Disclaimer : Tous les personnages et les lieux que vous connaissez appartiennent à JK Rowling et à la Warner Bros. Seuls le scénario et quelques personnages (ceux que vous ne connaissiez pas avant de commencer à lire) sont à moi et ces ingrats ne me rapportent pas d'argent.
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Note de l'auteur : Salut à tous et merci pour vos reviews ! Ça y est, on arrive enfin à la fin de l'été et au début de l'année scolaire, avec quelques surprises de mon cru quand même. Concernant le petit jeu de la dernière fois, personne n'a trouvé la réponse, aussi le jeu sera reconduit pour ce chapitre, avec toujours les mêmes récompenses. Plus de détails en fin de chapitre. Allez, bonne lecture à tous !
RàR anonyme : Merci à babette, La Prof et Angela pour leurs reviews et leurs encouragements. La Prof, pour être honnête, j'avais décidé de faire une anagramme avant de voir que ça donnait Tom & Jerry, j'ai juste trouvé ça drôle après coup ^^. Et j'ai pas souvent lu de voyages à Paris dans les fics non plus.
Chapitre 4 : Septième rentrée pour une deuxième sixième année
Cher Mr Paret,
En raison d'un problème technique indépendant de notre volonté, le train Poudlard Express ne sera pas en mesure d'effectuer son trajet ce jour. Le ministère de la Magie a décidé d'autoriser exceptionnellement l'utilisation de transports personnels pour que les élèves puissent venir à l'école. Nous vous demandons donc de nous faire savoir par retour de hibou si vous disposez d'un moyen de vous déplacer par vous-même : transplanage d'escorte, poudre de Cheminette, transplanage solitaire pour les élèves majeurs, ou autre (PAS de déplacement en balai, sous AUCUN prétexte). Si vous en avez un, précisez-le dans votre courrier et soyez présent à la gare de Pré-au-Lard à dix-sept heures trente précises.
Dans le cas contraire, merci de nous faire savoir si vous connaissez d'autres élèves ou familles d'élèves pouvant vous emmener. En dernier recours, dites-nous si vous avez connaissance d'autres élèves à proximité de votre domicile dans le même cas que vous afin de vous regrouper pour limiter le nombre de Portauloins à fabriquer.
Dans l'attente de votre réponse, je vous prie d'agréer l'expression de mes sentiments les meilleurs,
Minerva McGonagall
Directrice adjointe de l'École de sorcellerie Poudlard
Harry reposa la lettre qu'il venait de recevoir, l'esprit fonctionnant à plein régime. Était-ce vraiment un problème technique qui empêchait le Poudlard Express de remplir sa fonction, ou quelque chose de plus sinistre ? Il n'avait pas le souvenir d'avoir entendu parler que Voldemort ait un jour attaqué le train, mais il ne s'était jamais vraiment intéressé au déroulement de la première guerre, et il se rendait compte à présent quelle grave lacune dans son éducation cela pouvait présenter, vis-à-vis de sa situation actuelle. Comment un train magique pouvait avoir des "problèmes techniques", de toute façon ?
Un hululement agacé lui rappela qu'il devait répondre immédiatement au professeur de Métamorphose, et il hésita vaguement sur ce qu'il devait dire. Il n'était pas censé être majeur, ici, et il n'avait jamais passé son permis de transplanage, mais il avait pourtant reçu toutes les leçons et il savait le faire. Il songea qu'il pouvait probablement dire avoir reçu des leçons en France, mais Dumbledore devinerait probablement son mensonge et comprendrait qu'il avait déjà effectué une fois sa sixième année, contrairement à ce qu'il avait prétendu. Relisant la lettre pendant qu'il réfléchissait, malgré l'impatience grandissante du hibou, Harry réalisa qu'il se posait beaucoup de questions pour pas grand-chose, puisqu'il pouvait tout simplement prendre la Cheminette depuis le Chaudron.
Il descendit quand même demander à Tom si ça ne posait pas de problèmes, puis écrivit sa lettre au professeur McGonagall –le hibou lui écorchant la main en décollant. Ceci fait, Harry retourna dans la salle principale du pub, parce que l'heure du déjeuner commençait à approcher et qu'il ne pourrait de toute évidence pas se remplir l'estomac de bonbons à bord du train. En mangeant, il fit cette fois un peu plus attention à ce qui l'entourait et remarqua rapidement que la nouvelle du changement de programme concernant la rentrée des élèves à Poudlard était le principal sujet de conversation des clients du Chaudron Baveur. Il vit aussi plusieurs familles discuter avec Tom, sans doute des parents d'élèves habitant près d'ici qui voulaient demander la même chose que Harry.
En écoutant quelques-unes des conversations autour de lui, il comprit que la plupart des gens acceptaient l'explication du "problème technique" sans broncher, et qu'ils étaient plus agacés de ce bouleversement de dernière minute qu'inquiets de ce qui avait pu le causer. Cela amena Harry à se demander s'il était paranoïaque, ou si c'étaient eux qui ne savaient pas encore de quoi Voldemort était réellement capable. Vu la bonne humeur généralisée qui avait régné tout l'été sur le Chemin de Traverse, il était fort possible que ce soit la deuxième solution. Une nouvelle fois, il regretta de ne pas en savoir plus sur le déroulé de la première guerre, et résolut d'apprendre ce qu'il pouvait le plus vite possible. Ayant fini de manger, et comme personne ne semblait décidé à parler du mage noir, Harry remonta dans sa chambre.
