Et le deuxième chapitre habituel :p
Il est plus court que les autres car il constitue une légère transition dans ce que j'écris mais vous verrez par vous-même ;)
Bonne lecture ! :)
Chapitre 17 : Balade à poneys
La chevauchée fut rude, ils ne firent aucune pause et maintinrent un rythme d'enfer que même les puissant poneys de Beorn eurent du mal à suivre. Ils mangèrent leurs repas à même leurs selles, se qui donna des scènes quelques peu loufoques. Comme quand Bilbon voulut préparer son repas sur sa scelle : c'est à dire qu'il entreprit d'étendre son mouchoir sur ses genoux et de disposer divers aliments dessus, jusqu'à ce que son poney d'un mouvement trop brusque ne renvoie tout par terre sans plus de cérémonie. Le pauvre Bilbon voulut faire arrêter son poney, mais déjà il n'y arriva pas, mais en plus Thorïn le lui interdit lui disant que c'était de sa faute et qu'ils n'avaient pas de temps à perdre avec ses bêtises.
Donc, Bilbon dû continuer sans manger, même s'il en avait encore dans sa besace, il avait interdiction d'y toucher puisque c'était ses rations pour la traversé de la forêt jusqu'à ce qu'ils atteignent la ville sur le lac. La dernière étape avant Erebor. Rien que d'y penser Níniel en avait des frissons. Mais, elle jeta d'abords un regard réprobateur à Thorïn pour lui signifier qu'elle n'approuvait pas son comportement envers Bilbon, même s'il n'avait pas tords, s'en suivit un échange visuel assez étrange auquel ils ne comprirent finalement rien du tout.
-Tenez Mr Baggins, déclara la voix d'Ori.
La moitié de la troupe se retourna vivement pour voir le jeune nain offrir une part de sa ration au pauvre hobbit malchanceux.
-Merci beaucoup Ori, mais je ne peux accepter, refusa Bilbon ne pouvant renoncer à ses principes.
-Prenez le, ordonna Thorïn sans se retourner.
Bilbon ouvrit la bouche ronde, de surprise, mais se reprit bien vite.
-Merci, Ori, répéta Bilbon avant de manger ce qu'il venait de lui donner, complètement affamé.
Níniel fut émue devant ce spectacle, les voir se serrer les coudes ainsi lui donnait chaud au cœur, elle aurait bien fait pareil qu'Ori, mais elle avait engloutit sa part depuis bel lurette. Mais, elle ne se gêna pas pour se mettre à la hauteur de Thorïn, avec beaucoup de grâce -n'en doutez pas-, et lui lança un sourire ironique.
-Te moques pas, rouspéta Thorïn, en prenant garde que personne ne les entende, en même temps il se tenait tout devant de la troupe.
-Je ne me moque pas, je constate.
-Tu constates quoi ?
Le sourire de Níniel s'accentua un peu plus et elle se rapprocha d'avantage du poney de Thorïn. Elle se pencha pour lui chuchoter quelque chose à l'oreille, ce quelque chose eut le don de mettre le nain mal à l'aise car il se redressa brusquement, son regard surpris rivé dans celui amusée de Níniel, lui demandant une confirmation qu'elle ne lui donna que par un nouveau sourire.
-On dirait que tu fais de l'effet à notre meneur, ironisa Aslinn une fois que Níniel l'eut rejoins.
-Je ne vois pas de quoi tu parles, fit Níniel en lui tirant la langue.
-Bien sûûûr ! C'est tellement discret tout vos petits sourires, vos petits regards en coin, déballa Aslinn.
-T'es jalouse ! Déclara Níniel de très mauvaise fois.
-Jalouse ? De ne pas sortir avec un nain ?
Aslinn se mit à rire jusqu'à en avoir les larmes aux yeux, ce qui l'empêcha de voir quelque chose auquel elle aurait dû prêter attention, mais qu'elle ne vit pas, ni elle, ni Níniel d'ailleurs.
-ça se voit tant que ça ? Ronchonna Níniel.
-Je suis désolée, c'est plus fort que moi, fit Aslinn en essuyant ses larmes de joie. Vous êtes très mignons, ne t'inquiètes pas.
-Merci...
