Bonjour tout le monde ! :D
J'espère que vous passez de bonnes vacances au soleil, en tout cas moi je révise mes partiels xD
Bonne lecture ;)
Chapitre 26 : Danse avec tes doutes
Aslinn balançait ses pieds dans le vide dans un rythme de plus en plus rapide, tandis que les traits sur son visage devenaient de plus en plus froncés. Elle était visiblement énervée par quelque chose, ou quelqu'un, et tout ceux autour d'elle pouvait le sentir comme une aura malfaisante qui s'échappait d'elle. La jeune femme était assise sur un des paliers de l'immense escalier qui descendait jusque dans la salle des trésors, et elle observait les nains fouiller une fois de plus la pièce à la recherche de la fameuse pierre. Et cela semblait l'agacer au plus haut point.
Fili passa plusieurs fois à côté d'elle, la regardant à la dérobée sans trop savoir quoi faire pour la calmer. Il sentait qu'il devait faire quelque chose mais il ne savait pas quoi exactement, d'ordinaire les filles se contentaient de lui tomber toutes cuites dans les bras. Celle-ci était différente, il se rendait bien évidemment compte que c'était ce qui l'attirait le plus chez elle, mais dans cette situation c'était plutôt handicapante. Déjà que l'ambiance n'était pas à la joie, l'air renfrognée qu'elle arborait et son humeur de chacal n'aidaient en rien. Mais, ils étaient plus ou moins un couple officiel maintenant, alors il devait se conduire comme un homme et donc se montrer courageux.
Aslinn vit donc Fili s'approcher d'elle d'un air résolu, il était de plus en plus près, et au moment où il allait arriver juste devant elle, elle le vit faire demi-tour d'un bloc et repartir d'où il était venu sans un mot. Son comportement la laissa perplexe, mais son humeur noir reprit vite le dessus quand son regard se reporta sur Thorïn qui dominait la salle de haut, un air de supériorité peints sur le visage qui lui donnait envie d'aller lui enlever à coups de baffes.
-Si tu continues à le fixer comme ça avec un peu de chances il finira par prendre feu, déclara une voix d'un ton bourru.
Aslinn se retourna vaguement pour voir Dwalïn debout à côté d'elle, mais lui aussi avait le regard fixé sur son souverain.
-Alors je vais continuer jusqu'à ce que ce soit le cas, rétorqua t-elle avec une moue boudeuse.
-Je ne suis pas sur que Niniel apprécie, tenta de plaisanter le nain mais la foi n'y était pas.
-Il est entrain de la détruire, je préfère la voir pleurer sa mort plutôt que de la voir elle mourir à petit feu.
Dwalïn soupira bruyamment ce qui interloqua Aslinn qui ne s'y attendait pas vraiment. Elle savait qu'il vouait presque un culte à Thorïn et qu'ils avaient une relation profonde basée sur un respect mutuelle, alors elle ne s'attendait pas à ce que le roc que Dwalïn représentait se mette soudain à soupirer à en fendre le cœur. Le nain lui lança un regard qui aurait fait pleurer une pierre avant de détourner à nouveau le regard, comme pour cacher sa peine.
-Il n'aurait pas dû devenir comme ça, finit-il par lâcher, la voix emplit d'un regret amer.
Aslinn ne savait pas trop quoi lui dire, elle n'avait pas les même sentiments que lui envers Thorïn, même si elle avait finit par apprendre à apprécier ce nain, elle n'avait jamais ressentit plus qu'une amitié teinté d'une espèce de méfiance. Ce sentiment au début plus puéril qu'autre chose avait finit par prendre une place net en elle à partir du moment où il avait abandonné ses propres neveux à Lac Ville. Elle avait pressentit que quelque chose irait mal, et malheureusement elle avait vu juste.
-Qu'est-ce qu'il va se passer maintenant ? Demanda t-elle finalement tout en sachant qu'il ne pourrait pas lui apporter la réponse qu'elle espérait.
-Je ne sais pas, avoua Dwalïn, nous ne pouvons qu'essayer de le ramener à la raison.
-Níniel essaye depuis presque trois semaines.
Dwalïn pressa son épaule dans un geste qui se voulait lui montrer qu'il était avec elle, qu'il savait ce qu'elle pensait puis il repartit pour continuer à chercher la pierre. Car, c'était la seule chose qui semblait maintenant préoccuper Thorïn, et ils espéraient tous qu'avec celle-ci il irait peut-être mieux, que les choses s'arrangeraient.
