Comme promis voici le chapitre 5 !

Je suis tout de même les trois films mais mélangés à ma sauce donc pour les puristes qui ne les aiment pas je suis désolée :p

Bonne lecture et on se retrouve en bas ;)


Chapitre 5 : Danse avec des orages sur un orage, pendant un orage


Quand les nains revinrent au campement, Níniel et Thorïn étaient toujours assis l'un à côté de l'autre, et le soleil s'était maintenant bel et bien couché, mais la température restait toujours douce et agréable. Ils mangèrent donc dans la bonne humeur, les nains chantaient (ou se lançaient des piques), Níniel et Aslinn participaient quand elles connaissaient les paroles, c'est à dire surtout lors des chansons paillardes.

En tout cas, tout le monde riait et mangeait à sa faim, ils en profitèrent tous car ils savaient très bien que ce genre de choses n'allait pas se reproduire tout de suite, vue le périple qui les attendait.

Le lendemain, ils partirent tous dès les premières lueurs de l'aube, les paquets furent vite emballés et tout le monde s'élança sur la côte qui leur faisait face. Níniel marchait presque comme un automate, ses yeux étaient encore à moitié fermé, elle avait toujours eu les réveils difficiles, et apparemment elle n'était pas la seule. Aslinn vacillait à côté d'elle et même si elle avait les yeux ouverts, elle donnait surtout l'impression de dormir debout. Enfin, celui que Níniel plaignait le plus était Bilbon, le pauvre hobbit devait avoir encore moins l'habitude qu'elles des réveils aux premières lueurs de l'aube.

-Alors, on est des petites natures ? Fit Fili en marchant à côté d'elle d'un pas léger et altier, la tête haute et le regard hautain.

Níniel encore trop somnolente pour répondre se contenta de le fusiller du regard tandis qu'Aslinn ne réagissait pas à sa boutade. Enfin, c'est ce qu'elle crut d'abord, avant que Fili ne s'écrase lamentablement par terre après avoir trébuché sur le pied d'Aslinn.

-Oh pardon, je ne t'avais pas vu, fit-elle l'air faussement désolée.

Fili se redressa l'air soudainement beaucoup moins superbe.

-D'accord, ça, ça va se payer, jura t-il avant de s'élancer sur elle.

Ils en seraient sûrement arrivés aux poings si Balïn ne c'était pas trouvé là, par hasard.

-Allez les enfants, on se calme, vous aurez besoin de toute votre énergie pour marcher !

Et les deux protagonistes se retrouvèrent donc chacun d'un côté de Balïn, incapable de se venger, enfin surtout pour Fili, se contentant de bouder pour l'une et de ruminer pour l'autre. Pendant ce temps, Níniel savourait sa tranquillité retrouvée. Elle se retrouva tellement bien que ses yeux se fermèrent à nouveau tout seuls, et elle serait tombée elle aussi si un nain passant par là ne l'avait pas retenue.

-Ne me dis pas que tu viens de t'endormir ? Gronda Thorïn qui était plutôt partagé entre désespoir et amusement mais qui préférait se montrer sévère face à un tel laisser aller.

-Naaaan, s'écria Níniel.

Thorïn planta ses yeux bleus dans les siens, elle résista pendant quelques secondes, mais abandonna vite la bataille, elle ne pouvait rien contre ce regard là.

-Oui, avoua t-elle penaude.

Elle crût qu'il allait encore dire qu'elle était inutile, (et elle se prépara à lui planter une flèche s'il lui disait encore ça) mais sa réaction la surpris.

-Tiens, il lui tendit sa gourde. C'est ce que je bois pour me réveiller le matin.

Níniel la porta à sa bouche et laissa le liquide inconnu glisser dans sa gorge, elle ferma brièvement les yeux, pour les re-ouvir aussi tôt. Elle eut l'impression que du feu liquide coulait dans sa bouche et rongeait sa gorge.

-C'est quoi ça ?! S'écria t-elle.

-Alcool nain, fit Thorïn qui se mit à rire devant sa réaction.

Níniel le rejoignit, non sans en profiter pour admirer son beau visage illuminé ainsi par son amusement. Depuis qu'ils étaient partit, c'était la première fois qu'elle le voyait rire ainsi. Et celui-ci remarqua que la jeune femme avait les joues soudain plus rouges, apparemment elle ne tenait pas beaucoup l'alcool, information intéressante qu'il conserva dans un coin de son esprit.