Níniel sentit le feu lui monter un peu aux joues, rien que de penser à Thorïn elle se sentait toute chose, ce qui lui faisait bizarre vu que c'était la première fois qu'elle ressentait ce genre de sentiments pour quelqu'un.
-T'as de la bave qui coule, fit nonchalamment remarquer Aslinn.
Níniel se redressa brusquement en frottant frénétiquement les commissures de ses lèvres.
-C'était pour rire, s'esclaffa Aslinn en se remettant à rire.
La demi-elfe regarda son amie rire à s'en étouffer avec un regard qui aurait pu tuer, elle releva la tête et s'en alla, drapée dans ce qui lui restait de dignité.
-Allez Níniel, pars pas !
Aslinn lança son poney au trot comme si elle en avait toujours fait (NDA : ironie mon amie quand tu nous tiens), et rattrapa rapidement son amie, qui de toute façon était incapable de faire avancer son poney à sa guise, et apparemment il avait fait copain/copain avec celui d'Aslinn, autrement dit tout le monde était ligué contre elle.
-Je m'excuse, fit Aslinn qui paressait sincère.
Níniel lui lança un regard dédaigneux.
-Hé ! J'me suis excusée !
-D'accord, désolée, j'ai des réactions bizarres en ce moment, se justifia Níniel.
-T'inquiètes pas, moi aussi, c'est la mission qui nous monte à la tête, ajouta Aslinn avec un clin d'œil.
Les deux amies se regardèrent avec des yeux de chiots battus avant de se jeter dans les bras l'une de l'autre pour se réconcilier. Et ce qui devait arriver, arriva : elles tombèrent toutes les deux de leurs poneys et rencontrèrent le sol de façon assez inattendue et surtout brutale.
-Mais qu'est-ce que vous foutez ! S'énerva la voix puissante de Thorïn.
Mais les deux femmes étaient trop occupées à se frotter les parties endolories pour répondre à la question implicite du chef qui s'énervait devant l'incompétence de ses troupes.
-Pourquoi est-ce que je les ai acceptées dans la compagnie, soupira Thorïn en se pinçant le nez.
Balïn vient lui tapoter le dos avec compassion, vite rejoins par Dwalïn, tout de suite moins fin dans les explications.
-Parce que tu les aimes bien quand même, fit le plus vieux.
-Et surtout parce qu'elles ne t'ont pas laissé le choix, asséna le plus jeune en riant.
-Rigolez paaaas, j'ai maaaal, se plaignit Aslinn en se frottant la tête les larmes à l'œil, mais cette fois-ci pas de rire mais de douleur.
-Ouai ! C'est pas drôle ! Appuya Níniel en se tenant son épaule l'air vraiment blessée.
-ça vous apprendra à faire n'importe quoi ! Asséna Thorïn du haut de son poney.
Aslinn allait renchérir quand Gandalf prit la parole.
-De toute façon, nous sommes arrivés ! Déclara t-il de sa voix profonde et mystérieuse qui donnait l'impression qu'il proférait une prophétie dès qu'il ouvrait la bouche.
-Ah ! La prochaine fois tu réfléchiras avant de parler Thorïn, fit Aslinn en lui tirant la langue.
Le nain passa devant elle en l'ignorant totalement et se pencha pour tendre une main salvatrice à Níniel. La jeune demi-elfe ne put s'empêcher de rougir devant tant de galanterie de la part du nain, d'ordinaire si peu secourable, elle accepta bien sur son aide et se releva. Mais elle tendit sa main à son tour à Aslinn, solidarité féminine prime avant tout.
Aslinn se contenta d'ignorer à son tour Thorïn avant de se planter devant la forêt qui leurs faisait face. Gandalf s'y était déjà un peu engagé, faisant face à des sculptures figurant des elfes.
-Le chemin des elfes, c'est ici que commence la forêt noire, déclara le vieux mage.
-Rien que le prénom, je sens encore qu'on va s'amuser, murmura Níniel.
-Libérez les poneys ! Qu'ils retournent chez leur maître !
Níniel suivit le regard de Gandalf, et aperçu un ours énorme, qui se tenait sur un rocher non loin d'eux, comme s'il les surveillait, comme s'il veillait à ce qu'ils n'oublient pas leurs promesses. Je n'ai pas oublié, songea Níniel, je reviendrais, je te le promets. Comme si l'ours avait entendu ses paroles, il fit volte-face et repartit en direction de la demeure de Beorn.
