Voici le deuxième chapitre ;)
Chapitre 21 : Gueule de bois et promesse
Níniel se faufila à la suite de ses compagnons. Ori fermait la marche juste derrière elle, sans un bruit. La jeune semi-elfe avait souvent vu évoluer des nains mais aussi silencieux jamais : ils étaient tous entrain d'évoluer sans un bruit, tel des fantômes. Mais, elle savait qu'ils jouaient quitte ou double, Thorïn n'avait pas accepté les armes que leur avait offertes Barde. Elle voulait bien comprendre que ce ne soit pas des armes de premier choix mais ils n'étaient pas en position de se montrer compliqués, mais il était le chef et ils lui devaient une obéissance totale. Et puis, il était un des seul à avoir déjà affronté le dragon, donc il savait mieux que quinconce ce qu'il leur fallait comme armes. Mais quand même ! Dévaliser l'armurerie de la ville n'était sûrement pas la meilleur idée ! S'ils se faisaient attraper c'était un retour immédiat dans les prisons des elfes, et Níniel n'y tenait pas du tout.
La file s'arrêta et Níniel se figea, Fili devant elle lui fit signe d'avancer. Elle se mit à courir dès qu'elle le vit, puis elle pris appuie sur la main tendue de Dwalïn prenant ainsi son essor et elle atteignit sans peine la fenêtre de l'armurerie. Celle-ci était restée ouverte, ce qui emplit Níniel de perplexité sur l'intelligence des humains qui habitaient ici. Une fois dans la salle, elle aida les autres à grimper, Thorïn la rejoignit en premier, suivit pour Kili, Fili, Bofur, Bilbon et Nori. Les autres étaient restés en bas pour surveiller leurs arrières et les prévenir en cas de pépins. Heureusement, il faisait nuit et personne ne pouvait les voir, sinon ils auraient tout de suite attiraient les soupçons.
-Par ici, fit Níniel qui avait déjà repéré l'éclat brillant des lames dans le noir.
Níniel se jeta résolument sur les arcs qui étaient entassés dans un coin, elle se retient de pousser des exclamations de joie devant les petites merveilles qu'elle venait de trouver. Pendant ce temps, les autres empilaient des épées et des haches dans leurs bras, tant d'armes qu'ils avaient du mal à bouger. Níniel pris un arc pour elle et un pour Kili, même s'il était malade il voudrait sûrement en avoir un, et entassa toutes les flèches qu'elle trouvait dans deux carquois qu'elle passa à l'épaule.
Ils agissaient sans un bruit, seuls leurs respirations rompaient le silence qui régnait dans l'armurerie, Thorïn et Fili échangèrent quelques mots mais ce fut tout. Ils étaient enfin tous chargés avec assez d'armes pour ouvrir leur propre magasin, mais alors qu'ils se dirigeaient tous vers l'escalier, il y eut soudain un bruit de chute mêlé à celui plus assourdissant d'armes qui s'entrechoquent. Les quelques secondes qui suivirent furent intenses, tout le monde retenait son souffle ayant le naïf espoir que cela soit passé inaperçu mais bientôt ils entendirent les cris des soldats qui arrivaient. Níniel se précipita dans l'escalier pour y voir Kili allongé et complètement paniqué, mais avant qu'elle n'ait eut le temps d'atteindre son amie, une ombre surgit et lui plaqua une lame sous sa gorge. Elle n'avait même pas eu le temps de réagir, de dépits elle jeta son arc au sol.
Ils furent tous poussés et traînés sans ménagement à travers les rues de LacVille comme s'ils étaient la dernière raclure, ils avaient peut-être essayés de les voler, mais ils étaient tout de même des personnes respectables ! Ce n'était pas la peine de les traiter comme de la viande pourrie, pensait Aslinn en sentant la pique d'un des soldats la titiller dans son dos. Elle dût inspirer profondément pour se calmer sinon elle se serait retournée aussi sec pour lui en coller une. Non mais sa mère ne lui avait jamais appris à bien traiter les filles ?!
