Bonjour tout le monde! J'espère que vous passez tous un week-end aussi ensoleillé que le mien :P
Finalement, j'ai préféré attendre avant de poster la suite pour éviter de me perdre dans mon rythme ;)
Je remercie encore Myra qui devient officiellement ma commentatrice officielle xD Et faut bien que les filles se soutiennent dans ce monde d'hommes ;P
Je vous souhaite une bonne lecture et rendez-vous en bas ;)
Chapitre 12 : Un hôte des plus spéciales
Níniel se réveilla en aillant la désagréable l'impression que toute la partie droite de son buste, ainsi que son bras, pesaient une tonne. Elle tenta de bouger ses doigts mais ils ne répondirent pas, elle soupira. Elle c'était encore bien amochée. Une fois de plus.
-Debout la compagnie ! Hurla Aslinn en tapant sur des casseroles pour réveiller tous les nains.
Elle réserva un traitement spécial à Kili et Fili, coups de pieds dans les fesses maison, et reçue en retour une bonne dizaine de paires de chaussures qu'elle réussit à esquiver avec un grand sourire. Le seul qui avait réussi à s'en sortit était Oïn qui grâce à sa surdité avait survécu au réveil bruyant d'Aslinn, sauf que celle-ci ne sembla pas apprécier que quelqu'un ne l'entende pas. Elle se pencha donc tout près de son oreille et tapa de toutes ses forces sur la casseroles à plusieurs reprises.
-DEBOUT !
Le pauvre Oïn se redressa brusquement sur ses fesses, l'air complètement affolé et ahurit.
-J'entends de nouveau ! S'exclama-t-il.
-Sérieux ? Fit Aslinn étonnée du résultat.
Mais Oïn faisait à présent une étrange tête, il la pencha à droite puis à gauche en lui lançant un regard suspicieux.
-Bah quoi ? Demanda Aslinn.
Il ferma à demi ses yeux, l'air très concentré, finalement il lâcha :
-J'entends plus rien du tout.
-Mon Dieu elle l'a rendu encore plus sourd qu'avant, compris avec horreur Bofur.
Tout le monde lui lança un regard accusateur.
-Ce n'est pas de ma faute ! Râla Aslinn, bon d'accord un peu mais ça change pas grand-chose au bout du compte.
Bofur n'eut pas le temps de répliquer que Thorïn fit son entrée.
-Tout le monde debout, on s'en va, ordonna-t-il.
Et l'ordre fut exécuté, pour une fois Aslinn ferma son clapet, Kili et Fili se tinrent bien et le campement fut plié en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Seule Níniel traînait un peu mais dès que quelqu'un lui demandait si elle avait besoin d'aider elle se précipitait comme si de rien n'était avec un grand sourire.
Une fois le camp rangé, tout le monde se mit en marche en silence, encore un peu endormi et profitant du paysage qui s'offrait à eux : la forêt illuminée par les premiers rayons rosés du soleil.
Níniel gardait son regard fixé sur Thorïn qui marchait devant la fil de nains. Son sang lui battait aux tempes et elle avait du mal à rester très concentrée, c'était pour ça qu'elle avait décidé que la silhouette, plus qu'agréable, de Thorïn lui tiendrait lieu de ligne d'horizon. Pour la forcer à continuer à avancer et en se disant que si elle continuait à marcher sans se plaindre alors Thorïn serait gentil avec elle, elle pouvait toujours rêver. Surtout quand elle avait de la fièvre.
Balïn s'inquiétait, il avait pansé les plaies de Níniel comme il l'avait pu mais ce n'était pas du grand art, il avait bien pris de quoi soigner les blessures mais il avait tout perdu la première fois avec les trolls, et ce qu'il avait récupéré à Rivendell avait été égaré dans les mines des gobelins. Et, il était bien assez vieux, et avait surtout vu bien assez de batailles, pour connaître ce genre de blessure : sans des soins corrects elle pouvait s'infecter et devenir dangereuse. Il jeta un regard à Níniel qui marchait un peu derrière lui : elle continuait de marcher en fixant Thorïn, pas très discrètement d'ailleurs, mais même si elle essayait d'avoir l'air déterminé, elle avait surtout l'air à bout de forces. Mais Balïn ne pouvait rien faire d'autre qu'espérer qu'ils finissent pas atteindre un endroit habité où ils pourraient demander de l'aide.
