Disclaimer : Tous les personnages et les lieux que vous connaissez appartiennent à JK Rowling et à la Warner Bros. Seuls le scénario et quelques personnages (ceux que vous ne connaissiez pas avant de commencer à lire) sont à moi et ces ingrats ne me rapportent pas d'argent.
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Note de l'auteur : Salut à tous et merci d'avoir lu ! Doublement merci à ceux qui m'ont laissé un commentaire d'ailleurs. Cette fois, on est à Poudlard pour que Harry cherche de l'aide et fasse le point sur sa situation. Pour répondre aux questions les plus fréquentes, je reprends dans cette fic le même concept de voyage temporel que dans le tome 3 du canon : une ligne temporelle unique, donc pas de dimensions parallèles, et a priori impossible de changer le passé, comme ce sera expliqué plus en détail dans ce chapitre. Et concernant Peter, comme le premier chapitre le laissait présager, ne vous attendez pas à un espèce de Dudley nain larbin de James et Sirius. Peter adolescent était un maraudeur, rien de plus et rien de moins. Sur ce, bonne lecture à tous !
RàR anonyme : Merci à merlin et babette pour leurs reviews. merlin, tel que je le vois, la réaction première quand tu es trahi es plutôt de te mettre en colère (à court terme en tout cas).
Chapitre 2 : Thomas Paret
Harry quitta le ministère par l'entrée des visiteurs, encore abasourdi de ce qu'il avait entendu dans la salle d'arrivée de son Portauloin. L'employé du Département des transports l'avait mis dehors avant qu'il ait eu le temps de vérifier que ses oreilles ne lui jouaient pas des tours, mais Harry avait pu voir la date de la Gazette qu'il lisait, et cela avait confirmé qu'il n'avait pas rêvé. En plus, c'était bien la première fois qu'il traversait le ministère sans que personne ne s'arrête pour lui serrer la main en fixant sa cicatrice –tout comme au Mali, c'était très loin de le déranger mais c'était quand même déconcertant. Il en déduisit donc que soit le ministère tout entier lui faisait une énorme blague, soit il avait mystérieusement été transporté vingt ans dans le passé et quelques milliers de kilomètres au sud. Et chaque minute qui passait sans que quelqu'un ne surgisse en criant "Surprise !" rendait la première hypothèse un peu moins probable.
Heureusement, le quartier où était situé le ministère était toujours –ou déjà, selon les points de vue– aussi peu fréquenté qu'à son époque, et personne ne se demanda donc ce qu'il faisait debout tout seul au milieu de la rue pendant qu'il réfléchissait à ce qu'il pouvait faire. Il se rappela brusquement l'idée fugitive et irréalisable qu'il avait eue après la mort de Dumbledore : utiliser un Retourneur de Temps pour changer le passé et le sauver. Il savait bien sûr que c'était impossible –Hermione lui avait assez souvent répété que le temps ne coulait qu'une fois et qu'on ne pouvait pas vraiment revenir en arrière, et de toute façon ils avaient détruit tout le stock de Retourneurs du ministère deux un an plus tôt–, mais l'idée était restée dans un coin de son esprit. Maintenant qu'il était mystérieusement arrivé dans le passé, Dumbledore était vivant, donc il devrait pouvoir l'aider.
Jetant un coup d'œil pour vérifier qu'il était toujours seul, Harry enfila sa cape d'Invisibilité –bénissant une nouvelle fois son directeur de lui avoir conseillé de la garder constamment sur lui– et transplana à Pré-au-Lard. Il vacilla à l'arrivée, pris de vertige, et ne se rappela que trop tard les avertissements de Wilkie Tycross sur la difficulté des transplanages longue distance. Quand son rythme cardiaque fut à peu près revenu à la normale, il se demanda comment s'introduire dans le château alors qu'on était en plein été et opta pour le passage entre la Cabane Hurlante et le Saule Cogneur. Il n'avait pas de baguette pour ouvrir le passage de la sorcière borgne, donc c'était le seul moyen qu'il connaissait.
Songeant subitement que rien n'assurait que Dumbledore soit au château au début du mois d'août, il se dit qu'il pourrait toujours emprunter un hibou à la volière pour le contacter au besoin, puisqu'il n'avait pas d'argent pour payer la poste. Toujours sous sa cape, Harry entra dans la Cabane Hurlante en brisant une des rares fenêtres jusque-là encore intacte, et trouva que la masure semblait presque habitable sans les dix centimètres de poussière qui recouvraient tout la dernière fois qu'il y était venu. Sans réfléchir plus en profondeur à ce que ce détail pouvait signifier, il retrouva rapidement la trappe qui dissimulait le tunnel vers le parc et se dirigea vers Poudlard.