Soudain, elle entendit un nouveau bruit de pas, elle songea que c'était décidément le jour où tout le monde avait décidé de venir, l'enqui-, lui parler.
-Qu'est-ce qu'il voulait ? Demanda Fili en se laissant tomber à côté d'elle, le regard noir fixait sur Dwalïn.
-Tu ne vas pas commencer à virer méchant toi aussi, s'emporta Aslinn.
-Hein ? De quoi ? Fit-il perdu devant sa réaction inattendue.
-Oh attends... C'était de la jalousie ? Demanda soudain Aslinn avec un air de chat qui a attrapé une sourie.
-Non... Pas du tout, tenta de mentir Fili mais le rouge sur ses joues le vendait aussi certainement que s'il avait dit la vérité.
-C'est trop mignon, fit Aslinn aux anges. Mais ne t'inquiètes pas, Dwalïn a deux cents ans de trop pour pouvoir m'intéresser.
Car effectivement, au vu de l'extrême longévité des nains celui-ci devait bien avoir deux ou trois cents ans. D'ailleurs, quel âge a Thorïn, se demanda Aslinn, peut-être même qu'il a le double ou le triple de l'âge de Níniel, réalisa t-elle avec effrois.
-D'accord, fit Fili visiblement rassuré. Mais il voulait parler de quoi ?
-A ton avis ? De Thorïn. Ça ne t'inquiètes pas cette histoire toi ?
Fili fit la moue et ne pipa mot, Aslinn sentit qu'elle avait touché un point sensible. C'est vrai que c'était quand même son oncle, il devait être quelqu'un d'important pour lui aussi.
-Thorïn est comme un père pour nous, déclara t-il.
-Je suis désolée, fit Aslinn qui se sentait un peu coupable.
Elle regarda le jeune nain : il avait la tête baissée et elle devinait facilement que ses longues tresses blondes devaient cacher son regard triste et déprimé. Aslinn réalisa qu'elle devait faire quelque chose pour le réconforter. Sauf qu'elle ne savait pas quoi faire, la seule autre personne qu'elle n'ait jamais aimait ne lui avait jamais accordé l'attention qu'elle désirait. Maintenant qu'elle était avec quelqu'un qu'elle aimait et qui l'aimait, elle réalisait qu'elle n'avait aucunes idées de comment il fallait agir.
Elle décida donc d'improviser et de voir ce qui s'en suivrait. Elle attira alors Fili contre elle et le fit poser sa tête contre sa poitrine avant de se mettre à caresser tendrement ses longs cheveux blonds comme l'or qui brillait dans la salle. Ils restèrent ainsi pendant un long moment qui leur parurent pourtant très court. Aslinn se sentit d'abords un peu mal à l'aise, Fili aussi sûrement vu comment il se tenait raide contre elle, puis il finit par se laisser complètement aller contre elle tandis qu'elle prenait un certain plaisir à caresser ainsi ses cheveux. Au bout d'un moment, le nain se releva doucement, il leva le tête jusqu'à être à la hauteur de celle d'Aslinn. Leurs regards se croisèrent, emplis d'un amour sans bornes et sans règles leurs lèvres se lièrent comme une promesse.
Níniel ferma les yeux de douleurs. Elle avait décidé d'aller voir Aslinn, après tout celle-ci lui avait ordonné de lâcher Thorïn de temps en temps, mais quand elle l'avait retrouvée elle était entrain d'embrasser Fili. La jeune elfe s'était alors éclipsée discrètement sans se faire remarquer, le cœur meurtri dans sa poitrine. Elle n'en voulait pas à Aslinn, pourquoi cela aurait-il été le cas ? Non, c'était juste que quand elle les avait vus ainsi, heureux dans leur petit bonheur, elle s'était revue avec Thorïn. C'était il n'y avait pourtant pas si longtemps mais maintenant tout était noir autour d'eux. Il ne restait plus rien de la relation qu'ils avaient pu avoir, il n'y avait plus que de la cendre et ce goût terriblement amer dans sa bouche. Et surtout, cette douleur lancinante qu'elle avait dans le ventre et qui la torturait jours après jours, inlassablement, jusqu'à la rendre folle elle aussi, à son tour.
Elle avait laissé Thorïn dans leur chambre, mais sur le coup de la détresse elle avait oublié qu'il était là alors quand elle rentra, déjà à deux doigts de fondre en larmes, elle ne pût supporter le regard que lui lança le roi sous la montagne.