Connaissant Gandalf, celui-ci devait déjà s'occuper de la question.
Ils marchèrent donc toute la matinée, firent une pause brève pour manger et repartir aussi sec. Thorïn, et Gandalf, souhaitaient mettre le plus de distance possible entre la mine et eux, et surtout entre Azog et sa bande d'orcs puants.
Finalement, la nuit commença à faire son apparition, parsemant le ciel d'étoiles. Thorïn finit par déclarer une pause en voyant que même Bilbon finissait par se fatiguer, mais il l'envoya tout de même en éclaireur pour être sûr qu'ils n'étaient pas poursuivis par quoi que ce soit. Níniel en profita pour s'asseoir et massa distraitement son épaule endolorie.
Pendant ce temps, les autres attendaient les ordres de Thorïn qui ne tardèrent pas à arriver. Même s'ils avaient marché toute la journée sans avec une seule pause, il semblait prêt à vouloir qu'ils continuent. Le fait qu'un orc ait pu les retrouver dans leur campement lui faisait craindre qu'Azog ne soit pas si loin que ce qu'ils imaginaient. Et même s'il crevait d'envie de lui régler leurs compte, il n'était pas fou au point de sacrifier toute sa compagnie pour un désir de vengeance.
-Reposez-vous pendant que vous en avez le temps, finit par déclarer Thorïn l'air peu rassuré, nous aviserons quand le hobbit sera revenu.
Les soupirs de soulagement ne furent pas très discrets mais tout le monde était content de pouvoir reposer un peu leurs pauvres pieds endoloris.
Ori s'approcha de Níniel l'air intimidé, il tordait nerveusement ses mains et son visage était cramoisie. La jeune femme savait que ce nain était le plus jeune de la compagnie, et c'était vrai qu'il n'avait pas l'air très courageux ni très mature, mais bon, chez les nains c'était plutôt compliqué de savoir à quel âge ils étaient considérés comme adulte ou non. Car même avec son air juvénile Ori pouvait bien avoir près de cent ans ! M'enfin, le nain semblait plus préoccupé par autre chose que son âge, Níniel lui sourit gentiment pour le rassurer, mais cela le mit encore plus mal à l'aise. Elle laissa donc tomber cette technique pour en essayer une autre.
-Qu'est-ce qu'il y a Ori ? Je ne vais pas te manger tu sais, déclara-t-elle avec un sourire aussi avenant qu'elle pouvait dans l'état où elle était.
-Je... Je voulais vous remercier Dame Níniel, fit le jeune nain. Je suis désolé que vous aillez dû risquer votre vie par ma faute...
-Alors déjà tutoie moi et je suis loin d'être une dame, répliqua Níniel qui se retenait de rire, et tu n'as pas à t'excuser, ce que j'ai fait été normale et ce n'est en aucun cas ta faute, c'était ma décision, pas la tienne.
Elle lui sourit et le nain finit par lui rendre son sourire, comme si ses paroles avaient réussi à le rassurer, mais son visage s'assombrit aussi tôt.
-Si j'étais plus fort et plus courageux, se lamenta-t-il. Tout le monde dit que je suis trop jeune...
Níniel se releva en se retenant de grimacer à cause de sa blessure qui la lançait méchamment. Elle se rapprocha du jeune nain et lui posa sa main valide sur son épaule et accrocha son regard dans le sien.
-L'âge ne compte pas Ori, ni ton sexe, ni tes origines, ce qui compte c'est pourquoi tu te bats et de ne jamais baisser les bras, expliqua Níniel. Quand l'orc nous a attaqué, même si ton acte était peut-être insensé, au moins tu n'as pas baissé les bras.
