Bonjour :D J'espère que ce chapitre vous plaira !

Bonne lecture ;)


Chapitre 1 : Rivendell


Níniel regardait le nain qui marchait devant elle : Thorïn, elle marchait juste derrière lui, veillant à ne pas marcher trop vite, elle n'était même pas montée sur son cheval, préférant ne pas semer ses nouveaux amis. Pourtant, même si Thorïn restait quelqu'un de sympathique, comme tout les autres nains, et le hobbit, de la communauté, il était assez mystérieux et distant avec elle. Apparemment, cela le gênait que quelqu'un d'étranger à leur quête s'en mêle.

Mais, elle devait aussi avouer qu'il n'était pas dénué de charme pour un nain, elle n'avait jamais eu d'attirance particulière pour cette race, et elle ne pouvait pas s'expliquer cette soudaine attirance pour celui-ci en particulier. Níniel se rapprocha donc du nain de ses pensées et plutôt que faire dans la dentelle, ce qu'elle ne connaissait absolument pas, elle préféra aller droit au but, ce qu'elle connaissait déjà beaucoup mieux.

-Pourquoi tu tires la tronche ? Demanda t-elle. J'ai fais quelque chose qu'il ne fallait pas ?

Elle le regardait sans animosité, Thorïn fut surpris d'une telle question, c'est vrai qu'il était assez brusque avec elle mais il ne s'attendait pas à ce qu'elle vienne lui demander pourquoi de but en blanc.

-Tu ne peux pas comprendre, marmonna-t-il pour tenter de clore la conversation.

-Essayes toujours, on verra après si je comprends ou pas, proposa t-elle avec un sourire qui semblait innocent.

Thorïn soupira, cette femme semblait ne rien prendre au sérieux, ça l'énervait, comment pouvait-elle toujours sourire et rire de n'importe quelles situations ? Cela se voyait qu'elle n'avait aucune idée de ce qu'était la vie.
Et de ce qu'elle pouvait devenir lorsqu'on s'y attend le moins.

-Tu es toujours en train de sourire ! Tu as décidé de nous suivre alors qu'on s'était fait attaquer par une bande de wargs ! Qu'est-ce que tu trouves d'amusant là dedans ?! On risque nos vies et toi ça t'excites ? Ça me dégoûte...

Le nain avait craché ces mots avec colère sans réfléchir, toute la haine qu'il ressentait en lui, tout ce qu'il refoulait depuis si longtemps (et qui n'avait pourtant rien à voir avec elle) avait envenimés ses propos, mais il pensait ce qu'il avait dit. Alors, il était hors de question qu'il s'excuse. Cette femme avait voulu rester, tant pis pour elle. Lui, il ne l'acceptait pas.

-Tu te trompes...

Les trois mots qu'elle prononça figèrent Thorïn. Mais plus que les mots qu'elle avait utilisés, c'était le ton avec lequel elle les avait prononcés qui l'avait surpris. Sa voix s'était faite plus douce, plus triste aussi. Il se tourna vers elle, mais son visage était dissimulé par les longues mèches de ses cheveux noires.

-Tu juges sans connaître. Tu compares avec ta propre vie sans prendre en compte celle des autres.

Elle marqua une pause, puis soudain, releva la tête et lui décocha un sourire narquois.

-Il faut réfléchir avant de parler !

Thorïn resta interdit, pendant un instant il avait crut qu'elle était à deux doigts de pleurer et maintenant elle se remettait à le narguer. Il allait finir par lui planter sa hache entre les deux yeux mais, soudain, elle se figea à son tour et ses yeux s'agrandirent.

-Qu'est-ce, commença Thorïn.

-T'es plus grand que moi ! S'écria t-elle.

Le prince héritier la regarda un instant se demandant si elle se moquait vraiment de lui ou pas. Mais elle avait l'air très sérieuse. Elle se plaça à côté de lui, se mesura, ragea sous les rires de Fili et Kili qui n'en pouvaient plus tellement ils rigolaient.

Thorïn pour un nain était plutôt grand, sûrement dans les un mètre 60, mais Níniel plutôt petite ne faisait qu'environ un mètre 50. Jusqu'à présent elle avait toujours été plus grande que les nains qu'elle rencontrait mais il fallait que celui-ci en particulier soit plus grand qu'elle !

Kili et Fili riaient tellement que maintenant ils se roulaient presque au sol, les larmes aux yeux et se tenant les côtes.

