Comme le titre l'indique, Aslinn va venir mettre son grain de poivre dans toute cette histoire!

Bonne lecture ;)


Chapitre 25 : Danse avec Aslinn


Níniel rêvait doucement, c'était seulement dans ces moments là qu'elle se sentait apaisée et calme, toutes ses craintes s'évanouissaient dans un écran de fumée au loin. Elle respirait même mieux quand elle dormait, les frissons dû au froids s'évaporaient, remplacés par une douce chaleur qui l'enveloppait presque tendrement. Si elle avait pu, elle ne se serait jamais réveillée, elle aurait dormit pour l'éternité, qui aurait pu lui en vouloir ? Et puis... Quand elle était ici, dans cet entre deux-mondes rassurant, elle n'était plus seule. Il y avait quelqu'un avec elle, elle ne pouvait ni le voir ni l'entendre mais elle savait qu'il était là aussi sur qu'elle y était. Elle ne pouvait pas se l'expliquer mais elle ressentait sa présence autour d'elle qui la calmait et la protégeait. Cela lui donnait l'impression d'être au chaud dans ses bras, tranquillement endormis pour toujours.

Mais elle ne le pouvait pas, elle ne voulait pas se le permettre, rester ici aurait été mal. Pour les autres, pour ceux qui étaient morts, et pour elle aussi. Alors avec un pincement au cœur elle se força à ouvrir les yeux à nouveau. Quand elle se réveilla, le froid la saisit à nouveau brusquement, se rappelant à son mauvais souvenir. Il faisait noir autour d'elle, sa couverture avait glissé au sol, elle la ramassa et se pelotonna à nouveau dedans. Depuis la première fois où elle avait retrouvé Thorïn dans la salle des trésors, elle avait décrété qu'elle dormirait là-bas, elle s'était aménagée un coin sous l'escalier dans lequel elle avait entassé toutes une réserves de couvertures pour les tenir au chaud quand ils y dormaient.

Malheureusement, elle avait dû recourir à cette solution beaucoup plus rapidement, et plus souvent qu'elle ne l'aurait voulu. Dès qu'elle relâchait sa vigilance sur Thorïn, il filait directement en-bas, et même quand il était avec eux en haut tout ce qui l'obnubilait était de savoir où était sa fichue pierre, elle ne savait même pas à quoi elle ressemblait ! Enfin, elle veillait sur lui du mieux qu'elle pouvait, et les autres nains de la compagnie l'y aidait comme ils pouvaient. Même si personne n'osait vraiment aborder le sujet de front, préférant cette atmosphère étrange et malsain se répandre plutôt que l'affronter, il aurait été trop dur pour eux d'avouer que leur prince en qui ils avaient tant confiance et en qui ils avaient placé tout leurs espoirs étaient entrain de devenir fou. Mais, ils l'aidaient, toute la journée ils fouillaient la salle pour tenter de retrouver la pierre, sauf qu'ils ne la retrouvaient pas.
Et plus ça allait, plus Thorïn perdait pieds.

D'ailleurs, en pensant à lui, Níniel se rendit soudain compte qu'il n'était plus avec elle. La jeune elfe se releva et le chercha sous l'escalier sans succès, elle devina sans difficultés qu'il avait dû retourner au milieu de son trésor. Elle traversa la pièce en frissonnant, puis ses pieds rencontrèrent le contact glacial des pièces d'or. Une étrange lumière y régnait, comme si l'or luisait faiblement autour d'eux mais donnait un aspect encore plus lugubre à la salle. Heureusement, elle finit par retrouver Thorïn au milieu de tout cet argent, il était allongé, profondément endormis. Elle réalisa qu'il avait dû tourner là-dedans pendant des heures avant de s'écrouler mort de fatigue. Au moins, il ne devait pas avoir froid avec les épaisseurs de manteaux et diverses fourrures royales qu'il avait revêtu pour prouver à tout le monde à quel point il était riche.