À présent à l'abri des regards, il retira sa cape et profita du trajet pour se demander comment il s'était débrouillé pour se retrouver vingt ans en arrière alors que tout ce dont il se souvenait, c'était d'avoir pris son petit déjeuner chez les Dursley. Harry avait dû s'évanouir pour une raison ou une autre, parce qu'il ne se rappelait de rien d'autre avant son réveil dans le désert. L'oncle Vernon avait eu l'air bizarre, mais s'il y avait bien une chose dont il était incapable, c'était de l'envoyer dans le passé. La solution évidente aurait été de blâmer Voldemort, mais comment aurait-il fait pour l'atteindre derrière les protections autour de Privet Drive ? Et surtout, pourquoi diable l'envoyer en 1976 alors qu'il suffisait de le tuer pour se débarrasser de la menace de la prophétie ? Tout ça n'avait aucun sens.
— Mr Potter ? Que faites-vous là ?
Harry sursauta violemment en se retournant, sa main plongeant vers sa poche de pantalon avant de se souvenir qu'il était désarmé. Il devait avoir machinalement appuyé sur le nœud de racines du Saule Cogneur et traversé le parc pendant qu'il était plongé dans ses pensées, parce que ses pas l'avaient amené dans le hall d'entrée de l'école sans qu'il ne s'en aperçoive, et c'était là qu'il avait été surpris. Le choc passé, il réalisa qui se trouvait en face de lui et ce qu'il lui avait dit. La personne qu'il était venu voir était justement là, en train de lui sourire aimablement en sortant de la Grande Salle.
— Professeur Dumbledore ? fit-il en s'efforçant de ne pas repenser à un certain éclair vert au sommet d'une certaine tour. Vous… vous me reconnaissez ?
— Bien entendu. Je ne suis pas encore sénile au point d'oublier si facilement le nouveau détenteur du record de retenues récoltées en une année scolaire.
Sur le coup, Harry ne comprit pas un mot de ce qu'il disait. Il n'était pas encore né, donc comment Dumbledore pouvait-il… La vérité le frappa alors avec la force d'un Éruptif en pleine charge. Bien sûr, Dumbledore devait le confondre avec son père ! S'il était en 1976, d'après les dates des photos qu'il y avait dans l'album offert par Hagrid, James et les autres étaient en vacances d'été après avoir passé leurs BUSE et en attendant de rentrer en sixième année. Comment avait-il pu ne pas y penser tout de suite ? Ses parents, Sirius, Dumbledore, tous étaient encore en vie, heureux, pas encore touchés par la guerre !
— Mr Potter ? appela le professeur. James ?
— Je ne suis pas James Potter, lâcha Harry.
— Vraiment ? Ah oui, maintenant que vous le dites, il est vrai que James est un peu plus petit que vous, et que ses lunettes ne sont pas aussi rondes que les vôtres, fit Dumbledore d'un ton léger, comme si tout cela n'avait aucune importance. Voudriez-vous bien dans ce cas me dire qui vous êtes, et comment vous avez fait pour entrer sans que je m'en aperçoive alors que je ne me rappelle pas vous avoir jamais vu mettre un pied à Poudlard ?
Harry déglutit en distinguant la pointe d'acier qu'il y avait dans la voix et dans le regard du directeur. Il était vrai qu'en pleine guerre, il devait se méfier des intrusions dans son école.
— Je m'appelle Harry Potter. Vous n'allez sans doute pas me croire, mais je suis le fils de James, et je suis venu vous demander de l'aide pour rentrer à mon époque.
— Je vois, répondit lentement le directeur sans le quitter de son regard perçant. Que diriez-vous de venir discuter dans mon bureau ? Vous me semblez avoir une histoire longue et fort intéressante à me raconter.
Harry soupira de soulagement et suivit Dumbledore sur le chemin qu'il connaissait parfaitement. Si quelqu'un pouvait l'aider à se dépêtrer de cette nouvelle situation impossible, ça ne pouvait être qu'Albus Dumbledore. Celui-ci prononça joyeusement le mot de passe –"Ballongomme"–, toute trace de sa précédente tension envolée, et, une fois dans le bureau, l'invita à s'asseoir. En entrant, Harry caressa Fumseck le phénix par habitude, l'oiseau le regardant comme étonné mais sans montrer de signe d'hostilité. Il s'assit ensuite et déclina d'un signe de tête les bonbons qui lui étaient proposés en s'efforçant de ne pas penser au fait que le portrait de son interlocuteur actuel était accroché au mur avec les autres directeurs décédés la dernière fois qu'il était venu.
— Bien, et si vous me racontiez ce qui vous est arrivé exactement, à présent ? entama Dumbledore en croisant les mains devant son visage. Faites attention à m'en dire le moins possible sur le futur, vous n'êtes pas censé être ici et je ne suis pas censé être au courant des évènements avant qu'ils ne surviennent.