Autour d'eux, la populace s'était formée, parlant, criant, geignant, ne sachant sûrement même pas pourquoi ils étaient là. Níniel se retrouva soudain pousser violemment en avant, elle faillit se retrouver par terre mais son impressionnante agilité lui permit de retrouver son équilibre. Le garde n'eut pas autant de chance, il ne put pas éviter le coup de pieds qu'il se prit à l'entre-jambe, faisant échos à celui que se prit son camarade de droite qui avait finit par dépasser les limites d'Aslinn. Les deux jeunes femmes se regardèrent l'air très fières d'elles mais soudain les deux gardes, très énervés, se jetèrent sur elles. Les autres nains firent une barrière devant elles, leurs regards agressifs et effrayants dissuadèrent les gardes de tenter quoi que ce soit. Même s'ils n'étaient pas armés, douze nains de mauvaise humeur pouvaient être dangereux, la tension monta d'un cran. La populace s'était tût, c'était comme si le moindre bruit, la moindre parole pouvait faire voler en éclat la limite instable entre les deux camps.
-Mais quelle est la raison de ce raffuts ?! S'exclama soudain une voix forte derrière eux.
Tout le monde se retourna d'un même mouvement, prêt à faire face à un nouvel adversaire. C'est là qu'ils se rendirent compte qu'ils avaient été emmené devant un grand bâtiment en bois, sûrement la demeure de celui qui dirigeait la ville. Son intervention avait permit à tout le monde de retrouver son calme mais la populace s'était du coup remise à parler, crier, pleurer, questionner sans relâche. Thorïn se tenait un peu en retrait, ne souhaitant pas dévoiler son identité sans d'abords savoir à qui il avait à faire. C'est alors que Níniel, qui observait Thorïn, remarqua que la neige tombait, c'était idiot de s'attarder sur ce genre de détail alors qu'ils étaient dans une situation aussi critique mais la vision de la neige tombant ainsi sur celui qu'elle aimait l'emplis d'une espace de calme et de nostalgie qu'elle ne sût pas s'expliquer.
-Ils volaient des armes Messire, déclara un des soldats.
-Ah. Ennemi de l'état, fit le gouverneur avec une voix étrange, on aurait dit que la présence d'ennemis le réjouissant, plutôt inquiétant comme réaction.
-Une bande de mercenaires prêt à tout, voilà ce qu'ils sont messire, ricana d'une voix traînante un homme qui se tenait à côté de lui.
S'en était trop pour Dwalïn.
-Taisez-vous donc, ordonnât-il sa hargne faisait trembler sa voix. Vous ne savez pas à qui vous parlez ! Ce n'est pas un vulgaire criminelle, déclara Dwalïn en s'avançant, il s'agit de Thorïn, fils de Thraïn, fils de Thror !
En s'entendant ainsi présenter Thorïn n'eut d'autre choix que de s'avancer au milieu du demi-cercle que formait ainsi sa compagnie. Il posa une main reconnaissante sur l'épaule de son ami avant de s'adresser au gouverneur.
-Nous sommes les nains d'Erebor, déclara Thorïn.
Níniel se demanda une nouvelle fois si on lui avait vraiment appris à avoir un tel charisme, son port de tête, sa démarche et même sa façon de se tenir, tout démontrait son sang royal et sa fierté d'être de la ligné de Durïn. Que pouvait contre ça un simple gouverneur, gras et idiot ?
-Nous sommes là pour reprendre notre terre, continua Thorïn.
La populace se mit à parler plus fort, des exclamations de surprise s'en élevaient, Thorïn s'avança, prenant possession de l'espace, comme un roi prend possession de ce qui lui appartient.
-Je me souviens de cette ville à sa grande époque, des flottes de bateaux arrivaient au port chargées de soieries et de pierres précieuses, cela n'était pas une ville en dès-errance... C'était le centre de tout le commerce du Nord !
Le bruit de la foule se fit plus fort, et les exclamations de frayeurs s'étaient muées en exclamations enthousiastes.
-Je veux voir cette époque revenir, je veux rallumer les grandes forges naines, et voir les richesses couler à nouveau à flots des grandes salles d'Erebor !
C'était maintenant des cris d'excitation qui déchiraient la foule, complètement électrisées par les paroles du prince sous la montagne. Mais, ce soudain excès fut vite calmé par l'arrivée de Barde.