Balïn regardait la scène en souriant, finalement son prince se déridait un peu, cette gamine était une bonne chose. Depuis qu'ils avaient perdu leur foyer, le jeune prince c'était lentement refermé sur lui-même, intériorisant ses peines, ses peurs, tout, pour son peuple, il s'était sacrifié, pour qu'ils puissent un jour rentrer chez eux. Il n'avait d'ailleurs jamais pris de femme non plus, non pas qu'aucune naines ne veuillent de lui (au contraire!) mais il ne leurs avait jamais accordé la moindre importance. Pourtant, cette jeune elfe semblait avoir un effet bénéfique sur lui. Le vieux nain se sentit soudain rassuré, Thorïn réchapperait peut-être à la malédiction qui avait touché son grand-père et rendu fou son père.

Thorïn regardait Níniel s'étouffer avec son alcool sans rien dire, essayant surtout de ne pas rire devant la rougeur de ses joues, elle qui essayait de toujours se montrer sur d'elle, cette fois-ci c'était raté. Mais, soudain, un souvenir lui revient en mémoire. Pas un vieux souvenir, un récent de deux jours, quand il avait entendu la conversation entre Elrond et Gadalf :

-Avez vous oubliez ? Demanda Elrond. Il existe une prédisposition à la folie dans cette famille... Son père a succombé à la folie et son père a eu la même maladie. Pouvez vous jurer que Thorïn écu-de-chêne, n'en sera pas atteins ?

Les paroles d'Elrond, même s'il n'en avait parlé à personne, et fait comme si elles ne l'avaient pas touché, l'avaient enfaîte plus perturbées que ce qu'il aurait voulut. Il savait bien que son grand-père avait succombé à la folie de l'or, et que son père était lui même devenu fou de chagrin à la mort de celui-ci. Mais... Il n'avait jamais... Songé que lui aussi puisse un jour... Il voulait juste rendre à son peuple ce qui appartenait à son peuple. Bien sûr il était fier et il aimait l'or, mais pas plus qu'un autre nain, et puis, sa vie parmi les hommes lui avait appris l'humilité plus durement que quoi que ce soit, le rabaissant à un nain juste bon à forger des armes. Il avait passé plusieurs années à forger de la camelote, sa fierté en avait prit un coup. Et, sa frustration n'avait pas cessé d'augmenter au fur et à mesure. Mais cela faisait-il de lui quelqu'un susceptible de sombrer dans la folie ? Il avait vu où cela avait mené son grand-père, il en avait été effrayé aussi, mais jamais il n'aurait songé lui-même sombrer dans un tel état. N'avait-il aucunes chances d'y réchapper ? Sa vie était elle prévue d'avance?

Mais, alors qu'il s'enfonçait de plus en plus dans ses sombres pensées, Níniel s'approcha un peu plus de lui et le regarda d'un drôle d'air.

-Hey, Thorïn, souris, tu fais une tête d'enterrement, enfin, encore plus que d'habitude !

Le jeune nain lui jeta un regard surpris mais son expression était juste emplie de gentillesse, elle lui souriait à pleines dents. Il s'efforça de lui sourire à son tour, et soudain, le monde lui parut un peu moins sombre, c'était comme si cette fille effaçait toutes les noirs pensées de son esprit pour ne laisser qu'une lumière éclatante et rassurante.

Ils firent une courte pause déjeuner après avoir atteint les montagnes, puis ils reprirent leur chemin. Et si le temps de la matinée avait été plus qu'agréable, il se dégrada rapidement, le ciel se couvrit de sombres et épais nuages d'orage et la clarté du jour laissa place à un obscurité traîtresse. Ils évoluaient sur un maigre chemin dans la montagne, risquant de tomber à tout instants. Le temps se dégrada d'avantage et de la pluie se mit à tomber en trombe, accompagnée de brusque bourrasques de vents qui menaçaient de les faire tomber en bas du ravin.

Níniel arrivait tout de même à marcher sans trop de problèmes, elle avait toujours réussit à avoir le pieds légers, mais ce n'étaient pas le cas pour les nains. Ceux-ci marchaient loin derrière elle, et elle remplissait donc le rôle d'éclaireur, repérant les trous susceptibles de les faire basculer, les aidant à anticiper les possibles chutes du mieux qu'elle pouvait.