— Je ne peux pas vous dire grand-chose. J'étais en train de prendre mon petit déjeuner chez mon oncle, et d'un seul coup c'est le trou noir. Je me suis réveillé dans le désert, et en essayant de transplaner j'ai été attiré au ministère du Mali. Après m'être expliqué ils m'ont trouvé un Portauloin international, et j'ai appris en arrivant quelle année on était. J'ai aussitôt transplané ici.
— Comment êtes-vous entré dans l'enceinte du château ?
— Par le passage de la Cabane Hurlante, répondit Harry.
— Je vois, vous avez donc hérité de la curiosité familiale, marmonna le vieux directeur pour lui-même. Avez-vous remarqué quelque chose d'inhabituel avant votre "trou noir", dans votre présent ?
— L'oncle Vernon était un peu étrange, mais c'est un moldu et il ne… fréquente pas de sorcier, donc il ne peut pas m'avoir envoyé ici. Ou maintenant, je ne sais pas comment il faut dire.
— En effet, cela parait difficile que ce monsieur soit impliqué s'il n'a pas de pouvoirs magiques. Cela vous dérangerait-il de me montrer votre dernier souvenir de votre époque, s'il ne contient rien de vital pour le futur ? Un détail vous aura peut-être échappé, et en matière de magie temporelle, chaque détail est important.
— Si vous voulez, accepta Harry. Vous voulez utiliser la Légilimancie ?
— Je préfèrerais une Pensine, si cela ne vous ennuie pas. Il y aura moins de chances que je voie par inadvertance un autre souvenir plus révélateur.
Harry songea un instant à ce qui se passerait si Dumbledore voyait à travers ses yeux la scène qui s'était déroulée en haut de la tour d'Astronomie. Il n'aurait rien aimé plus que d'ouvrir les yeux du directeur sur les véritables allégeances de Rogue, mais trois années supplémentaires d'étude de la magie lui avaient au moins appris qu'on ne jouait pas avec le Temps. Les ramifications que pourraient avoir une telle révélation maintenant étaient simplement ahurissantes et le dépassaient totalement. Mais quand même, imaginer Rogue reconnu comme le traître qu'il était l'aida à se calmer et à se concentrer sur la situation présente.
— C'est d'accord, répondit-il, mais je ne sais pas comment mettre un souvenir dans une Pensine. Et je… ma baguette est restée à mon époque, je crois. Ou alors je l'ai peut-être perdue dans le désert avant de me réveiller, mais en tout cas je ne l'ai plus.
— Ce n'est pas très important dans l'immédiat, j'avais de toute façon l'intention de lancer le sortilège à votre place, puisqu'il nécessite un certain niveau de Légilimancie. Si jamais votre séjour venait à se prolonger, nous nous occuperons plus tard de vous trouver une baguette de remplacement.
Harry ne fut pas particulièrement rassuré d'apprendre que même Dumbledore considérait l'hypothèse où il devrait attendre un certain temps avant de retourner d'où il venait, mais le directeur attendait, la baguette levée, donc il se concentra le plus fort qu'il put sur la scène du matin. Il fit un signe de tête au directeur pour signifier qu'il était prêt, et sentit une sorte de picotement là où la substance argentée sortit de son crâne, picotement qui persista quelques instants après que Dumbledore l'ait déposée dans la Pensine.
— Après vous, je vous en prie, invita le directeur, et Harry plongea dans ses souvenirs.
Il se sentit basculer, comme à chaque fois, et bientôt Dumbledore atterrit à côté de lui dans la cuisine des Dursley. Vernon avait déjà servi le petit déjeuner de tout le monde et les trois Dursley étaient déjà assis quand Harry entra dans la pièce.
— Merci, dit-il lentement quand Vernon posa une assiette de bacon devant lui, son visage montrant clairement son étonnement de voir une telle politesse.
Harry vit Dumbledore se pencher pour examiner l'assiette alors que son lui du souvenir buvait une gorgée de jus d'orange. Cette fois, il remarqua que les trois Dursley semblaient le dévorer du regard avec plusieurs degrés de discrétion, et il en déduisit que quelque chose clochait définitivement. Le Harry du souvenir venait à peine d'avaler la moitié de sa tranche de bacon qu'il tomba le nez dans son assiette alors que le souvenir devenait totalement noir. Le Harry de la Pensine se sentit alors tiré vers le haut, et se retrouva bientôt de nouveau debout dans le bureau de Dumbledore, celui-ci s'asseyant d'un air pensif.
— Vous ne l'avez sans doute pas remarqué sur le moment, mais j'ai reconnu l'odeur d'un somnifère sans saveur et très efficace dans votre verre de jus. Si je devais hasarder une hypothèse, je dirais que votre famille a été placée sous Impérium pour vous faire boire ce somnifère, puis a permis à des sorciers de vous envoyer dans le passé d'une manière que j'ignore pour l'instant.