Il vit que le hibou du matin était revenu avec une nouvelle lettre et un nouvel accès de mauvaise humeur. Il partit à tire-d'aile dès qu'il fut déchargé de son paquet, et Harry put lire le courrier qui répétait l'heure à laquelle il devait arriver en l'informant de l'adresse de cheminée à prononcer. Il s'allongea ensuite sur son lit et réfléchit à sa situation. Ce premier imprévu lui rappelait douloureusement la guerre, et qu'il avait une mission à accomplir pour y mettre fin. Il n'avait pas de temps à perdre.
-~~O~~-
Vers cinq heures de l'après-midi, Harry descendit de sa chambre après avoir une nouvelle fois vérifié qu'il n'oubliait rien. Sa cape d'Invisibilité, qui le quittait encore moins qu'auparavant depuis son bond dans le temps, était soigneusement cachée sous l'uniforme qu'il avait enfilé, et sa baguette dans son nouveau holster, prête à être dégainée. Il s'était un peu entraîné à la sortir ces derniers temps, et était à présent confiant sur le fait qu'il ne la perdrait pas en essayant de l'utiliser. Le reste de ses affaires remplissait à peine sa petite valise. Le Chaudron Baveur était beaucoup plus vide que le midi même, mais il y avait quand même une petite dizaine d'adolescents d'âge divers qui faisaient la queue pour emprunter la cheminée. Quand Harry passa, juste après un petit garçon qui devait être en deuxième ou troisième année, au moins quinze autres élèves, au bas mot, étaient arrivés derrière lui, et il se dit que certains seraient sans doute en retard.
Comme à chaque fois qu'il utilisait la poudre de Cheminette, son arrivée fut particulièrement maladroite et il ne dut qu'à son habitude et ses réflexes de tendre les mains devant lui pour éviter de se casser le nez. Il se releva en prenant appui sur sa valise et regarda autour de lui, constatant qu'il était en effet bien arrivé à la gare de Pré-au-Lard, si la marée d'élèves en robes noires et les rails désertés à quelques mètres devant lui étaient une quelconque indication. Le seul changement par rapport à la dernière fois où il était venu était que le mur derrière lui comportait aujourd'hui une dizaine d'âtres, comme l'atrium du ministère.
— Dépêchez-vous de vous éloigner des cheminées, d'autres vont bientôt arriver, vint une voix aigüe sur le côté.
Harry se tourna vers le petit professeur Flitwick, qui paraissait encore plus minuscule que d'habitude sans la pile de livres sur laquelle il montait pour faire cours, et hocha la tête avant d'avancer de quelques pas.
— Oh, mais attendez, je ne vous ai jamais vu ici. Vu votre âge, vous devez être le nouvel élève dont le directeur nous a parlé, je me trompe ?
— Non, c'est bien moi. Thomas Paret, enchanté, professeur.
— Moi de même, Mr Paret. Je suis le professeur Flitwick, et j'enseigne les Sortilèges, se présenta-t-il à son tour, même si Harry n'en avait pas besoin. Bienvenue à Poudlard !
— Merci.
— Vous devriez aller voir le professeur McGonagall, qui est à la fois professeur de Métamorphose et directrice adjointe de l'école. Elle est là-bas, en train de discuter avec le garde-chasse –vous ne pouvez pas le rater, il dépasse tout le monde de la tête et des épaules. Elle vous indiquera comment vous rendre au château et comment vous serez réparti.
— Réparti ? répéta Harry sans comprendre.
— Oui, dans une des quatre maisons de l'école. Le professeur Dumbledore vous a bien parlé du système des maisons ?
— Oui, mais je croyais… euh… que je pourrai choisir, se rattrapa-t-il.
Qu'est-ce que c'était que cette histoire de Répartition ? Il avait dit à Dumbledore qu'il était déjà à Gryffondor, donc ça ne servait plus à rien de le répartir de nouveau. Il commençait à avoir un mauvais pressentiment sur cette rentrée.
— Eh non, la Répartition est une cérémonie très importante qui marque traditionnellement l'entrée effective à Poudlard, mais le professeur McGonagall vous en parlera bien mieux que moi. Dépêchez-vous, elle n'aime pas beaucoup attendre.
Harry acquiesça distraitement et tira sa valise vers sa directrice de maison, espérant que tout cela n'était qu'une erreur. Il avait escompté s'asseoir discrètement à la table de Gryffondor et regarder de loin ses parents le temps de rassembler son courage pour aller leur parler, mais apparemment ce ne serait pas possible. S'il fallait attendre que le Choixpeau le renvoie chez les lions, il pouvait oublier la discrétion.
— Bonjour, professeurs, s'annonça-t-il quand il fut à portée de voix. Je m'appelle Thomas Paret, et le professeur Flitwick m'a dit de venir vous voir.