Níniel était donc bien en avant par rapport à ses amis, elle marchait prudemment mais être ainsi si proche de la mort la grisait un peu, elle poussait sa chance au maximum, frisant l'insolence. La pluie avait trempé ses vêtements et le vent tentait de la faire basculer mais elle se jouait des éléments comme de simples jouets. Mais, elle se gardait tout de même de trop prendre de risques, finir l'aventure en bas d'un ravin ne lui plaisait guère.

Soudain, un grand fracas se fit entendre devant elle. Et elle crût d'abords rêver. Jusqu'ici, le bruit du vent et de la pluie avait couvert le reste, mais de là où elle était, elle pouvait les voir. Des orages, pas de simples éclairs qui déchirent le ciel, non de vrais colosses de pierres, des pans de montagnes vivants qui se battaient entre eux. Une bataille d'orages. Elle resta quelques instants hébétée devant ce spectacle incroyable. Bien sur elle en avait entendu parler, mais jamais elle n'aurait cru en voir en dehors des histoires ! Soudain, l'un d'eux, arracha un morceau de la montagne pour le jeter sur son adversaire, le rata de peu, et l'énorme masse de pierre s'écrasa à quelques mètres de Níniel qui vit le rocher percuter la montagne à toute vitesse, créant un éboulis.

-Ok, enfaîte j'aurais préférée ne jamais en voir ! S'écria t-elle.

Survivre à une tempête en marchant sur un chemin minuscule dans une montagne escarpée, ça elle voulait bien, mais survivre à un affrontement de plusieurs orages, ça c'était mission impossible pour elle ! Níniel fit demi-tour en tentant de ne pas tomber, l'obscurité c'était faite encore plus épaisse, et c'était à peine si elle pouvait deviner ses pieds à travers celle-ci. Elle finit par retrouver la compagnie de nains qui n'était qu'à quelques pas derrière elle.

-Une bataille d'orages ! Leur cria t-elle dès qu'elle les aperçut au tournant.

Mais apparemment, ce n'était pas vraiment la peine qu'elle les prévienne : ils faisaient tous une tête de six pieds de long. Elle se retourna, les géants se découpaient dans le ciel nocturne, se livrant une bataille acharnée qui créait un bruit pareil au tonnerre. Effectivement, les nains auraient eu du mal à les louper.

-Des géants de pierre ! S'écriât Bofur complètement subjugué par ce spectacle.

-Abrites toi pauvre idiot ! Lui cria Thorïn.

Le groupe de nains à l'arrière s'abrita le plus vite possible contre la roche pour éviter l'éboulis de pierres qui les menaçait. Níniel vit alors le chemin s'effriter encore un peu plus à cause de la chute des pierres, elle déglutit, le temps n'était déjà pas à leur avantage mais là ils allaient finir par y passer s'ils ne partaient pas vite d'ici !

-Il faut avancer ! cria t-elle de toute ses forces pour couvrir le bruit du combat.

Maisn à ce moment là, la montagne se mit à trembler violemment et elle assista impuissante à la levée d'un nouvel orage, malheureusement, ils étaient tous accrochés dessus.

-Et meeeeeerde, entendit-elle dire Aslinn.

Níniel chercha vainement la jeune humain mais elle ne la trouva pas, la pluie collait ses cheveux sur son visage, l'empêchant de voir quoi que ce soit, et puis, elle était déjà bien occupée à s'accrocher à ce qu'elle pouvait pour éviter de tomber ! Mais alors qu'elle avait réussit à trouver un certain équilibre sur cette montagne mouvante, elle se sentit repartir en arrière tandis que leur orage venait de se faire percuter par un des autres. Elle vit la montagne se rapprocher à grande vitesse et le choc de l'atterrissage faillit la faire basculer par dessus bord.

-Vite ! Vite ! Cria Thorïn en lui montrant le chemin qui s'éloignait de l'affrontement et qui se tenait juste à côté d'eux.

