Disclaimer : Tous les personnages et les lieux que vous connaissez appartiennent à JK Rowling et à la Warner Bros. Seuls le scénario et quelques personnages (ceux que vous ne connaissiez pas avant de commencer à lire) sont à moi et ces ingrats ne me rapportent pas d'argent.
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Note de l'auteur : Salut et merci pour vos reviews ! Dans ce chapitre, on parle de la fin des vacances et Harry quitte Poudlard quelques temps avant d'y retourner. Concernant le petit jeu de la dernière fois, toutes mes félicitations à baptb94 qui a pu lire ce chapitre en avance et à Karozthor the Necromagus qui m'a mis au défi de publier ce chapitre avec une semaine d'avance.
RàR anonymes : Merci à pour babette sa review et ses encouragements. Eh non, ce n'est pas Léo !
Chapitre 3 : Tous les Chemins mènent à Londres
Le lendemain de l'arrivée de Harry dans le passé, comme Dumbledore lui avait promis, ils se rendirent à Paris pour acheter une baguette magique. Contrairement au Chemin de Traverse, il n'y avait pas de rue dédiée aux sorciers dans la capitale française : les magasins étaient dispersés aux quatre coins de la ville, sans doute protégés par les mêmes sorts de Repousse-Moldus que le Chaudron Baveur. C'était sans doute plus discret que le Chaudron en période d'affluence, mais ça ne rendait pas simple de trouver ce qu'on voulait. Heureusement, Dumbledore savait parfaitement où il allait, et ils étaient rapidement arrivés aux Baguettes Leclerc – Ici c'est pour faire de la magie, la boulangerie c'est en face. L'écriteau était en plusieurs langues mais cela n'aidait pas Harry à comprendre le rapport entre une baguette et une boulangerie. Sans doute un jeu de mots français.
En tout cas le propriétaire des lieux l'avait quasiment agressé pour avoir perdu sa baguette, lui avait fait passer en grommelant les mêmes tests qu'Ollivander, et avait fini par lui vendre une baguette de bouleau de 25,75 centimètres contenant un nerf de dragon, très souple et très efficace d'après lui pour les magies peu conventionnelles et les sorts originaux. Il ne savait pas ce que ce Henri Leclerc entendait par "peu conventionnelles", mais il se sentait beaucoup moins exposé maintenant qu'il avait une baguette dans la poche, même si le toucher du bois était étrange pour lui qui était habitué à sa baguette de houx. Harry espérait qu'il réussirait à la retrouver quand il reviendrait à son époque.
En se levant le matin suivant, il constata avec soulagement que la potion de Repigmentation Pilaire avait marché tout-à-fait normalement sur lui, contrairement à ce qu'il avait craint. Il avait désormais les cheveux blond foncé et très courts, ce qui aurait laissé sa cicatrice à la vue de tous sans le sortilège d'Illusion de Dumbledore. C'était d'ailleurs très étrange de sentir l'éclair sous ses doigts, mais de ne voir qu'un front parfaitement lisse. Dumbledore lui avait également trouvé des lentilles de contact incolores, et l'absence de lunettes parachevait le travail : Thomas Paret ne ressemblait plus du tout à Harry Potter, et n'avait physiquement plus rien en commun avec James.
Les jours qui suivirent comptèrent parmi les plus ennuyeux qu'il avait jamais passés au château. Il en était même arrivé au point où il avait été déçu de ne pas avoir de devoirs de vacances pour s'occuper ou, comble du désespoir, de constater que la bibliothèque était fermée pendant les vacances d'été –Hermione aurait été fière de lui. Finalement, après avoir lu la biographie de Thomas Paret tellement de fois qu'il la connaissait presque par cœur, il s'était décidé pour explorer le château qu'il connaissait déjà mieux que sa poche. D'ailleurs, en parlant de sa fausse identité, il se demandait où Dumbledore allait chercher son inspiration. Comment quelqu'un de sain d'esprit pouvait choisir d'associer les prénoms Thomas et Jerry ? Même lui qui n'avait jamais été autorisé à regarder la télévision chez les Dursley avait entendu parler de Tom & Jerry, il allait à coup sûr être la risée de tous les étudiants nés ou élevés chez les moldus si ça se savait…
D'un autre côté il avait remarqué par hasard que son pseudonyme était aussi une anagramme de son vrai nom, et ça lui rappelait –très– désagréablement un certain Tom Jedusor. Finalement, il se demandait s'il ne valait pas mieux que Dumbledore se soit inspiré du dessin animé pour enfants. Il détestait avoir un point commun de plus avec Voldemort.
Quoi qu'il en soit, son nouveau passe-temps était à présent de chercher de nouveaux passages secrets en tapotant les tableaux et les armures au hasard avec sa nouvelle baguette en lançant des mots de passe fantaisistes. Il discutait aussi parfois avec des portraits pour savoir si quelque chose se cachait dans leur couloir, mais après trois jours de ce petit jeu, il était toujours bredouille. Il avait appris plus qu'il ne voulait en savoir sur les mœurs des tableaux du cinquième étage, mais pas l'ombre d'une piste concernant des raccourcis qu'il ne connaissait pas déjà. C'était à se demander comment les Maraudeurs avaient fait pour trouver tous les passages qu'indiquait leur carte.