Mais, elle savait qu'il était toujours là. Le Thorïn qu'elle aimait, alors elle prenait soin de l'autre Thorïn jusqu'à ce que le sien lui revienne, comme avant. Níniel s'agenouilla doucement à côté de lui, elle ne pouvait pas le tirer jusqu'à l'intérieur, de toute façon il risquait d'être pris d'une crise de rage s'il ne voyait pas son or, alors elle l'enveloppa sous sa couverture et l'attira contre son sein. Il grommela dans son sommeil.

-Chuuut, je suis là, murmura t-elle doucement.

Elle sentit ses bras l'attirer contre lui et elle se laissa aller dans son étreinte, même si elle n'était pas vraiment consciente. Mais, c'était tout ce qu'elle pouvait espérer de lui maintenant, des câlins dans son sommeil, quand la folie n'avait plus de prise sur son esprit. Peut-être était-ce comme elle ? Quand il dormait peut-être qu'il rejoignait un endroit meilleur dans lequel tout était plus beau et plus tranquille qu'ici. Peut-être même qu'elle était dans son rêve et qu'ils vivaient des moments plus heureux qu'en bas.

-Je suis avec toi, murmura t-elle au creux de son oreille.

Sa barbe la piquait quand elle posait sa joue contre la sienne, elle sourit en repensant à la fois où il lui avait dit qu'elle devrait s'y habituer, c'était il n'y avait pas une semaine. Pourtant, elle avait l'impression que cela faisait déjà une éternité. La jeune femme se blottit contre le corps chaud de son amant en tentant d'occulter tout le reste, si elle fermait les yeux assez fort alors peut-être que tout allait disparaître, il ne resterait alors plus qu'eux. Elle l'embrassa tendrement sur le front avant de reposer sa tête tout contre son cou.

-Dors mon amour, je veillerais toujours sur toi, lui promit-elle.

La respiration de Thorïn l'apaisa et elle sentit le sommeil à nouveau lui tendre les bras. Dors mon amour, et laisses moi t'aimer à nouveau, que ce soit dans tes rêves ou la réalité.

-Thorïn, manges s'il ta plaît, demanda Níniel pour la énième fois depuis au moins un quart d'heure.

Mais il ne l'écoutait pas, comme d'ordinaire il se tenait entre l'escalier et les tas d'or, fixant l'horizon doré qui s'étendait sur des centaines de mètres. Elle ne savait plus quoi faire pour le forcer à manger, il dormait seulement quand il finissait par s'écrouler de fatigue et le peu qu'il mangeait se résumait à ce qu'elle lui mettait de force dans la bouche.

-C'est Bombur qui l'a cuisiné, lui dit-elle, il a trouvé des réserves de nourritures encore bonnes dans une salle, il dit qu'on a de quoi tenir un siège, plaisanta t-elle.

Thorïn lui tournait toujours le dos, il ne semblait même pas l'entendre, elle n'était même pas sûr qu'il soit encore conscient de sa présence avec lui. Elle se leva et le rejoignit, elle passa ses bras autour de lui et posa sa tête dans sa nuque à lui. Il eut un sursaut de surprise qui brisa un peu plus le cœur de Níniel, mais elle ne lâcha pas prise. Thorïn se retourna alors vers elle, dans une sorte de lenteur mesurée qui avait quelque chose d'horrifiant, puis son regard qui fixait quelque chose juste au-dessus d'elle, tout cela était tellement douloureux.

-Je n'ai pas faim, répondit-il.

-D'accord, fit Niniel qui s'avouait vaincu pour cette fois, mais tu ne veux pas monter avec moi, les autres voudraient te voir.

-Les autres feraient mieux de venir chercher l'arkenstone, déclara t-il brusquement.

Níniel ferma les yeux avec une expression douloureuse, l'arkenstone, il n'avait que ce mot à la bouche, tout le temps, à longueur de journée. Heureusement, quand les autres nains de la compagnie, et Bilbo, étaient là, Thorïn se comportait à peu près normalement à part qu'il les obligeait à chercher cette pierre pendant des heures entières.

-Ils sont fatigués, répliqua t-elle avec le peu de patience qui lui restait. Ils mangent et tu devrais faire pareil.

-Je suis le roi, siffla t-il, qui es-tu pour me dire ce que je dois faire ?!

