Comme d'habitude voici le deuxième chapitre :p
J'ai hésité à supprimer la deuxième partie qui est un peu en décalage et bizarre mais elle permet tout de même d'avoir un aperçu des capacités de Niniel,
donc prenez la au second degré (ou au 10ième si besoin) ^^
Bonne lecture :)
Chapitre 15 : Magie
Fili inspira un bon coup, se leva, avant de se rasseoir précipitamment en soupirant. Il était assis sur les marches de la maison de Beorn, celles qui donnaient accès au jardin dans lequel se promenaient gentiment les poneys du changeur de peau. Mais, ce qui intéressait le nain, c'était bien la jeune femme qui s'exerçait à quelques pas de lui. En effet, Aslinn se tenait debout dans le jardin, bandant l'arc que Kili lui avait prêté. Fili s'était d'abord approché en étant intrigué du curieux manège de la jeune femme, ne l'ayant jamais vu armée autrement qu'avec son fouet, mais il avait du rapidement se rendre compte qu'elle maniait plutôt bien cette arme aussi. Même si elle n'était pas du niveau de Kili, ou même de Níniel, qui de part ses origines avait quelques prédispositions contrairement à Kili qui était toujours passé pour un anticonformiste avec son arc et ses flèches.
Donc, Fili se rinçait l'œil, hm, regardait Aslinn s'entraîner. Elle semblait tellement concentrée que s'en était étrange, il était plutôt habitué à son côté toujours joyeux et boute-en-train. Ça lui faisait bizarre, mais au lieu de l'éloigner d'elle, cette nouvelle facette qu'il lui découvrait l'intriguait encore plus et lui donnait d'avantage envie de se rapprocher d'elle. Fili soupira avant de se décider à aller lui parler et à lui demander pourquoi elle l'avait envoyé balader la dernière fois. Même si ça c'était passé il y a cinq jours, cela n'excusait rien ! Soudain, son regard fut attiré par une des mèches rousses de la jeune femme qui soulignait la finesse de ses traits et le teint pâle de sa peau tachetée. Fili déglutit en suivant le ligne des courbes d'Aslinn, passant par ses seins, ses hanches, sentant la température monter de plus en plus tandis que son regard refaisait les courbes de ses fesses.
Fili se rassit en bougonnant.
Kili était assis dans l'herbe, juste à côté de son frère mais dans une position confortable pour pouvoir admirer le spectacle qui se jouait devant lui. Voir le dilemme intérieur, et presque extérieur, de son frère l'amusait au plus haut point ! Depuis que Fili s'était fait rembarrer par Aslinn, cinq jours plutôt, il n'arrêtait pas de réfléchir à plein régime et il lui arrivait de vouloir aller lui parler mais il s'en révélait toujours incapable. Du coup, Kili regardait les choses se dérouler en appréciant le spectacle, il était bien content de ne pas être amoureux, son grand frère se ridiculisait déjà bien assez tout seul !
Kili retira sa pipe de sa bouche pour souffler de la fumée à laquelle il essaya de faire prendre forme, sans grand succès. Depuis le début de leur voyage, et la découverte de l'aptitude de Gandalf pour faire des ronds de fumée, Kili essayait d'en faire lui aussi mais il était loin d'atteindre le niveau du vieux mage. Son regard s'attarda sur la pipe qu'il tenait en main, à quelques centimètres à peine de son visage, juste à la hauteur de ses yeux bruns. La dite pipe était de très bonne facture, la partie fine était en bois sculpté, et le bout par lequel sortait la fumée était en ivoire rehaussé de pierreries. C'était Thorïn qui lui avait offerte, lorsque qu'il avait eu ses soixante ans, pour ainsi « célébrer ton entrée dans le monde des adultes » avait dit son oncle. Ce souvenir lui fit l'effet d'une bouffée de nostalgie, c'était il y avait pourtant qu'une dizaine d'année mais il s'en souvenait comme si c'était la veille. Son oncle lui avait offert cette pipe, et Kili c'était toujours demandé où il avait trouvé l'argent nécessaire. Même si Thorïn avait pu sauver quelques argents du trésor d'Erebor, il avait tout dépensé pour assurer la survie de son peuple dans les montagnes bleus et durant leur long périple. Mais pour son anniversaire, il lui avait tout de même offert cette pipe, fruit d'un travail qu'il n'osait à peine imaginer. Et soudain, il s'était sentit incapable de remercier son oncle, les sacrifices qu'il avait du faire pour lui avait du être énormes, l'émotion lui avait bloqué la respiration. Et aujourd'hui encore, en y repensant, il sentait sa gorge se serrer face à cette bonté sans limite chez son oncle.
