Et voici le deuxième chapitre ;)


Chapitre 27 : Danse avec le bébé


Bilbo et Níniel se faufilèrent discrètement dans le camps elfe qui avait été monté juste devant les ruines de Dale. La jeune femme avait mis la capuche sur sa tête et serrait la cape autour d'elle pour ne plus être qu'une ombre parmi les ombres tandis que le hobbit par sa taille et sa capacité à se déplacer en silence ne se faisait pas remarquer. Ils passèrent derrière les gardes sans problème et dénichèrent la tente de Thranduil encore plus facilement : c'était la plus grande de tout le campement, elle dépassait toutes les autres d'au moins un mètre de hauteur... Et de largeur, une petite garnison aurait pu tenir sans problème à l'intérieur.

Ils entrèrent dedans sans un bruit mais Níniel vit quelqu'un qu'elle n'avait pas vu depuis tellement longtemps que quand elle le remarqua elle fut saisit d'une vive douleur ainsi que d'un soulagement sans nom.

-Gandalf ! S'exclama t-elle.

Tout ceux qui se trouvaient dans la tente se tournèrent alors vivement vers elle, il y avait bien entendu Thranduil et Gandalf mais aussi Barde et quelques elfes en armures complètes et armes à la main. Quand ils virent Bilbo et Níniel, ceux armés firent mine de vouloir les arrêter mais Gandalf se précipita à leur hauteur avant eux.

-Níniel ! Bilbo ! Mais que faites vous là ! S'exclama le vieux mage qui semblait soudain fou de joie.

-Nous avons quelque chose à demander au roi elfe, expliqua Bilbo en se démarquant soudain.

Le regard de Gandalf se rembrunit tandis qu'il pressentait ce qui allait suivre plus sûrement que s'il l'avait déjà vécu. Tout le monde regarda Bilbo fouiller dans la poche intérieur de sa veste, puis il en sortit une pierre pas plus grosse que son poing mais qui brillait plus fort que la lumière même du soleil. Ils restèrent tous bouche bée quelques secondes : subjuguaient pas la beauté de ce diamant.

-Le cœur de la montagne, souffla Thranduil en se relevant soudainement le regard rivé sur la pierre comme hypnotisé par sa beauté. Le joyau du roi.

-Comment peut-il être à vous ? Demanda Barde qui se doutait bien que Thorïn n'avait sûrement pas donné sa pierre au semi-homme.

-J'ai considéré que c'était mon quatorzième du trésor, fit Bilbo comme si c'était normal.

-Pourquoi feriez vous cela ? Vous ne nous devez rien.

-A vous oui, mais j'ai de l'affection pour ses nains, déclara Bilbo, ils sont incroyablement têtus et mal élevés mais ils sont aussi affectueux, bons et loyaux, et ceux sont mes amis. Et si je peux les sauver alors je ferais tout pour.

Níniel ne pu retenir un sourire face au discours du semi-homme, ses paroles retrouvaient un doux échos en elle.

-Cette pierre compte plus que tout pour Thorïn, continua t-il, je pense qu'en échange de sa restitution il vous rendra ce qui vous est dû. Il n'y aura alors plus lieu de se battre.

Thranduil et Barde échangèrent un long regard, puis l'homme se tourna vers Bilbo :

-Merci pour votre courage, nous tâcherons d'en faire bon usage, déclara t-il.

Thranduil jugeant cette partie terminée, se tourna alors vers Níniel qui essayait de se faire oublier depuis le début de la conversation, ce qui était plutôt peine perdue.

-Et v- toi, que fais-tu là ? Lui demanda celui qui était son père de sang.

-Je viens vous demander protection, lâcha t-elle à contre cœur. J'ai fuis Erebor et Thorïn et je vous supplie de me donner l'asile.

Devoir ainsi se vendre à celui qui avait gâché sa vie et celle de l'homme qu'elle aimait lui faisait plus mal que de se planter un poignard dans le ventre. Mais, depuis qu'elle avait pris conscience de la vie qui grandissait dans son ventre elle avait dû revoir sa fierté au rabais et avait décidé de tout faire pour elle, de la sauver coûte que coûte, même si pour ça elle devait se traîner dans la boue et supplier à genoux. Elle remarqua le regard emplis de pitié de Bilbo et ça ne fit qu'accentuer sa douleur, alors elle préféra l'ignorer.

-Je ne vois aucune raison de te le refuser, déclara le roi ce qui surpris la jeune femme.