La gifle claqua avant même qu'elle ne se rende compte de ce qu'elle avait fait, ses yeux brillaient de larmes rageuses tandis qu'elle le fixait en frissonnant de fureur.

-Comment peux-tu me dire ça en me regardant dans les yeux ? Demanda t-elle avec la voix qui tremblait.

Mais, il l'avait déjà oubliée, il s'était détourné et avançait dans son trésor sans plus se préoccuper d'elle.

-Hé oh ! Bombur ? Bifur ? Y a quelqu'un ?!

La voix résonna dans toute la salle comme un échos venant d'un autre monde. Níniel laissa échapper un petit cri en la reconnaissant.

-Mais... C'est la voix de Bofur, se rendit-elle compte en sentant ses jambes menacer de la lâcher.

Puis, elle se rendit compte qu'ils allaient voir Thorïn dans cet état là ! Elle voulut se jeter vers lui pour le forcer à rentrer, elle entendit vaguement la voix de Bilbo au loin.

-Fili !

Níniel sortit de sa cachette pour voir Bilbo, Fili, Kili, Oïn, Bofur et Aslinn contempler Thorïn au milieu de son or.

-De l'or... Au delà de toute mesure... Au delà du chagrin et des souffrances. Admirez ! L'immense trésor de Thror ! Déclama Thorïn d'une voix étrangement rauque et sifflante. Bienvenue mes chers neveux dans le royaume d'Erebor!

Níniel sentit les larmes menacer à nouveau de couler sur ses joues quand elle vit Aslinn en haut des escaliers, visiblement plus vivante que jamais. Elle jeta un dernier regard à Thorïn mais le mal qu'elle lisait dans ses yeux ne lui laissa pas le choix, elle se détourna et grimpa les marches quatre à quatre jusqu'à arriver dans la salle dans laquelle tout le monde s'était réunis. Ils étaient déjà tous entrain de s'embrasser et de crier de joie à la vu de leurs camarades en vie et en bonne forme.

-Níniel ! S'exclama Aslinn en la voyant débouler comme une furie.

L'humaine se jeta sur l'elfe et la serra dans ses bras à l'en étouffer.

-Moi aussi je suis contente de te revoir, fit Níniel. Mais là tu m'étouffes !

-Désolée mais j'ai vraiment eu peur pour toi, répondit Aslinn. Je suis bien contente que cette histoire de dragon soit finie et enterrée !

-Oui. Moi aussi, souffla la jeune elfe.

Le regard d'Aslinn se posa sur elle, quelque chose clochait chez son ami : ses yeux bleus ne brillaient plus comme à leur habitude, ils étaient ternes et foncés, de grandes cernes étaient dessinées sous eux et son air donnait l'impression qu'elle avait déjà un pied dans la tombe.

-Est-ce que ça va ? Demanda Aslinn soudain encore plus inquiète.

-Oui, oui, bien sûr, la rassura Níniel avec un sourire qui donna envie à son amie de lui donner des claques.

-Ne me mens pas Níniel, pas à moi, gronda Aslinn qui se sentait soudain agacée. As-tu déjà perdue confiance en moi ?

-Mais non, je vais bien.

Aslinn attrapa le bras de son amie sans ménagement et la tira dans un coin à l'écart des autres nains pour pas qu'ils les entendent, ni les voix.

-Il n'y a personne, dis moi ce que tu as sur le cœur, ordonna t-elle. Et ne me mens surtout pas, ajouta t-elle en la voyant ouvrir la bouche.

La jeune femme avait les sourcils froncés et le regard dur, l'état de son amie l'inquiétait au plus haut point. Alors qu'elle aurait dû être joyeuse et optimiste, encore plus maintenant que le dragon était mort, ils avaient la vie devant eux, toute cette foutue quête était enfin finie ! Pourtant, plus elle la regardait plus elle avait l'impression qu'elle vivait un cauchemars. Elle attendit patiemment que son amie lui raconte ce qui se passait. Mais, contre toute attente, ce ne fut pas des mots qui sortirent de la bouche de l'elfe mais bel et bien un sanglot étouffée. Et, avant qu'elle n'ait compris ce qu'il se passait Níniel s'effondra en pleurs dans les bras de sa meilleure amie.

