Me revoilà! Désolée ne pas avoir posté avant :p

Mais je dois vous avouer que ma motivation a tendance à baisser quand je n'ai pas de review :p Heureusement Myra est là xD

Je vous souhaite une bonne lecture ;)


Chapitre 16 : Promesse


Gandalf fronça ses sourcils d'un air plus que préoccupé, Níniel se tenait à quelques pas, entourée de la petite compagnie de nains et surveillé par le regard protecteur de l'ours géant à ses côtés. Situation plutôt étrange, Gandalf en convenait. Il savait qu'il n'y avait pas de hasard en ce monde, et sa rencontre avec Níniel, trente ans au paravent, ne laissait pas de place aux doutes. Même si au début, quand il avait rencontré cette jeune demi-elfe sans vraiment grande importance, il l'avait secourue sans arrières pensées, mais au fur et à mesure qu'il avait voyagé avec elle, il avait sentit une drôle d'impression croître en lui sur le destin concernant sa protégée. C'était comme une suspicion, un doute formidable sur lequel il ne pouvait mettre de mots. Mais, ce doute, c'était accru de façon considérable depuis que, par hasard, Níniel avait rejoins la compagnie. D'où pouvait venir ces étranges capacités qui se révélaient de plus en plus chez elle ?

-T'es sur qu'on ne risque rien ? Demanda Ori en se tenant à une distance respective de l'ours.

-Mais, oui, regarde !

Níniel se pencha vers Beorn, lui fit un bisou sur le museau, avant de se mettre à caresser son encolure et la fourrure sous son ventre. Ce qui eut pour effet de mettre l'ours sur le dos en grognant de plaisir. La jeune demi-elfe se fit un plaisir de continuer de le caresser, ses poils étaient tellement doux qu'elle avait l'impression de jouer avec une peluche, géante mais une peluche quand même.

Gandalf eut un regard mortifié pour son ami Beorn, qui, il l'espérait, ne pouvait pas voir ce qu'il était entrain de faire, car son immense fierté venait d'en prendre un coup, et toutes traces de crédibilités venait aussi de disparaître. Le vieux mage voulut secourir son vieil ami, mais malheureusement il ne connaissait pas de sort susceptible de l'aider.

Finalement, Beorn s'aida tout seul. Tandis que Níniel continuait de caresser l'ours, sous les yeux plus que jaloux de Thorïn, Oïn tenta une approche de la bête, celle-ci se redressa brusquement, bousculant Níniel et montra les crocs de façon menaçante.

-Wa ! Qu'est-ce qu'il se passe ! S'exclama Bilbon surpris par le comportement soudain féroce de la bête qui demandait des caresses quelques secondes avant encore.

-Je ne sais pas, fit Níniel catastrophée.

L'ours se mit à gronder, il s'approcha dangereusement d'Oïn qui n'osait plus bouger, puis, soudain, il fit volte-face et s'enfuit hors de la propriété.

-On dirait que notre ami a repris sa liberté, fit remarquer Gandalf avec un sourire en coin.

-C'était bizarre quand même, déclara Kili.

-Qui sait... En tout cas, je vous conseille de ne pas en parler à notre hôte, et prions pour qu'il ne se souvienne de rien, ajouta Gandalf l'air extrêmement sérieux.

Tout les nains, humain, demi-elfe, hobbit, hochèrent vivement la tête, ne désirant pas spécialement se retrouver face à un ours géant de mauvaise humeur avec des pulsions meurtrières en leur encontre.

-C'est cool comme capacité ça, fit Fili à Níniel.

-ça doit être un truc elfique, supposa celle-ci en haussant les épaules.

Gandalf ne fit pas de commentaire, mais ce n'était pas seulement elfique, c'était bien trop puissant pour une simple elfe. Il allait falloir qu'il enquête sérieusement sur sa protégée, mais seulement une fois que Smaug serait vaincu, il pourrait alors se renseigner sur cette étrange et sombre puissance qui grandissait en Níniel.

Níniel se glissa sous les couvertures, elle soupira à en fendre le cœur.

-Qu'est-ce qu'il y a ? Demanda Thorïn.

-Beorn n'est toujours pas rentré, déclara sombrement la jeune elfe.

Elle vit le regard de Thorïn se ternir tandis qu'il reprenait son air distant et intouchable. La situation s'aggravait, être avec Thorïn c'était comme être tombée amoureuse d'une bombe à retardement. Pourtant, ils avaient beaucoup de chance de pouvoir se voir ainsi, en intimité, car ils se trouvaient actuellement dans la chambre qu'elle partageait normalement avec Aslinn. Mais, quand celle-ci avait appris ce qu'il s'était passé entre elle et Thorïn, elle avait absolument voulu leur laisser la chambre, en prétextant que de toutes façons elle préférait dormir à la belle étoile. Même si c'était sûrement faux vu que Níniel se souvenait très bien de l'air d'extase d'Aslinn quand elle avait découvert qu'elles avaient un lit rien que pour elles, mais c'était tout de même très gentil de sa part.

