Chapitre 19
Le port, la mer, les mouettes, le vent iodé. Mais aussi la vieille ville, la ville moderne, les boutiques. Et puis, le côté moldu et le côté sorcier. Quelque part dans la ville, du côté moldu, un jeune homme et une femme faisait les boutiques, ne comptant pas leurs dépenses. À quoi bon ? Ils étaient riches et ne seraient jamais sans un sou.
« Bella, que penses-tu de ça ? »
« Je pense que ça te met en valeur en moulant les bonnes parties. » sourit la femme.
« Merci. Je te déconseille de mettre la robe bleu gris, elle va te vieillir à coup sur. »
Jamais Bellatrix n'aurait accepter de venir du côté moldu, pourtant son filleul lui avait montrer des choses qui l'avait indéniablement attiré. Ils avaient fini par aller là où elle n'aurait jamais posé un pied en temps normal et elle ne le regrettait pas. Certes, les moldus étaient médiocre, faible, mais lorsqu'il s'agissait de mode, ils s'en sortaient plutôt bien. Ils passèrent donc toute leur matinée de ce côté puis ils partirent côté sorcier pour d'autres achats.
Cela faisait à présent deux heures que les deux sorciers se baladaient et faisaient les boutiques quand des cris résonnèrent.
« Ne pouvez-vous donc pas regardez où vous marchez ! »
« Mais allez vous faire foutre, hic ! »
Un ivrogne et un homme de classe modeste s'étaient percuté car l'ivrogne ne marchait pas droit. D'autres répliques sortirent avant que l'homme sous l'emprise de l'alcool ne sorte sa baguette.
« On va voir ce qu'on va voir ! Hic ! »
Une lumière bleu sortit de la baguette et, au lieu de se diriger vers l'homme qui se trouvait en face de lui, le sort toucha Bellatrix qui se trouvait derrière avec Dunkan. Les cris de la femme se firent entendre et tous se retournèrent pour voir la femme aux sol, se tordant de douleur.
La colère fila dans ses vaines, augmenter par la haine mais aussi la peur pour sa marraine, son inquiétude et tant d'autres choses. C'est sous le regard médusé, étonné puis apeurer des gens que son corps se modifia.
« Tu vas payer pour ça, espèce de fou. » dit-il d'une voix d'outre tombe qui glaça le sang à toutes les personnes présentent.
Le brun qui s'était transformé avait de nouveau les cheveux bleus et sa magie crépitait tout autour de lui. Un sourire sadique se forma sur ses traits et, avant même que l'alcoolique ne puisse dire ou faire quoi que se soit, le bleu s'était retrouvé derrière lui, lui broyant le bras.
Les passants, apeurés et inquiets s'enfuirent ou tentèrent d'appeler à l'aide, mais personnes ne voulait s'approcher de la bête furieuse.
« Dunkan. » Souffla la voix de Bellatrix. « Dunkan, je vais bien. »
Mais l'interpellé n'était plus vraiment là. Son instinct et ses sentiments avaient prit le dessus. Jamais la brune n'avait vu son neveux ainsi. En fait si. À la mort de Severus.
Maître, je vous en supplie, venez. Votre fils vient de perdre pied et est devenu dangereux. Je vous en prie Maître, venez. Vite !
« Que vous arrive-t-il, Maître ? »
Tom se leva alors précipitamment, demanda – obligea – ses mangemorts à quitter la salle et se dirigea vers ses quartiers. Qu'est-ce qui avait bien pu rendre Dunkan aussi fou furieux. Et Bellatrix qui ne semblait pas au meilleur point.
« Tom ? N'es-tu pas revenu un peu tôt de ta réunion ? » demanda incrédule le vampire.
« Bellatrix vient de m'appeler par télépathie. Dunkan a lâcher prise. »
« Non. » souffla Severus. « Je t'accompagne. »
Voyant l'air inquiet et déterminer de son ami, Tom ne dit rien et hocha simplement la tête. Le bruit particulier du transplanage se fit alors entendre.
Lorsqu'ils arrivèrent sur les lieux, la première chose qui les frappa fut l'odeur de sang. La seconde fut de voir Bellatrix se diriger vers eux, le visage plus que blanc.
« Dépêchez-vous, il risque de se perdre. Pour de bon. »
Après avoir finit sa phrase, la brune s'évanouit. Une explosion se fit entendre et la puissance magique qui flottait dans l'air augmenta.
« Dépêchons-nous. »
Tom ne s'était jamais inquiéter autant pour son fils. Pas même quand il avait disparu. Cette transformation aura peut être des conséquences sur le comportement du garçon. Mais pour le moment, tout ce qu'il fallait, c'était le calmer. Le spectacle qu'il offrait était … grandiose. Pas dans le sens commun, mais la puissance qui se dégageait de lui était incroyable et le voir sourire sadiquement tout en torturant un être vivant était … incroyablement excitant, effrayant et magnifique.
Tom tenta de s'approcher mais une rafale de vent le repoussa si fort qu'il fut presque assommé contre le mur. La parole ne ramena pas non plus son fils. Il le savait. Le côté sombre ne pouvait être dompté que lorsque que la personne trouvait son âme sœur et fusionnait avec.
La douleur irradiait de tout ses pores. Pourquoi ? Normalement, blesser et tuer ses victimes le soulageait, alors pourquoi ? Et puis quelque chose de chaud l'emprisonna, l'éloigna de sa victime déjà inconsciente. Qu'elle était donc cette sensation ? La douleur était refoulée et quelque chose de plus … doux, tendre, agréable, chaud la remplaçait.
« Tout va bien, je suis là. »
Cette voix si suave. Cette odeur si riche, intéressante. Il savait que la personne qui le tenait avait déjà tuer, pourtant il se sentait bien. Comment savait-il que son sauveur avait prit des vies ? Le sang est une odeur persistante. Une main se glissa sous sa chemise pour se placer au niveau du cœur. Ce dernier fit un bond dans la poitrine de Dunkan qui avait repris son apparence humaine.
« Severus. » Souffla-t-il avant de sombrer dans les limbes de l'inconscience.
Merci à tous ceux qui ont ajouté cette fic dans leurs favoris. Que pensez-vous de ce chapitre? De l'explosion des pouvoirs de Dunkan?
The Great Victoria Grant : de rien, je poste autant que possible avant la rentrée. Merci du compliment.
Dadoumarine :Et bien oui, Severus est en vie. Que penses-tu de la réaction de notre cher petit dieu?
adenoide : Je sais, c'est triste, mais ainsi va la vie (ou plutôt l'histoire).
Oui, Severus savait qu'il était vampire. Puis, pour Dunkan, c'est justement ça qui est intéressant, de comment l'amour peut se transformer en haine après une trahison.
Voilà un nouveau chapitre. Le prochain peut être demain ou plus tard. :)