Il fallut bien deux heures à Aslinn pour calmer Niniel qui venait de libérer toute la peine qu'elle avait accumulée depuis plusieurs jours. Il lui fallut encore une heure pour réussir à comprendre ce qu'elle lui disait entre deux sanglots tenaces. Et quand elle eut enfin tiré au clair ce qu'il se passait dans cette étrange montagne, elle se rendit compte qu'en faite le pire n'était pas derrière eux, maintenant qu'il était parmi eux. Elle songea à Fili qui allait devoir affronter la décadence de son oncle qu'il avait toujours vu comme son modèle, est-ce que Thorïn oserait l'utiliser ? Elle sentit ses poils se hérisser de colère sur ses bras, elle refusait de laisser ça se produire ! Jamais elle ne laisserait Thorïn détruire ce qu'elle avait de plus cher au monde. Rien que de voir ce qu'il avait fait à Níniel, elle avait envie de l'étriper.

-Je vais aller le voir, déclara t-elle.

-Non, refusa Níniel en se redressant brusquement.

-Mais...

-Il ne sait pas ce qu'il fait ! C'est... Cet or ! Cette fichue pierre ! S'emporta Níniel, il y a quelque chose ici qui le rends chaque jour un peu plus fou !

-Níniel, tenta son amie.

-Non ! Écoutes moi Aslinn, j'aime Thorïn et même s'il devient fous je l'aimerais toujours, d'accord ? Mon état n'a strictement aucune importance ! Je-je veux l'aider, d'accord ?

-Il te détruit Níniel, regardes toi dans un miroir bordel ! Tu es un fantôme, depuis quand tu n'as pas mangé un vrai repas ? Depuis quand tu n'as pas dormis plus de deux heures ? Depuis quand tu ne t'es pas préoccupée juste de toi ?

-Tais-toi... tais-toi ! Si tu es vraiment mon amie, répliqua Níniel en la fixant de son regard bleu soudain froid comme la mort, alors tu dois me laisser faire ce que je veux. Si tu m'aimes alors laisses moi faire ce que je veux de ma vie...

-Je ne peux pas, avoua Aslinn, c'est toi qui es venue me chercher à Rivendell ! Tu m'as aidé alors que j'étais au fond du trou ! Et je refuses de te laisser ainsi alors que j'ai enfin l'occasion de te rendre la mise ! Si tu continues comme ça... Tu vas... Mourir !

-Je sais.

Elle n'avait aucune honte à l'avouer, elle s'en était rendue compte dès les premiers instants, tout ces frissons, la fièvre qui la rongeait et cette faiblesse qui la prenait à tout moment de la journée, elle le savait mieux que quiconque.

-Je refuses de l'abandonner alors qu'il a besoin de moi... Quand il a découvert mes vraies origines il ne m'a pas laissée tomber, aujourd'hui c'est à moi de lui rendre la pareil. Je ne le laisserais pas tomber.

-Et toi...? Qui s'occupera de toi pendant qu'il tourne maboule ?

Níniel eut un pauvre sourire.

-Je me suis toujours débrouillée seule, depuis ma naissance, ça ira.

La jeune elfe se détourna de son amie et fit mine de retourner rejoindre Thorïn dans la salle des trésors. Aslinn soupira avant de la frapper brusquement dans les cottes.

-Ne dis pas d'idioties ! Je veillerais sur toi, déclara Aslinn. Mais comptes pas sur moi pour chouchouter Thorïn, si ça ne tenais qu'à moi deux bonnes claques et c'est réglé.

-Merci, fit Níniel qui se sentit soudain étrangement soulagée.

-Tss, c'est normal.

-Et, j'ai essayé.

-Essayé quoi ?

-Les claques, ça n'a pas marché, avoua t-elle.