Soudain, le souvenir de son oncle lui en rappela un plus récent... Il se força à ne pas y penser, des images désagréables faisaient surfaces par intermittence dans son esprit affolé. Imaginer que son oncle, si parfait, si beau, si fort, puisse aussi... Rien qu'à cette simple idée il sentit la nausée lui monter, c'était inacceptable pour son pauvre esprit de neveu admirateur de son oncle !
Et depuis qu'il avait vu ça, Kili se tenait à éviter consciencieusement son oncle dès qu'il le voyait, bon comme celui-ci n'était pas déjà très sociable ce n'était pas vraiment compliquer mais à peine Thorïn se rapprochait de lui qu'il se sentait obliger d'aller de l'autre côté de la pièce ou même, de préférence, il changer carrément de pièce.
D'ailleurs, quand il releva la tête en voyant son frère se lever, il découvrit Thorïn et... Níniel, qui marchait ensemble en direction de la maison. Tandis que Fili se précipitait à la rencontre de son oncle, Kili suivit le chemin inverse pour se précipiter dans la maison et y trouver un cachette où il pourrait se faire oublier.
Níniel qui avait vu Kili se carapater en vitesse alors qu'ils venaient juste de les rejoindre, sentit son impression se confirmer. Elle se tourna vers Thorïn et lui déclara :
-Je crois que Kili t'évite très cher, exposa t-elle l'air très calme.
Thorïn la dévisagea avec un air surpris et emplit d'incompréhension.
Níniel l'avait forcé à aller parler à son neveu, il ne comprenait pas pourquoi mais elle avait tellement insisté qu'il avait finit par céder. S'il commençait déjà à se faire marcher sur les pieds au bout de cinq jours de relation ce n'était pas gagné pour la suite, bientôt les autres nains de la compagnie allait se retrouver avec un nain incompétent à leur tête ! Mais pour l'instant, le cas de son neveu était plus important. Même s'il avait eut du mal à l'accepter, après qu'elle lui ait expliqué dix fois, et que Kili soit partit précipitamment de la même pièce que lui au moins quinze fois, il avait finit par comprendre. Par contre, il ne comprenait toujours pas pourquoi Kili l'esquivait ainsi. Et malgré tout, et surtout malgré l'air qu'il se donnait, ce comportement le blessait quand même un peu. Kili et Fili avaient toujours montré une certaine admiration à son égard et maintenant voilà que l'un de ses héritiers décidait soudainement de l'éviter.
Cela l'inquiétait.
-Kili ? Appela Thorïn qui du coup cherchait son neveu.
Mais apparemment, celui-ci l'avait vu venir et c'était déjà carapaté avant qu'il n'ait pu ne serait-ce que l'entrapercevoir.
-Kili ! Viens ici !
Thorïn tenta le version autoritaire, qui jusqu'ici avait toujours su faire craquer ses neveux, incapables de soutenir son autorité. Mais apparemment, cette fois-ci, le problème était suffisamment grave pour que Kili se risque à encourir le courroux de son oncle. Thorïn fronça ses sourcils, perplexe. Où pouvait bien se cacher son neveu ? Il n'allait pas devoir le faire chercher par toute la compagnie quand même ?
-Allez Kili, je ne veux pas t'engueuler, tenta Thorïn avec la manière douce qui ne lui allait pas du tout au passage mais qui était une solution comme une autre.
Mais, comme pour toutes les autres solutions, cela ne marcha pas non plus. Soudain, il entendit la porte d'entrée s'ouvrir et Thorïn s'y précipita, près à attraper son neveu dès qu'il l'apercevrait. Mais ce qu'il vit était légèrement plus imposant...
-Beorn ?
-Je crois que celui-ci est à vous, déclara sobrement le changeur de peau.
-Effectivement, soupira Thorïn en voyant que Beorn tenait son neveu à bras le corps. Merci.
-De rien, fit Beorn en se retournant et sortant à nouveau de la maison comme si de rien n'était.
Kili qui avait été posé à terre sans plus de considération faisait une tête de petit chaton battu et abandonné. Il avait hérité cette technique de sa mère, il en savait quelque chose puisque la jeune naine avait passé son enfance à la tester sur lui, avec plus ou moins de succès (il n'avouerait jamais que ça avait toujours marché sur lui). Et Kili se débrouillait bien, Thorïn se sentit fondre intérieurement, mais il garda quand même son visage fermé tenant à garder sa carapace insensible mais en tentant tout de même de l'adoucir pour ne pas effrayer son neveu, ce qui au final faisait le même résultat que d'habitude : grognon.
