Bonjour tout le monde :D
Je tiens à remercier chaudement les personnes qui m'ont laissé des reviews la semaine dernière :3 Les autres, n'hésitez pas à le faire ;)
Sur ce, bonne lecture :p
Chapitre 28 : Danse avec la guerre
Níniel sortit de la tente à la suite de Thranduil, le roi se mouvait avec une aisance et une souplesse presque hypnotisante, quand la jeune femme en prit conscience elle comprit aussi qu'elle ne pouvait plus vraiment nier ses origines elfique. Cette façon de marcher était semblable à la sienne, ils avaient la même façon de se mouvoir au milieu de la foule comme si c'était une danse dont ils connaissaient les mouvements par cœur. Quelque chose bougea en elle, peut-être était-il vraiment son père ? Les choses qu'il lui avait dit dans la tente continuaient de tourner dans sa tête et son comportement soudain plus conciliant la laissait à la fois plus méfiante mais aussi, quelque part, elle devenait elle aussi plus conciliante avec lui. Mais, même s'il était vraiment prêt à la garder près de lui malgré ses différences, elle n'était pas sur qu'il serait du même avis pour l'enfant qui grandissait en elle. Cette petite vie encore innocente.
Ils traversèrent le camps elfe sous le regard des curieux, pas pour Thranduil, tout le monde était habitué à cet elfe grand, blond, avec un air altier et un regard légèrement hautain et supérieur, mais ce qui intriguait tout le monde c'était l'autre. Il y avait quelqu'un qui marchait aux côtés de leur souverain et cette personne était des plus étranges pour ceux qui la virent. Ils avaient tous déjà vu des nains, des humains, des elfes bien entendu, certains avaient même eu l'occasion de rencontrer des hobbits. Pourtant, quand ils virent cette jeune femme aux longs cheveux noirs avec un regard bleu qui semblait si triste et pourtant qui continuait de briller, ils n'arrivèrent pas à se décider sur ses origines. Elle avait des oreilles d'elfe comme la majorité d'entre-eux, mais sa stature ne dépassait pas celle d'un homme de petite taille, mais elle avançait avec une allure et une grâce toute elfique. Ces contradictions firent retourner les gardes sur leur passage, qui était cette femme qui pouvait ainsi marcher à la même hauteur que leur souverain ?
Níniel pouvait sentir tout les regards sur elle, c'était étrange car elle en avait eu l'habitude avant, quand elle n'était encore qu'une gamine incapable de prendre sa vie en main, puis elle avait eu ses bandes qui l'avaient aidée à se cacher parmi les hommes. Ensuite, elle avait rencontré la compagnie, ceux qui étaient devenus ses amis, ses frères et ses sœurs, et l'amour de sa vie. Mais, aujourd'hui elle retrouvait cette sensation des regards inquisiteurs et trop curieux sur elle, et cela la dérangeait encore plus que jamais. Níniel tenta de les ignorer mais c'était de plus en plus pesant, finalement elle ne pu en supporter d'avantage et elle mit la capuche de la cape, qu'elle avait enfilé avant de partir, sur sa tête pour dissimuler son visage.
Quand ils arrivèrent à l'orée du campement, plus personne ne faisait attention à elle, les regards étaient à nouveau juste légèrement intrigué par la destination de leur roi mais plus personne ne s'intéressait à la silhouette encapuchonnée. Thranduil s'était tourné vers elle quand il l'avait vue mettre sa capuche mais il n'avait pas fait de commentaire. Mais, quand ils arrivèrent à la destination prévue, il y avait aussi Gandalf et Barde ainsi que quelques gardes déjà à cheval.
-Que fais-tu là Níniel ? Demanda Gandalf qui n'avait eu aucun mal à la reconnaître.
-Je vous accompagne, déclara t-elle.
-C'est hors de question, répliqua la vieux mage.
-Tu ne peux pas décider pour moi, s'énerva un peu Níniel qui ne comprenait pas sa réaction.
Thranduil suivait l'échange d'un air à moitié concerné, avec le regard de celui qui ne s'intéressait pas complètement mais qui se tient prêt à intervenir s'il le jugeait utile.