-Qu'est-ce qu'il y a? Demanda Níniel à son tour.

-Rien.

Nouveau soupire de la part de la jeune femme.

-La jalousie n'est pas un sentiment très noble.

-Je ne suis pas jaloux.

-Non, pas du tout.

Silence, ils ne se regardaient pas mais ils savaient très bien ce que pensait l'autre et vice versa. Thorïn savait qu'il n'avait pas à être jaloux, mais c'était plus fort que lui, son orgueil l'empêchait de reconnaître oralement qu'il avait tord. Soudain, il senti la tête de Níniel venir se nicher dans le creux de son cou, sa respiration se bloqua tandis que tout sentiment inopportun s'envolait.

-Je suis désolée, murmura Níniel.

Thorïn voulu lui dire qu'il s'excusait aussi, qu'il se comportait comme un abruti prétentieux, mais ses paroles restaient bloquées dans sa gorge et il se tu. Tout ce qu'il réussit à faire se fut de prendre la main de Níniel et il la serra brièvement, tentant de lui transmettre ce qu'il ressentait.

-Ne t'inquiètes pas, chuchota la jeune elfe.

Elle se tourna vers lui, et son regard bleuté se plongea dans le sien, compréhension, amour sans borne, confiance. Leurs lèvre s'unirent dans un baiser sincère tandis que tout leurs soucis disparaissent au loin, ne laissant plus que leur amour brûlant et leurs espoirs d'un avenir commun et meilleur.

Níniel laissa Beorn appliquer la pommade sans rien dire, elle tiqua à peine quand il appuya un peu trop fort sur sa blessure. De toute façon, elle avait l'habitude des rustres, elle en avait un spécimen tout particulier avec qui elle partageait sa vie depuis peu.

En tout cas, Beorn était réapparu le lendemain matin de l'incident, personne n'en avait reparlé, et le principal concerné n'y avait pas fait allusion, ce qui laissait espérer qu'il avait tout oublié par une chance extraordinaire.

-Pourquoi vous n'êtes pas venu hier ? Demanda Níniel.

Elle crût un instant qu'elle n'avait rien dit, tellement elle était absorbée dans ses pensées, mais quand elle sentit la main de Beorn se stopper net, elle comprit que ce n'était pas un rêve et qu'elle avait bel et bien osé poser la question.

-En quoi ça t'intéresse ?

Pourquoi est-ce que je me sens toujours proche des personnes les plus irritantes ? Se demanda Níniel. Elle ignora superbement la petite voix en elle qui lui disait que c'était sûrement parce qu'elle en était une aussi.

-Beorn, on est trop grand pour ce genre d'idiotie. Je m'inquiètes pour toi, parce que je tiens à toi, même si ça ne fait pas longtemps qu'on se connaît.

Oups, elle avait tout dit, elle et sa franchise ! Pensa Níniel en se fustigeant intérieurement. Beorn se mura dans le silence, elle en avait trop dit, maintenant il n'allait plus lui parler et elle aurait tout gagner, un jour elle devrait apprendre à se taire.

-Merci.

Là, elle avait rêvé. Son regard croisa celui de Beorn, elle n'avait pas rêvé. Le silence se réinstalla entre eux, sans qu'aucun des deux ne trouvent le besoin de le rompre, jusqu'à ce que Níniel, encore elle, reprenne la parole.

-Tu as déjà cherché s'il y avait d'autres changeurs de peau ?

-Je suis le dernier.

La réponse avait fusé, immédiate et sans réfléchir.

-Donc non, pourquoi ?

Beorn qui avait finit de passer la baume sur l'épaule de Níniel, se retourna pour ranger le flacon, pendant tout ce temps il ne dit rien. Puis, lui tournant toujours le dos, il finit par lui donner une réponse :

-Je suis le dernier, c'est tout ce qui importe non ?

-Je ne suis pas d'accord.

Il se retourna, Níniel aurait juré avoir vu un sourire sincère sur ses lèvres.

-Et pourquoi ? Lui demanda t-il de sa voix grave qui faisait frémir n'importe qui.

-Parce que personne n'est tout seul, je suis sûr que quelque part, il y a encore des personnes comme toi, déclara Níniel avec ferveur.

Cette fois-ce elle ne rêvait pas, Beorn lui souriait vraiment !

-C'est une idée plaisante, mais elle marche dans les deux sens.

-De quoi ?

-Tu n'es pas une elfe, je me trompe ?

Níniel se sentie rougir, elle avait oublié qu'elle ne portait plus son bandeau et que tout le monde pouvait ainsi voir sa 'tare'.

-Je suis à moitié humaine.

-Et tu ne t'es jamais dis que d'autres demi-elfes pouvaient exister ?

Cette fois-ci, ce fut Níniel qui fut incapable de trouver ses mots pendant un instant. C'était comme si... Si Beorn venait de mettre des mots sur un espoir qui l'avait toujours habitée mais qu'elle n'avait jamais osé formuler ne serait-ce qu'en pensées. Elle comprit aussi pourquoi il avait dit dans les deux sens, elle lui déclarait qu'il devait exister d'autres changeurs de peau, alors il devait sûrement exister aussi d'autres demis-elfes. D'autres personnes comme elle...