La dernière fois qu'ils s'étaient vus elle n'avait pas spécialement était agréable avec lui, elle ne s'était pas attendue à ce qu'il la traite avec autant d'égards. Thranduil appela quelqu'un en elfique puis lui donna quelques ordres qu'elle ne pu pas comprendre.

-Si tu veux te reposer cet homme va te conduire à ta tente, expliqua t-il sans la quitter des yeux ce qui la mettait quelque peu mal à l'aise.

-Si vous voulez bien me suivre, fit le garde en se présentant à elle.

-Merci, souffla Niniel.

Alors qu'elle allait sortir de la tente elle se retourna et rejoignit Bilbo.

-Je suis désolée de vous abandonner ainsi, s'excusa t-elle en lui prenant soudainement ses mains dans les siennes. Je vous laisse la suite, mais il ne faut pas abandonner Thorïn, il vaut la peine qu'on se batte pour lui. Et est-ce que tu peux dire à Aslinn... Non, elle comprendra. Merci pour tout Bilbo, moi, lui et Thorïn te devons plus que la vie.

Elle n'avait pas osé dire le bébé devant Thranduil mais elle savait que Bilbo était assez intelligent pour comprendre à quoi elle faisait allusion.

-Ne t'inquiètes pas, je le ferais, promis Bilbo. Prends soin de toi.

Elle hocha la tête puis repartie sans plus se retourner. Níniel suivit le garde sans plus prononcer un mot, elle était harassée de fatigue et ne rêvait plus que de s'allonger et dormir en paix. Mais quand il s'arrêta devant une tente qui devait faire presque la même taille que celle de Thranduil elle ne pût s'empêcher de soupirer.

-J'imagine que ce n'est pas le genre de tente que vous donner à des invités de passage, soupira t-elle.

-Le roi m'a demandée de m'occuper de vous comme si vous étiez sa propre fille, expliqua le garde sans trahir la moindre émotion.

Níniel se promit de se venger de Thranduil et ses idées à la *** mais pour l'instant elle n'avait plus la force de quoi que ce soit, elle se glissa dans la tente à la suite du garde et s'assit sur une chaise en bois qui était dressée au milieu, à côté d'une table. Elle se laissa tomber plus qu'elle ne s'assit et elle sentit la tête lui tourner à nouveau tandis qu'elle sentait sa tête la lancer terriblement.

-Vous voulez quelque chose ? Demanda le garde qui voyait bien qu'elle n'allait pas très bien.

-Non, ça va aller.

Puis elle se souvient ce que lui avait dit Aslinn. Elle devait prendre soin d'elle, arrêter de vouloir se débrouiller toute seule, maintenant sa vie n'était plus la seule en jeu.

-J'aimerais bien à boire et à manger, finit-elle par demander. Et de l'eau pas du vin.

-Ce sera fait.

Le garde ressortit et elle se retrouva à nouveau seule. Il faisait nuit mais une lampe éclairait la tente de sa flamme vacillante. Elle la regarda danser pendant un instant, se sentant vidée de l'intérieur, mais elle avait toujours des douleurs à la tête qui lui faisait comme une puissante migraine. Quand le garde entra elle était à deux doigts de s'évanouir mais elle se força à paraître en bonne santé et dès qu'il sortit à nouveau elle se laissa faiblement aller contre sa chaise.

Son regard se posa sur les fruits qu'il lui avait portés mais la simple idée d'en manger ne serait-ce qu'une bouchée lui donna envie de vomir. Elle se força à boire quand même, pour ne pas avoir le ventre vide, elle vida plusieurs verres d'eau avant de se sentir un peu mieux. Níniel se relaissa tomber contre le dossier de sa chaise. Elle sentait que quelque chose clochait mais elle n'avait plus la force de se battre, elle se laissait doucement aller.

Soudain, Gandalf entra dans la tente.

-Níniel, déclara t-il sans préambule puis quand il vit son état il se précipita vers elle. Qu'est-ce qui t'arrive ?

-Je me suis cognée la tête, expliqua t-elle faiblement en évitant de préciser que c'était Thorïn qui lui avait fait ça.

-Je pense pouvoir t'aider, déclara t-il en l'examinant. Laisses moi faire.