— L'élève qui intègre en sixième année ? demanda impérieusement McGonagall, et il répondit d'un hochement de tête. Bienvenue à Poudlard, et navrée du dérangement qu'a pu provoquer ce… problème technique.
S'il en avait encore besoin, la légère hésitation de McGonagall confirma à Harry que quelque chose se cachait derrière l'absence de l'Express.
— Vous allez monter au château en compagnie des élèves de première année, et je vous retrouverai là-bas avec les autres pour vous expliquer certaines modalités de votre séjour à Poudlard.
— Le professeur Flitwick a parlé de Répartition, mais…
— Ne vous inquiétez pas, coupa-t-elle, il n'y a rien de compliqué là-dedans, mais je vous expliquerai tout en même temps que les autres élèves de première année. Vous auriez pu être réparti cet été quand vous êtes venu voir le directeur, mais il a semble-t-il jugé préférable que cela se passe en même temps que les autres nouveaux élèves. Quoiqu'il en soit, je vous laisse entre les mains de Hagrid, notre garde-chasse. Il vous conduira au château. À tout-à-l'heure, Mr Paret.
Elle partit avant qu'il n'ait pu essayer de la faire changer d'avis, le laissant seul en compagnie de Hagrid. En même temps, si Dumbledore avait lui-même dit à son adjointe qu'il n'avait pas encore de maison, ça ne servait sans doute à rien de discuter. Il allait traverser avec la troupe des premières années, poser une nouvelle fois le Choixpeau sur sa tête, et il finirait par rejoindre les autres Gryffondor de sixième année, ce n'était pas si grave. En suivant des yeux la directrice adjointe, Harry s'aperçut que la plupart des élèves étaient partis dans les diligences –dont il voyait toujours les Sombrals, d'ailleurs. Il ne restait plus que Hagrid, lui, et les premières années qui regardaient le demi-géant avec appréhension.
— Alors comme ça tu es nouveau ? Je me présente, Rubeus Hagrid, Gardien des Clés et des Lieux à Poudlard. C'est aussi moi qui suis chargé d'amener les premières années au château. Tu étais où, avant de venir à Poudlard ? Tu étudiais chez toi ?
— Non, à Beauxbâtons, répondit simplement Harry, plus par égard à son amitié future avec le demi-géant que par réelle envie de faire la conversation.
— Ah, français, hein ? continua-t-il, ce à quoi Harry hocha la tête, toujours occupé à se demander comment se faire remarquer le moins possible dans la Grande Salle.
Hagrid dut comprendre qu'il n'était pas d'humeur très bavarde, parce qu'il ne poursuivit pas sur le sujet. À moins qu'il n'ait reçu un signal ou un autre lui faisant savoir qu'il était temps de partir. En tout cas, il se tourna vers le groupe d'enfants rassemblés autour d'eux et leur dit de le suivre pour se rendre au château, et de laisser leurs affaires là, que quelqu'un s'en occuperait. Jetant un coup d'œil à la gare à présent déserte, Harry vit que la dernière diligence se mettait à son tour en mouvement en direction de l'école, après que le professeur Flitwick et un homme qu'il ne reconnaissait pas soient montés dedans.
Le trajet fut semblable à ce qu'il se souvenait de sa première année, les regards jetés dans sa direction y compris, malheureusement. Lui qui avait voulu profiter de ce changement d'époque pour vivre un peu dans l'anonymat, c'était raté : il lui semblait que tous les premières années, sans exception, le fixaient en se demandant pourquoi un des élèves les plus vieux faisaient le voyage avec eux, et le pire était qu'il ne pouvait pas leur en vouloir de leur curiosité, parce qu'il aurait eu la même à leur place. Enfin, au moins cette fois c'était lui, pas juste sa cicatrice, qui attirait l'attention, il supposait que c'était un progrès.
-~~O~~-
Harry se sentait particulièrement stupide à attendre au milieu des premières années pour passer sous le Choixpeau magique. Pourquoi Dumbledore n'avait-il pas voulu le laisser retourner à Gryffondor, tout simplement ? À quoi est-ce que ça rimait de devoir subir tous ces regards curieux de la part des nouveaux élèves et des anciens –qui n'avaient probablement jamais vu quelqu'un d'aussi vieux être réparti– alors qu'il avait déjà une maison ? Il soupira un bon coup, ça ne servait à rien de ruminer plus longtemps, ce qui était fait était fait. Il regarda la file des premières années s'écourter lentement –encore plus lentement, lui semblait-il, à présent qu'il était debout et qu'il attendait que d'ordinaire quand il était assis.
Quand il entendit Puckle, Dylan, être envoyé à Serdaigle, il dut retenir un nouveau soupir en réalisant que son nom d'emprunt aurait déjà dû être appelé, et en comprenant qu'il devrait attendre jusqu'à la fin pour passer. Il n'était pas au bout de ses peines, cependant, car au lieu de se voir appeler après le dernier première année, il vit avec effroi McGonagall ré-enrouler sa liste et jeter un coup d'œil à Dumbledore. Celui-ci se leva, les yeux pétillants, et n'eut aucun mal à obtenir l'attention de tout le monde dans la salle :
— Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, chers professeurs et chers fantômes, je vous souhaite à tous la bienvenue pour cette nouvelle année à Poudlard. Avant de profiter du délicieux repas préparé par les cuisines, vous avez tous remarqué qu'il nous reste une répartition, quelque peu inhabituelle s'il en est, à effectuer. Les élèves de sixième année auront en effet le plaisir d'accueillir parmi eux Mr Thomas Paret, qui nous arrive de l'Académie Beauxbâtons, en France. Ne vous en faites pas pour le problème de langue, son anglais est excellent, et je vous demanderai donc à tous de lui réserver un accueil chaleureux. Maintenant, Mr Paret, si vous voulez bien vous asseoir et revêtir le Choixpeau Magique.