-Thorïn ? Qu'est-ce qu'il y a ?
-Je sais que quelqu'un a ma pierre, gronda t-il d'un air mauvais.
-De quoi tu parles ? Tout le monde la cherche, protesta t-elle en pressentant que quelque chose de dramatique allait se passer.
-Je sais que c'est l'un d'entre vous qui l'avez ! S'emporta t-il.
Il attrapa violemment son bras et le serra de toutes ses forces, broyant son muscle sous sa poigne de fer, il la regardait d'un air terrible dans lequel ne transperçait que de la haine et de la colère envers elle. Cette douleur fut encore pire que celle qu'elle avait au bras.
-Lâches moi Thorïn, tu me fais mal, supplia t-elle d'une voix plaintive.
-Non, je sais que tu me l'as prise !
Il avait l'air complètement fous, son regard était terrifiant et elle était maintenant plus morte de peur qu'autre chose. Elle avait l'impression qu'il allait la tuer sans hésiter.
-Comment voudrais-tu que je te l'ai prise, je suis tout le temps avec toi, tenta t-elle de le résonner.
-Non.. Non ! Je le sais !
Il semblait hésiter et elle reprit soudainement espoir.
-Je te promets que non, insista t-elle, je suis avec toi Thorïn, jamais je ne ferais une chose pareille !
Il la regarda soudain semblant habiter par un terrible dilemme, et Níniel su avec certitude que le Thorïn qu'elle aimait était toujours quelque part dedans, qu'il était prisonnier de quelque chose qu'elle ne pouvait pas voir mais qui lui faisait du mal et l'obligeait à se comporter ainsi. Elle devait au moins essayer de l'aider !
-Je t'aime Thorïn ! Jamais je ne te trahirais, lui déclara t-elle d'une voix douce.
-T-Tu cherches à me tromper, déclara t-il d'une voix soudain plus hésitante.
Il regarda à gauche puis à droite, comme s'il était vraiment habité par un terrible dilemme intérieur qui le mettait au supplice. Elle crût un instant l'avoir récupéré, mais seulement l'espace d'un petit instant.
-Je suis le roi, murmura t-il d'une voix terrible. Tu cherches à me tromper ! S'emporta t-il en resserrant sa prise sur son bras ce qui la fit crier de douleur pendant qu'il le tordait.
Elle aurait pu tenter de se débattre, le frapper pour se libérer mais elle ne pouvait se résoudre à de telles extrémités, en plus cela aurait été entrer dans son jeu et ça n'aurait qu'accentué son impression d'avoir été trahis.
-Tu me fais mal ! Cria t-elle les larmes aux yeux.
Mais Thorïn ne l'entendait pas de cette oreille.
-Dis moi où tu l'as mise ! Dis le moi ! Je suis ton roi ! Hurlait t-il.
-Je ne sais pas ! Je ne sais pas !
Elle avait horriblement mal et peur, la douleur de son bras se conjuguait à sa peine et sa tristesse l'aveuglait et la rendait folle de terreur. Elle sentit que cette fois-ci il ne s'arrêterait pas à temps et que quelque chose de terrible allait se produire.
Il allait lui faire du mal.
-Donnes la moi ! Hurla t-il à nouveau. Tu me l'as volée ! Tu n'es bien qu'une sale elfe, comme tout les autres ! Ah ! Tu as dû bien te moquer de moi !
Il la poussa brutalement et elle cria en tombant, son crâne heurta durement le sol et elle sentit un goût de sang emplir sa bouche. Mais il n'en avait pas finit avec elle, avec une peur indicible elle le vit se dresser devant elle, les traits du visage déformés par la haine et la colère. Elle ne le reconnaissait plus, ce n'était pas Thorïn qui était devant elle, c'était quelqu'un d'autre. Un monstre contrôlé par elle ne savait quelle magie noir.
-Tu m'as trahie !
Ses accusations pleuvaient sur elle, plus douloureuses qu'un coup. Elle le vit lever son poing prêt à la frapper de nouveau quand soudain la porte s'ouvrit avec fracas.
-Thorïn ! S'exclama Bilbo en entrant. Il y a un émissaire des humains à la porte !
Il avait dis tout ça d'une traite mais quand il eut finit, il se rendit soudainement compte de ce qui était entrain de ce passer dans cette chambre. Il vit Thorïn debout l'air mauvais et Níniel recroquevillée au sol, la tête en sang.
-Oh mon dieu...
