elle ronronnait mais elle n'était qu'un serpent après tout.
*Je viens d'apprendre que je suis un héritier de quatre maisons*
Gripsec revint avec Ragnok une minute plus tard.
Bonjour Monsieur Potter. Gripsec m'a expliqué votre situation et je suis honoré de vous rencontrer.
Bonjour Directeur Ragnok, tout le plaisir est pour moi. Quelque chose me dit que vous devez rarement vous déplacer.
Ragnok acquiesça d'un simple signe de tête et s'assit sur la chaise de Gripsec qui resta debout derrière son supérieur.
L'héritage de sang vous désigne héritier direct de quatre maisons et héritier potentiel de deux maisons. Je suppose que vous souhaitez savoir comment cela est possible ?
Oui effectivement, pour moi l'héritage des Potter n'est pas une surprise mais pour le reste je ne comprends pas.
Godric Gryffondor a vécu il y a cela plus de 1 000 ans. Et en 1354, les descendants de ce fondateur ont changé leur nom de famille en Peverell. Mais en 1627, une branche de la famille a voulu à nouveau se séparer suite à des discordes en leur sein, et ils ont pris le nom de Potter. Au fil des ans, les Peverell ont entièrement disparu. Maintenant le titre revient aux descendants indirect. Voilà pourquoi vous pouvez prétendre à leurs seigneuries.
Pour Serdaigle, vous devez savoir que Rowena Serdaigle était la femme de Godric Gryffondor et dans son testament cette dernière, elle avait précisé que sa seigneurie devait aller de mère en fille et que seulement s'il ne restait plus personne alors le titre devait revenir à un descendant de Godric Gryffondor. Maintenant pour la maison Black, cela est plus simple, vous êtes éligible au titre grâce à votre parrain Sirius Black qui a fait de vous son héritier.
Et pour terminer avec votre dernier héritage, selon une légende Merlin avait demandé à la Mère Magie elle-même de trouver un héritier digne d'elle. Donc je suppose que la Mère Magie a dû voir quelque chose en vous et puisqu'elle vous a fait héritier de Merlin.
Harry est sidéré par ses explications.
Merci pour vos explications, cela va faire beaucoup de choses à digérer. Mais j'ai encore quelques questions si vous me le permettez ?
Je vous écoute. Répondit Ragnok en joignant ses mains sur le bureau.
Pourquoi Monsieur Potter ou son fils Jack ne possèdent pas les seigneuries Serdaigle, Perverell et Gryffondor ?
Tout simplement parce que Monsieur Potter n'a jamais demandé à effectuer le test de l'héritage de sang, donc il ne sait pas qu'il est éligible aux titres. Mais tout adulte peut en faire la demande. Comme on dit premier arrivé, premier servi.
Harry était plutôt étonné d'entendre un proverbe moldu dans le monde des sorciers.
Donc je ne peux pas réclamer ses héritages ? Demanda Harry en croisant les doigts
Normalement, un sorcier devient un adulte à l'âge de dix-sept ans cependant il peut demander à être émancipé à partir de treize ans.
En entendant la réponse du gobelin, Harry fut très déçu. C'était comme si on lui avait mis un magnifique cadeau devant lui et qu'on lui avait enlevé avant qu'il ne puisse le prendre. Mais avant de continuer sur sa pensée, Ragnok ajouta.
Monsieur Potter, je dois vous informer, que dans son testament, Merlin avait écrit une clause un peu particulière. Il a souhaité que son héritier s'il le voulait, pouvait demander à être émanciper beaucoup plus tôt et plus précisément à partir de huit ans.
Suite à cette réponse, une joie, un bonheur, un pur plaisir explosèrent dans Harry. Il n'arrivait pas à croire ce qu'il venait d'entendre.
Donc si je vous comprends bien, vu qu'a l'heure actuelle j'ai huit ans et demi. Je peux demander mon émancipation. Et grâce à ça, je pourrais demander à prendre les quatre seigneuries.
Oui, vous deviendriez Lord Peverell Gryffondor Serdaigle Merlin. Répondit Ragnok avec un large sourire qui laissait entrevoir ses dents pointues.
Si Harry ne c'était retenu, il aurait été en train de faire la danse de la victoire dans le bureau. Il n'arrivait pas à croire à la chance qu'il avait. Même la Mère-Magie l'aidait dans sa quête de vengeance.