-Bilbo est retourné à la montagne, je refuse de risquer aussi ta vie, argumenta Gandalf. Personne ne peut savoir comment réagira Thorïn en comprenant votre trahison.
-Je suis prête à prendre le risque !
-Il a raison, finit par déclarer Thranduil à son tour, les nains ont parfois des réactions... Inattendues.
Níniel leur lança un regard emplis de fureur mais elle n'insista pas, elle n'avait aucune envie que ce qui lui servait de père l'humilie en la faisant reconduire à son tente par des hommes armés.
-Je vous attendrais ici, lâcha t-elle.
Et elle s'assit sur un coffre en bois en croisant les bras, ne les lâchant pas du regard avec un air déterminé et très vexée. Elle vit Thranduil monter sur une espèce d'élan géant puis rejoindre les deux autres avant de marcher en direction de l'entrée d'Erebor, devant laquelle se tenait déjà la moitié de l'armée elfe. Une fois qu'elle fut sur qu'ils étaient assez loin, Níniel se releva et fouilla dans le coffre, avec un cri de joie elle finit par y trouver une armure elfique qu'elle enfila derrière une tente le plus discrètement possible. Heureusement, comme le roi était partit avec presque toute son armée, personne ne surveillait vraiment le campement et elle passa inaperçue. Ensuite elle courut rejoindre l'armée qui attendait devant Erebor. Celui à côté de qui elle se plaça lui lança un drôle d'air mais elle se contenta de lui décocher son plus beau sourire innocent.
Une fois en place et sur que personne ne l'avait remarquée, Níniel se concentra sur ce qu'il se passait plus loin devant. Thranduil et Barde avaient atteint la porte devant laquelle les nains avaient empilé des tonnes de pierres. Mais, alors que le roi elfe s'approchait, le roi nain décocha une flèche au pied de sa monture pour le forcer à se stopper. Níniel ne pût s'empêcher de sourire par réflexe.
-Je logerais la prochaine entre vos yeux, déclara Thorïn de sa voix puissante qui résonnait jusqu'à elle.
Un étrange frisson la parcourut, entre peur et joie d'entendre à nouveau sa voix, si proche mais pourtant si lointaine. Mais, la phrase semblait faire aussi beaucoup rire les autres nains qui riaient à gorge déployée sous le nez mécontent de Thranduil. De là où elle était, elle pouvait apercevoir tout ses amis et même Aslinn qui était négligemment appuyée sur une des pierres et qui regardait l'armée elfe comme si ce n'était rien de plus impressionnant que des fleurs jaunes. Pourtant, même de si loin, Níniel crût voir que son amie semblait bizarre, comme si elle et son sourire n'étaient pas aussi sincère que celui des autres nains. Elle aperçu aussi Bilbo un peu plus loin, le petit hobbit ne riait pas.
En un instant tout les hommes armés dégainèrent leurs arcs et les pointèrent en direction de la montagne sans même que Thranduil n'ait eu besoin de faire un signe de la main. Níniel remarqua qu'elle n'avait pas pensé à prendre un arc et se félicita de s'être placée derrière, ainsi personne ne pouvait voir qu'elle était la seule à ne pas faire comme les autres. Enfin, ça c'était une habitude.
Un geste de Thranduil fit rengainer tout le monde.
-Nous sommes venus vous dire qu'un paiement de votre dette à été offert et accepté, déclara Thranduil de sa voix tranquille de celui qui se sait en supériorité.
Thorïn avait toujours son arc en main, même si tout les autres s'étaient protégés derrière les pierres, lui continuait de viser le roi sans hésiter.
-Quel paiement ? Demanda Thorïn sans se démonter un seul instant. Je ne vous ai rien donné, vous n'avez rien !
Níniel sentit son cœur s'emballer tandis qu'elle devinait plus qu'elle ne voyait Barde sortir la pierre, elle serra les poings en espérant de toute son âme que les choses allaient s'arranger et rentrer dans l'ordre. Tout allait se jouer dans quelques secondes, leur futur pouvait changer, maintenant. La pierre brilla au-dessus des lignes elfique.
-Nous avons ceci, déclara Barde.