-Kili, ça va ? Demanda Thorïn en essayant d'être gentil, effort inutile au passage.
Le nain leva un regard larmoyant à Thorïn. Il tenta d'expliquer ce qu'il ressentait mais les mots restaient bloqués en travers de sa gorge.
-Je... enfin... Níniel et toi... voilà quoi.
Thorïn plissa les yeux, tenta d'associer les différentes mots que son neveu venait de prononcer, sans vraiment réussit à saisir le fond de sa pensée. Enfin, le 'Níniel et toi', était plutôt simple, en même temps, ils ne se cachaient pas non plus, mais apparemment cette idée semblait tourmenter son neveu.
-ça te gênes que je sois avec une elfe ? Tenta Thorïn.
Kili secoua vigoureusement la tête.
-Non, non ! Níniel est vraiment sympa !
-Alors quoi ? Demanda Thorïn qui ne voyait vraiment pas où était le problème.
-Je vous ai vu dans l'herbe l'autre jour, déclara Kili à toute vitesse sans reprendre son souffle et le visage entièrement cramoisi.
-Oh, fut la seule chose que trouva Thorïn à dire. Oh.
Kili se mordilla la lèvre, il n'osait même plus regarder son oncle. C'était comme s'il l'avait toujours considéré comme supérieur à tout, en même temps il ne l'avait jamais vu avec une femme, et savoir qu'il puisse... Lui aussi... C'était comme soudainement briser son mythe et son modèle qui lui servait de but dans l'existence. C'était comme si d'un coup, il ne savait plus vraiment quel sens donner à sa vie.
-Ta mère ne t'as jamais expliqué ? Demanda Thorïn.
Le père de Kili et Fili était mort peu après la naissance du dernier, et Thorïn avait toujours était là pour s'occuper des enfants de sa sœur à la place du père manquant. Fili était encore assez jeune mais même si Thorïn était important pour lui, pour Kili il avait complètement représenté le modèle du père qu'il n'avait jamais eu. Et, aujourd'hui encore il devait jouer ce rôle. Même si cela le mettait mal à l'aise, et même s'il aurait préféré affronter deux fois Smaug en combat singulier, c'était une étape à laquelle il ne pouvait pas échapper. Il devait faire comprendre à son neveu que c'était normal, et que tout passait par cette étape là.
D'ailleurs, Fili aurait pu expliquer cela à son petit frère puisqu'il avait déjà commencé. Mais apparemment, Kili semblait considérer que si lui ne le faisait pas alors lui non plus, ou un truc comme ça. Thorïn n'avait jamais pensé que ses actes puissent avoir autant de répercutions sur son jeune neveu.
-Kili, soupira Thorïn, tu sais, nous rencontrons tous des personnes avec qui nous avons envie d'être plus que des amis, commença Thorïn en essayant d'avoir l'air clair et convainquant. Et, Níniel est plus importante qu'une amie pour moi. Après, ça aurait été plus facile que ce soit une naine, je ne dis pas. Mais, dans la vie, on ne choisit pas.
Il accompagna la fin de sa phrase par une tape sur l'épaule de Kili, qui le regardait avec des étoiles dans les yeux comme s'il buvait ses paroles. Thorïn espérait que ce qu'il venait de dire avait au moins un sens, parce que sinon c'était la dernière fois qu'il essayait d'expliquer quelque chose, et Níniel pouvait faire une croix sur les enfants.
-D'accord mon oncle, acquiesça Kili.
Le jeune nain partit à toute vitesse de la pièce. Thorïn soupira à nouveau, pour peu qu'il prenne ses indications à la lettre et d'ici peu il le verrait revenir avec une elfe à la main.
-Qu'est-ce que j'ai fais pour mériter ça, soupira à nouveau Thorïn.
-Tout, fit une voix espiègle dans son dos.
Thorïn se retourna brusquement, pourtant sûr d'être seul, mais c'était Níniel. Il avait l'impression que depuis qu'elle leur avait avoué sa véritable identité, elle développait des capacités de plus en plus poussées, comme son agilité ou sa discrétion à toutes épreuves.
-Ne te moques pas.
-Je ne me moque pas, fit Níniel en passant ses bras autour de lui et en venant nicher sa tête dans le cou de Thorïn.