Il vit Thorïn enjamber le corps de Níniel sans plus se préoccuper d'elle, comme si elle était seulement un déchet sur le sol.
-Je vais m'en occuper, déclara t-il à son adresse en passant à côté de lui.
Bilbo hocha la tête par réflexe, incapable d'accepter l'horreur de ce qu'il était entrain de voir se jouer sous ses yeux. Puis quand Thorïn eut disparut il reprit durement conscience de la réalité.
-Niniel ! S'écria t-il en se précipitant vers elle. Est-ce que ça va ?
Il l'aida délicatement à se relever, l'air affolé face au sang dans ses cheveux et sur son visage.
-Laisses moi, demanda t-elle d'une voix faible.
-Non non, je ne peux pas, s'écria le hobbit. Tu es blessée, il faut te faire soigner !
-LAISSES MOI ! Hurla Níniel.
Bilbo se redressa surpris par son emportement, elle avait l'air tellement désespérée qu'il avait envie de l'aider plus que tout mais son cri lui disait de s'en aller. Elle avait besoin d'être seule mais il avait peur pour elle, il ne savait pas quoi faire.
-Laisses moi, répéta la jeune femme en se sentant soudainement très faible.
-D-D'accord, mais je reviendrais plus tard, promis t-il.
Níniel hocha vaguement la tête en se sentant soudain extrêmement vaseuse et que le monde se mettait à tourner autour d'elle. Mais quand elle vit le petit hobbit franchir le pas de la porte elle eut un sursaut d'énergie.
-Bilbo, surtout, n'en parles à personne ! Promets le moi, intima t-elle d'une voix qui ne souffrait aucune plainte.
-J-Je le promets.
Elle eut encore la force d'attendre que la prote soit fermée avant de se laisser aller contre le sol, étendue sur la pierre elle sentit la froideur de celle-ci s'insinuer en elle, l'anesthésiant complètement tandis que son esprit s'éteignait lentement. Puis elle s'évanouit.
Quand elle reprit conscience, elle ressentait une douleur lancinante à l'arrière du crâne, elle se releva tant bien que mal ayant beaucoup de mal à garder son équilibre. Elle dû s'appuyer au mur pour se diriger jusque dans ce qui leur servait de salle de bain, elle se laissa tomber sur une espèce de chaise en pierre et attendit que le monde arrête de tourner autour d'elle.
La première larme coula le long de sa joue sans qu'elle ne s'en rende vraiment compte, par contre elle sentit la suivante qui vient tomber sur sa main qui tremblait. Un frisson la parcourut et elle se mit à trembler de plus en plus fort tandis qu'elle se mettait à pleurer pour de bon, secouée de sanglots incontrôlables, dépassée par sa propre tristesse. La peur qu'elle avait ressentit lui revient encore plus fort et son cœur se mit à battre tellement fort qu'elle en avait des vertiges, elle se sentit plus mal qu'elle ne s'était jamais sentie.
Il lui fallut de longues minutes avant de reprendre enfin son calme. Même après que ses larmes se furent sécher, elle était incapable de pleurer plus comme si elle n'avait même plus de larmes en elle ou alors elle était même trop faible pour ça. Elle dû tout de même attendre que ses mains arrêtent de trembler et que son cœur retrouve un rythme normale. Une fois qu'elle fut sûr que tout allait plus ou moins normalement elle prit son courage à deux mains et se releva pour affronter son regard dans le miroir. Elle ne pût empêcher un cri d'effroi s'échapper de ses lèvres pâles : elle avait le regard éteint, des cernes noirs et un visage aussi blanc que la neige tandis que ses longs cheveux noires étaient tâchés de son sang.
Elle regarda son bras et vit une marque rouge et violette à l'endroit où Thorïn avait serré, elle bougea difficilement les doigts, cela lui faisait encore mal. Níniel ferma brièvement les yeux en serrant ses bras autour d'elle, elle devait prendre une décision. Elle avait essayé, longtemps, plus longtemps que n'importe qui d'autre, mais maintenant sa positon la mettait encore plus en danger qu'au paravent. Si elle restait ici, elle risquait de mourir, elle aurait pris le risque s'il n'y avait pas autre chose en jeu.
Quand elle rouvrit les yeux, ils étaient à nouveau emprunt de détermination. Elle prit de l'eau dans un seau, elle était gelée mais ce n'était pas grave. Avec soin elle nettoya le sang jusqu'à ce qu'il ne reste plus aucunes traces de ce qu'il s'était passé. Puis, elle enfila une veste chaude avec de longues manches qui dissimulaient le bleu qu'elle avait au bras et une cape en fourrure pour tenter de garder le froid à distance. Après un dernier regard dans le miroir, elle jugea qu'elle était prête, personne ne pouvait se douter de ce qu'il venait de se passer dans cette chambre.