Le vieux mage tira une chaise devant elle et s'assit l'air préoccupé, puis il plaça ses deux mains de chaque côté de sa tête et se mit à psalmodier dans une langue qui lui était inconnue. Níniel se surpris à penser que cela faisait beaucoup de langues qu'elle ne connaissait pas puis elle se laissa aller à une douce torpeur qui l'apaisa. Ils restèrent ainsi pendant de longues minutes jusqu'à ce que Gandalf juge qu'elle était sortie d'affaires.

-C'est une sale blessure que tu t'es faite, déclara le vieux mage.

-Erebor n'est plus ce qu'il était, plaisanta Níniel qui se sentait soudain beaucoup mieux.

Elle piqua même une poire dans le panier de fruits que le garde lui avait porté et mordit dedans avec appétit.

-Je veux bien le croire, fit Gandalf. Mais je pense que tu as quelque chose à me dire non ? Tu n'aurais jamais quitté la compagnie sans une très bonne raison.

-C'est vrai, avoua la jeune elfe. Il s'est passé quelque chose dans la montagne...

-Thorïn, soupira Gandalf.

-Tu le savais ? Demanda Níniel surprise.

-C'est ce que je redoutais le plus, j'avais espéré qu'il serait plus fort que son grand père mais je mettais trompé, avoua le vieil homme.

Níniel sentit une colère sourde gronder en elle.

-Comment as-tu peux nous laisser courir ce risque ?! S'emporta t-elle celui qu'elle avait toujours considéré comme son père lui parut soudain bien vieux et bien las.

-Ce qu'il se passe ici dépasse une petite querelle entre elfes et nains, expliqua t-il.

-Non, tu ne comprends pas, répliqua Níniel. Ça n'a jamais été une simple querelle entre elfes et nains : Thorïn est devenu fous ! Il ne crois plus en rien et soupçonne tout le monde ! Cette blessure c'est lui qui me l'as faite ! Gandalf... Je suis enceinte de Thorïn, je portes son enfant en moi et j'aurais pu le perdre à cause de tout ça...

Níniel se laissa lourdement retomber dans sa chaise comme si son soudain excès l'avait vidée de toutes ses forces. Gandalf, quant à lui, semblait extrêmement triste et vieux, pour la première fois elle comprit qu'il n'était pas juste un magicien mais qu'il pouvait lui aussi faire des erreurs. Au fond, elle ne lui en voulait pas, mais elle avait eut peur pour son enfant.

-Je suis désolé pour ce qui vous est arrivé, fit Gandalf. Mais maintenant je suis de retour, je vais tout faire pour que ça s'arrange.

-D'accord, merci.

-Bon, reposes toi bien et prends soin de cet enfant, il pourrait bien devenir notre dernier espoir, déclara Gandalf en se levant.

Níniel lui sourit.

-Je suis sur que cet enfant sera extraordinaire.

-Moi aussi, avoua le vieux mage en riant.

Il sortit de la tente et Niniel se retrouva à nouveau seule avec elle-même. Non. Seule avec son enfant qu'elle protégerait de toutes ses forces. Elle se leva doucement et se coucha sur le lit de camps qui été monté dans la tente. C'était un des meilleurs lits dans lequel elle ait dormit depuis un bout de temps maintenant. Elle soupira d'aise et se laissa aller, la tête dans un oreiller moelleux. Níniel retira avec peines ses vêtements pour se retrouver nue comme au premier jour avec seulement la couverture jusqu'au ventre pour ne pas avoir froid. Depuis longtemps elle ne sentait plus se froid qui la saisissait constamment quand elle était dans la montagne, elle se sentait au chaud et en sécurité pour la première fois depuis trop longtemps. Quand est-ce que les bras de Thorïn avait cessé d'être sa cachette dans laquelle elle se sentait à l'abri du reste du monde ?

Cette remarque lui brisa un peu plus le cœur mais quand son regard tomba sur son ventre qui commençait à s'arrondir elle sentit une bouffée d'amour sincère la traverser. Elle se souvient de ce que lui avait promis Thorïn à Lac Ville : « Et aussi, si jamais nous avons un enfant, je te promets de l'accepter comme il sera, ce sera mon enfant et mon héritier, il ne sera jamais seul. Je ne l'abandonnerais jamais. » Elle se souvenait encore de l'effet qu'avait eu sur elle ces paroles, à ce moment là elle ne se doutait pas qu'elle était déjà enceinte, mais ça l'avait profondément touchée car elle savait à quel point il était sincère. Et même maintenant, elle continuait à avoir foi dans ses paroles, il lui suffisait de garder encore un peu espoirs.