Harry n'était pas certain que les Dursley aient eu besoin d'un Impérium pour se débarrasser de lui, leur demander gentiment aurait sans doute suffi.
— C'est sûrement un coup de Voldemort, opina-t-il quand même en réfléchissant à voix haute, même si je ne sais pas pourquoi il ne m'a pas…
— S'il-vous-plaît, Mr Potter, ne révélez rien sur le futur, l'arrêta Dumbledore en levant la main devant lui. Il est primordial que vous ne fassiez rien qui puisse changer mes décisions dans le futur, si vous voulez éviter de créer un paradoxe temporel.
— Je ne vois pas comment je pourrais vous raconter ce qui m'est arrivé sans vous parler du futur ! fit Harry, frustré et commençant un peu à paniquer.
— Quoi qu'il en soit, vous étiez inconscient lors de votre voyage, donc je doute que vous ayez beaucoup d'informations à apporter sur la façon dont on s'y est pris pour vous envoyer à cette époque.
— C'est si important que ça, de toute façon ? Vous ne pouvez pas me lancer un sort de Retour vers le futur ou quelque chose comme ça et on n'en parle plus ?
— Je le ferais de bon cœur si un tel sortilège existait, mais il faut absolument savoir comment vous êtes arrivé si nous voulons avoir une chance d'inverser le processus sans endommager l'espace-temps. Je vais faire des recherches sur les différentes méthodes qui ont pu être utilisées, mais je ne sais pas combien de temps cela prendra, donc en attendant je vous propose de rester au château quelques temps, dans des quartiers de professeurs inutilisés. Qu'en pensez-vous ?
Harry hocha la tête sans un mot, dépité d'apprendre que Dumbledore ne savait pas comment l'aider. Il suivit le directeur vers des appartements dissimulés derrière une armoire au même étage que son bureau, écouta distraitement le vieux sorcier lui dire de faire comme chez lui, et s'écroula sur le lit.
Dans quel pétrin s'était-il encore fourré ?
-~~CR~~-
Albus Dumbledore s'assit dans son fauteuil, profondément plongé dans ses pensées. Le jeune homme qu'il venait de rencontrer était pour le moins singulier, et sa présence une nouvelle source d'inquiétude dont il se serait volontiers dispensé en ces temps troublés. Il était un peu plus versé que ce qu'il avait bien voulu laissé voir en matière de magie temporelle, mais il n'avait connaissance d'aucun moyen de voyager aussi loin dans le passé sans être consentant –ou a fortiori conscient. Cela l'amenait donc à penser que le jeune Mr Potter avait été la victime de magie noire, et donc par extension qu'il n'était pas forcément en sécurité là d'où il venait.
Albus interrompit cette ligne de pensées en fronçant les sourcils pour lui-même. Il ne devait surtout pas savoir ce qui avait pu arriver dans le passé du jeune homme, cela pourrait perturber ses réactions futures et changer le cours du temps, avec des conséquences cataclysmiques. Il fallait absolument refréner cette curiosité qui le poussait à se demander pourquoi Mr Potter vivait avec ces gens et, surtout, comment le regard d'un être si jeune pouvait être aussi plein de maturité que de souffrance.
— Pourquoi semblez-vous si perturbé, Dumbledore ? demanda l'un des portraits de directeur. Il est illégal de voyager dans le temps sans permis du ministère, alors remettez-le aux Aurors et n'en parlons plus.
— Phineas, vous savez bien que les Aurors se contenteraient de l'enfermer dans une cellule d'Azkaban alors qu'il n'est strictement pour rien dans son transfert.
— Et vous le croyez sur parole par principe ou parce qu'il dit être le petit-fils de votre ami Walter ? persifla l'ancien Serpentard.
En réalité, Albus s'était servi d'une forme passive de Légilimancie pour s'assurer que son visiteur du futur ne lui mentait pas, mais il n'était pas particulièrement fier de cette pratique et ne s'en vanta donc pas.
— Ce n'est pas votre problème, Dumbledore, continua le professeur Black devant son manque de réaction. Vous avez déjà une école et une guerre à gérer en même temps, laissez donc le ministère s'occuper de votre délinquant temporel.
— Bien sûr que c'est mon problème, Phineas. Ce jeune homme est en âge d'aller à l'école, il est donc techniquement un élève de Poudlard, quelle que soit son époque. Il est donc de ma responsabilité, en tant que directeur de cet établissement, d'assurer sa sécurité et de l'aider à retourner chez lui.
— Faites ce que vous voulez, mais ne venez pas vous plaindre d'avoir trop de travail.