-La mort ! C'est tout ce que vous allez nous apporter, déclara Barde en regardant fixement Thorïn. Le feu du dragon, et ses ravages. Si vous réveillez cette bête, elle nous détruira tous.
-Vous pouvez écouter ce dénigreur, mais je vous promet une chose : si nous réussissons, chacun aura sa part des richesses de la montagne. Vous aurez assez d'or, pour reconstruire LacVille au moins dix fois ! S'exclama Thorïn faisant à nouveau éclater les cris d'allégresses.
-Vous tous ! Ecoutez-moi ! Il faut que vous m'écoutiez ! Avez-vous oubliez ce qu'il s'est passé à Dale ? Avez-vous oubliez ceux qui ont péris dans la tempête de feu ? Et à cause de quoi ?... De l'ambition aveugle d'un roi sous la montagne ! Tellement cupide qu'il ne voyait pas plus loin que son tas d'ors !
Níniel fut surprise par la dernière déclaration de Barde, que voulait-il dire ? Elle avait déjà entendu parler de toutes ces histoires, mais elle ne savait au final pas grands choses. Le précédent roi sous la montagne avait été le grand-père de Thorïn si elle ne se trompait pas, alors, était-il ainsi ? Ambitieux ? Était-ce de cette folie dont lui avait parlé Balïn ? Mais, elle n'eut pas le temps de s'interroger plus, le gouverneur intervient dans le débat qui opposait Barde et Thorïn.
-Allons ! Allons ! Évitons tous ici les jugements un peu trop attife. Hm ? Il ne faut pas oublier, que c'est Girion, seigneur de Dale, votre propre ancêtre qui n'a pas réussit à tuer la bête !
-C'est vrai messire, insista celui qui se tenait à côté de lui, tout le monde connaît cette histoire, il a tiré flèches après flèches, à chaque fois il a raté.
Barde se tu, c'était comme si les paroles de cet homme était un poison pour lui. Il s'approcha de Thorïn pour lui parler.
-Vous n'avez pas le droit, pas le droit d'entrer cette montagne, déclara t-il en le défiant du regard.
-Tout m'en donne le droit, fit Thorïn en l'affrontant du regard sans sourciller. Je m'adresse au maître des hommes du Lac, voulez-vous voir la prophétie s'accomplir, voulez-vous partager les immenses richesses de notre peuple ? Qu'en dites vous ?
-Je vous dis... Solennellement... Bienvenue !
La foule se remit alors à crier de joie, tout le monde était ivre d'allégresse comme si les richesses des nains étaient déjà devant à porté de leurs mains avides.
Les nains se regardaient entre eux en se souriant, content que leur situation s'améliore enfin après tout leurs ennuies et leurs mésaventures. Níniel eut un regard désolé pour Barde, le pauvre homme voulait seulement éviter de nouvelles souffrances à son peuple, mais il exagérait. Même si un dragon devait sûrement être un monstre effroyable, pourquoi irait-il attaquer LacVille alors que celle-ci se trouvait si éloignée de la montagne? S'il devait tuer quelqu'un se serait sûrement la compagnie qu'ils formaient. Dale la dépassa sans la regarder, le regard haineux et le visage déformé par le désespoirs. Elle se sentit tout de même coupable, Thorïn, et les autres, profitaient de leurs popularités retrouvaient, tandis que Barde était rejeté. Il les avait tout de même aidé à venir jusqu'ici et leur avait donné à manger et des vêtements... Mais, elle fut sortie de ses pensées par Aslinn.
-Hey ! Viens ! Apparemment ils préparent un festin en notre honneur ! Déclara t-elle les yeux brillants.
-Géniale ! Depuis quand on n'a pas mangé un vrai repas digne de ce nom ?
-Trop longtemps en tout cas !
Les deux amies s'éloignèrent en riant et en parlant, oubliant complètement le pauvre Barde qui rentra chez lui avec comme seul compagnon le sentiment que tout était perdu.