Le directeur se rassit et Harry s'avança dans un silence complet vers le tabouret qui était toujours là. Il sentait presque son visage chauffer de recevoir autant d'attention et en voulut énormément à Dumbledore d'avoir théâtralisé sa répartition ainsi. McGonagall posa le Choixpeau sur sa tête quand il fut assis, et il nota que cette fois, il lui alla comme un gant, au lieu de lui tomber devant les yeux comme cela lui était arrivé pendant sa première répartition. Aussitôt que l'artefact toucha sa tête, Harry entendit dans sa tête :
— Tiens donc, quelqu'un qui me connait alors que je ne l'ai jamais vu, c'est étrange ! Ah, mais oui, bien sûr, Albus m'avait parlé d'un voyageur temporel en visite, cette année. Ça ne m'était jamais arrivé, tu seras une première, jeune homme ! Mais bon, mettons-nous au travail, où vais-je te mettre ?
— J'ai dit à Dumbledore que j'étais, ou que je serai à Gryffondor dans le futur, pensa très fort Harry. Ce n'est pas la peine de réfléchir pendant des heures, tu peux tout de suite m'y renvoyer.
— Oh, je ne doute pas du choix que je ferai dans quelques années, mais il se peut fort bien que tu aies changé depuis ce temps-là. Gryffondor, disais-tu ? Oui, je comprends pourquoi, tu as beaucoup de courage, et un sens de l'honneur qui aurait beaucoup plu à mon ami Godric, c'est certain.
— Tu vois ? Alors...
— Cependant, coupa le Choixpeau, je ne pense pas que ce soient tes principaux traits de caractère aujourd'hui. Pas plus que ça ne l'était à ton époque si j'en juge notre première rencontre. Non, tu es très courageux, mais je pense que tu aurais plus ta place parmi les ambitieux. N'as-tu pas résolu récemment d'atteindre un objectif impossible ? De changer le passé sans changer l'Histoire ?
— Non, blanchit Harry, pas Serpentard. S'il-te-plaît, n'importe où mais pas Serpentard !
— Ah non, alors, pas toi aussi ! s'agaça le Choixpeau. J'ai déjà dû endurer les refus de la plupart des premières années que j'ai envoyés chez Salazar, donc maintenant ça suffit ! Je ne sais pas pourquoi Serpentard a une aussi mauvaise réputation ces temps-ci, mais ayant déjà été ici plusieurs années, tu devrais savoir mieux que ça à quoi t'en tenir ! Ma décision est prise.
— Non, attends ! Je n'ai rien contre Serpentard, c'est juste que je veux retrouver...
— Tes parents, c'est ça ? Eh bien rien ne t'empêche de leur parler en étant à Serpentard. Ça ne ferait pas de mal de voir quelques personnes sortir un peu de leur maison, pour changer. C'est décidé, tu seras un SERPENTARD !
Le dernier mot avait explosé dans la Grande Salle avec la force d'une bombe –et son caractère destructeur, dans le cas de Harry–, déclenchant des applaudissements polis venant de la table la plus proche de la porte ainsi que des sifflements émanant, remarqua Harry, de nul autre que son père et son parrain. Démoralisé, Harry tendit le vieux bout de tissu à McGonagall, non sans le foudroyer du regard au passage, puis se dirigea vers la table des vert-et-argent, cherchant des yeux où il pourrait s'asseoir –de préférence pas au milieu des petits premières années. Il vit un type blond lui faire signe de venir s'installer à côté de lui, mais la masse de cheveux noirs graisseux juste en face de la place libre le dissuada.
Harry se détourna presque immédiatement d'eux, ne se sentant pas prêt à côtoyer Rogue pour l'instant. Pour dire vrai, il n'était pas certain de ce qu'il ferait s'il croisait la route du futur Mangemort aussi tôt après l'assassinat de Dumbledore. Il s'assit sans un mot au seul autre espace libre qu'il voyait, en face d'une rouquine qui avait l'air d'avoir environ son âge, à quelques places de Rogue. Il n'avait pas trop l'intention de faire la conversation, se sentant bien plus d'humeur à ruminer toute la soirée sur la décision du Choixpeau de l'envoyer dans la fosse aux serpents. Cependant, la fille en face de lui en décida autrement et lui lança directement, avec un accent irlandais à couper au couteau :
— Salut, le nouveau. Alors comme ça tu es en sixième année. Nous aussi. Chelsea Cooper, enchantée.
— Moi, c'est Amy Rosier, se présenta sa voisine.
— Thomas Paret.