Et c'était exactement cela qui avait de nouveau fait paniquer Harry et qui l'incitait à courir vers le bureau directorial, le premier mardi depuis son arrivée en 76 : la carte du Maraudeur et le problème qu'elle pouvait lui poser. Parce que si elle n'avait pas été dupée par le Polynectar de Barty Croupton en quatrième année, il y avait peu de chances qu'elle se laisse influencer par les sortilèges de Dumbledore, et il doutait que sa couverture tienne longtemps si son père la regardait un soir et voyait que le nouveau dans son dortoir s'appelait en fait Potter et pas Paret. Il pourrait attendre et essayer de la voler pour la mettre dans le bureau de Rusard là où les jumeaux Weasley l'avaient trouvée, mais il n'aimait pas l'idée de voler les affaires de son père ou de son parrain. D'où la visite à Dumbledore, dans l'espoir que le directeur trouve une nouvelle fois un moyen de lui sauver la mise.
— Que puis-je faire pour vous, Mr Paret ? interrogea le directeur quand il entra en trombe dans son bureau. Vous ne partez pour le Chaudron Baveur que demain, ce n'est pas nécessaire de vous presser autant.
— Professeur, j'ai… Je me suis rendu compte de quelque chose… on a un problème, haleta Harry.
— Prenez le temps de respirer, et expliquez-moi ce qu'est ce fameux problème qui vous inquiète tant.
— Comment on peut empêcher les gens de connaître mon vrai nom ?
— Je dirais que le meilleur moyen serait de vous assurer qu'il ne vous échappe pas, répondit en souriant Dumbledore. Personne n'a de raisons de penser que vous mentiriez sur votre propre nom.
— Non, je veux dire, comment on peut les empêcher de magiquement deviner mon vrai nom ?
— Que voulez-vous dire ?
Harry soupira, content d'avoir enfin l'attention du vieux sorcier, mais cherchant comment parler de la carte du Maraudeur sans révéler que certains élèves pouvaient savoir tout ce qui se passait à l'école.
— Imaginez qu'il y ait un objet qui permette de savoir à coup sûr le nom des personnes qu'on a autour de soi, tenta-t-il, et que cet objet soit capable de voir à travers du Polynectar. Est-ce qu'il y a un moyen de quand même lui faire croire que je m'appelle Thomas Paret et pas Harry Potter ?
— Eh bien, je n'ai jamais entendu parler d'un tel objet, mais en faisant l'hypothèse qu'il y en a un, et sans savoir quelle méthode est utilisée pour deviner le nom des gens, je ne vois qu'un seul moyen d'être sûr et certain que votre identité reste protégée.
— Vraiment, vous connaissez un moyen ? sourit Harry, soulagé. Comment on fait ?
— Vous a-t-on déjà parlé du sortilège de Fidelitas ?
Le jeune Potter perdit immédiatement son sourire. Oui, il connaissait ce sort, mais il n'y associait pas de bons souvenirs. Entre Pettigrow et Rogue, tous les secrets dont il savait qu'ils étaient protégés par ce sort avaient fini par arriver aux oreilles de Voldemort. Il n'était pas très intéressé pour vérifier l'exactitude du dicton "jamais deux sans trois".
— Il s'agit d'un sortilège très ancien permettant d'enfermer une information au cœur d'un individu, expliqua Dumbledore en prenant sûrement son silence pour un aveu d'ignorance. Il devient alors impossible pour qui que ce soit de deviner ou d'apprendre cette information si cet individu, qu'on appelle le Gardien du Secret, ne choisit pas en son âme et conscience de le divulguer. En ce qui vous concerne, je pourrais vous lancer le sortilège et ainsi le fait que Thomas Paret s'appelle en réalité Harry Potter resterait totalement secret à moins que vous ne décidiez de le dire à quelqu'un, ce que je vous déconseille si vous avez le choix.
— Pourquoi moi ? Pourquoi pas vous, il y a moins de chances que vous laissiez échapper quelque chose par erreur.
En plus, Harry serait moins tenté de dire la vérité à ses parents si ça lui était magiquement impossible. Il avait pris la décision d'agir dans l'ombre au sujet des Horcruxes autant qu'il le pourrait, mais il savait que dès qu'il poserait les yeux sur eux, il aurait du mal à s'empêcher de tout leur raconter. Surtout s'il voyait Pettigrow jouer au meilleur ami de son père.
— Vous pourriez vous retrouver dans une situation où vous seriez obligé de révéler qui vous êtes, et ce serait impossible si vous n'êtes pas le Gardien, répondit tranquillement le directeur. Par contre, je dois vous prévenir, le secret doit être le plus restreint possible pour que le sortilège soit efficace, ce qui veut dire que seul votre nom sera protégé. Cela n'empêchera personne de deviner que vous venez du futur ou qui sont vos parents si vous ne faites pas attention. Seulement, l'objet dont vous me parliez à l'instant serait incapable de vous percer à jour, c'est une certitude. Le Fidelitas est un des rares sortilèges qu'il est totalement impossible de briser.
Sauf si on fait confiance à la mauvaise personne, songea amèrement Harry.
— Très bien, on n'a qu'à faire ça, accepta-t-il quand même sans grand enthousiasme. C'est difficile de le lancer ?
