Et voici le deuxième chapitre !

Je vous préviens qu'il est plus court que les autres car quand j'écrivais cette fanfic je le faisais en suivant le rythme des films tout en m'appuyant sur les livres (oui, oui un équilibre assez précaire je dois bien vous l'avouer). Donc, ce chapitre marque la fin du premier film et donc en quelque sorte du premier arc de ma fanfiction :)

Mais ne vous inquiétez pas, la suite vous attends bien au chaud dans mon ordinateur ;)

Sur ce, bonne lecture ! :D


Chapitre 9 : Bleu


Níniel se cramponnait de toutes ses forces à l'encolure de l'aigle, elle évitait aussi de regarder en-bas de peur de perdre tout son courage d'un seul coup. Elle avait passé ses bras de chaque côté de Bofur pour éviter qu'il ne tombe, elle lui devait bien ça puisque que c'était elle qui l'avait assommé. Mais elle n'avait pas eu le choix ! Il hurlait tellement fort que l'aigle aurait sûrement finit par les faire tomber tout les deux pour sauver ses tympans, et Níniel n'aurait même pas pu lui en vouloir.

Mais, maintenant tout allait bien, ou presque. Ils avaient tous étaient secourus, elle avait recompté bien trois ou quatre fois pour être sur que tout le monde était là et allait bien. Un aigle transportait Thorïn dans ses serres, le maintenant ainsi, inconscient, à des milles au-dessus du vide. Et, même si elle savait que c'était inutile, elle ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter pour lui. Depuis qu'ils étaient partis il n'avait donné aucuns signes de vie. Même le plus infime mouvement aurait suffit à la rassurer mais il se cantonnait à une immobilité de plus en plus inquiétante. Elle était loin d'être idiote, elle savait que plus le temps s'écoulait, plus les chances de survie du prince s'amenuisaient.

Elle se cramponna un peu plus fort, pour contenir le flot d'émotions qui menaçait de la submerger. Pourquoi se sentait-elle autant concerné par lui ? Alors qu'elle avait très bien vu son regard empli de mépris lorsqu'il avait vu ses oreilles d'elfes, pourtant... Il l'avait aussi sauvée lorsque l'arbre c'était déraciné... Elle était complètement perdue, mais en tout cas elle voulait qu'il vive, même s'il devait la haïr pour le reste de leurs vies.

-S'il te plaît, ne meurs pas, murmura t-elle presque comme une prière.

A côté d'elle, au moins cinq autres aigles géants battaient des ailes, roi des cieux. C'était magnifique. Níniel vit Aslinn lever les pouces vers elle avec un grand sourire et un air ravie. Elle se mit à sourire aussi.

C'était comme si le ciel venait de s'embraser, le soleil se couchait à l'horizon colorant le monde de ses rayons dorés qui se reflétaient dans les nuages rosées du soir. Níniel eut soudain l'impression que toutes ses peines venaient de s'envoler. Elle se sentait totalement libre et en phase avec la nature, elle ouvrit les yeux tellement grand qu'elle en eut presque les larmes aux yeux. Elle aurait voulut pouvoir englober le monde entier et le mémoriser pour toujours. C'était magique, plus rien ne la contraignait, elle volait, elle était l'air et le soleil, le vent et les nuages. Elle aurait tout donné pour que le temps se fige et que tout reste ainsi jusqu'à la fin des temps. Qui aurait pu les atteindre ici ? Quels maux auraient pu les contraindre à redescendre ?

Mais, bientôt, une montagne se détacha du paysage. Les aigles s'en approchèrent, déposant leurs passagers chacun leur tours. Níniel du se faire violence pour descendre quand vient son tour, mais elle finit par poser les pieds au sol, transportant Bofur qui finit par se réveiller en se massant la tête sans comprendre ce qu'il faisait là.