Le sombre Serpentard referma les yeux en s'enfonçant dans son fauteuil alors que son ancien élève recommençait à réfléchir à son problème. Il ne savait pas comment renvoyer le jeune Potter à son époque, mais il était certain que ses recherches seraient très longues à aboutir, surtout avec la guerre qui mobilisait beaucoup de son temps et de ses ressources. La priorité était donc de trouver une nouvelle identité que Mr Potter pourrait utiliser tant qu'il serait ici. En effet, James Potter serait sans aucun doute ravi d'apprendre qu'il aurait un jour un fils possédant de vibrants yeux verts, mais beaucoup moins ravi du paradoxe temporel qui découlerait à coup sûr de cette révélation. Ayant décidé ce qu'il convenait de faire, Albus se leva et se dirigea d'un pas vif vers son âtre personnel. Il avait quelques coups de Cheminette à passer.
-~~CR~~-
Harry fut réveillé en sursaut par l'ouverture de sa porte. Par réflexe, sa main plongea vers sa table de nuit, avant qu'il ne reconnaisse l'intrus comme le professeur Dumbledore, qui le regardait d'un air légèrement étonné. D'abord choqué de voir son directeur revenu à la vie, tout lui revint en mémoire : le somnifère, le désert, le Portauloin, et l'arrivée à Poudlard où il était confondu avec son père. Son père vivant et sur le point de rentrer en sixième année avec ses amis. Ce dernier détail fut suffisant pour balayer les dernières traces de somnolence.
— Pourquoi n'avez-vous pas mangé ce que les elfes de maison vous ont apporté ? s'enquit Dumbledore en désignant un plateau de sandwiches sur la table que Harry n'avait pas remarqué auparavant.
— J'ai dû m'endormir, je n'avais pas vu. Vous avez trouvé quelque chose ? questionna-t-il à son tour, plein d'espoir.
— Malheureusement, je doute que des recherches sur un sujet aussi complexe que celui-ci puissent ne me prendre que quelques heures. Je ne sais pas combien de temps il faudra, mais je vous ai fabriqué une nouvelle identité que vous pourrez utiliser jusqu'à ce que vous puissiez repartir.
Harry se rembrunit instantanément. Il n'avait pas de temps à perdre, il fallait qu'il rejoigne son époque pour partir à la recherche des Horcruxes !
— Voici une petite biographie que je vous ai préparée pour que vous rentriez dans la peau du personnage, si je puis dire. Vous vous appelez désormais Thomas Paret et étiez jusqu'à présent élève à l'académie Beauxbâtons. Tous les détails sont là-dedans, je vous laisse lire, dit-il en déposant un rouleau de parchemin. Il y a également quelques informations sur la France sorcière en général, si jamais on vous pose des questions. Il faudra que nous changions votre apparence, pour éviter qu'on ne vous confonde avec votre père. On peut vous distinguer l'un de l'autre en regardant attentivement, mais vous vous ressemblez beaucoup et cela ne manquerait pas de soulever des questions gênantes. Avez-vous des préférences particulières ?
Harry resta bouche bée devant l'avalanche d'informations, si bien qu'il mit un certain temps avant de se rendre compte qu'on lui posait une question. Dumbledore se contenta de lui sourire, les yeux pétillants, sans le presser.
— Je… Des préférences ? Comment ça ?
— Je ne pense pas que de grands changements soient nécessaires, mais changer votre couleur de cheveux, vos yeux et un peu la forme de votre visage devrait suffire. Peut-être également vous mettre des lentilles de contacts à la place vos lunettes et changer de coiffure.
— Je ne peux pas garder mes yeux ?
C'était idiot, mais ses yeux étaient pratiquement la seule chose que Harry tenait de sa mère à part les insultes de la tante Pétunia et le bref souvenir de Rogue –qui n'était pas quelque chose de très positif pour ne rien arranger. Il ne voulait pas perdre ce lien.
— Si vous y tenez vraiment, pourquoi pas. La plupart des gens ne font réellement attention à la couleur des yeux des autres que quand ils les regardent attentivement, cela ne devrait pas trop éveiller les soupçons. S'il n'y a rien d'autre, je vais vous demander de vous lever. Ce sera plus pratique si vous êtes à la même hauteur que moi.
— Vous voulez le faire maintenant ? Tout de suite ?
— Le plus tôt sera le mieux, pour que vous ayez le plus de temps possible pour vous y habituer. Il ne faudrait pas que vous ne vous reconnaissiez pas en croisant votre reflet, n'est-ce pas ? déclara jovialement Dumbledore.
Harry se leva avec hésitation, résigné. Il se rappelait des leçons sur la métamorphose humaine, l'an passé, et les sensations n'étaient pas particulièrement agréables, à ce qu'il se souvenait. En effet, quand le directeur commença à pointer sa baguette sur différentes parties de son visage, il sentit des picotements agaçants un peu partout : dans son nez, sur son front, ses joues, partout sur son crâne. Ce n'était pas à proprement parler douloureux –en termes de "picotements", sa cicatrice l'avait habitué à bien pire–, mais ça lui donnait une envie irrépressible de se gratter toute la figure pour faire passer les démangeaisons. Ce qu'il fit d'ailleurs dès que Dumbledore eut baissé sa baguette, faisant doucement glousser le directeur.