Lorsque j'aurai les titres, y a-t-il un risque qu'on me les enlève ? Car je suis persuadé que si Monsieur Potter apprenait qu'il aurait pu réclamer cet héritage, il tentera par tous les moyens de me les reprendre.
Vous n'avez pas à vous inquiéter une fois les titres en votre possession, il sera impossible de vous les retirer. Même si vous finissiez à Azkaban, vous resteriez toujours Lord Peverell Gryffondor Serdaigle Merlin.
Harry fut soulagé d'entendre les derniers mots du directeur. Cependant, Harry était impatient de voir le visage de son géniteur le jour, où il le découvrira cet héritage. « Je suis persuadé que cela sera mémorable ». Le simple fait de l'imaginer, le fit sourire.
Ragnok sortit un parchemin et une plume d'un tiroir du bureau.
Monsieur Potter, veuillez signer ce document, cela vous émancipera. Cette plume est particulière car c'est une plume de sang. Elle utilise votre propre sang et non de l'encre pour écrire.
Harry saisit la plume, lu attentivement le document puis le signa. Il ressentit alors un léger picotement sur le dos de sa main. Une fois sa signature apposée sur le parchemin, celui-ci se divisa en deux parties et l'une d'elles disparut.
Une copie a été envoyée au ministère de la Magie. Maintenant que vous êtes émancipé, vous devez savoir que vous n'avait plus la trace.
Devant le soulèvement de sourcil d'Harry, le gobelin expliqua.
La trace est un sortilège placé sur les sorciers mineurs, c'est à dire âgés de moins de dix-sept ans. En cas d'activité magique, le Service des usages abusifs de la magie qui se trouve au ministère est alerté et le jeune sorcier encoure des sanctions.
Pourtant j'ai déjà utilisé la magie et je n'ai reçu aucun avertissement.
Harry s'inquiétait de savoir si le ministère aurait pu découvrir ce qu'il avait déjà fait.
Le ministère est alerté uniquement lorsque vous utilisez une baguette.
Harry reprit sa respiration sans qu'il eut remarqué qu'il l'avait retenue. Ragnok claqua des doigts et quatre boites en velours apparurent sur le bureau. L'un telle est rouge et or, une autre bleu et bronze, la troisième rouge et noir et la dernière bleu nuit avec des étoiles dessus.
Voici les quatre anneaux, veuillez les mettre.
Harry ouvrit en premier la rouge et noir, l'anneau est noir avec un P dans un triangle. Il mit la bague des Peverell à son pouce gauche, au moment où celle-ci s'ajuste à la taille du doigt d'Harry pour lui aller parfaitement, le jeune sorcier sentit la magie l'entourer et perçut une sensation de bien-être et de sécurité.
Il fit de même avec les autres anneaux, la bague de Gryffondor était de couleur or avec un griffon rouge à son index gauche. Celle de Serdaigle était de couleur bronze avec un aigle bleu à son majeur gauche. La dernière qui avait été portée par Merlin était bleue nuit avec sept étoiles blanches à son index droit. Harry ressentit à chaque fois la même chose.
Félicitation Lord Peverell Gryffondor Serdaigle Merlin. Les bagues peuvent devenir invisible si vous le souhaitez et personne ne peut les retirer à part vous. Je vous donne les dossiers de vos maisons. Vous y trouverez tous les relevés de comptes des boutiques dans lesquels vous avez des investissements, vos titres de propriété et d'autres documents que je vous laisse regarder.
Harry fit disparaître les anneaux, personne n'avait besoin de connaître l'étendue de son pouvoir.
Merci beaucoup Directeur Ragnok, je regarderai tout cela un peu plus tard. Je souhaiterais savoir si vous avez une idée dans laquelle de mes propriétés je trouverais la plus grande bibliothèque.
Je dirais le Manoir Peverell, si vous voulez, je peux demander à l'un de mes subordonnés de vous emmener là-bas.
Merci, j'accepte votre offre. Répondit Harry en faisant léger un signe de tête. Avant de partir, je désire effectuer un retrait d'argent.
Bien sûr. Ragnok fit apparaître d'un claquement de doigt cinq clefs en or . Chaque clef correspond à une voûte, Peverell, Gryffondor, Serdaigle, Merlin et votre voûte de confiance Potter. Ne les perdez pas, cela coûte 50 galions pour refaire une clef.