Aslinn se mit à rire ce qui fit rire Níniel à son tour comme si son état était contagieux. Mais, cet instant de bonheur fut vite rompu quand Thorïn recommença à être obnubilé par l'arkenstone, il ordonna que tout le monde se remette à sa recherche sans prendre un instant. Aslinn lui lança un regard mauvais qu'il ne sembla pas voir. Elle voulut parler à Fili mais celui-ci lui rendit un regard désolé avant de suivre son oncle et les autres nains. La jeune femme se sentit soudain déboussolée, pourquoi alors qu'ils avaient enfin tout ce pourquoi ils s'étaient battus tout partait irrésistiblement de travers ?

-Viens, allons nous occuper de toi, déclara Aslinn en prenant son amie par la main.

-Mais, et Thorïn ?

-Les autres sont avec lui, il ne cours aucun danger.

Níniel sembla hésiter un instant mais de toute façon elle était trop fiable pour résister à la colère qui animait Aslinn, elle hocha vaguement la tête et la laissa s'occuper d'elle. En quelques instants elle se retrouva assise de force dans la salle à manger pendant que Aslinn partait à la recherche de nourritures à lui faire avaler.
Pendant ce temps, elle continuait de lui parler.

-Tu ne manges jamais ou quoi ? Demanda t-elle agacée.

-Je ne sais plus... J'essaye de faire manger Thorïn mais après je n'arrive pas à me souvenir, avoua t-elle piteusement.

-J'hallucine, soupira Aslinn. Ah ! S'écria t-elle soudain ! J'ai trouvé !

Elle retira la tambouille de la veille qui avait été mise sur la fenêtre pour être conservé au frais, puis elle tenta de rallumer le feux dans l'antre pour le faire réchauffer. Il lui fallut bien vingts minutes pour réussir à faire reprendre les flammes mais quand elle y arriva elles se mirent à brûler avec vigueur dans l'âtre, réchauffant doucement la salle.

-Aaah, c'est mieux, approuva Aslinn avec un air content d'elle-même.

-Qu'est-ce qu'il s'est passé à Lac Ville ? Demanda Níniel d'une petite voix.

-C'est compliqué... Les orcs nous ont retrouvé, on s'est battu puis le dragon nous est tombé dessus alors on s'est enfuis, heureusement car sinon on aurait finit en barbecue et je n'aurais pas aimé cuir là-dedans.

-Je suis désolée, s'excusa Niniel.

-Pourquoi ?

-C'est de notre faute...

-N'importe quoi ! S'exclama Aslinn. Allez enfiles moi ça ! Et ça ! Et ça ! Et ça !

Avec une volonté purement enfantine et une bonne volonté touchante Aslinn avait entreprit de lui faire enfiler la moitié des vêtements de la compagnie. Elle se retrouvait maintenant emmitouflé dans une dizaine de pulls divers et variés, ainsi que des vestes, elle lui avait même fait enfiler un deuxième pantalon en coton qui lui tenait horriblement chaud et qui lui grattait horriblement les fesses. Ensuite, la jeune humaine la força à s'asseoir devant le feu et lui cala une assiette en bois remplis de bouillis d'avoine dans les mains.

-Allez, manges maintenant, ordonna Aslinn.

Níniel prit la cuillère dans sa main et commença à manger sans vraiment en avoir envie, mais quand elle mit la nourriture dans sa bouche elle se sentit soudain étrangement beaucoup mieux. Et elle se rendit compte à quel point elle mourrait de faim. Elle mangea tout ce qui avait dans son assiette en quelques secondes et Aslinn la resservit jusqu'à ce qu'elle décide si elle avait assez mangé ou non. Donc, après la cinquième assiettes, elle finit par la laisser tranquille.

-Bon, maintenant tu devrais aller mieux, déclara Aslinn.

-Là je risque plus de mourir de chaud que de froid, c'est un progrès, avoua Níniel.

-Haha, très drôle, fit Aslinn vexée.

-Je plaisante, merci beaucoup.

Níniel se redressa tant bien que mal et fit un câlin à son amie.

-Tout va s'arranger maintenant, lui promit Aslinn.

-Je l'espère... Je l'espère...


Heureusement qu'Aslinn est là pour s'occuper de notre demi-elfe :p

Dites moi ce que vous en avez pensé :D