Níniel le rejoignit d'un bond et aida à se réceptionner les autres nains, mais il n'y avait que la moitié de la compagnie, l'autre partie se tenait sur la deuxième jambe de l'orage ! Ils les regardèrent s'éloigner impuissant. La jeune elfe tentait de distinguer ce qu'il se passait mais les orages se ressemblaient tous et il lui était impossible de distinguer où se situait ses amis, elle entendait Thorïn hurler les prénoms de ses héritiers. Et c'est là qu'elle se rendit compte qu'Aslinn n'était pas là non plus. Au même moment, un nouvel éboulis de pierre les obligea à se coller contre le flanc de la montagne et simultanément la jambe de l'orage sur laquelle se trouvait ses amis se retrouva à leur portée !

-Sautez ! Allez ! Hurla Thorïn.

Mais aucuns des nains, et hobbit et humain vu qu'Aslinn et Bilbon se trouvaient parmi eux, n'en eu le temps, ils s'éloignèrent de l'endroit où ils étaient et virent le flanc de la montagne se rapprocher dangereusement et surtout à toute vitesse d'eux! Des hurlements s'élevèrent de toutes part tandis qu'ils voyaient leur mort arriver !

Níniel vit comme au ralentit ses amis s'écraser contre la parois avec un fracas épouvantable, ils étaient tous morts. Elle sentit son cœur chuter dans sa poitrine tandis que la scène se rejouer en boucle dans sa tête. Elle entendit Thorïn hurler juste derrière elle, mais il lui semblait à des années lumière d'elle. L'orage se détacha de la montagne pour s'écrouler au fond du ravin, et soudain Níniel s'élança, peut-être qu'il y avait des survivants ! Elle devina que les autres la suivaient au bruit de ferrailles qu'elle entendait mais elle était trop obnubilée par ce qu'elle venait de voir pour y apporter la moindre attention.
Et quand elle arriva à l'endroit où elle les avait vu se faire écraser, elle découvrit une bande de nains en vrac sur le flanc de la montagne. Thorïn la bouscula pour vérifier qu'ils étaient tous vivants, elle vit son visage se détendre tellement sensiblement qu'elle crût qu'il allait se mettre à pleurer de joie mais elle ne fit aucun commentaire, car elle-même dû s'appuyer au flanc de la montagne et elle mit une main sur sa bouche pour tenter de réguler le flot d'émotions qui lui était monté à la gorge.

-Alors, on est émotive ? Demanda Aslinn en souriant comme si elle n'était pas passé à deux doigts de la mort.

-Aslinn... Crèves, fit Níniel mais le ton n'y était pas, elle avait vraiment crû que ses amis allaient mourir.

La jeune femme se contenta de lui tirer la langue, puis soudain, elle devient toute blanche.

-Mais j'ai faillis mourir ! S'écria t-elle.

Níniel jeta un regard désespéré à son amie qui était décidément irrécupérable, mais avant qu'elle n'ait eut le temps de se moquer d'elle, Bofur se mit à paniquer juste à côté d'elles.

-Où est le cambrioleur ? Où est Bilbon ? S'exclama t-il.

Immédiatement, la petite troupe se mit à chercher leur cambrioleur, comme ils l'appelaient, ils ne mirent pas beaucoup de temps à le retrouver, accroché par le bout des doigts au flanc de la montagne, et le corps dangereusement suspendu dans le vide. Bilbon se tenait ainsi, sa vie ne tenant qu'à un fil, son visage ne semblait même pas paniqué tellement il semblait être à un niveau encore plus supérieur, c'était comme si son visage disait : « C'est une blague, hein ? » ou « Si je ne regarde pas en bas je ne serais pas suspendu au-dessus du ravin, cette réalité n'existera pas, ok ? ».

La moitié de la troupe se jeta brusquement sur le hobbit pour le secourir, ce qui eut l'effet complètement inverse (merci les mecs) et Bilbon se retrouva perché à des centaines de mètres au-dessus du vide, se retenant plus que par une seule main. Là, Thorïn se laissa tomber avant de s'accrocher à la roche, il attrapa Bilbon par son paquetage et l'envoya rejoindre les mains qui se tendaient devant lui par une puissante poussée.
Níniel, qui avait crût mourir encore une fois d'une crise cardiaque, se remit à respirer normalement, avant d'arrêter complètement. La main de Thorïn avait lâché et Níniel sentit son cœur tomber avec lui, elle s'élança pour le rattraper mais heureusement Dwalïn, qui était plus proche, l'avait déjà rattrapé. Le nain remonta son seigneur à la seule force des bras et Níniel décida que Dwalïn était officiellement son héro.