Níniel caressa distraitement son ventre rond en faisant des petits ronds du bout des doigts, c'était très étrange de savoir qu'il y avait un bébé qui grandissait là dedans, depuis quelques temps elle avait commencé à ressentir sa présence bienfaisante en elle.

-Ne t'inquiètes pas mon ange, tout ira bien, murmura t-elle à son bébé.

Elle était sur qu'il pouvait l'entendre de là où il était et que ses paroles devaient le rassurer autant qu'elle.

-Ton père ne va pas très bien mais bientôt tout ira mieux, j'en suis sur. Jamais il ne nous abandonnerais, promit-elle. Nous vivrons tout les trois très heureux sans jamais personnes pour nous séparer.

Sans s'en rendre compte un sanglot lui avait échappé et elle recommença à pleurer en songeant à des jours plus heureux qu'elle espérait voir un jour. Mais elle n'était pas triste, son cœur et son esprit étaient imprégnés d'espoir pour leur futur à tout les trois. Cette nuit là, elle s'endormit sans peur ni terreur, ne restait que cette petite pointe dans son cœur de se sentir si loin de ses amis et de celui qu'elle aimait mais elle savait au fond d'elle qu'ils finiraient par tous se rejoindre à nouveau car ils étaient tous liées au un et autres.
Ils étaient une compagnie.
Ils étaient des amis.
Des frères et des sœurs.

Ils étaient une famille.

Le jour était levé depuis longtemps quand la demi-elfe émergea difficilement du sommeil, il lui fallut quelques minutes pour s'habituer à l'éclat du jour qui brillait dans sa tente. Ses yeux étaient plus habitués à l'obscurité de la montagne qu'à la lumière. Mais elle se sentait tellement mieux ainsi, elle était à moitié elfe et de par ce côté elle avait besoin de ce sentir libre et à l'extérieur. Quand elle tourna le regard elle vit qu'on avait déposé des vêtements sur sa chaise ainsi que de la nourriture en abondance sur sa table. Dans une autre situation elle n'aurait peut-être pas accepté cette charité qui la mettait mal à l'aise mais la situation d'aujourd'hui était différente alors elle prit à manger en souriant et se força à tout finir en imaginait Aslinn entrain de la forcer à tout engloutir comme elle le faisait dans la montagne.

Repenser à elle lui fit repenser à tout les autres membres de la compagnie, elle revit chacun des visages de ses amis, elle se demandait ce qu'ils faisaient à ce moment là. Elle espérait aussi que Bilbo allait bien, elle avait peur de la réaction que Thorïn pourrait avoir et elle se doutait bien que le petit hobbit était trop intègre pour lui mentir. Puis il y avait Fili et Kili pour qui elle avait aussi beaucoup de peine, le roi était leur oncle et ils devaient se sentir bien démuni face à cette situation. Et tout les autres aussi, pauvre Ori si jeune il ne devait pas comprendre ce qui arrivait à leur compagnie. Les autres, les plus vieux et aguerris devaient se souvenir de l'époque où c'était Thror qui se comportait ainsi, et elle se doutait bien que ça ne devait pas être des souvenirs plaisants. Mais, elle gardait espoir. Thranduil avait la pierre maintenant, la guerre serra évitées et tout rentrera dans l'ordre. Il le fallait.

Níniel attrapa une fraise qu'elle goba en une seule bouchée et trouvant le goût soudainement formidable elle avala toutes les autres de la même façon. Elle enfila aussi distraitement la robe qui avait été déposé à son intention sur la chaise puis continua à s'empiffrer littéralement. Bien entendu elle avait déjà mangé à de nombreuses reprises, ce genre de fruit ce trouvait sans problème dans la nature, mais aujourd'hui elle avait l'impression que c'était la meilleure chose qu'elle n'avait jamais mangé. Pour vérifier elle avait croqué dans une pomme et une pêche mais seules les fraises lui faisaient cet effet là.