La fête fut grandiose, Níniel mangea à s'en faire exploser la panse, comme tout le monde d'ailleurs, Bombur battant bien entendu des records. Pour une fois, depuis un moment, tout le monde profita de l'instant présent et du fait d'être enfin tranquil pour quelques heures et ne plus avoir à courir pour sauver leurs peaux. Seul Kili était mal en point, la flèche qu'il s'était pris dans la jambe avait été retiré et la blessure soignée mais on aurait dit qu'il avait de la fièvre et il était blême, pourtant il resta une majeure partie de la soirée avec eux, mangeant et buvant avec ses amis. Apparemment, cela lui fit aussi du bien, même s'il finit par partir avant la fin, souhaitant se reposer, ce que personne ne lui refusa au vu de son état un peu alarmant.
Mais, tout le monde était trop heureux pour laisser leur morale baisser, Bofur se mit à danser et chanter sur la table, vite rejoint par Ori qui avait sûrement trop bu au vu de ses joues rouges. Dwalïn exécuté une espèce de danse avec des haches, bizarrement tout le monde s'était éloigné dans un rayon de plusieurs mètres, personne ne doutant de ses capacités en étant sobre, mais tout le monde doutant de celles-ci étant complètement ivre !
Même Bwalïn semblait avoir un peu abusé de l'alcool, le plus vieux de la compagnie parlait avec véhémence à une chaise depuis plusieurs minutes sous les regards hilares d'Aslinn et Níniel qui étaient déjà pas mal éméchées. Les autres nains continuaient le festin et tentaient de s'affronter avec les armes qu'on leur avait donné, ce qui donnait des résultats assez drôle vu que Nori tentait d'affronter un arbre depuis dix bonnes minutes mais tapait systématiquement à côtés. Tandis que de son côté Dori ne s'en sortait pas beaucoup mieux vu qu'il affrontait Gloïn mais tout deux étaient tellement soûls qu'ils trébuchaient sur leurs propres pieds et tombaient tout seul sans que l'autre n'ait besoin d'intervenir.
Thorïn se tenait un peu à l'écart, il avait réussit à garder encore un minimum de dignité, et se disait que les humains devaient maintenant avoir une bien piètre image d'eux. Il tenait un verre remplit de vin à la main, le gouverneur de la ville n'avait pas arrêté de le questionner durant tout le repas sur les quantités d'or qu'il y avait à Erebor. Même si Thorïn s'en souvenait avec exactitude, il s'était montré évasif, ne souhaitant pas lui dévoiler à quel point il y avait le trésor sous la montagne était immense. Ce gouverneur semblait aussi ambitieux que son grand-père avait pu l'être.
Mais, ce qui l'inquiétait à cet instant était seulement l'état de ses troupes, au vu du spectacle qu'il avait sous les yeux, ils ne pourraient pas partir tout de suite. Heureusement, le jour de Durïn n'était que dans une semaine, mais ils n'allaient pas rester éternellement ici. D'ici deux jours, ils devraient être partis.
-Arrêtes de froncer les sourcils comme ça, t'es trop sérieux, fit une voix derrière lui.
Thorïn se retourna vivement, mais se calma en reconnaissant Níniel.
-Je t'ai fais peur ? Demanda celle-ci en souriant de toutes ses dents.
-Pas du tout !
-Si !
-Non !
-S...
Thorïn l'avait embrassée pour la faire taire, moyen plutôt efficace. Il finit par libérer ses lèvres en souriant.
-Si ! S'exclama t-elle immédiatement en se mettant à rire.
Thorïn la regarda faire un peu surpris par son soudain excès de gamineries. Puis, il remarqua ses joues colorées. Elle devait avoir bût encore plus que la dernière fois.
-Allez Thorïn, arrêtes d'être aussi sérieux, c'est sûrement la dernière fois que nous pourrons profiter ainsi, lui demanda Níniel avec un petit sourire.
Thorïn soupira, puis vida son verre cul sec.
-Que me proposes-tu ? Lui demanda t-il en souriant à son tour mais d'un air plus provocateur.
-Le gouverneur nous a donné des chambres, plutôt confortables à ce qu'il paraît...
Níniel le regarda d'un air aguicheur, qui ne le trompa pas du tout.
-Allons vérifier ça alors, accepta Thorïn en la prenant par la main.
Níniel se cala confortablement contre le torse de Thorïn sa peau était douce et chaude, c'était tellement agréable de se lover ainsi contre lui... Elle l'embrassa furtivement sur la joue avant de râler à cause de sa barbe qui la piquait, ce qui fit rire le roi sous la montagne.