Ils se retrouvèrent tous, terriblement silencieux face au corps inanimé de leur prince. L'atmosphère était chargée d'émotions tandis que le monde, ignorant de leurs douleurs, continuait de tourner. Níniel avait envahit de crier, elle voulait que si les dieux existent vraiment alors qu'ils sauvent Thorïn! Il était bon, malgré tout ses défauts, et si elle avait bien compris une chose en vivant parmi cette compagnie de nains c'était que Thorïn était quelqu'un de courageux qui n'avait jamais hésité face aux dangers pour la sauvegarde de son peuple. Il avait tout sacrifié pour endosser un rôle alors qu'il était encore trop jeune pour en mesurer toutes les dimensions. Les dieux n'avaient pas le droit d'être aussi mesquins, pourquoi le faire mourir maintenant alors qu'il allait récupérer ce pour quoi il s'était battu durant tant d'années?

Elle regarda le visage des autres : ils semblaient tous abattus. Une main vient se glisser dans la sienne, c'était Aslinn, elle essaya de lui sourire mais elle n'y arriva pas, au contraire un sanglot lui échappa et il lui fallut une volonté d'acier pour ne pas s'effondrer dans les bras de son amie.

-Thorïn ! S'exclama Gandalf alors que son aigle le déposait à côté d'eux.

Mais le prince ne réagissait toujours pas. Comme savoir s'il était encore en vie ? Ils n'étaient pas médecins, tous guerriers ou forgerons, aucun d'eux connaissait les mystères de la guérison.

-Thorïn ! Répéta le vieux mage comme si dire son prénom suffirait à le réveiller d'entre les morts.

Níniel vit Bilbon s'avancer en hésitant, le pauvre hobbit avait risqué sa vie pour le sauver, et au final il allait mourir sans qu'ils ne puissent rien y faire. Le monde était trop cruel avec eux.

Gandalf s'assit à côté du prince et apposa sa main sur son visage en fermant les yeux. La jeune elfe comprit qu'il essayait de le soigner malgré sa magie totalement différente. Mais ce mage était tenace, et Níniel se prit un instant à espérer que se soit possible. Que Gandalf puisse vraiment le sauver, elle était prête à tout pour que cela devienne une réalité. Elle voulait que tout redevienne normal, après tant d'années elle avait enfin trouver des gens avec qui elle s'entendait bien et avec qui elle voulait vivre !

-Gandalf, sauve le, le supplia t-elle en s'agenouillant de l'autre côté de Thorïn.

Le vieux mage lui lança un regard qui tentait de dissimuler son maigre espoir, et surtout son immense désespoirs. Níniel l'évita, elle posa ses yeux sur le visage blessé de Thorïn, même ainsi elle le trouvait beau.

-Ne dit rien, s'il te plaît, essaye encore, demanda Níniel en lui attrapant la main.

Gandalf ne put se résoudre à la laisser tomber, il l'avait recueillie comme sa fille et il ne pouvait la laisser tomber maintenant. Il se concentra à nouveau, le monde autour de lui disparut, ne laissant place qu'aux légers battements de cœur de Thorïn qui faiblissaient de plus en plus. Gandalf avait de grand pouvoirs, il était un demi-dieu, mais il ne pouvait le sauver. Ses blessures étaient trop importantes, il pouvait soigner des plaies mais il ne pouvait pas lui redonner toute la vie qui s'était échappé de son corps. Dans quelques secondes il mourrait et lui ne pourrait absolument rien y faire.

Soudain, comme une lumière dans les ténèbres, il sentit une étrange lueur bleutée pulser dans l'obscurité qui l'entourait. C'était quelque chose d'aussi faible que les battements de cœur de Thorïn mais c'était puissant, et c'était bien là ! Cela ne venait ni de Thorïn, ni de lui, mais avant qu'il ne puisse se poser la moindre questions sur cet étrange phénomène, il entendit comme une goûte d'eau tomber, puis une puissance incroyable déferla sur lui tel une vague qu'on ne pouvait stopper. Il ne prit pas le temps de réfléchir, avec ce pouvoir il pourrait réaliser tout ce qu'il souhaitait, et ce qu'il souhaitait maintenant c'était sauver Thorïn !

Níniel regardait le visage de Thorïn sans pouvoir détourner le regard, elle ne pouvait s'empêcher d'espérer qu'il ouvre les yeux. Et, soudain, comme par miracle, ses paupières se mirent à bouger puis ses yeux noirs croisèrent brièvement les siens.