— En effet, il s'agit d'un enchantement des plus complexes. Cependant il n'est pas obligatoire que ce soit le Gardien qui le jette et, dans ce cas, il n'a pratiquement rien à faire. Je peux le réaliser sans problème, j'ai seulement besoin d'aller chercher une potion dans la réserve de Horace. Si vous voulez bien attendre ici, je ne serai pas long.
Harry hocha la tête et Dumbledore quitta le bureau, le laissant seul avec les portraits et Fumseck, en apparence tous aussi endormis les uns que les autres. Et comme il l'avait dit, Dumbledore mit très peu de temps à faire l'aller-retour jusqu'aux cachots, si peu même que Harry se demanda comment il avait fait pour descendre trois étages, trouver la fiole de potion qu'il cherchait, et remonter aussi rapidement. Gardant ses interrogations pour lui, Harry regarda le directeur sortir une feuille de parchemin vierge d'un de ses tiroirs, lui lancer un sort informulé, puis verser la potion dessus. Le liquide incolore s'étala parfaitement sur toute la surface du parchemin, étincela un instant, et sembla se faire absorber sans laisser de traces.
— Savez-vous ce qu'était cette potion, Mr Paret ? demanda Dumbledore d'un ton tout-à-fait naturel. Du Veritaserum, ajouta-t-il après le signe de dénégation de Harry. Traiter un parchemin de cette façon rend impossible d'y écrire un mensonge, ce qui dans notre cas empêche d'utiliser le Fidelitas sur une information qu'on sait être fausse. Vous allez donc écrire le Secret en utilisant cette plume, puis je lancerai le sortilège.
— On dirait celle d'un phénix, remarqua Harry en voyant la superbe plume d'un rouge brillant.
— C'est celle de Fumseck. Le phénix est une des rares créatures immortelles connues dans notre monde, et l'utilisation de leurs plumes est une des principales raisons de l'efficacité du Fidelitas, mêmes des années après avoir été lancé.
Harry hocha la tête et prit avec un peu de révérence la plume sœur de celle que contenait sa baguette magique. Il s'appliqua pour écrire bien lisiblement, quelque chose –Harry supposa que c'était le Veritaserum– le forçant même à préciser son vrai deuxième prénom, ce qui donnait "le vrai nom de Thomas Jerry Paret est Harry James Potter". Harry tendit ensuite le parchemin et la plume à Dumbledore, qui rangea précautionneusement cette dernière dans le tiroir d'où il l'avait sortie. Il pointa ensuite sa baguette magique sur le parchemin et commença à réciter une longue incantation en réalisant des arabesques compliqués.
Au bout d'un certain temps, le parchemin prit feu, faisant sursauter Harry, mais le directeur ne broncha pas. Quand il fut complètement consumé, le directeur pointa sa baguette sur Harry, et l'incantation dura encore cinq bonnes minutes avant que Harry ne sente quelque chose. Cela lui fit comme une intense chaleur à l'intérieur de son crâne, pas vraiment douloureuse mais pas non plus très agréable, et qui disparut après quelques instants. Dumbledore s'arrêta enfin de psalmodier, abaissa sa baguette en respirant fortement, et fit apparaître un verre d'eau qu'il vida immédiatement. Le sortilège avait duré près d'un quart d'heure.
— Ah, ça soulage ! s'exclama Dumbledore, la voix encore un peu rauque. Je crois bien que le Fidelitas est le sortilège à l'incantation la plus longue qui existe, et la moindre pause ou erreur oblige à tout recommencer.
— Comment vous faites pour vous en rappeler par cœur ? s'émerveilla Harry, impressionné.
— Les formules magiques sont comme les chansons, il suffit de se rappeler des premières notes pour que le reste vienne naturellement.
— Si vous le dites. C'est tout, professeur ? Il n'y a rien d'autre à faire pour lancer un Fidelitas ?
— Non Mr Paret, votre secret est à présent parfaitement sûr, confirma le directeur. Sachez seulement que comme c'est moi qui aie lancé le sort, je me rappelle de votre véritable nom, mais vous êtes bien le seul Gardien du Secret, donc le seul à pouvoir le divulguer.
Harry hocha la tête pour montrer qu'il avait compris, un peu surpris tout de même de la facilité du rôle de Gardien. En même temps, se dit-il, ce raté de Pettigrow l'avait bien été, ça ne pouvait pas demander un talent phénoménal.
— Avant que vous ne vous ne quittiez le château demain, je pense que quelques recommandations s'imposent, poursuivit Dumbledore.
— Je sais, je ne dois pas essayer de changer le passé, intervint Harry d'un ton morne, parce que même si normalement c'est impossible, il vaut mieux ne pas prendre de risque.
— Bien sûr, mais ce n'est pas tout ce dont je voulais vous parler. Vous avez bien mémorisé votre nouvelle biographie ?
— Thomas Jerry Paret, fils de François Paret, né-moldu français qui travaillait au ministère français et de Jennifer Paret née Turnall, sang-mêlée anglaise, ce qui explique que je parle couramment anglais et que mon deuxième prénom soit Jerry.
— En parlant du problème de langage, me tromperais-je en affirmant que vous êtes loin de maîtriser la langue de Molière ? l'arrêta le directeur.