-Et les imberbes on vient pas se la ramener, ragea Níniel.

Les deux nains se figèrent à leurs tours.

-C'est mesquin ça ! S'écria Kili.

-Mais c'est vrai, continua la jeune femme.

-Non, on a de la barbe ! Protesta Fili.

-J'la vois paaaaas...

-Tu essayes de te venger parce que je suis plus grand que toi ? Fit Thorïn l'air de rien.

Níniel ferma les yeux un instant.

-Consanguinité de merde, marmonna-t-elle.

Tout les nains la regardèrent sans comprendre, la voyant s'éloigner à renfort de grands pas rageur. Au bout de cent mètres, elle se rendit compte que personne ne bougeait et que toute la compagnie la regardait faire sans réagir. La jeune femme tenta de reprendre contenance, de faire comme si tout était prévue mais cela n'eut pas vraiment d'effet sur les nains.

-Cette femme est folle, laissa tomber Dwalïn pendant que tout le reste du petit groupe acquiesçait vivement.

Níniel se prit la réflexion de plein fouet et malgré le fait qu'elle était vexée, elle revint vers le campement, en même temps si elle voulait manger elle n'avait pas vraiment le choix...

La jeune femme aida tout le monde à installer le camps et finalement tout le monde se montra de bonne humeur. Fili et Kili se firent un malin plaisir de la taquiner sur sa taille pendant toute la soirée.

Mais, le moment qu'apprécia le plus Níniel ce fut quand, assise près du feu, Balïn lui raconta l'Histoire des nains, depuis le début jusqu'à leurs jours. Et même si elle connaissait l'histoire de la montagne solitaire, l'entendre raconter par quelqu'un qui y avait assisté était encore plus impressionnant !

D'ailleurs, en voyant les regards qu'échangeaient l'assistance, Níniel comprit vite que si tout ce beau monde s'était rassemblé, cela devait avoir un lien avec ce qu'il s'était passé à Erebor. En même temps, croiser une troupe de nains était assez rare, alors avec un Hobbit, c'était encore plus étrange ! Et puis, elle savait très bien que Thorïn Écu-de-chêne était l'unique héritier d'Erebor. Mais elle avait dit qu'elle ne poserait pas de questions, alors elle n'en poserait pas. Tout ce qu'elle souhaitait c'était de vivre de bons moments avec des gens qui ne la jugeaient pas dès qu'ils la voyaient.

Finalement, Ori sortit sa flûte et commença à jouer un air entraînant sur lequel tout les nains se mirent à chanter -et même à danser pour Fili et Kili. Mais Thorïn s'éloigna du feu et alla s'asseoir un peu à l'écart. Níniel se demanda si elle devait aller le voir ou non. Ce nain avait quelque chose qui l'intriguait et ne pas savoir quoi l'intriguait encore plus ! Au bout de quelques secondes de réflexions, elle se leva et partie rejoindre l'héritier.

Thorïn regarda la jeune femme s'asseoir sans faire de commentaires. Ils restèrent un instant sans parler, puis il finit par ouvrir la bouche.

-Désolé pour tout à l'heure. J'ai parlé sans savoir.

-Pas de soucis, c'est déjà oublié, fit Níniel l'air vraiment détendue.

Thorïn fronça les sourcils, il se sentait en colère : elle semblait ne rien prendre au sérieux, il s'était excusé parce qu'il avait vraiment cru l'avoir blessée, mais apparemment ce qu'il lui avait dit ne semblait même pas l'avoir effleurée.

-Je ne te comprend pas, lâcha t-il, plus sèchement qu'il ne l'aurait voulu.

-La vie est trop courte pour être gâchée, expliqua t-elle dans un souffle.

Encore, songea Thorïn, comme lorsqu'elle lui avait parlé plutôt dans la journée, ses cheveux dissimulés une nouvelle fois de plus l'expression de son visage tandis que sa voix se faisait plus lointaine et... triste. Le prince se sentit un peu coupable, mais en même temps il ne pouvait pas s'excuser, pas encore, et puis cette fille avait voulu les rejoindre alors elle devait assumer maintenant !

-Il faut profiter, Thorïn ! S'exclama t-elle soudain en plantant son regard azur dans le sien tout aussi bleu.