-Je crois que je ne suis pas fais pour les enfants, déclara Thorïn.
-Au contraire, Kili voit en toi comme si tu étais son père, c'est normal qu'il doute. Je trouve que ce que tu lui as dit étais très bien, le rassura Níniel.
-Merci, fit Thorïn en souriant brièvement et en lui volant un baiser.
-Par contre, tu aurais préféré que je sois une naine ? Fit remarquer Níniel l'air vexée.
-Tu as entendu ça aussi ?!
La journée était bien avancée et le soleil commençait sa lente descente à l'horizon. Níniel, après avoir dit ce qu'elle pensait à Thorïn sur le fait qu'elle n'était pas une naine, était partie à la recherche de Beorn. Car, celui-ci, s'occupait de sa blessure depuis qu'ils étaient arrivés chez lui. Et, même si elle ne sentait quasiment plus rien maintenant, Beorn lui avait dit qu'elle devait se faire soigner tout les jours, jusqu'à ce qu'il décide que c'était bon, car malgré tout cette blessure restait vraiment importante, et si elle était mal soignée, elle pouvait perdre en partie l'usage de son bras. Ce qui signifiait aussi qu'elle allait devenir un poids pour la compagnie si elle devenait incapable de tendre un arc ou de se battre à l'épée, cette seule pensée était inconcevable pour Níniel.
Donc, depuis cinq jours elle allait voir quotidiennement Beorn pour qu'il la soigne, généralement il la retrouvait en fin d'après-midi mais là, la soirée s'avançait et elle ne l'avait toujours pas vu. Elle décida donc d'aller voir dehors s'il y était, car peut-être qu'il était partie et qu'il n'avait pas vu le temps défiler. Bon, il leur avait conseillé d'éviter de se balader devant la maison, mais comme à son habitude, elle n'en faisait qu'à sa tête. Car, elle avait assez vite deviné pourquoi il ne voulait pas les voir traîner devant : il craignait que sous sa forme d'ours il ne leur face du mal sans le vouloir. Mais, elle s'en fichait, elle savait bien qu'il ne lui ferait aucun mal, c'était étrange de dire ça ainsi mais c'était comme une assurance tranquille qu'elle avait en elle.
-Beorn ? Appela t-elle en sortant.
(NDA : Ce chapitre devrait s'intituler à la recherche de mes amis xD)
Mais, personne ne lui répondit, elle s'y attendait un peu mais cela l'inquiétait tout de même un petit peu. Même si Beorn n'avait aucun compte à leur rendre, elle avait appris à le connaître et elle espérait qu'il n'était pas aller taper gentiment la discute aux orcs, ou autre, qui traînaient dans le coin. Même si elle ne doutait pas de sa force, le fait qu'il ne soit toujours pas revenu était inquiétant.
-Beoooooorn ?!
Níniel attrapa mécaniquement son oreille et la tritura pendant qu'elle avançait dans le jardin, elle dépassa les hauts murs qui entouraient la demeure et s'avança dans la grande plaine qui les séparait de la forêt par laquelle ils étaient arrivés, cinq jours au paravent.
Soudain, un bruit sourd la fit se retourner brusquement, elle se retrouva en position d'attaque en une fraction de seconde, son instinct de survie ayant pris le dessus. Elle s'attendait à tomber sur un orc, ou moins grave un warg solitaire, mais elle tomba nez à nez avec Beorn. Mais pas le Beorn humain, l'ours, la bête haute de trois mètres rien qu'à quatre pattes. Le sang de Níniel se figea dans ses veines tandis qu'elle essayait de garder son calme et de ne pas bouger pour ne pas attirer le regard de l'animal qui ne l'avait pas encore repérée. Elle ne savait pas quoi faire, la dernière fois qu'elle l'avait 'croisé' sous cette forme, il les avait pourchassés sur plusieurs centaines de mètres et il les aurait sûrement attaqués s'ils n'avaient pas réussit à entrer dans sa maison avant.
La tête de l'ours pivota soudainement vers sa direction, humant son odeur, ses yeux de fauve se plantèrent dans les siens et Níniel y vit une lueur de sang et de férocité. Níniel ne bougeait toujours pas, osant à peine respirer.
-Beorn ? Appela t-elle mais cette fois-ci d'une voix plus douce et qu'elle espérait assurée.