— Euh, pas vraiment, je n'y connais rien. Fl… une amie a essayé de m'apprendre un peu il y a un an, mais ça n'a pas duré longtemps. C'est vraiment un problème ? À mon époque, personne ne parle français à Poudlard.
— Cela pourrait s'avérer gênant si certains se montraient curieux. Bien sûr, il ne sera pas possible de vous rendre bilingue dans le peu de temps qu'il nous reste avant la rentrée, mais il faut au moins que vous soyez capable de vous débrouiller au cas où.
— Et comment on fait ça ? Je suppose que je ne peux pas magiquement apprendre à parler une autre langue ?
Harry se souvenait encore des tentatives ridicules de Fudge pour communiquer avec le ministre de la Magie bulgare à la Coupe du Monde. Si un sort lui avait permis d'éviter de parler par signes, il l'aurait sûrement utilisé, non ? Il ne pouvait pas être incompétent à ce point…
— En effet, il existe malheureusement des routes que la magie est impuissante à raccourcir. Non, j'ai pensé à vous mettre en contact avec un ami qui pourra vous donner quelques cours. Il ne sera disponible qu'à partir de samedi après-midi, mais il vous verra régulièrement jusqu'à ce que vous preniez le train. Il ne sait pas que vous venez du futur, mais il sait que vous êtes plus en sécurité en vous faisant passer pour un étranger et que vous avez besoin d'une couverture la plus sûre possible. C'est quelqu'un de discret, il ne posera pas trop de questions.
— Merci, professeur.
— Ce serait suspect que vous ayez des leçons particulières en plus des jours où je remettrai en place vos sorts de déguisement, donc essayez de pratiquer un peu de votre côté, quand l'année aura commencé. Jusque là, essayez d'en apprendre le plus possible.
— D'accord, je ferai de mon mieux.
— Bien, dans ce cas, à demain, Mr Paret. Retrouvez-moi à neuf heures et vous pourrez emprunter ma cheminée pour vous rendre au Chaudron Baveur.
Harry salua son professeur et retourna à la chambre qu'il occupait, rassuré de ne pas pouvoir être démasqué par la Carte du Maraudeur mais appréhendant un peu cette histoire de cours de français. Les quelques leçons de Fleur lui avaient au moins fait comprendre que c'était une langue atrocement compliquée. Il ne risquait pas de s'ennuyer s'il était censé apprendre à la parler en moins d'un mois…
-~~O~~-
Le lendemain, Dumbledore prêta comme il l'avait dit sa cheminée à Harry, lui disant que tout était arrangé avec Tom et que son séjour était, comme ses cours de français, avancé par l'école jusqu'au matin du premier septembre. Harry commençait distraitement à se demander combien il devrait rembourser à Poudlard à son retour, exactement. Il avait en effet également reçu une petite bourse contenant pas moins de vingt-cinq Gallions, ce qui, s'il se rappelait bien de ce qu'avaient coûté ses fournitures de sixième année, était plus que suffisant pour les quelques livres dont il aurait besoin et le matériel de base qu'il devait aussi ré-acheter : un chaudron, des robes d'uniforme, des ingrédients de potion et une valise pour tout emmener. Ses vraies affaires l'attendant dans le futur, ça ne servait à rien de dépenser inutilement ses Gallions.
Harry passa les quelques jours qui précédèrent le début de ses cours de français à se balader dans la rue qu'il connaissait pratiquement par cœur depuis sa troisième année. Il acheta ce dont il savait avoir besoin, attendant d'avoir reçu sa liste pour les livres, et découvrit un petit magasin qui avait été remplacé à son époque par le glacier de Florian Fortarôme : La Mode Moldue. Apparemment, il vendait principalement des vêtements moldus typiques des années 80 –du genre de ceux que Harry voyait sur les vieux albums photos que Pétunia montrait parfois à Dudley ou à ses voisines–, mais il y en avait aussi des plus sobres qui lui correspondaient un peu plus. Il en profita donc pour acquérir quelques tenues de rechange, satisfait de pouvoir pour une fois se vêtir autrement qu'en taille cachalot.
Il reçut sa lettre de Poudlard la veille de son premier cours, et avec elle les faux résultats de l'équivalent des BUSE qu'il était censé avoir passé à Beauxbâtons. Les intitulés des matières n'étaient pas exactement les mêmes, mais il avait donné ses vraies notes de BUSE à Dumbledore donc il supposait que cela lui permettrait de choisir les mêmes options. La lettre de présentation était un peu plus longue que prévue puisque le professeur McGonagall lui souhaitait la bienvenue au Royaume-Uni et lui faisait part du règlement intérieur de l'école –que Harry connaissait bien sûr déjà parfaitement pour l'avoir enfreint à de nombreuses reprises.
Le sourire aux lèvres, Harry descendit donc prendre son petit déjeuner avant de faire ses courses, un peu plus tard que d'habitude à cause de la lecture de sa lettre. Il se pressait donc pour être sûr de pouvoir manger quelque chose, et ne vit la personne qui passait juste devant l'escalier qu'au moment où il s'apprêtait à entrer dans la salle principale du pub. Évidemment, ce qui devait arriver arriva et Harry et la personne en question se retrouvèrent rapidement par terre, se frottant respectivement le torse et l'épaule pour faire passer le choc. Harry s'apprêtait à s'excuser de sa maladresse quand il regarda contre qui il s'était cogné et se figea instantanément, les yeux écarquillés.