-J'ai cru qu'on avait perdu notre cambrioleur, s'exclama Dwalïn avec soulagement.

-Il est perdu depuis qu'il est partit de chez lui, fit Thorïn d'un ton empreins de mépris. Il n'aurait jamais du venir, il n'a pas sa place parmi nous

Bilbon se figea, personne ne contredit les paroles du nain, n'osant pas s'élever contre lui, Níniel bouillait à l'intérieur. Le pauvre hobbit faisait de son mieux pour s'intégrer dans leur compagnie et Thorïn ne trouvait rien de mieux à faire que le rabaisser systématiquement. Comment pouvait-il être aussi cruel ?!

-Dwalïn, appela le seigneur en faisant signe à son second de le suivre.

Les deux nains s'avancèrent jusqu'à un trou dans la roche. Pendant ce temps, Níniel s'approcha de Bilbon pour voir s'il allait bien.

-Bilbon ? Ça va aller ? Demanda t-elle.

Le hobbit ramassa rapidement son paquetage sans croiser son regard une seule fois.

-Oui Dame Níniel, juste un peu peur quand je suis tombé, se justifia t-il avant de suivre précipitamment les autres nains.

Níniel fit une drôle de grimace devant le comportement du petit hobbit, elle savait très bien qu'il lui mentait mais cela ne lui plaisait pas du tout. Bilbon était quelqu'un de très gentil et serviable, et même si elle ne savait pas grand chose de la quête qu'ils menaient, elle ne doutait pas qu'il devait y tenir une place importante.

La jeune elfe soupira, le caractère de Thorïn pouvait vraiment être insupportable parfois. Elle espéra que Bilbon ne s'en formaliserait pas trop, mais elle ne se faisait pas trop d'espoirs non plus, même elle avait parfois du mal à supporter le comportement du nain, et si elle n'en faisait pas trop d'histoires, c'était seulement que son vécu lui permettait de ne pas trop se formaliser dessus. Soudain, Aslinn lui fit signe de la suivre, tout les nains étaient déjà partit, elles étaient seules sur la corniche.

Une fois qu'elles eurent rejoins leurs amis dans la grotte, Níniel étendis sa fine couverture sur le sol et s'enroula dedans comme un saucisson, ce que son amie ne se gêna pas pour lui faire remarquer. Elle allait lui tirer la langue quand son regard rencontre celui, amusé, de Thorïn, leur échange ne dura qu'un instant, juste assez pour perturber la jeune elfe pour le reste de la nuit.

Malheureusement, celle-ci fut courte pour tout le monde. Alors qu'elle dormait encore, Níniel fut réveillé par un cri de Thorïn.

-Levez vous tous ! Debout ! Hurlait-il.

Elle se redressa brusquement, son épée déjà dégainée mais l'ennemi n'était pas là où elle l'attendait, elle se sentit partir en arrière tandis que le sol devenait instable. Le reste ne fut qu'une chute vertigineuse dans les profondeurs de la montagne.

Níniel atterrit brutalement sur un tas de nains sonnés, et elle eut du mal à retrouver ses repères, s'étant pris un coup de hache dans la tête durant la descente infernale. Elle prit soudain conscience des marmonnements étouffés qui venaient d'en-dessous, c'est alors qu'elle découvrit Thorïn qui était entrain de mourir asphyxié sous sa poitrine. Elle se releva brusquement et descendit du tas de nains, elle ne fit aucune remarque sur la situation embarrassante mais elle ne pu s'imaginer ce que cela aurait donné sur la tombe de Thorïn ! « Mort asphyxié par les seins d'une semi-elfe ». Elle se mit à pouffer devant sa propre bêtise mais elle n'en n'eut pas trop le temps d'en profiter car des mains la saisirent et la soulagèrent de ses armes, elle tenta de se débattre mais les gobelins qui venaient de lui tomber dessus étaient beaucoup trop nombreux. C'est à ce moment là qu'elle prit conscience qu'ils étaient dans le dernier endroit au monde où elle aurait voulu être : une putain de ville souterraine de gobelins.


Gobelin ville ! *musique dans la tête*

Ce passage est tout simplement magnifique xD

Vous en avez pensé quoi? (du chapitre pas de gobelin ville dans le film :p) :D Review? :3