-Je n'ai jamais... Osé...

Était-elle heureuse de cette possibilité ? Elle ne savait pas. Cela lui donnait il de l'espoir pour avancer ? Elle ne savait pas non plus. Mais elle savait que cela donner un sens à son existence, à tout ce qu'avait été sa vie, elle n'était pas la seule. Elle n'était pas une erreur qu'on avait tenté d'effacer.

-Avant de vouloir aider les autres, il faut d'abords s'aider soi-même, déclara doctement Beorn dont le regard était un aveu.

-Merci.

Níniel baissa les yeux, soudain indécise et intimidée. Elle avait toujours fonctionné sur la détermination pour aller de l'avant, ne jamais regretter, ne jamais douter. Mais aujourd'hui, c'était une forme d'espoir qu'on lui donnait, et ça, elle n'avait jamais connu à part quand Gandalf lui avait tracé le prémisse de ce qui lui semblait être une vie pleine de rebondissements. Et, elle ne s'était pas trompée, après avoir rencontrée la compagnie de Thorïn, elle s'était fait une amie fidèle, des amis loyaux qui ne la jugeraient jamais, elle était même tombée amoureuse et quelqu'un était tombé amoureux d'elle, et aujourd'hui, on lui laissait entrevoir qu'elle n'était peut-être pas la seule.

-Beorn !

L'homme ours sursauta, légèrement surpris par le changement de comportement aussi soudain qu'imprévisible de Níniel. Le pauvre homme habitué à une vie de solitude devait affronter de drôles de spécimens chez lui.

-Quand nous aurons finis notre quête, je reviendrais te voir. Et, nous partirons à la recherche de ceux de notre espèce.

Beorn la regarda déclamer tout ça d'un air surpris, ne sachant pas vraiment comment le prendre. Même si il sentait une forme de complicité incroyable se lier entre eux, personne ne lui avait jamais tenu de tel propos avant aujourd'hui.

-C'est une promesse Beorn, ajouta Níniel.

-D'accord. Alors, je t'attendrais.

Ils joignirent leurs mains dans une poigne visant à montrer leur détermination et leur conviction, Níniel faillit d'ailleurs y laisser son poignet. (ne jamais serrer la main d'un Beornide, sauf si t'en es un aussi). Ainsi, Beorn et Níniel se promirent d'un jour se retrouver.

-Bombur, si tu continu d'empiler autant de nourritures sur ton poney j'ai peur qu'il ne puisse plus avancer, fit judicieusement remarquer Bofur à son ami.

-Mais non, tu vas voir, insista ce dernier en rajoutant un nouveau sac.

Le regard du poney était tellement emplie de désespoirs qu'ils eurent tous pitié pour lui.

-Enfin, moi j'aimerais savoir pourquoi il n'y a que Gandalf qui a le droit à un cheval ! Déclara Aslinn passablement ridicule assise sur son poney.

-Je suis d'accord avec Aslinn ! Insista Níniel qui était sûr qu'elle pourrait toucher le sol si elle tendait bien les jambes.

-Est-ce qu'on se plains nous ? Demanda Fili.

-Toi t'es un nain, fit Níniel en lui tirant la langue.

-En même temps... T'es plus petite que Thorïn, fit judicieusement remarquer Aslinn.

Déclaration qui eut le don de faire rire tout le monde sauf la principale concernée.

-Traîtresse ! Espèce de fausse sœur ! Déclara Níniel en commandant à son poney d'avancer, draper dans ce qui lui restait de fierté malgré sa position ridicule.

Derrière elle, Gandalf se pencha vers Beorn.

-Merci pour votre accueil, et désolé de tout ce dérangement.

-Ce n'est rien. Leur venu aurait été source de biens des choses, bonnes ou mauvaises, nous le saurons bientôt.

Gandalf sourit, si Beorn se mettait à prononcer des phrases mystérieuses comme lui, ils étaient perdus. Mais, pour l'instant, la chance leur souriait, ils étaient bien équipés, leurs stocks avaient été refait grâce à la générosité de Beorn et ils allaient pouvoir atteindre la forêt sans problème grâce aux montures de celui-ci.

-Je vous dis adieu, mon ami, déclara Gandalf avant de faire avancer sa monture.

Les nains se rassemblèrent tous à sa suite, dûment équipés et fin prêt à reprendre le chemin d'Erebor, toujours déterminé à la reprendre coûte que coûte.

-C'est l'heure du départ ! Déclara Gandalf en levant bien haut son bâton. En avant !


Après une longue pause il est temps pour nos amis de reprendre la route!

J'ai fais un mixte entre le livre (où il reste un peu chez Beorn) et le film (où ils ne restent qu'un jour) ^^

Qu'est-ce que vous en avez pensé? A votre avis, est-ce que les nains vont retrouver leur chemin? xD Review? :)