Ori ouvrit de grands yeux.
-Bon, maintenant faut juste que tes coups soient plus fatales que ceux de ton lance pierre, plaisanta Níniel. Je t'apprendrais si tu veux, proposa-t-elle avec un clin d'œil.
-Merci beaucoup Dame Níniel ! S'exclama Ori.
Níniel faillit le reprendre mais Bilbon revient au même moment.
-La horde est proche ? Demanda Thorïn sans même laisser le temps au hobbit d'arriver.
-Trop proche, répondit celui-ci la respiration hachée. A deux lieux pas plus. Mais ce n'est pas le pire.
-Les wargs ont flairé notre piste ? Demanda Dwalïn s'attendant au pire justement.
-Pas encore, mais ça viendra. Nous avons un autre problème, déclara Bilbon.
-Ils vous ont vu ? Interrompis Gandalf.
-Non ce n'est pas ça, rassura le hobbit qui avait un peu de mal à se remettre de sa course folle dans la forêt.
-Qu'est-ce que je vous avais dit, l'interrompis à nouveau Gandalf en souriant. L'étoffe d'un cambrioleur !
La petite compagnie se fendit en rires et en sourires, tout à fait d'accord avec les paroles de Gandalf, Níniel commençait à se demander si le vieux mage ne faisait pas exprès de couper sans cesse le pauvre hobbit qui semblait avoir toutes les peines du monde à se faire écouter.
-Écoutez-moi ! Répéta Bilbon, mais cette fois-ci tout le monde se tu et l'écouta attentivement. Il y a autre chose là-haut ! Fit-il en désignant un point élevé de la forêt où ils devinaient qu'il y avait un promontoire.
-Quelle forme cela avait-il ? Demanda Gandalf. Cela avait-il la forme d'un ours ?
-Oui ! S'exclama Bilbon, oui, répétât-il surpris que Gandalf le sache. Mais beaucoup plus gros !
L'expression de Gandalf s'assombrit, laissant deviner à tous qu'il connaissait cette bête et sa présence dans les parages.
-Vous étiez au courant pour la bête ? S'exclama Bofur outré qu'il ne leur ait pas dit. Il faut rebrousser chemin !
Sa déclaration fit suivre un concert de protestations diverses et variées que Gandalf couvrit sans peine.
-Il y a une maison pas très loin, où nous pourrions trouver refuge.
-La maison de qui ? Interrompis Thorïn qui avait peu apprécié le dernier endroit où Gandalf les avait emmenés. D'un ami ou d'un ennemi ?
Thorïn et son caractère de merde, j'l'avais presque oublié, songea Aslinn avec un visage neutre.
-Ni l'un ni l'autre, déclara Gandalf, il nous aidera, ou il nous tuera.
Au moins la déclaration de Gandalf avait eu le mérite de faire taire tout le monde, niveau choix c'était plutôt sympa.
-Quel choix avons-nous de toute façon, fit Thorïn.
Ils entendirent alors un long hurlement de bête sauvage qui les fit tous se retourner brusquement dans la direction d'où il venait. Cela leur donna des frissons d'appréhensions et la réponse de Gandalf n'arrangea pas les choses :
-Aucun.
Ils se regardèrent entre eux, soupirèrent et se remirent en marche. Ils commencèrent en marchant mais ils durent bientôt adopter un rythme beaucoup plus soutenu car le hurlement qu'ils avaient entendu un peu plus tôt se répéta mais cette fois beaucoup plus proche d'eux. Sans que Thorïn n'ait besoin d'en donner l'ordre, toute la troupe se mit à courir.