Harry se demanda distraitement si les Métamorphomages subissaient la même gêne quand ils modifiaient leur apparence. Il faudrait qu'il pense à demander à Tonks, un de ces jours.
— Désagréable, n'est-ce pas ? commenta le directeur. Ne vous en faites pas, d'après mon expérience, l'effet se sent beaucoup moins les fois suivantes.
— Les fois suivantes ? s'inquiéta Harry, remarquant du même coup que sa voix était légèrement différente.
— Si jamais il y en a besoin. Comme, pardonnez mon manque de modestie, je suis relativement puissant, ces sortilèges devraient tenir environ deux mois. Si besoin est, vous reviendrez dans mon bureau toutes les six semaines environ pour les relancer.
— D'accord, acquiesça Harry en essayant de ne pas penser au scénario dans lequel il avait besoin de relancer ces sortilèges plusieurs fois. Je peux voir ce que ça donne ?
— Oh, oui, bien sûr.
Dumbledore fit apparaître un miroir à main d'un ample mouvement de baguette et le lui tendit. Harry se regarda dedans et vit tout de suite que le directeur avait eu raison : sans un peu de temps pour s'habituer, il aurait à coup sûr été surpris. Son nez était plus long qu'avant, ses joues un peu moins creusées, ses cheveux beaucoup plus courts –trop pour qu'ils puissent faire leurs épis habituels–, son front plus large et ses oreilles d'une forme un peu différente. Les détails étaient subtils, mais pris dans leur ensemble, il n'y avait plus que ses yeux et la couleur de ses cheveux qui lui rappelaient son vrai visage.
— Curieuse cicatrice que vous avez là, signala d'ailleurs Dumbledore. Vous devez y être habitué, parce que je ne suis pas parvenu à la faire se résorber. J'ai été obligé de mettre en place un sortilège d'Illusion.
Si vous saviez, songea Harry.
— Ce n'est pas grave, répondit-il à voix haute. Et pour mes cheveux ? Vous ne vouliez pas changer la couleur ?
— En effet, mais le plus efficace pour cela est d'utiliser une potion de Repigmentation Pilaire. J'en ai commandé une qui devrait arriver demain. Vous devrez la boire demain soir, prendre une douche pour bien rincer, et le lendemain tout aura repoussé de la nouvelle couleur. Une petite potion très ingénieuse.
— Repoussé ? Vous voulez dire…
— Que la potion fait tomber tous les poils de votre corps pour les faire tous réapparaître de la même, nouvelle couleur, compléta le directeur, visiblement amusé de voir Harry déglutir. Mais ne vous inquiétez pas trop, on compte moins d'un cas sur mille où la calvitie généralisée se poursuit plus d'une journée.
Ce n'était pas particulièrement rassurant si Harry songeait au nombre de cas qui survivaient au sortilège de la Mort, qui parlaient Fourchelang ou qui se retrouvaient à une époque où ils étaient plus vieux que leurs parents. Harry espérait vraiment que, pour une fois, les choses allaient se passer normalement pour lui.
— Vous resterez ensuite quelques jours à Poudlard pour vous habituer à votre nouvelle identité. Ensuite, vous passerez le reste de l'été au Chaudron Baveur.
— Je n'ai pas d'argent, signala Harry, gêné.
— Ce n'est pas grave, l'école peut fournir une bourse aux élèves dans le besoin, vous n'aurez qu'à rembourser quand vous serez revenu à votre époque. Je vous la donnerai en même temps que votre liste de fournitures, et je m'arrangerai avec Tom, le barman. Pour votre baguette, nous irons également demain en acheter une chez un fabricant français.
— Pourquoi pas Ollivander ?
— Nous ne pouvons pas risquer que vous receviez la même qu'à vos onze ans. Garrick s'en rappellerait et, à moins qu'il ne vous ait dit quelque chose à ce sujet, il est plus prudent d'éviter le problème.
Harry secoua la tête, Ollivander lui avait dit beaucoup de choses étonnantes sur sa baguette quand il l'avait achetée, mais pas qu'elle avait brièvement appartenue à un dénommé Paret. Mais en même temps, c'était parce qu'il ne l'avait pas fait que Harry n'irait pas le voir à cette époque, donc en quelque sorte il avait lui-même provoqué le non-achat de la baguette de houx en 1976. À moins que ce ne soit Harry, en décidant de ne pas mentir à Dumbledore à l'instant, qui soit la cause de l'achat de sa baguette dans le futur et donc du fait qu'il soit obligé d'aller à l'étranger maintenant ? Toute cette histoire de voyage temporel et de causalité commençait à lui faire mal à la tête…
— Parfait, reprit le directeur, dans ce cas je vous conseille de commencer à lire votre biographie, Mr Paret. Il n'est jamais trop tôt pour vous habituer à votre nouveau vous. Ah, j'oubliais, s'arrêta-t-il avant de passer la porte. En quelle année étiez-vous à Poudlard ?