— Tu n'as pas honte de rentrer dans les gens comme ça, Sirius ? se moqua gentiment une voix un peu plus haut.
— Hé, ce n'est pas ma faute, je ne l'avais pas vu, répliqua celui qui était tombé en se relevant prestement avant de se tourner vers Harry. Désolé, ça va ?
Harry continua de le regarder d'un air hébété en hochant lentement la tête, se sentant particulièrement stupide mais incapable de détourner les yeux de son parrain âgé de seize ans.
— Tu es sûr ? continua le garçon qui accompagnait Sirius en lui tendant la main pour l'aider à se relever. Tu as l'air d'avoir vu un mort.
Tu ne crois pas si bien dire, songea Harry en se tournant enfin vers le deuxième garçon, se disant que ce serait plus simple de parler à quelqu'un d'autre que Sirius. S'il avait réfléchi plus qu'une fraction de seconde, il aurait su que ce plan avait un défaut primordial, mais il ne s'en rendit compte qu'en se retrouvant face à son père. Il marqua un nouveau temps d'arrêt en ayant l'impression fugace de regarder son reflet dans le miroir –son vrai reflet–, mais cette fois, il réussit à reprendre ses esprits et à saisir la main qui lui était proposée pour se remettre sur ses pieds.
— Ça va, merci, répondit-il enfin, avec un sourire embarrassé. C'est juste que tu… enfin que vous ressemblez à des gens que je connais, ça m'a surpris, c'est tout. Désolé de t'avoir cogné dedans, je ne regardais pas où j'allais.
— C'est rien, je faisais pas attention non plus.
— Oui, on est d'accord, vous êtes deux étourdis, fit brusquement James. Désolé, mais on doit retrouver des amis sur le Chemin de Traverse et on est déjà en retard, il faut qu'on y aille. Salut l'ami !
— Salut, répondit Harry, mais James entraînait déjà Sirius vers l'arrière-cour du Chaudron Baveur.
Harry les regarda s'éloigner en sentant comme une pointe s'enfoncer dans sa poitrine. Il ne s'était pas attendu à les croiser avant d'arriver à Poudlard, et leur tomber dessus comme ça –presque au sens littéral– l'avait totalement privé de ses moyens. Il fallait qu'il s'habitue rapidement à les croiser, cependant, parce que s'il restait bouche bée devant eux à chaque fois qu'il les voyait, il n'allait pas longtemps passer inaperçu à Poudlard. Harry prit son petit déjeuner toujours plongé dans ses pensées et sortit acheter les livres dont il aurait besoin avant son départ, et qui étaient les mêmes que ceux qu'il avait utilisés l'année précédentes, à part en Défense.
À part le magasin de vêtements moldus, le Chemin de Traverse n'avait pas beaucoup changé, entre sa troisième année et maintenant, et comme il avait largement eu le temps de l'explorer en détails cet été là, il n'avait pas grand-chose de nouveau à découvrir pendant son temps libre. Il flâna donc sans but réel, l'esprit toujours occupé par sa courte discussion avec James et Sirius. Les amis qu'ils devaient retrouver sur le Chemin étaient sûrement Remus Lupin et Pettigrow, même si qualifier ce dernier "d'ami" était une grosse exagération de son point de vue. Il ne savait pas comment il était censé se retenir d'étriper Queudver quand il le verrait en sachant ce que ce sale rat allait faire dans un futur proche.
Harry maugréait sa haine envers celui qui avait trahi ses parents depuis un moment quand il releva les yeux et qu'il ne reconnut pas où il était. Il fronça les sourcils les bâtiments qui l'entouraient ressemblaient plus à des habitations qu'à des magasins, et il était certain de ne jamais avoir trouvé de quartier résidentiel quand il explorait le Chemin de Traverse avant sa troisième année. Il aurait pu revenir sur ses pas pour rejoindre la rue principale, mais sa curiosité naturelle –celle qui lui avait attiré tant d'ennuis à Poudlard– l'emporta et il continua d'avancer, se demandant pourquoi il n'avait jamais entendu parler de cet endroit.
Les bâtiments paraissaient en assez mauvais état, pas assez pour parler de délabrement, mais il était clair au premier coup d'œil que ce n'était pas la haute société qui vivait là, comme le confirma la vue des rares passants que Harry croisa. Il commençait à se demander si c'était vraiment une bonne idée de continuer, voyant qu'il n'y avait que des immeubles d'habitation et que leur état n'allait pas en s'améliorant, quand il vit quelque chose qui attira son regard. Apparemment, la rue commerciale reprenait ses droits, parce qu'il vit plusieurs enseignes de magasin entre les habitations. Le premier s'appelait Le Paradis du Duelliste et c'était celui qui intéressait Harry.