— Pourquoi tu n'as pas été t'asseoir avec Gueule d'ange ? demanda la dénommée Chelsea Cooper.
— Qui ça ? demanda Harry en arquant un sourcil, étonné par le surnom.
— Oh, c'est vrai, pardon. Je parle du blondinet qui te faisait signe, Julius Wilkes, mais tout le monde l'appelle Gueule d'ange. Il est dans notre année, donc tu le rencontreras probablement ce soir dans la salle commune de toute façon.
— Pourquoi vous l'appelez comme ça ?
Il croyait se souvenir qu'il avait entendu parler d'un Mangemort nommé Wilkes à un moment ou à un autre, mais si c'était bien le même, il ne voyait pas tellement un mage noir avec un surnom aussi stupide.
— Parce qu'on dirait un gros bébé qui a grandi trop vite avec sa tête toute ronde et ses cheveux blonds, sourit Rosier. Mais ne t'inquiète pas, même mon frère l'appelle comme ça, donc il est habitué. C'est son meilleur ami, ajouta-t-elle à son regard interrogateur.
Rosier et Wilkes, ça lui revenait maintenant : Sirius les avait mentionnés en quatrième année quand il avait parlé de la bande de Mangemorts de Rogue, et il lui semblait qu'Evan Rosier était celui qui avait cassé une partie du nez de Maugrey Fol'Œil. Son séjour à Serpentard commençait bien. Tant qu'il y était, il pouvait chercher à savoir combien de Mangemorts exactement il allait avoir dans sa classe :
— Il y a qui d'autre, dans notre année ?
— À Serpentard, il y a nous deux, mon jumeau Evan et Gueule d'ange qui sont inséparables, compta Rosier, Rodolphus Lestrange et Bella Black, les préfets. Préfet, ça veut dire qu'ils sont un peu responsables de la discipline dans la maison, mais ça va, ils ne sont pas trop durs. Il y a aussi Alecto Carrow, même si là elle est avec son copain à la table de Serdaigle, Willy Avery qui suit Rodolphus comme son ombre, et Severus Rogue, un génie en potions un peu asocial sur les bords. Et maintenant, il y a toi !
Harry avait envie de pleurer, ou de casser quelque chose. À part la première fille à qui il avait parlé, Cooper, il était complètement entouré de futurs Mangemorts, et pas des moindres. Quoique, il exagérait : la fille Rosier était peut-être seulement la jumelle d'un Mangemort, pour ce qu'il en savait.
— Tu oublies Vera, Amy, la contredit Cooper.
— Ah oui, c'est vrai. Vera Silvins est aussi à Serpentard, techniquement, mais on ne la voit presque jamais en-dehors des cours.
— Pourquoi ça ? s'enquit Harry.
— Elle est toujours avec sa sœur de Poufsouffle. Même le soir, elle ne passe dans la salle commune que le temps de descendre à notre dortoir, alors on la laisse tranquille.
Peut-être y avait-il quelqu'un de fréquentable dans cette maison, finalement.
— À ton tour, maintenant, reprit Cooper avec un sourire de prédateur. Alors comme ça tu viens de Beauxbâtons. C'était comment ?
— Magnifique, fut le premier mot qui lui vint à l'esprit au souvenir des quelques photos de l'école française qu'il avait vues dans le dossier fourni par Dumbledore. On a cours dans un château au milieu d'un parc sur une petite île, et il y a des sculptures et des tableaux de maître dans tous les couloirs, c'est juste… magnifique, répéta-t-il.
Il n'était pas spécialement un grand amateur d'art, mais Beauxbâtons ressemblait à tout ce qu'il avait entendu dire des fameux châteaux français de la Renaissance, la magie en plus. Le résultat était simplement à couper le souffle, même s'il adorait Poudlard et sa rusticité médiévale. Fleur n'avait pas eu complètement tort quand elle était venue, en quatrième année : sur le plan visuel, les deux écoles ne jouaient pas dans la même catégorie.
— Pourquoi tu as changé d'école, si c'était si bien ?
— Mes grands-parents chez qui j'habitais sont morts, et j'ai été placé sous la garde de Dumbledore, comme c'était un ami de ma mère.
— Était ? nota Rosier d'une voix prudente.
— Mes parents sont morts quand j'étais petit dans un accident de tapis volant, répondit abruptement Harry. J'ai vécu chez mes grands-parents paternels jusqu'à il y a deux mois.
Harry s'en tenait à l'histoire que Dumbledore lui avait racontée parce que d'après lui, c'était réellement arrivé à François et Jennifer Paret, mais il ne pouvait s'empêcher de remarquer les similitudes avec le mensonge que lui avaient raconté les Dursley à propos de ses vrais parents. C'était encore plus dur en sachant qu'ils étaient tous les deux encore bien vivants dans la même salle que lui et sans aucune idée de ce qui allait leur arriver, et il dut faire un effort conscient pour ne pas se retourner vers la table de Gryffondor.
— Oh, désolée, je ne voulais pas te rappeler de mauvais souvenirs, répondit Rosier, et elle semblait sincère.
— Hum.