Le jour se leva sans qu'ils ne s'arrêtent, courant pour sauver leurs vies d'un monstre qu'ils n'avaient même pas vu mais dont les hurlements suffisaient à tous les effrayer. Ils atteignirent la lisière de la forêt mais l'animal était juste derrière eux, Thorïn se retourna s'attendant à la voir surgir à tout moment. Mais tout ce qu'il vit ce fut Níniel qui courait, le visage blafard, de la sueur qui coulait sur son front et du sang le long de son bras, il n'avait pas fait attention, mais elle s'était progressivement mis en retrait et maintenant elle courait quelques pas derrière le dernier de la troupe : Bombur. Si elle continuait à ce rythme elle allait se faire distancer et ils ne pourraient plus rien pour elle.
Sa rancœur s'envola sans même qu'il ne s'en rende compte et il fit demi-tour pour aller la chercher.
-Dégage Thorïn, ordonna Níniel en le voyant s'approcher d'elle. Pas besoin d'aide.
-La ferme, si tu continues c'est la vie de toute la compagnie que tu mets en danger, répliqua-t-il.
Il avait touché un point sensible, il pouvait la menacer tant qu'il voulait sur sa vie sans qu'elle ne sourcille, mais la rendre coupable de la mort de ne serait-ce qu'un seul de ses compagnons et elle accepterait n'importe quoi.
Même la pitié.
Thorïn attrapa Níniel et la jeta dans ses bras sans ménagement. On aurait dit une princesse mais à cet instant la jeune femme pensait plutôt à la honte et à la faiblesse qu'elle laissait voir plutôt qu'au confort de la situation. Ils traversèrent ainsi la grande plaine quand ils aperçurent la maison qui s'y trouvait : celle dont Gandalf avait parlée ! Ils se mirent à courir encore plus vite, si c'était possible, Thorïn serrant son précieux paquet de toutes ses forces tandis que Níniel luttait pour ne pas s'évanouir car même si ainsi elle n'avait plus à courir, chaque pas de Thorïn lui envoyait une onde de choc qui se propageait dans toute son épaule et elle devait se retenir de ne pas gémir de douleur à chaque coup.
-Tiens bon.
Níniel ne sut pas si Thorïn avait bien dit ces mots, mais en tout cas ils lui donnèrent la force de lutter, elle enfouit son visage dans le col des vêtements du nain. Elle sentit son odeur : forte et masculine, elle s'en enivra pour tenir bon.
-Tous dans la maison ! Ordonna Gandalf.
Ils traversèrent le jardin sans prendre le temps d'admirer les plantes qu'il y avait et se précipitèrent sur l'énorme porte en bois. Sauf qu'ils n'arrivèrent pas à l'ouvrir, Thorïn un peu en arrière à cause du poids qu'il portait vit arriver l'énorme ours, rugissant de hargne et couvert de baves avec des yeux haineux qui ne demandaient qu'à tuer.
-Ouvrez cette putain de porte ! Hurla-t-il.
Soudain, il fut entraîné par le flot de nains qui entrait précipitamment dans la maison, et ils refermèrent la porte aussi sec au nez de la bête sauvage. Mais celle-ci réussit à passer sa gueule par l'entrebâillement et ils purent tous en admirer la parfaite dentition faite pour déchiqueter.
-Poussez ! Hurla Kili.
Il fallut toute la force des treize nains de la compagnie, Thorïn ayant posé Níniel par terre, pour refermer l'énorme porte malgré les bousculades de l'ours. Une fois qu'ils eurent réussit ils se retournèrent tous vers Gandalf, partageaient entre soulagement et terreur :
-Mais qu'est-ce que c'est que ça ? Demanda Nori encore tout tremblant de ce qu'ils venaient de voir.
-ça, c'est notre hôte, déclara Gandalf avec un sourire ravie.
Encore un super hôte, je suis sûr qu'il le fait exprès, songea Thorïn, cet homme veut ma mort.
Pauvre Thorïn, mais c'est vrai qu'entre Elrond et Beorn, Gandalf lui mène la vie dure xD
Qu'est-ce que vous en avez pensé? :P La suite arrive bientôt mais à votre avis que va t-il s'y passer? ;)
Dites moi tout :D Review? :3