— Je viens de finir ma s… cinquième année, à Gryffondor. J'ai reçu mes résultats de BUSE la semaine dernière.
Dumbledore le regarda d'un œil perçant et Harry eut soudain l'impression qu'il avait vu clair à travers son mensonge. Il fit de son mieux pour garder l'air naturel en ignorant l'emballement de son cœur à cause du stress, surtout quand le vieux sorcier reprit d'un ton neutre :
— Il y a encore une dernière chose que vous devez savoir, Mr Paret. Pour des raisons de cohérence entre les voyages temporels aller et retour, si je puis m'exprimer ainsi, il sera impossible de vous renvoyer au moment exact d'où vous êtes parti. Pour faire court, le temps que vous passerez ici ne pourra pas être rattrapé et repoussera d'autant la date à laquelle vous rejoindrez votre époque.
— Vous voulez dire que ce sera comme si le temps s'était écoulé normalement sans que je sois là, c'est ça ? J'aurai juste… disparu pendant un moment ?
— On peut l'exprimer comme ça. Très bien, si vous n'avez pas d'autres questions, je vous souhaite une bonne journée, Mr Paret. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, n'hésitez pas, le mot de passe de mon bureau est toujours "Ballongomme".
— Merci, au revoir, professeur.
Harry ne savait pas ce qui lui avait pris de mentir sur son année, mais quand Dumbledore lui avait demandé, il s'était rappelé que ses parents allaient entrer en sixième année et avait répondu automatiquement. S'il pouvait avoir la moindre chance de les rencontrer, il en avait le droit, non ?
-~~O~~-
Ce ne fut qu'un bon moment après le départ du directeur, alors qu'il lisait le dossier sur sa nouvelle vie, que Harry réalisa vraiment tout ce que signifiait l'existence même de ce dossier. Dumbledore n'avait pas une seule fois émis l'hypothèse de réussir à trouver une solution avant la rentrée, par contre il avait préparé tout le nécessaire pour que Harry rejoigne les cours au besoin : il avait même demandé à Madame Maxime, apparemment déjà directrice de Beauxbâtons, de lui écrire une lettre de recommandation pour son "ancien élève".
Il semblait donc qu'il allait passer plusieurs mois à cette époque, plusieurs mois pendant lesquels il ne pourrait strictement rien faire parce qu'il ne fallait pas changer le passé. Il lui sembla momentanément être revenu en troisième année et entendre Hermione lui répéter avec exaspération "qu'il ne pouvait pas changer le passé, car le temps coulait de façon unique et que le passé était déjà arrivé et qu'essayer de le changer ne ferait que créer un grave paradoxe spatio-temporel".
Ou quelque chose comme ça, Harry n'avait pas compris grand-chose à ce qu'elle lui avait raconté ce jour-là. Il n'y comprenait toujours rien, mais y repenser aujourd'hui lui rappela à quel point ses amis lui manquaient. Étaient-ils en train de le chercher partout ? Ou bien Voldemort, le champ libre maintenant qu'il n'y avait plus ni Dumbledore, ni Élu prophétisé pour le ralentir, avait-il déjà conquis le monde sorcier ? Qui pouvait s'opposer, s'il restait bloqué vingt ans dans le passé sans pouvoir détruire les Horcruxes ? Parce qu'il pouvait essayer autant qu'il le voulait, détruire les Horcruxes avant Halloween 1981 risquait de changer les choses, donc ce serait impossible. C'était comme en troisième année, il ne pouvait pas capturer Pettigrow parce que ça ne s'était pas passé comme ça la "première fois".
Mais en même temps, réfléchit-il en repensant justement à cette même soirée trois ans auparavant, ça ne l'avait pas empêché d'intervenir en lançant son Patronus. Il n'avait rien changé à proprement parler, puisqu'il était le seul à avoir vu comment les choses s'étaient passées au départ, mais il avait quand même fait quelque chose. S'il trouvait les Horcruxes dans le passé mais que personne ne s'en rendait compte, est-ce que ça ne ferait pas la même chose ? De cette façon, quand il reviendrait à son époque, sa tâche serait un peu plus facile et Voldemort, un peu plus proche de la mortalité.