La Défense Contre les Forces du Mal avait toujours été sa matière préférée, et c'était également sans doute celle dont il allait avoir le plus besoin s'il voulait vaincre Voldemort. En effet, même dans l'hypothèse où il réussissait à détruire tous les Horcruxes du mage noir, cela ne ferait "que" le rendre mortel de nouveau, sans rien changer à sa puissance magique à ou son intelligence. Et Dumbledore avait beau dire que sa force était sa capacité à aimer, il se voyait mal prendre Voldemort dans ses bras pour le battre en duel, et il n'avait clairement pas le niveau de l'affronter directement si Dumbledore lui-même n'était pas capable de le vaincre. Harry avait besoin de tout l'entraînement qu'il pouvait obtenir, alors il entra dans cette petite boutique, faisant sonner une cloche quelque part au fond du magasin.
— J'arrive ! vint une voix féminine depuis l'arrière-salle. N'hésitez pas à regarder si quelque chose vous intéresse !
Harry hocha la tête pour lui-même et fit le tour de la salle pour voir ce qu'il y avait. La boutique était vraiment minuscule et ne contenait que quelques étagères. L'une d'elles était pleine de livres du genre Histoire du Duel au XVIIème siècle ou Tournoi et Combat de rue : les deux facettes du Duel. Il vit même une Épopée du plus grand des duellistes : comment Godric est devenu Lord Gryffondor qui aurait fait saliver Hermione, il en était sûr.
— Ce n'est pas ça que vous voulez.
Harry sursauta en entendant la voix aussi proche de son oreille, et la fille qui avait parlé recula de deux pas en gloussant. Elle avait des cheveux blonds accrochés en queue de cheval par une espèce de ruban mauve et avait dû se mettre sur la pointe des pieds pour lui parler comme elle l'avait fait, parce qu'elle faisait une bonne tête de moins que lui. Et elle arborait un petit sourire espiègle qui hurlait au monde qu'elle n'était pas sincère en s'excusant :
— Désolée, vous aviez l'air si concentré que je n'ai pas pu m'en empêcher. Alors, que puis-je faire pour vous ?
— Vous… Comment vous savez que ce n'est pas ce que je veux ? répliqua-t-il en la regardant furieusement.
— C'est juste une biographie. Il n'y a rien sur la façon de se battre de Gryffondor, l'auteur se contente de s'extasier sur le nombre d'ennemis qu'il a vaincus sans jamais détailler comment il a fait.
— Et comment vous savez que je ne recherche pas justement ce genre de biographie ? provoqua Harry, par pur esprit de contradiction pour se venger de sa surprise.
Il fut déçu, cependant : la fille, qui paraissait avoir son âge, se contenta de hausser les épaules sans perdre son sourire agaçant.
— La plupart des gens qui veulent une biographie vont dans une librairie, pas dans une boutique de duel. Ceux qui viennent ici veulent apprendre à se battre, c'est ce que je répète tout le temps à mon patron. Je me trompe ?
— Mmh, grommela Harry sans vouloir lui donner raison, se tournant de nouveau vers la bibliothèque.
— Allez, ne faites pas la tête, je vous ai dit que j'étais désolée. Tenez, si vous voulez vraiment un livre utile, il y a celui-là, Techniques Éprouvées du Duel de Sorciers, par Hypérion Peverell. Il y a toute une partie sur le règlement des duels au XVème si vous voulez absolument lire un cours d'histoire, commenta-t-elle d'un ton légèrement moqueur, mais la suite présente plusieurs façons de se battre en duel. C'est un peu vieux mais très complet, il faut en prendre trois de ceux-là pour avoir la même quantité d'informations.
Elle fit un geste global vers l'étagère où elle avait pris le livre, et qui semblait rassembler les titres les plus "pratiques" à propos du duel.
— Je suppose que c'est aussi le plus cher ? devina-t-il.
— Euh… quand on veut de la qualité…
— Combien ?
— Trois Gallions douze Mornilles. Mais ça vaut vraiment le coup, c'est une référence ce livre ! ajouta-t-elle rapidement en le voyant écarquiller les yeux.
C'était près de trois fois le prix des livres scolaires de Poudlard. Si Harry avait eu accès à son coffre à Gringotts, il n'aurait pas hésité une seconde, mais avec seulement la bourse fournie par Poudlard il ne pouvait pas se permettre de folies.
— Allez, si vous voulez je vous mets en cadeau un holster automatique qui est normalement à un Gallion, proposa la vendeuse en désignant un présentoir montrant un étui à baguette en cuir accroché à l'avant-bras d'un mannequin.
— Un Gallion pour un étui ? Mais c'est du vol ! s'exclama Harry sans pouvoir s'en empêcher.
— Ah non, mais ce n'est pas un simple étui, il est ensorcelé, regardez.
Là-dessus, elle retroussa sa manche droite pour montrer un holster contenant sa baguette accroché à son bras, identique à celui posé en vitrine. Elle crispa brièvement le bras et sa baguette se retrouva en un instant dans sa main, prête à être utilisée.
— Vous voyez ? Il suffit de contracter le bras pour faire sortir la baguette, c'est beaucoup plus rapide que de devoir plonger la main dans sa poche, expliqua-t-elle fièrement en replaçant sa baguette dans l'étui. Il faut juste penser à l'enlever quand on fait du sport, sinon il peut se déclencher sans qu'on le veuille. Vous voulez en essayer un ?
— Faites voir.