-Va falloir que tu t'y habitues, déclara Thorïn, hors de question que je la coupe.
-Je sais bien... Ha vous les nains, soupira Níniel.
-Quoi ?!
-Rien, fit-elle innocemment.
Thorïn l'embrassa pour la punir, puis il se mit à penser à autre chose, les paroles de Barde lui avait rappelé celles qu'il avait surpris à Rivendell. Etait-il comme son grand père ? Était-ce si mal de vouloir récupérer son royaume ? De rendre ce qui appartenait à son peuple, à son peuple justement ?
-Níniel...
-Oui ?
-Est-ce que tu trouves que je fais un mauvais roi ?
La question ainsi posée de but en blanc surpris Níniel qui ne s'y attendait pas du tout. Elle prit le temps de réfléchir avant de répondre.
-Non. Je pense que tu es quelqu'un de trop exigeant envers les autres peut-être, mais tu fais toujours ce qui est le mieux pour ceux que tu considères comme ton peuple et tu ne fais jamais rien pour toi. Non, je pense que tu es un bon roi, bourré de défauts mais un bon roi, affirma Níniel en, riant.
-Pourquoi bourré de défauts !?
Níniel l'embrassa pour lui faire oublier, le baiser se fit plus langoureux tandis que les bras de Thorïn l'entourait et la serrait contre lui. Le silence se réinstalla tandis que Níniel regardait le soleil de lever dehors. Thorïn rompit à nouveau le silence, ce qui surpris la jeune femme qui songea qu'il était bien bavard pour une fois.
-Je te promets une chose Níniel, je me fiche que tu sois elfe ou humaine, tout ce qui compte c'est que je t'aime, d'accord ?
Níniel hocha la tête, ne sachant pas quoi dire, trop touchée par les mots que lui offraient ainsi Thorïn.
-Et aussi, si jamais nous avons un enfant, je te promets de l'accepter comme il sera, ce sera mon enfant et mon héritier, il ne sera jamais seul, promis Thorïn. Je ne l'abandonnerais jamais.
Níniel reteint sa respiration, l'émotion lui saisissant la gorge, elle plongea son regard azur dans celui de Thorïn tout aussi bleu, y cherchant l'ombre d'un doute, quelque chose, mais elle n'y trouva qu'un profond amour et une sincérité à toutes épreuves.
-Tu.. Tu me le promets ?
-Oui.
-Même s'il ressemble à un elfe ?
-Oui, elfe, nain ou humain, ce sera mon enfant, je te le promet.
-Thorïn ?
-Oui ?
-Je t'aime tellement...
-Moi aussi.
Aslinn ouvrit les yeux en sentant le soleil sur sa peau, elle eut du mal à reprendre contacte avec le monde qui l'entourait, la nuit avait été rude. Níniel l'avait abandonnée pour rejoindre son amoureux et elle s'était retrouvée toute seule. Du coup, elle avait rejoint ceux qui dansaient sur la table et les gardes lui avaient donné encore plus à boire pour qu'elle continue à danser. Bon, elle avait finit par s'enfuir une fois qu'elle leur eut volé toutes leurs argents, mais elle s'était bien amusée en tout cas. Elle imaginait déjà leur tête quand ils se réveilleraient et découvriraient qu'ils n'avaient plus un sous en poche.
La jeune humaine put enfin ouvrir les yeux, le soleil l'agressa un peu mais ça allait déjà mieux qu'au réveil. Par contre... Qu'est-ce qu'elle faisait sur un ponton perdue au milieu de l'eau ? Situation bizarre, mais bon ça pouvait aller. Enfin... Jusqu'à ce qu'elle remarque l'énorme orc qui lui fonçait dessus, moins bonne nouvelle tout de suite. Par réflexe elle se releva pour combattre mais elle trébucha sur quelque chose et découvrit Fili, nu. Là ça devenait bizarre... Puis elle remarqua qu'elle était nue aussi.
-... J'ai mal à la tête... Je sens que ça va être une mauvaise journée...
Bon je me suis peut-être emballé à la fin du chapitre précédent, les choses sérieuses commencent après celui-là xD
Pour vous donner un aperçu voici le titre du prochain chapitre : Danse avec les orcs
Dites moi ce que vous en avez pensé ;)