Quels sont les moyens de paiements que vous pouvez me proposer ?
Nous avons un sac sans fond où vous pouvez mettre autant de galions que vous souhaitez. L'objet possède une sécurité, vous seul pouvez l'ouvrir. En cas de perte ou de vol, vous n'avez qu'à revenir nous voir pour le faire apparaître aussitôt.
Nous proposons aussi aux familles les plus riches une carte bancaire. Lors de vos paiements vous n'avez qu'à penser à l'une de vos voûtes pour que l'argent soit automatiquement retiré de celle-ci. Elle fonctionne aussi dans le monde moldu et elle a la même sécurité que le sac. La carte coûte 200 galions par an.
Très bien, je vous prends la carte et je souhaite également faire un retrait de 2000 galions de ma voûte Peverell.
Le directeur claqua de nouveau des doigts et un sac en soie noire avec des contours rouges et une carte noire avec d'étrange motifs apparurent devant Harry.
Les motifs sont des runes, qui permettent le fonctionnement de la carte.
Le gobelin lui demanda de faire couler une goutte de sang sur chacun objet pour activer les sécurités. Harry rangea dans son sac l'argent, la carte et les dossiers.
Avant que vous ne partiez, je souhaiterais être en charge de vos comptes, si vous le permettez.
Ce serait un honneur pour moi de vous avoir comme gestionnaire de mes comptes, Directeur Ragnok.
Sûr ce, le garçon demanda à Isis de descendre. Ragnok et Gripsec furent surpris d'entendre le jeune Potter parler la langue serpent.
Vous êtes un fourchelangue Lord Perverell Gryffondor Serdaigle Merlin, c'est très surprenant car normalement ce don est exclusif à la maison de Salazar Serpentard.
Oui effectivement, je suis fourchelangue mais appeler moi Harry.
Avec plaisir Harry, vous pouvez m'appeler Ragnok. Pour votre don, cachez-le. Les sorciers croient que le fait de parler aux serpents fait de vous un futur mage noir.
Harry décida de faire plus attention. Il était inutile de dévoiler ce qu'il était au reste du monde.
Je ferais attention alors, merci pour tous vos conseils.
Harry se leva, tendit sa main pour dire au revoir et Ragnok la saisit. A cette instant Gripsec comprit que son directeur avait fait de Lord Peverell un ami des gobelins. Les derniers sorciers avaient avoir eu cet honneur étaient Merlin et les quatre fondateurs de Poudlard.
Que votre or coule à flot. Gripsec va vous emmener au manoir Peverell. Dit Ragnok en terminant l'entretien.
Merci à vous, Ragnok. Votre aide m'a été très précieuse.
Gripsec ouvrit la porte et Harry s'avança, mais juste avant de sortir il demanda.
Pourrais-je revenir pour voir ce que je possède dans mes voûtes ?
Vous serez toujours le bienvenu pour le faire. Au revoir, Harry.
Au revoir, Ragnok.
Et après un signe de tête, le jeune sorcier suivit Gripsec. Le gobelin le mena dans une petite salle.
Donnez-moi votre main jeune Lord, nous allons transplaner. Prenez votre serpent sur vous pour le voyage.
Harry allongea son bras et Isis s'y glissa. Le serpent finit par s'enrouler autour du torse de son maître et posa sa tête sur son épaule droite. Harry tangua un peu sous le poids de son amie qui pesait quand même vingt-cinq kilos. Il donna rapidement sa main à Gripsec puis ils transplanèrent tous ensemble. Harry se sentit comme tirer par le nombril et l'instant suivant il se retrouva devant une cabane toute délabrée. En voyant cela, le jeune sorcier regarda Gripsec pour avoir une explication.
Le manoir est caché sous divers sortilèges. Il n'y a que les personnes enregistrées dans les pupilles qui peuvent le voir et seul le Lord peut les enregistrer. Veuillez tendre votre main gauche, vous devriez sentir comme un mur invisible.
Harry tendit sa main et lorsqu'elle rencontra l'obstacle, sa bague Peverell apparut et se mit à briller alors surgit devant lui un magnifique manoir. A ce moment-là, Gripsec disparut. Harry demanda à Isis de descendre car elle commençait à peser trop lourde pour lui.
Eh bien ça, c'est un manoir !
*Vient Isis, allons découvrir notre nouvelle demeure*