Il y eut un moment de gêne que Harry mit à profit pour entamer vraiment son repas, content qu'on le laisse un peu tranquille. Entre l'absence de voyage en train et sa répartition à Serpentard, son retour à Poudlard ne s'était absolument pas passé comme prévu, et il aurait bien aimé avoir un peu de temps à lui pour le digérer. Comment allait-il se débrouiller pour faire la connaissance de ses parents, s'il était dans une autre maison, et qui plus est à Serpentard ?
— Au fait, Thomas, est-ce que quelqu'un t'a parlé du système des maisons ? lui demanda Cooper, le sortant de ses pensées.
— Il y en a quatre, on partage une salle commune, un dortoir et les cours, c'est ça ? résuma Harry.
— En gros, c'est ça, mais apparemment personne ne t'a dit le plus important. À savoir qu'être réparti à Serpentard t'a implicitement désigné comme ennemi des élèves des trois autres maisons, et en particulier des Gryffondor.
— Pourquoi ça ?
— Ils pensent que nous sommes tous des fanatiques qui vont rejoindre Voldemort pour essayer de tuer tous ceux qui n'ont pas le Sang-Pur, lâcha Rosier d'une voix un peu plus basse que le reste de leur conversation.
Harry fut surpris que le nom du mage noir ne provoque aucune réaction autour de la table. Peut-être qu'il ne faisait pas encore assez peur pour que sa seule évocation fasse frissonner la plupart des sorciers. Malgré tout, ça ne l'empêchait pas de remarquer l'ironie de ce qu'elle venait de dire, sachant que la quasi-totalité des élèves de leur classe allaient justement recevoir la Marque des Ténèbres dans les années à venir.
— J'espère que ce n'est pas vrai, parce qu'aucun de mes parents n'était un Sang-pur, déclara-t-il pour jauger leur réaction.
— Bien sûr que ce n'est pas vrai, répliqua Cooper. Moi aussi, je suis de Sang-mêlé, si tu veux savoir, alors ce n'est pas demain la veille que je vais rejoindre un maniaque de la pureté. Je ne vais pas te mentir, il y en a à l'école qui sont plutôt intéressés, mais c'est vrai pour toutes les maisons, pas seulement Serpentard. On a simplement ceux qui s'en cachent le moins.
Harry vit distinctement la fille Rosier regarder en direction des autres sixièmes années, sans doute vers son frère, et nota avec intérêt qu'elle ne disait rien, elle. Cooper allait de toute évidence continuer, mais elle s'interrompit quand les desserts disparurent. Les discussions dans toute la salle s'arrêtèrent progressivement, et Harry se retourna sur son banc pour regarder le directeur faire son habituel discours de début d'année.
— Bonjour à tous, et bienvenue pour cette nouvelle année à Poudlard ! J'ai quelques informations à vous communiquer avant de vous laisser vous abandonner au sommeil que vous convoitez tous. Tout d'abord, je suis dans le regret d'annoncer que le professeur Taddler a été victime d'un malencontreux accident de potions cet été et ne sera pas en mesure de reprendre ses fonctions cette année. Il sera remplacé par le professeur Kenterton, qui est donc votre nouvel enseignant de Défense contre les Forces du Mal.
Il y eut quelques applaudissements polis alors que l'homme que Harry avait vu avec Flitwick à Pré-au-Lard agitait la main, mais son attention fut surtout attirée les quelques jurons murmurés par certains Serpentard, dont Cooper en face de lui. Il se tourna vers elle d'un air interrogateur, et la surprit en train de tendre un Gallion à son amie, qui elle était tout sourire. Il remarqua que pas mal de pareils échanges avaient lieu autour de la table, mais avant qu'il ait pu en demander la raison, Dumbledore termina son discours :
— Bien, maintenant que les présentations sont faites, je me dois de vous apprendre, ou de vous rappeler pour la plupart d'entre vous, qu'il est interdit de faire de la magie dans les couloirs en-dehors des cours, et qu'il est tout aussi interdit de vous rendre dans la forêt qui entoure le parc. Tout contrevenant s'expose à de sévères punitions pouvant aller jusqu'au renvoi de l'école. Sur ce, et parce que je sais que vous n'écoutez plus depuis longtemps le babillage d'un vieil homme, tout le monde au lit !
— C'est quoi le problème avec le prof de Défense ? interrogea Harry en se levant à la suite des autres. Pourquoi tout le monde l'insultait ?
— Oh, on ne l'insultait pas, répondit légèrement Cooper. C'est juste que ça fait des années qu'aucun prof de cette matière n'est resté plus d'un an, il parait que le poste est maudit. Du coup on fait des paris.
— Tu avais parié que le précédent resterait ?
— Il me paraissait du genre dur-à-cuire, donc j'avais dit qu'il démissionnerait, et Amy qu'il partirait à cause d'une blessure.