Mais par où commencer ? Les seuls Horcruxes qu'il connaissait étaient ceux qu'il ne devait pas toucher : le journal devrait rester chez Malefoy, la bague chez les Gaunt et le médaillon dans sa grotte –si RAB ne s'en était pas déjà chargé. Si Dumbledore avait vu juste, Voldemort avait fait six Horcruxes au total, mais seulement cinq avant son exil de quatorze ans, et Nagini après son retour. Cela laissait donc deux Horcruxes, dont probablement la Coupe de Poufsouffle et peut-être un objet de Serdaigle ou Gryffondor, et Harry devait identifier le second et les trouver tous les deux, en plus de découvrir qui était RAB et ce qu'il avait fait du médaillon de Serpentard. Sans aucune garantie que Voldemort les ait déjà fabriqués, sans aucun indice autre que les souvenirs de ses discussions avec Dumbledore, et tout seul.
Malgré ces perspectives moins qu'engageantes, Harry eut un sourire pour lui-même. À présent qu'il avait un but clair, sa situation lui paraissait un peu moins désespérée. Et puis, il allait être dans la classe des Maraudeurs, il allait enfin pouvoir rencontrer ses parents autrement que dans les souvenirs d'une vieille chauve-souris jalouse aux cheveux gras. Et revoir Sirius. S'il pouvait leur parler, suivre des cours avec eux, et quand même continuer de travailler à la chute de Voldemort, il pouvait bien en profiter, non ? Ayant pris une décision, Harry passa le reste de la journée à lire le document de Dumbledore. Le directeur avait raison : la priorité était de consolider sa couverture et de toute façon, au point où il en était, ce n'étaient pas quelques jours de plus qui changeraient quelque chose à l'état de son avancement concernant les Horcruxes.
Outre les informations sur sa nouvelle identité, le dossier sur le monde sorcier français était captivant, et il comprit pourquoi Hermione avait été fascinée quand elle y était allée. Inévitablement, penser à la jeune surdouée le fit penser à Ron, sans qui il n'avait jamais été à Poudlard, à Bill dont il allait rater le mariage, à Mrs Weasley qui était sans doute morte d'inquiétude, et bien sûr à Ginny. Ginny grâce à qui malgré la guerre il avait passé le meilleur mois de sa scolarité quand ils sortaient ensemble. Ginny qu'il avait fait pleurer quand il l'avait quittée à l'enterrement de Dumbledore, mais qui avait quand même compris son choix. Ginny à qui il n'avait même pas pu dire au revoir avant de se retrouver en 76.
Harry se secoua mentalement, il ne devait pas se laisser abattre. Dumbledore était le plus grand sorcier du monde, il allait trouver en un rien de temps comment le renvoyer chez lui. En attendant, tout ce qu'il pouvait faire, c'était rassembler le maximum d'informations sur les Horcruxes restants et en profiter pour réaliser son rêve et faire la connaissance de ses parents. Ginny et les autres comprendraient et lui pardonneraient quand il les reverrait.
Et voilà pour le chapitre 2 ! Quelques infos en vrac :
- Oui, je sais, les premiers chapitres sont assez courts, mais ça va s'améliorer par la suite.
- Je ne sais pas si Phineas Black était effectivement le directeur quand Dumbledore était élève, mais comme il a vécu entre 1825 et 1902 et que Dumbledore était élève entre 1896 et 1904, ça ne me parait pas absurde de l'imaginer.
- Avant de me balancer des commentaires du genre "Dumbledore est fou, tout le monde va le reconnaître s'il garde les yeux de Lily", dites-vous que ça m'étonnerait que Lily Evans soit la seule personne au monde à avoir des yeux verts en amande. Thomas Paret est censé être un français qui vient étudier à Poudlard, il n'y a aucune raison de faire le rapprochement. Ils auraient le blanc des yeux jaune fluo avec l'iris violet et la pupille rouge sang, je dis pas, mais là c'est juste des yeux verts, faut pas pousser non plus…
- Pour ceux qui auraient un doute sur mes capacités à compter, je rappelle que Nagini n'est pas encore un Horcruxe en 76 et que Harry ne sait pas non plus qu'il en est lui-même un. D'où les 5 Horcruxes existants à l'époque où il a débarqué.
- Petit jeu pour finir : à votre avis, quel est le deuxième prénom de Thomas Paret ? Le premier (ou la première) à trouver aura le droit, selon ses préférences, SOIT de lire le chapitre 3 avec un peu d'avance, SOIT de me commander un OS de son choix (à part slash, Ginny-bashing ou glorification de Rogue, je vous le dis tout de suite). Le ou la deuxième aura l'option qui reste. Bien entendu, ce n'est valable que jusqu'à ce que l'information devienne publique et officielle (à savoir la parution du chapitre 3). Si vous reviewez en anonyme, laissez une adresse mail pour que je puisse vous contacter, ou écrivez-moi à la mienne (goten . askil 'arobase' gmail . com sans les espaces) sinon on va pas pouvoir se mettre d'accord sur la récompense ^^
En tout cas, merci d'avoir lu, n'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé, et à bientôt !
Goten Askil