C'est donc dans cette situation là que Thranduil trouva celle qui était en réalité son unique fille. Et il regretta beaucoup. Elle était entrain de s'enfiler fraises sur fraises et bien entendu elle en avait le bout des doigts tout rouge et les lèvres rubis et quand il toussota pour se faire remarquer elle darda vers lui un regard bleu tellement innocent que tout ce qui s'était passé entre eux s'envola loin de son esprit sans qu'il ne comprenne pourquoi. Il réalisa soudain l'erreur qu'il avait fait en laissant sa mère partir, et à quel point celle qui se tenait devant lui n'était rien d'autre qu'une enfant qui avait dû grandir trop vite. Pendant la fraction de secondes durant laquelle ils s'entre-regardèrent il pût remarquer à quel point elle ressemblait à sa mère avec ses yeux bleus et ses longs cheveux noirs mais ses oreilles et ses traits faits venaient indéniablement de lui. Personne ne pouvait nier qu'elle était sa bâtarde.

-Qu'est-ce qui vous amène ? Demanda Níniel en se redressant et en lissant sa robe pour tenter de se donner une contenance, elle prit soin aussi d'adoucir sa voix pour éviter de trop se montrer arrogante même si elle ne pouvait toujours pas l'encadrer.

-Je suis venu m'assurer que tout allait bien pour toi, expliqua t-il.

Níniel regarda son père d'un air critique, la dernière fois qu'il l'avait vue il lui avait dit qu'il désirait la garder avec lui mais elle l'avait envoyé bouler, pourtant aujourd'hui il l'accueillait sans rien dire et la traitait aussi dignement que si elle avait été sa fille légitime.

-Je suis logée dans une tente digne de princesse et je suis sur que j'ai plus à manger que la moitié des gens du peuple de Barde, expliqua t-elle sans pouvoir s'empêcher de le prendre à rebrousse poils.

C'était plus fort qu'elle, il était roi, riche et prétentieux tout ce qu'elle pouvait détester chez une personne.

-Je te rassure, les gens de Lac Ville sont nourris comme toi, mais je reconnais que je ne leur fournis pas à tous une robe cousus en fils de soieries et de diamants, avoua t-il avec un petit sourire.

Niniel tiqua sur sa dernière phrase, puis baissa les yeux sur sa robe qu'elle avait enfilé sans même y jeter un œil : effectivement elle était magnifique, une ficelle la retenait à la taille et le bas tombait jusqu'à ses genoux mais étaient fendus sur les deux côtés pour la laisser libre de ses mouvements. Et le tout brillait doucement comme s'il y avait des paillettes dessus.

-Ah. Ce n'étaient pas des paillettes, fit bêtement Niniel.

-Non pas vraiment, répliqua Thranduil qui avait de plus en plus de mal à retenir son sourire supérieur.

-Ne penses pas que je te pardonne aussi facilement, contre-attaqua t-elle tout de même en lui tournant résolument la tête.

-J'avais crû comprendre ça la dernière fois, répliqua t-il, surtout le moment où tu as dis que je me polissais les ongles.

Níniel ne pu retenir un sourire coupable mais elle ne regrettait pas ce qu'elle avait dit !

-Tu m'as demandé de trahir mes amis.

-Ce n'est pas ce que tu as fais ?

-Non, répliqua t-elle, je suis ici pour une autre raison.

-Comme tu veux, fit Thranduil. Je ne suis pas ici pour te persécuter, j'ai d'autres problèmes en tête. Mais avant de partir je voulais mettre les choses au clair par rapport à ta mère.

-Ma mère ? Demanda Níniel surprise qu'il aborde ce sujet fâcheux.

-Oui. Je voulais juste que tu saches que je n'ai jamais su qu'elle était enceinte, elle s'est enfuie sans rien me dire. Si elle l'avait fait tout cela ne serais jamais arrivé, j'aurais pris soin de toi, jura t-il. Toujours est-il que je voulais juste que tu ne penses pas que ta mère t'ai abandonnée, je me suis renseigné après qu'on se soit rencontré. Et ta mère est morte en te donnant naissance, et... Je suis vraiment désolé pour ce qu'il t'est arrivé par la suite.

Níniel se mordilla la lèvre avant de prendre son oreille entre les doigts et de la tortiller, prouvant son dilemme intérieur. Elle ne savait pas ce qui la choquait le plus : que son père sache qu'elle avait été prostituée ou que sa mère était morte en lui donnant naissance et que donc elle ne l'avait jamais abandonnée.

-Je suis sur que ta mère t'as toujours aimée, déclara Thranduil avant de sortir.

-Attendez ! Où vas-tu ? Lui Demanda Niniel.

-Parlementer avec le roi sous la montagne.

-Je viens avec vous !


Finalement Thranduil se révèle être un père attentionné :p

Qu'est-ce que vous en avez pensé? Dites moi tout :D