La fille aida Harry à trouver un holster correspondant à la fois à son bras et à sa baguette, et lui montra comment le fixer sur son bras. Il essaya ensuite de contracter son bras comme elle avait dit, mais sa baguette, au lieu de venir se loger dans sa main, partit beaucoup plus fort et il ne dut qu'à ses réflexes d'attrapeur de ne pas la laisser tomber.
— Wow, bien joué, la plupart des gens la perdent la première fois. Essayez de contracter le bras un peu moins fort, il faut un peu d'entraînement pour trouver la bonne proportion.
Harry se retint de lui faire remarquer qu'elle aurait pu l'en informer un peu plus tôt et réessaya. Il lui fallut plusieurs essais, mais il finit par prendre le coup et parvenait à dégainer sa baguette en un rien de temps. Le holster lui-même devait avoir été ensorcelé pour ne pas gêner son propriétaire, parce que c'était à peine s'il sentait sa présence sur son bras.
— Vous voyez, je vous avais dit que c'était facile ! sourit la vendeuse. Alors, vous le prenez avec le livre ?
Harry hésita encore un instant avant de hocher la tête. Il ne pourrait sans doute rien acheter d'autre et devrait faire attention à son chaudron en cours de Potions, mais il décida de se laisser tenter. Pour une fois qu'un vendeur lui proposait quelque chose d'utile…
— Génial ! s'exclama la fille avec bonne humeur. Si vous voulez autre chose, on a aussi des semelles antidérapantes pour annuler les maléfices de Croche-pied, des dagues au cas où vous perdiez votre baguette…
— Merci, l'arrêta Harry alors qu'elle lui montrait un assortiment de couteaux, mais je suis un peu limité niveau financier, en ce moment.
— Il faut pas être gêné, je connais ça. Alors on a dit un exemplaire des Techniques avec un holster offert, c'est ça ? Si vous pouviez éviter de trop parler de la réduction, ajouta-t-elle sur un ton de conspiration quand il eut confirmé, mon patron n'aime pas trop que je fasse des cadeaux aux gens qui ont l'air sympathiques.
Elle avait ajouté un petit clin d'œil avec la dernière phrase, et Harry se sentit rougir alors même qu'il promettait de ne rien dire. Elle n'était peut-être pas aussi jolie que Ginny, mais elle n'était quand même pas laide non plus.
— Génial, alors ça fera trois Gallions douze Mornilles, s'il-vous-plaît. Et voilà pour vous, lui tendit-elle le livre en échange. Vous pouvez garder le holster que vous avez au bras, comme il est bien réglé pour vous. Voici la notice d'utilisation et d'entretien si vous voulez qu'il brille. N'hésitez pas à revenir quand vous voudrez, on a ce qui se fait de mieux sur le marché.
— J'y penserai quand je pourrai. Bonne journée !
Harry quitta le Paradis du Duelliste avec son nouveau livre sous le bras et la baguette rangée dans son holster. Il pensait ce qu'il avait dit : il essaierait de revenir dans ce magasin à son époque s'il était toujours là, parce qu'il avait aperçu quelques articles intéressants. En sortant, il se demanda un instant de quel côté aller avant de se décider pour explorer un peu plus loin cette rue qu'il ne connaissait pas avant de venir. Comme il recommençait à y avoir des magasins de ce côté-là, il supposa qu'il était plus près de rejoindre la rue principale. Et en effet, au fur et à mesure qu'il avançait, il croisait de plus en plus de monde en train de faire ses courses, ce qui lui confirma son idée première, et il hâta le pas pour revenir au Chaudron.
Pour cette raison, il fut très surpris de tomber nez-à-nez avec l'enseigne de Barjow & Beurk, à peine plus reluisante que dans son souvenir. Est-ce que la boutique de duel faisait vraiment partie de l'Allée des Embrûmes? La jeune vendeuse avait pourtant eu l'air tout-à-fait normale, pas du tout comme une adepte de la magie noire. En plus, il n'avait jamais su qu'il y avait une deuxième entrée à la rue mal famée dans laquelle il avait atterri par erreur en deuxième année, il pensait que le seul accès piéton était par le passage à côté de Gringotts. Est-ce que c'était pour ça qu'il n'avait jamais vu cette rue auparavant ? Parce qu'à son époque il était mieux indiqué qu'il s'agissait de l'Allée des Embrûmes et donc qu'il n'avait pas osé s'y aventurer ?
Alors que Harry se dépêchait de quitter la ruelle en retournant en direction de Gringotts, il pensa à autre chose de plus important. Le livre qu'il avait acheté ne risquait-il pas de contenir de la magie noire, s'il venait de cette rue ? Il ne voyait vraiment pas le problème qu'il pouvait y avoir avec le holster, mais il pourrait avoir des ennuis s'il lisait des grimoires dangereux. Il décida de faire attention en le lisant, et de se débarrasser du livre au moindre sort louche. S'il y avait bien une chose dont il n'avait pas besoin, c'était de se mettre à dos le reste de Poudlard parce qu'il utilisait des sorts noirs.
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Si on avait demandé son avis à Harry, le professeur de français devait avoir à peu près l'âge du grand-père de Dumbledore et la vitalité d'un Colin Crivey sur le point de faire une overdose de sucre. En revanche, c'était un excellent enseignant et une véritable mine d'information sur Beauxbâtons et la France en général. Il était très strict, venait un jour sur deux passer l'après-midi entier en compagnie de Harry et exigeait qu'il travaille de son côté les autres jours, mais le jeune homme avait vraiment l'impression de progresser. D'après Nicolas, comme le français insistait pour être appelé, il serait tout-à-fait capable de se faire passer pour un français tant qu'il ne rencontrait personne venant vraiment d'Outre-Manche.