Le nain sentit son cœur s'emballer, le regard qu'elle posait sur lui était un mélange d'espoir et de désespoir mais aussi l'expression d'une volonté sans borne. Il l'avait déjà vu quelque part... Soudain, il se sentit proche d'elle, comme si elle seule pouvait comprendre le vide qu'il avait dans la poitrine, saisir le sens de la tristesse qu'il ressentait à longueur de journée quand il laissait son esprit sans réflexions.

Thorïn, se rapprocha involontairement, Níniel avait saisit sa main en parlant et la serrait de toute ses forces contre sa poitrine, il ne sentait pas la douleur, seulement le contacte avec la poitrine de la jeune femme, ce qui le troublait encore plus. Il sentait que la situation lui échappait dangereusement, sans que Níniel ne semble le remarquer, ou fasse très bien semblant.

-Eh ben, Thorïn, que faites-vous ? Fit une voix surprise.

Les deux jeunes gens se retournèrent vivement pour tomber sur un Gandalf avec un sourire amusée, et bien sur plein de sous-entendus.

-Gandalf ! S'écria Níniel en voyant le vieil homme, ce qui lui attira le regard surpris de Thorïn.

-Comment se fais-tu que tu le connaisse ? Lui demanda t-il.

-Beaucoup voyagé, fit-elle avec un clin d'œil. Alors, comme ça tu aides ces nains ? Demanda t-elle à Gandalf.

-En effet, ils ont besoin de quelques petits coups de pouce pour une certaine quête, toi aussi d'ailleurs ?

Thorïn regarda la discussion se dérouler sans plus que personnes ne se préoccupent de lui. Cela ne lui plût pas trop, il était un prince tout de même ! Mais il lui suffit d'un coup d'œil pour comprendre que c'était peine perdue. Il ne savait pas ce qui s'était passé entre eux deux mais apparemment ils se connaissaient depuis longtemps. Le nain soupira, puis alla se coucher, de toute façon tout le monde dormait déjà, sauf eux.

Níniel resta longtemps près du feu à parler avec Gandalf, cela faisait vraiment longtemps qu'ils ne s'étaient pas vus. Le fait que la magicien les ait rejoint, lui donnait l'impression que sa rencontre avec la compagnie des nains n'était pas complètement dûe au hasard...

Le lendemain, tout le monde fut surpris de l'arrivée de Gandalf, et tous lui posèrent une multitude de questions 'pourquoi était-il parti ?', 'où était-il parti ?'... Au bout d'un long interrogatoire, tout le monde repris la route après qu'ils aient chargé la jument de Níniel.

-D'ailleurs, pourquoi vous n'avez pas de montures ? Demanda Níniel.

-Des trolls nous les ont volées, expliqua Fili.

-Des trolls...

Níniel crut d'abord à une blague mais vu le regard désespéré des autres elle dut accepter que c'était bien la vérité.

-Mais, comment vous avez fait pour vous retrouver face à des trolls ?!

-Pas de questions, fit Thorïn qui passait par là, avec un petit sourire satisfait.

-Toi, le prince des glaçons, marmonna Níniel dans sa barbe.

Mais elle n'eut pas le temps de continuer de l'injurier car il y eut soudain un grand remue ménage dans les fourrés : tout le monde se figea, les épées dégainées et les arcs bandés. Et alors que tout le monde s'attendait à une nouvelle attaque de wargs, un étrange bonhomme débarqua sur un traîneau tirait par d'aussi étranges lapins de tailles impressionnantes.

-C'est quoi, ça... Souffla Níniel estomaquée.

-C'est Radagast ! Radagast le brun ! S'exclamât Gandalf.

Et avant qu'ils n'aient pu demander plus d'informations, les deux magiciens, s'ils avaient bien compris, s'éloignèrent un peu du groupe et se mirent à parler avec des visages fermés et inquiets.

-A ton avis ils parlent de quoi ? Lui demanda Kili.

-Chais pas, des trucs de mages sûrement, supposa Níniel.

-Et ça parle de quoi un mage ? Ajouta Fili.

-Aucune idée ! S'exclama Níniel riant aux éclats.

Mais alors qu'elle et les deux nains se moquaient des magiciens, il y eut soudain un grondement effrayant et avant que Níniel ait pu esquisser le moindre geste, un warg se jeta sur elle, tout crocs dehors. La jeune femme crut voir sa vie défiler mais ce fut enfaîte la hache de Thorïn qui se ficha dans la boîte crânienne de l'animal.

-A qui avez vous parlé de cette quête ? S'exclama Gandalf qui avait assisté à toute la scène.