L'ours se mit à grogner et son regard se fit plus effrayant, comme assoiffé de sang et de mort. C'est à ce moment qu'elle compris pourquoi Gandalf disait qu'il était soumis à son propre maléfice, sous cette forme, il ne restait rien de l'homme qu'était Beorn. Il n'était qu'un animal sauvage.
Et aussi étrange que cela puisse être, cela la rendit triste, pas parce qu'il n'était plus là, mais parce qu'elle savait pourquoi sous cette forme Beorn n'existait plus. Si, pendant de longues années on t'oblige à n'être qu'une bête, une simple chose bonne à amuser des ordures, alors oui, tu deviens un monstre. Parce que tu souffres et que tu sais que personne ne te comprends, car tu sais que tu n'es rien et que tu es seul.
Sauf qu'elle avait eu la chance de rencontrer Gandalf, et même si elle ne connaissait qu'une misérable partie de la vie de Beorn, elle se doutait qu'il n'avait pas eu la chance de rencontrer quelqu'un qui lui avait montrer le meilleur de lui-même. Il était le seul de son espèce, seul avec ses souvenirs de haine et de douleur.
Níniel ne pu s'empêcher de laisser un pauvre sourire apparaître sur ses lèvres, elle se redressa, abandonnant toutes positions agressives. Elle n'en avait pas besoin face à lui, ils étaient pareils. L'ours géant se mit à gronder plus fort tandis qu'il avançait vers elle d'un air menaçant.
Níniel se contenta de fermer les yeux, faisant le calme en elle, chassant toutes formes de peur ou d'agressivité en elle, pour ne laisser que le meilleur d'elle-même. Quand elle rouvrit les yeux, l'ours était là, ses crocs luisant à quelques centimètres de son visage, mais Níniel n'avait plus peur. Elle posa avec douceur ses mains sur la gueule de Beorn, comme pour une caresse. Et, elle vit dans les pupilles mordorés de l'ours la lueur de haine s'éteindre doucement.
-Bonjour Beorn, fit elle en souriant.
Bofur et Nori discutaient tranquillement sous l'ombre d'un arbre, la pipe à la bouche, devant eux Bombur préparait la tambouille tandis que les autres s'amusaient à s'entraîner. Enfin, Fili tentait d'inculquer des bases de combats à Ori sous la tutelle de Thorïn qui se tenait à quelques pas l'air de rien, mais en réalité très vigilant. Juste à côté Kili et Aslinn faisaient un concours à l'arc, le nain semblait avoir repris du poil de la bête et mettez une raclée indiscutable à l'humaine. Le reste de la compagnie divisait sur la futur route qu'ils emprunteraient sous la houlette de Balïn qui connaissait un peu la région, Gandalf jugeait qu'ils devraient passer par la forêt mais les nains rechignaient à emprunter un passage crée par des elfes, en qui ils n'avaient aucune confiance. Surtout ceux là, puisque leur roi, Thranduil, était celui qui les avait regardé périr sous les flammes de Smaug sans même lever le petit doigt.
Soudain, ils virent arriver Níniel. Thorïn garda un visage complètement impassible même s'ils pouvaient tous remarquer qu'il s'était légèrement redressé en la voyant arriver.
-Euuuh, les mecs... Je crois qu'on a un problème, déclara Níniel l'air gênée.
-Qu'est-ce qu'y a ? Demanda Aslinn qui se trouvait à quelques pas. Mais c'est quoi ça ?!
-C'est Beorn.
Tout les nains s'étaient soudainement redressés et avaient dégainé leurs armes, prêt à défendre leur vie face au monstre qui se dressait devant eux.
-Rengainez pauvre fou ! Déclara Gandalf.
(NDA : j'peux pas m'empêcher de rajouter 'pauvre fou' à chaque phrase de Gandafl xD)
-Ne lui faites pas de mal ! S'écria Níniel.
Elle se pencha vers l'ours/Beorn et lui caressa gentiment la tête, l'ours se fit tout gentil et quémanda de nouvelles caresses.
-Je ne sais pas comment j'ai fais ça, mais maintenant il n'arrête pas de me suivre partout et de vouloir des caresses, fit Níniel l'air dépitée.
La compagnie resta interloquée un moment avant d'éclater de rire.
-Ce n'est pas drôle ! Je ne sais vraiment pas quoi faire, râla Níniel avant de se laisser aller à rire elle aussi.
-En tout cas, on est dans de beaux draps, déclara Gandalf la larme à l'œil à force de rire.
Et voilà ! J'espère que la fin n'était pas trop bizzare :p Dites moi ce que vous en avez pensé? :D