-Cette forêt, elle semble... Malade, comme si elle était la proie d'une chose nuisible, fit Bilbon, l'air peu rassuré.
Bilbon, le jardinier, songea Aslinn avant de se dire qu'en ce moment elle avait vraiment un humour pas terrible. Elle ne comprenait pas pourquoi, la dernière fois que ça lui avait fait ça, c'était... Non, cela devait juste être une coïncidence.
-Ne pourrais t-on pas la contourner ? Demanda Bilbon.
-Si, en faisant un détour de deux cent milles vers le nord, ou le double de cette distance vers le sud, expliqua Gandalf en s'enfonçant plus profondément dans l'obscurité de la forêt comme s'il cherchait quelque chose, ou quelqu'un.
Du coup, comme Gandalf faisait sa promenade sans eux, ils entreprirent de desceller et de récupérer tout leurs bagages. Chacun avait deux sacs à porter, son sac de provision pour deux semaines, plus de l'eau, et aussi un sac contenant leurs affaires personnelles, généralement quelques vêtements ou bijoux qu'ils avaient pu sauver de leurs différentes aventures.
Níniel et Aslinn libérèrent leurs poneys avec enthousiasme, elles étaient habitués aux chevaux et non aux poneys contrairement aux nains, et elles préféraient encore marcher que monter sur un de ces derniers.
-Pas mon cheval ! S'écria Gandalf en sortant brusquement de la forêt tandis que Dori retenait comme il pouvait le cheval du mage.
-Vous nous quittez ? Demanda Bilbon inquiet.
-Si je le fais, c'est que j'en suis obligé, déclara Gandalf la mine grave.
Le mage échangea des paroles avec le hobbit, mais personne n'entendit, trop occupé à se préparer autant au niveau de leurs affaires, qu'à l'idée que Gandalf allait les laisser affronter seul cette forêt maléfique.
-Je vous rejoindrais sur le promontoire face au versant sud d'Erebor. Gardez la carte et la clef en lieu sûr, et surtout n'entrez pas dans cette montagne sans moi, ordonna Gandalf avant de s'éloigner à grands pas.
Níniel échangea un regard avec lui, la pluie avait commencé à tomber doucement, sans bruit mais bien présente, la demi-elfe pu lire dans le regard de celui qu'elle considérait comme son mentor, comme une supplique de bien prendre soin des nains, et surtout de Thorïn. Elle hocha imperceptiblement la tête, pour montrer son assentiment, elle comprit au sourire qui effleura les lèvres de Gandalf qu'ils s'étaient compris.
-Ce n'est plus le vert-bois d'antan, dans cette forêt l'air lui-même est chargé d'illusions. Il vous troublera l'esprit, et tentera de vous fourvoyer, déclara Gandalf tout en se préparant.
-De nous fourvoyer ? Comment ça ? Demanda Bilbon à qui cette histoire ne plaisait pas beaucoup, ainsi qu'à la plus part d'entre eux d'ailleurs.
-Surtout restez sur le sentier, ne le quittez pas. Si vous le perdez, vous ne le retrouverez jamais. Restez sur le sentier quoi qu'il arrive !
Gandalf s'éloigna en criant les derniers mots, leur donnant l'impression d'annoncer un sentence de mort à l'encontre de leur compagnie tout entière.
-En route, il faut y être avant la coucher du soleil, déclara Thorïn en prenant la tête de la troupe.
Ils pénétrèrent tous à sa suite, marmonnant des paroles pour se rassurer. Níniel se rapprocha de Thorïn et agrippa ses doigts.
-Tout vas bien se passer, lui assura t-il.
Mais sur le coup, elle ne sût pas trop si c'était à elle, ou à lui-même qu'il s'adressait, mais la chaleur de ses doigts autour des siens la rassura et lui donna le courage d'avancer sur ce chemin si sombre qui se dévoilait devant eux.
Voilà, court mais précis :p Et vous avez pu admirer les talents de chevaucheuses de poneys d'Aslinn et Niniel :p
Qu'est-ce que vous en avez pensé? Dites moi tout :D