-A personne ! Même Níniel n'est pas au courant !

-Mais qu'est-ce qu'il se passe ?! S'énerva Gloïn.

-Vous êtes pourchassés.

La nouvelle tomba comme un couperet. Tout le monde se sentit perdu : ils n'avaient pas de montures et d'une seconde à l'autre une horde de wargs risquait de leur tomber dessus, bien plus nombreuse que celle qu'ils avaient affrontée deux jours auparavant !

-Je vais les mettre à mes trousses ! S'exclama soudain Radagast.

-Ce sont des wargs de Gundabard ! Ils vous rattraperont ! Fit Gandalf.

-Ce sont des lapins de Rosgobel, qu'ils essaient donc pour voir ! S'exclama Radagast, une lueur de folie dans les yeux.

En un éclair, il avait enfourché son traîneau et il disparaissait au loin à toute vitesse. Mais ils n'eurent pas le temps de l'admirer : déjà Gandalf les guidait vers un autre chemin pour essayer d'éviter la troupe de warg qui pourchassait maintenant le mage brun.

Níniel aperçu près d'une dizaine de wargs, tous chevauchés par des orcs. La jeune femme hésita soudain, la petite troupe s'était arrêtée derrière un rocher, son cheval l'avait suivie, portant toujours les sacs des nains. Níniel le regardait, hésitante. Elle n'avait rien à voir avec cette quête, ces nains ne la concernaient pas, rien ne l'obligeait à risquer sa vie pour eux. Elle avait son cheval, si elle se débrouillait bien elle pourrait s'enfuir avec. Elle se leva soudain, posa la main sur la croupe de son animal. En face d'elle, Thorïn la regardait, leurs regards se rencontrèrent. Ce qu'elle y vit lui fit l'effet d'une lame dans le cœur. Elle pouvait y lire un mélange de colère, de déception et surtout... De trahison. Et ce regard elle le connaissait bien, elle l'avait si souvent vu dans le reflet des miroirs.
Níniel soupira.

-Bofur ! Bifur ! Appela t-elle vivement en leur balançant les sacs dessus.

Les deux nains eurent à peine le temps de tourner la tête que les sacs leurs atterrissaient déjà dessus, les assommant à moitié au passage. Níniel frappa soudain la croupe de son cheval du plat de la main, celui-ci s'élança directement au galop, partant dans le sens inverse de celui des wargs. La jeune femme attarda à nouveau son regard sur Thorïn, aucun expression. Elle attrapa son arc, ses flèches et se tint prête à se battre.
Ce qui ne tarda pas, soudain, un warg s'aventura de leurs côté, Kili, plus rapide, lui décocha une flèche mais l'orc eu le temps de sauter à terre et de les attaquer. Dwalïn l'accueilli au vol avec sa hache dans la tête. Le reste se conclut dans un gargouillis écœurant, mais malheureusement, ils n'étaient pas au bout de leurs peine : les cris de leur orc avaient attiré le reste de la troupe qui se dirigeait maintenant droit sur eux !

-Fuyez pauvre fous ! Ordonna Gandalf tandis qu'il obéissait à son ordre.

Il n'eut pas besoin de le répéter deux fois : toute la troupe se mit à courir comme si elle avait le diable au trousse, ce qui n'était pas tout à fait loin de la vérité. Níniel se sentait pousser des ailes, et vu la tête des autres, ils devaient penser la même chose : c'était bien la première fois qu'elle voyait des nains courir aussi vite et aussi longtemps !

Mais malheureusement, eux à pieds, et les orcs à dos de wargs, ils se firent rapidement rattraper. Thorïn ordonna à ce que Kili et Níniel tirent des flèches tandis que tout les autres nains s'arrêtaient et sortaient leurs armes. La jeune femme tira sans s'arrêter, ses gestes en devenaient presque flous mais la peur mélangeait à l'adrénaline l'empêchaient de ressentir la moindre fatigue dans son bras. Par contre, elle entendit très bien le craquement de plus en plus bruyant de son arc.

Soudain, celui-ci se brisa dans ses doigts.

-Par le caleçon de smaug ! Jura Níniel, une fois en langage humain, une fois en elfe et une fois en nain pour faire bon usage.