Maintenant, elle devait retrouver Bilbo.
Níniel retrouva le petit hobbit à son endroit favoris : le point de guet. C'était un endroit à l'extérieur de la montagne sur lequel ils se relayaient en temps normal pour vérifier que les humaines de Lac Ville ne tentent rien durant la nuit, ainsi que les elfes qui les avaient récemment rejoints. Quand elle vit Bilbo, celui-ci regardait avec insistance le campement des humains plus bas, comme s'il espérait y trouver une réponse. Elle s'assit à côté de lui en silence. Il sursauta en l'entendant.
-Níniel ! Comment vas-tu ?!
-Très bien ne t'inquiètes pas. Je voulais juste m'excuser pour tout à l'heure, s'excusa t-elle piteusement, j'étais à bout de nerfs.
-Tu n'as pas à t'excuser ! Mais... Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
-Rien du tout. Ne cherches pas à savoir, lui demanda t-elle suppliante.
-... D'accord.
Le silence retomba entre eux.
-C'est toi qui a l'arkenstone n'est-ce pas ? Demanda la jeune femme.
-Oui, comment le sais-tu ?
-Je m'en doutais un peu mais je n'étais pas sur, avoua t-elle.
Bilbo sourit.
-J'aurais dû la rendre, mais je me disais que si je la donnais à Thranduil, peut-être pourraient-ils trouver un arrangement autre que la guerre.
-ça pourrait marcher, fit Níniel, mais il ne faut pas que Thorïn sache que tu l'as fait.
-Je ne suis qu'un voleur, plaisanta t-il.
Níniel se mit à rire doucement.
-Cela semble tellement loin tout ça, murmura t-elle d'une voix nostalgique.
Il eut un nouveau silence durant lequel ils ressassèrent tout les deux leur vieux souvenirs. Mais, soudain, Bilbo se tourna vers elle, il semblait soudain très déterminé comme s'il avait quelque chose d'important à dire.
-Tu es enceinte.
Ce n'était même pas une question, les lèvres de Níniel s'étirèrent en un sourire las.
-Oui... Depuis presque deux mois, avoua t-elle. Je ne sais même pas quand c'est arrivé. Mais... C'est arrivé.
-Niniel.., laissa échappé Bilbo d'un air horrifié.
-Je... Je vais partir Bilbo, déclara t-elle soudain les lèvres tremblantes et les larmes menaçants de tomber à nouveau, je le dois. Pour le bébé.
-Je vais t'aider, déclara soudain Bilbo. Je comptais descendre au camps elfe, tu vas m'accompagner pas plus tard que maintenant.
Et avant que Níniel n'ait pu dire quoi que ce soit Bilbo avait lancé une corde dans le vide et lui faisait signe de descendre en lui disant qu'il surveillait leurs arrières et qu'il avait tout prévu. Une fois qu'elle fut en-bas le petit hobbit la rejoignis rapidement.
-Bilbo, il ne faut pas en vouloir à Thorïn, lui dit elle.
-Je sais.
Ils se regardèrent et eurent un pauvre sourire, ils se comprenaient, et tout les deux croyaient encore en la rédemption de Thorïn. Níniel se tourna vers le montagne solitaire qui se découpait dans la nuit elle se sentit affreusement coupable mais la vie qui grandissait en elle jour après jour l'obligeait à fuir. Elle sentit une larme couler à nouveau sans qu'elle n'ait la force de l'essuyer.
Je suis désolée Aslinn, veille bien sur Fili.
Au revoir mes amis.
Adieu Thorïn.
Sur ces notes assez tristes, je me vois obligée de relever quelque chose qui commence à me déplaire fortement. Je poste cette fanfic assez régulièrement depuis quelque semaines et grâce à la magie des graphiques je me rends compte que pas mal de personnes la lisent mais je n'ai PAS de commentaires. Je me doute que vous n'avez pas tous le temps et moi même je ne suis pas très régulière quand j'en laisse. MAIS UN commentaire de temps en temps ça fait plaisir ! Donc, j'espère que ça ne tombera pas dans l'oreille d'un sourd et que certains auront la gentillesse de me donner un retour sur ce que j'écris ^^