Dans les semaines qui suivirent, Harry partagea son temps entre ses leçons et la lecture de son nouveau livre de duel, et il fut rapidement rassuré sur son contenu. En effet la partie "cours d'histoire", comme l'avait appelée la vendeuse, ne faisait l'apologie d'aucun mage noir qu'il connaissait et se contentait d'exposer les règlements et les usages en matière de duel à l'époque de l'auteur. Harry lut en diagonale, mais il apprit notamment qu'il existait des duels officiels, soumis à l'approbation du ministère, ainsi que des tournois où respecter toutes les règles supplémentaires était presque plus difficile que de remporter les combats à proprement parler.
La deuxième partie du livre parlait de différentes tactiques et stratégies de duel, et Harry fut réellement rassuré en voyant que le premier chapitre traitait des méthodes d'animation d'objets. Il n'y avait rien de sinistre là-dedans, et c'était exactement ce que Dumbledore avait fait pendant son duel contre Voldemort en cinquième année, donc c'était sûrement sans danger. Jamais Dumbledore n'aurait utilisé quelque chose d'interdit par la loi. Le grimoire se terminait par un index récapitulant tous les sortilèges qu'il citait, et qui serait sans doute très utile pour retrouver telle ou telle formule.
Le reste de l'été passa à toute vitesse pour Harry, le seul évènement notable ayant lieu une semaine environ avant le premier septembre. Il était sorti prendre l'air et profiter du beau temps pour une de ses dernières journées de vacances, et avait aperçu sa mère une dizaine de mètres devant lui. Ne voulant pas faire la même erreur qu'avec son père et Sirius et rester bouche bée devant elle sans raison, il avait gardé ses distances, se contentant de la regarder de loin rejoindre une amie avant de rentrer chez l'apothicaire. Il se rendit alors compte qu'il n'avait jamais entendu parler des amies de sa mère. Il les avait vues dans le souvenir de Rogue, mais il n'avait jamais su ne serait-ce que leurs noms.
Cela l'amena à se demander, pas pour la première fois, pourquoi personne n'avait jamais essayé de le faire sortir de chez les Dursley, ou au moins de voir comment il allait. Il avait bien compris que Remus ne pensait pas en être digne –même si Harry persistait à penser qu'il aurait été beaucoup plus heureux avec un loup-garou presque à la rue que dans son placard sous l'escalier–, mais qu'en était-il des amies de sa mère ? N'en avaient-elles vraiment rien à faire de ce qui advenait de lui ?
Harry se força à ne pas penser à ça. De toute façon, songea-t-il amèrement, Dumbledore aurait sûrement refusé toute tentative de le faire vivre autre part, parce qu'il avait "besoin" de la protection qui venait du sang de sa mère, alors quoi bon se torturer l'esprit ? Ce qui était fait était fait, et il ne s'en était pas si mal tiré que ça, finalement. Ou du moins c'était ce qu'il préférait se dire.
Et voilà pour le chapitre 3 ! Comme vous le voyez, on commence à attaquer l'histoire elle-même. Comme d'hab, quelques observations :
- Je sais, on ne le voit pas souvent utilisé autrement dans les fics, mais jusqu'à preuve du contraire le Fidelitas peut être utilisé pour cacher n'importe quel secret, pas seulement un lieu. Donc je ne vois pas pourquoi ça ne pourrait pas cacher le fait que Thomas est Harry. En tout cas, ceux qui se demandaient pourquoi Peter n'avait pas fait le rapprochement entre Thomas et Harry ont leur réponse =)
- Bien sûr que non, Harry ne devient pas bilingue en trois semaines, et il ne peut pas vraiment tenir une conversation fluide avec un français. Mais il peut se débrouiller pour faire semblant avec des ados anglais qui ne parlent pas un mot de French.
- Pour ceux que ça intéresse, pour moi Hypérion Peverell est un descendant du deuxième frère Peverell (celui à la bague) ayant enseigné un temps à Durmstrang et épousé Saccaria Serpentard. C'est donc un ancêtre de Voldemort, pas de Harry. Mais bon, ça n'a pas d'incidence sur l'histoire, c'est juste du background pour info.
- Un nouveau petit jeu, un peu plus difficile que le précédent, espérons-le ^^ ! Quand Dumbledore lance le Fidelitas, Harry ressent une chaleur dans son crâne. Essayez de deviner pourquoi, et vous gagnez. Je précise que 1) il n'y a pas besoin de connaissances biologiques/psychologiques/autre-chose-en-"ologique" et 2) ça n'a aucune incidence sur cette histoire, c'est juste un concept que je pourrais ou non utiliser dans d'autres fics. Ceux qui ont la bonne réponse auront le prochain chapitre en avance (à condition de me laisser une adresse où leur envoyer), et le premier à répondre juste aura le droit à un OS sur commande en plus (oui, je suis d'humeur généreuse). Bon courage à tous !
Voilà, sur ce à bientôt pour la suite !
Goten Askil