Harry hocha la tête en les suivant hors de la Grande Salle. Il n'avait jamais entendu parler de paris de ce genre à son époque, mais ça ne lui paraissait pas absurde. C'était même tout-à-fait le genre de choses qu'auraient pu faire Fred et Georges Weasley pour gagner un peu d'argent de poche. Il regarda avec plus qu'un peu d'envie les élèves qui partaient dans les étages, et suivit sans un mot ses nouvelles "camarades" de classe dans les cachots, empruntant les mêmes couloirs que pendant sa deuxième année. Ils arrivèrent bientôt devant le mur qui masquait l'entrée de la salle commune, et Rosier donna le mot de passe pour l'ouvrir :
— Barnabas Cuffe. C'est le mot de passe pour rentrer dans la salle commune, expliqua-t-elle inutilement. C'est plutôt simple de s'en rappeler, le professeur Slughorn –c'est le directeur de Serpentard– choisit toujours les noms de personnes célèbres qu'il a eues comme élèves.
Étrangement, ça ne l'étonnait pas du tout du volumineux professeur de Potions de vouloir rappeler à la moindre occasion à qui il avait enseigné : Slughorn ne devait pas avoir beaucoup changé entre cette époque et la sienne. La salle commune de Serpentard était semblable à ce dont il se rappelait, et cela ne faisait que renforcer son envie de retourner au plus vite à son époque. Entre la lueur légèrement verdâtre que le lac donnait à la lumière des torches, les fauteuils de cuir foncé et les poissons qu'on voyait passer par les hautes fenêtres –quand ce n'étaient pas des Strangulots ou le calmar géant–, le seul mot que Harry trouva pour décrire l'endroit où il se trouvait était "lugubre".
— Et voilà, on y est. On n'a pas de tableaux de maître et ça peut paraître un peu sombre, mais on s'y habitue vite, tu verras. En plus c'est super confortable. Les dortoirs des garçons sont à droite, mais si tu veux, Rodolphus et Bella ne devraient pas tarder à revenir avec les premières années, ils pourront te faire la visite complète.
— Merci, c'est bon, mais je crois que je vais aller me coucher, refusa Harry en essayant de sourire. J'attendrai demain pour la visite guidée.
— Comme tu veux, répondit Rosier. Bonne nuit alors, Paret !
Harry répondit de même, et regarda les deux filles se diriger vers un escalier descendant à l'opposé de celui que Rosier venait de lui indiquer. Il n'y avait pratiquement personne dans la salle commune, à part deux élèves en train de se réchauffer devant la cheminée, mais Harry n'avait aucune envie d'attendre le retour des Lestrange. Il fit donc ce qu'il avait dit et descendit l'escalier vers son dortoir, songeant quand même qu'il fallait vraiment aimer vivre sous terre pour installer les dortoirs encore plus profondément alors que la salle commune était déjà aux cachots. Contrairement à ce qu'il avait espéré, en revanche, les autres Serpentard de sixième année, à l'exception de Lestrange, étaient déjà présents dans le dortoir, en train de discuter en vidant leurs malles.
— C'est toi le nouveau ? fit le plus proche de la porte en levant la tête vers lui. Tu aurais pu manger avec nous, tu n'aurais pas eu à supporter le babillage des filles.
— J'ai pris la première place libre que j'ai vue, mentit-il à moitié en haussant les épaules. J'ai eu de la chance de tomber des sixièmes années.
— Bref. Moi, c'est Julius Wilkes.
Dans les dortoirs, les torches éclairaient en lumière normale, donc Harry vit clairement d'où venait le surnom de Wilkes : il avait peut-être la carrure de Crabbe avec deux têtes de moins, mais il avait vraiment le visage d'un poupin. L'habit ne fait pas le Mangemort, songea Harry en serrant malgré tout la main qu'il lui tendait pour ne pas faire d'esclandre. Il dut ensuite subir le même genre de présentation de la part de Rogue, Avery et Rosier mâle, ce qui lui donna une forte envie d'aller se laver les mains. Il n'avait pas été en compagnie d'une telle concentration de mages noirs depuis le Département des mystères. C'était à peine si Rogue avait daigné lever les yeux pour le saluer, ce qui lui convenait très bien puisqu'il avait du mal à ne pas lui lancer un sort à vue, mais Evan Rosier fut un peu plus bavard :
— Je ne sais pas ce que ma sœur t'a dit, mais à Serpentard il vaut mieux rester en groupe quand on sort des cachots. Donc évite de te balader tout seul, c'est un conseil.
— Sinon ?
— Tu as déjà testé le duel à quatre contre un ?
Harry était entre-temps arrivé à côté de son lit à baldaquin, tout au fond du dortoir, et se retourna lentement en se mettant légèrement en position défensive. Il s'était attendu à ce que l'ambiance à Serpentard soit tendue, mais pas au point de recevoir des menaces directes dès le premier soir. Rosier avait parlé d'une voix légère, et les trois autres avaient recommencé à déballer leurs affaires, mais Harry se prépara quand même à sortir sa baguette au moindre geste suspect, se félicitant d'avoir acheté le holster qui réduisait grandement son temps de réponse.
— Evan, espèce d'imbécile, intervint Wilkes d'un ton léger. Rodolphus n'est pas là, il va croire que tu le menaces si tu présentes les choses comme ça.
— Que je… ah d'accord, sembla réaliser Rosier avec un sourire gêné. Désolé, Paret, je ne voulais pas te faire peur. Je ne parlais pas de nous quand je disais quatre contre un, je parlais de la bande à Potter. Ils sont quatre et leur passe-temps préféré c'est de lancer des sorts à des types seuls pour faire des blagues pas drôles. C'est eux qui t'ont sifflé quand tu as été réparti.