La jeune elfe sentit une joie incommensurable lui étreindre le cœur tandis qu'elle se reculait précipitamment pour qu'il ne vois pas dans quel état elle était.

-Le semi-homme, fit faiblement Thorïn.

-Tout va bien, Bilbon est là, le rassura Gandalf avec un sourire plus que soulagé. Il est sain et sauf.

Gandalf se poussa en voyant que Thorïn tenait de se redresser, Dwalïn et Kili l'y aidèrent. Mais le vieux mage aperçu le mouvement que fit Níniel pour sécher ses larmes, il eut soudain un doute, un vieux doute qui l'avait déjà traversé à de nombreuses reprises mais qu'il avait finit par oublier et qui maintenant revenait le tracasser avec force. Pourtant, à cet instant il ne pu se résoudre à rajouter du soucis sur les épaules de Níniel alors il se contenta de lui sourire d'un air qui voulait rassurant. Elle lui rendit et il fut soulagé.

-Vous ! Fit Thorïn en s'adressant à Bilbon. Qu'est-ce qui vous a pris ? Vous avez faillit être tué ! N'avais-je pas dis que vous seriez un fardeau ? Que vous ne pourriez survivre dans les terres sauvages ? Que vous n'avez pas votre place parmi nous ?

Tout le monde s'était figé en entendant ces paroles, ne comprenant pas cette réaction disproportionnée de Thorïn alors que Bilbon venait indéniablement de lui sauver la vie ! Le pauvre hobbit avait le regard blessé et remplis d'incompréhension face au prince qui semblait toujours animé du même regard de haine et de dégoût.

Níniel se demanda s'ils devaient intervenir. Peut-être que Thorïn avait reçu un plus gros coup sur la tête qu'ils ne croyaient ? Elle ne pouvait se résoudre à accepter qu'il se comporte ainsi avec un de leur camarade ! Surtout après tout ce qu'il avait fait pour eux !

-Je ne mettais jamais autant trompé de ma vie !

Petit instant de flottement durant lequel Thorïn en profitant pour étreindre Bilbon. Puis tout le monde se laissa aller à l'allégresse générale. Certaines se mirent à rire, le visage de Gandalf se dérida considérablement et Níniel vit même Balïn essuyer une larme du coin de l'œil.

-Je suis désolé d'avoir douté de vous, s'excusa Thorïn qui avait l'air incroyablement sincère.

-Nan, nan j'aurais aussi douté de moi, fit Bilbon. Je ne suis pas un héro ou un guerrier. Pas même un cambrioleur...

Mais il est doué pour les discours, pensa Aslinn avec un sourire en coin, un talent indéniable et franchement utile quand on a pas de muscles ou l'entêtement légendaire des nains.

Soudain, le silence se refit dans l'assemblée, mais cette fois c'était un silence d'admiration et chargé de nostalgie. Les nains s'étaient tous tournés dans la même direction, le regard emplit du même sentiment : un subtil mélange douleur et d'espoirs.

-Est-ce ce que je pense ? Demanda Bilbon.

-Erebor... La montagne solitaire... Le dernier grand royaume des nains de la terre du milieu, expliqua Gandalf avec un air entendu.

-Notre royaume, ajouta Thorïn le visage éclairé par une joie sans borne.

Níniel, juste à côté de lui se mit à espérer qu'un jour il la regarde aussi ainsi, mais au même instant où elle eut cette pensée elle détourna le visage, rougissante.

-Un corbeau ! S'exclama Oïn.

-C'est une grive, fit judicieusement remarquer Gandalf.

-Considérons ça comme un heureux présage, proposa Thorïn.

-Oui, le pire est derrière nous, approuva Bilbon.

Ils étaient tous assemblés sur le pic, le regard perdu vers Erebor et le cœur gonflé d'espoirs, mais ils étaient surtout loin de se douter de tout ce qui les attendait encore, ils étaient loin d'être au bout de leurs peines.


Et voilà, premier arc fini mais la suite s'annonce tout aussi rocambolesque!

A votre avis, est-ce que Thorin va surmonter son aversion pour les elfes?

Dites moi ce que vous en avez pensé :p Rewiew? :D