Mais, alors que Níniel dégainait son épée pour tenter le tout contre le tout, Gandalf les appela, il semblait avoir trouvé ce qu'il semblait être l'entrée d'une grotte souterraine. Tous les nains s'y jetèrent un par un, ne restait que Kili toujours armé de son arc, Thorïn et Níniel qui même si elle n'avait plus d'arc avait décidé de s'attaquer à un warg qui s'était approché trop près.

-Níniel ! Ramènes-toi ! Hurla Thorïn.

La jeune femme finit d'égorger l'animal, eut le temps de voir une dizaine de wargs arriver et de remarquer qu'elle était seule, à part Thorïn qui l'attendait encore. Elle se retourna, et courut encore plus vite que précédemment, elle pouvait entendre le bruit que faisait le galop des wargs derrière elle, battant au même rythme effréné que son cœur. Elle s'était beaucoup trop éloignée! Et elle allait y passer !

Quand elle atteignit l'entrée, elle vit Thorïn sortir son épée.

-Déconnes paaaaas ! Fit Níniel en passant à toute vitesse.

Elle saisit le bras de Thorïn, le balança dans le trou tout en sautant à son tour. Níniel sentit une douleur dans son autre bras, l'ignora et se laissa chuter à la suite du nain. Ils glissèrent et atterrirent brusquement, l'un sur l'autre. La jeune femme mit plusieurs minutes à se remettre de la chute et mit encore quelques secondes de plus à se rendre compte qu'elle était étalée sur Thorïn et que le truc tout doux sur ses lèvres était celles du nain !

Elle se releva brusquement, se recula tout aussi brusquement et fit mine de rien même si ses joues c'étaient brusquement colorées de rouge. Fili lui jeta un regard goguenard mais le regard assassin qu'elle lui jeta elle, le dissuada d'ajouter quelque chose. Thorïn se releva à son tour, il avait prit un coup sur la tête en tombant et apparemment il n'avait pas remarqué ce qu'il c'était passé.

Soudain, un orc tomba à leur pied, par le même trou qu'eux. Dwalïn dégaina, vif comme l'éclair mais l'orc était déjà mort, une flèche plantée dans la colonne vertébrale juste à la base de la nuque. Thorïn arracha la flèche et sa bouche se tordit dans un rictus de mépris.

-Un flèche elfique !

Il la jeta au sol comme si elle lui avait brûlée la paume de la main. Mais, avant qu'ils n'aient pu avoir une explication, Gloïn remarqua que la grotte dans laquelle ils se trouvaient se prolongeait par un tunnel. Dans un même mouvement tous les nains s'y engouffrèrent.

Après plusieurs minutes de marche précipitée, Níniel sentait son corps de plus en plus chaud, ce qui devait être sûrement dû à la présence de Thorïn dans son dos et à l'agréable souvenir de sa bouche sur la sienne. Elle essaya d'effacer ce moment de sa mémoire mais plus elle essayait moins elle y arrivait.

Finalement, ils arrivèrent sur une corniche qui surplombait une petite vallée. Níniel en resta bouche bée : C'était majestueux. Magique et incroyable, tout semblait aussi beau et pur que dans un rêve ! Même les maisons semblaient avoir étaient construites dans des morceaux de rêves merveilleux !

-Voici la Vallée d'Imladris, ou comme on l'appelle en langue commune...

-Rivendell, le coupa Bilbon qui semblait aussi émerveillé qu'elle.

Mais s'il y en avait un que toute cette beauté n'atteignait pas, c'était bien Thorïn, celui-ci se tourna vers Gandalf, l'air furieux.

-C'était votre plan depuis le début ! Trouver refuge chez notre ennemi ?

-Vous n'avez aucun ennemi ici, Thorïn Ecu-de-chêne, la seule animosité de cette vallée c'est celle que vous emmenez avec vous.

Thorïn allait renchérir mais avant qu'il n'ait pu ne serait-ce que prononcer un mot, Gandalf le coupa.

-Et puis, je crains que nous n'ayons pas le choix, répliqua t-il.

Le prince surpris allait lui demander de quoi il parlait quand il sentit soudain un poids contre lui : il se retourna et vit Níniel qui était tombée sur lui.

Elle avait vraiment chaud, c'était très étrange... Elle vit le visage de Thorïn se pencher sur elle, l'air sincèrement inquiet.

-Arrêtes d'être aussi stressé, fit-elle en souriant.

Puis elle perdit connaissance.


Les voilà enfin arrivés à Rivendell ! J'espère que les aventures de Niniel la semi-elfe pas très grande vous plaisent :p

Et je vous dis à bientôt !