— Je sais me défendre, rétorqua sèchement Harry.
D'une part, il n'était pas encore tout-à-fait certain que Rosier ait vraiment voulu parler des Maraudeurs et pas des quatre Serpentard, et d'autre part il savait que les Gryffondor n'attaqueraient pas quelqu'un qui ne leur avait rien fait. Surtout de façon aussi déloyale.
— Si tu as envie de te débrouiller, fais comme tu veux, conclut Rosier en retournant enfin à ses bagages. Mais si tu ne me crois pas, tu peux demander à Severus ce qu'ils lui ont fait après les dernières BUSE.
— Arrête de parler de ça, Rosier ! éructa le futur professeur de Potions. Et ça ne te regarde pas, Paret, mêle-toi de tes affaires !
Harry fit mine de ne pas avoir entendu et vida à son tour sa valise, ce qui prit beaucoup moins de temps que ses colocataires, étant donné qu'il ne comptait pas rester longtemps dans ce dortoir –moins longtemps que jamais, en fait. Il se souvenait bien sûr de ce qui s'était passé après la BUSE de Défense contre les Forces du Mal de ses parents, et ça ne le mettait pas à l'aise, mais ça n'avait rien à voir avec lui. Sirius et son père avaient des raisons d'en vouloir à Rogue, et c'avait sûrement été une vengeance pour un quelconque coup tordu que leur avaient fait les Serpentard.
Lestrange finit par arriver et se présenta lui aussi, puis les cinq élèves discutèrent entre eux de banalités : les cours, les vacances, le Quidditch, les filles –rien en rapport avec leur projet de rejoindre Voldemort, en somme. Harry n'avait jamais imaginé être envoyé à Serpentard, et n'avait donc jamais particulièrement réfléchi à leurs sujets de conversation habituels, mais s'il l'avait fait il ne se serait certainement pas attendu à ce qu'ils soient aussi… normaux. Il aurait été moins surpris d'entendre des gens comme Bellatrix ou Rosier faire de longs discours sur la pureté de sang dans la salle commune en étant applaudi par leurs camarades.
— Au fait, Paret, prévint Lestrange, je ne sais pas comment c'était à Beauxbâtons mais là le petit déjeuner est servi dans la Grande Salle entre sept heures trente et neuf heures, et les cours commencent à neuf heures moins le quart. D'habitude on monte vers huit heures, si tu veux venir avec nous.
— Je verrai quand je me réveillerai, répondit Harry sans s'engager.
— N'oublie pas d'aller chercher ton emploi du temps, en tout cas, Slughorn les distribue au petit déjeuner.
Harry ferma ses rideaux en marmonnant un vague "bonne nuit" et s'allongea sur son lit, pensif. Qu'est-ce qu'il allait bien pouvoir faire maintenant qu'il avait été envoyé dans ce nid de serpents ? Le Choixpeau pouvait dire ce qu'il voulait, jamais il ne pourrait connaître vraiment ses parents s'il était chez l'ennemi héréditaire…
Et hop, chapitre 4 terminé ! Comme vous le voyez, on commence à attaquer l'histoire elle-même, et Harry commence déjà à avoir des ennuis ^^. Comme d'hab, quelques observations :
- Oui, j'ai vu l'arbre généalogique des Black, donc je sais que Bellatrix est censée avoir dans les 9 ans de plus que les Maraudeurs. Seulement un jour j'ai lu un livre qui s'appelait "Harry Potter et la Coupe de Feu" (vous connaissez ? ^^), et dedans il y a un personnage nommé Sirius Black qui dit clairement que Rogue était dans une bande de Serpentard dont font aussi partie "les Lestrange, c'est un couple marié". L'arbre généalogique, pour moi, c'est comme le reste des interviews de JK, Pottermore ou les fics : une bonne source d'inspiration, mais c'est pas du canon. Donc tant que ça m'arrange, tant mieux, mais si ça ne me plaît pas je n'hésite pas à l'ignorer. Surtout quand ça contredit les bouquins.
- Pour la proportion totalement irréaliste de Mangemorts dans leur année, je me base sur la même conversation, qui dit que presque toute la bande a fini par rejoindre Voldemort. De toute façon Rosier, Wilkes, Avery et les Lestrange étaient nommés, donc ça ne me laissait pas beaucoup de choix. J'ai juste rajouté Alecto Carrow.
- Oh, et pour ceux qui s'inquiètent, oui, Lily finira par apparaître dans cette fic. Je ne l'ai pas oubliée cette fois ^^
- Concernant le petit jeu de la dernière fois, je le maintiens pour le prochain chapitre avec les mêmes gains en cas de victoire. Plusieurs l'ont proposé, mais ça n'a rien à voir avec le Horcruxe dans la tête de Harry, c'est une sensation commune à tous les Gardiens du Secret, le tout est de trouver ce que ça signifie. Et comme vous allez sans doute me demander un indice, en voilà : hippocampe. À vous de deviner ce que ça peut vouloir dire =)
Voilà, sur ce à bientôt pour la suite !
Goten Askil