L'arc de Thorïn se baissa tandis que le trouble parmi les nains étaient visible par tous.
-Voleur ! Comment avez-vous obtenu l'héritage de notre maison ? S'emporta Kili. Cette pierre appartient au Roi !
-Et nous la lui rendrons de bonne grâce, répliqua Barde. Mais avant ça, il doit honorer sa parole.
-L'arkenstone est dans cette montagne ! Hurla Thorïn. C'est une farce !
Le cœur de Níniel battait tellement fort que les paroles du nain ne lui parvenaient que de très loin, l'espoir qu'elle ressentait lui serrait la gorge et la peur l'empêchait de respirer, Thorïn niait, mais quand il comprendrait la vérité, comment allait-il réagir ? Il y avait de l'agitation sur les remparts, quelque chose clochait, quelque chose se préparait et elle avait peur de ce que c'était. Elle attendait et priait pour que tout s'arrange, et s'énervait intérieurement contre le temps qui s'écoulait trop lentement. Ils avaient assez payé, maintenant ils pouvaient être pardonné ? Ils avaient mérité ce qui leur étaient arrivés mais ils avaient tous souffert, il était temps que tout s'arrête, que la vie redevienne normale.
-JETTEZ LE DES REMPARTS !
L'ordre fut hurlé tellement fort qu'elle l'entendit de l'autre bout des rangées ennemies. Elle vit comme au travers d'un épais brouillards Aslinn se précipiter vers Bilbo, Thorïn gesticuler tandis que tout les nains se mettaient à hurler, se battre. Son cœur s'était arrêté dans sa poitrine, elle ne respirait plus. Elle vit de très loin que quelque chose n'allait pas, c'était terrible et elle le se ressentait dans ses tripes. Thorïn avait saisit Bilbo et il tentait de le faire passer par-dessus les remparts. Níniel se rendit compte qu'elle s'était mise à hurler au moment où ceux à côté d'elle se retournèrent vers elle. Mais, tout ce qu'elle voyait c'était ce qu'il se passait loin devant, sur les remparts, elle porta ses mains sur sa bouche pour tenter d'étouffer ses cris de détresse tandis qu'elle priait pour que quelqu'un les sauve tout les deux.
-SI VOUS N'AIMEZ PAS MON HOBBIT, NE L'ÂBIMEZ PAS !
Cette voix n'avait rien d'humain, on aurait dit la voix d'un mort, de quelque chose de sortit d'un autre monde. Mais elle la connaissait, et elle se mit à pleurer de soulagement.
-Renvoyez le moi je vous prie, demanda Gandalf de sa voix normal mais qui portait néanmoins assez loin. Vous donnez une bien piètre image de roi sous la montagne, Thorïn fils de Thraïn.
Thorïn relâcha finalement Bilbo, après un temps qui leur parut infiniment long.
-Je ne veux plus jamais avoir affaire au magicien, déclara Thorïn. Et aux traîtres de la comté !
Ils virent tous Bilbo descendre précipitamment du flanc de la montagne à l'aide d'une corde lancée du haut des remparts.
-Sommes nous d'accord ? Demanda tout de même Barde qui n'avait pas perdu de vu la manœuvre d'origine. L'arkenstone en échange de ce qui a été promis.
Thorïn ne répondit pas, un étrange silence s'était abattu sur la plaine. Il n'y avait plus aucun bruits, comme si touts les elfes et même les nains avaient arrêté de respirer, retenant leurs respirations et attendant avec crainte.
-Quelle est votre réponse ? Insista Barde. Voulez-vous la paix ou la guerre ?
Soudain, une corneille atterrit sur la pierre qui faisait fasse à Thorïn, elle coassa dans la langue des oiseaux et le visage du nain se fit encore plus sombre.
-Je veux la guerre, déclara t-il.
Et alors que tout le monde retenait sa respiration, il y eut un bruit qui semblait venir d'un autre temps, d'un temps que tous connaissaient mais préférez ne jamais ce souvenir. Le temps de la guerre et des massacres, le temps de la mort et de la tristesse.
En quelques secondes la ligne noir de l'horizon se mit à se mouvoir et à former plusieurs centaines de nains en armure qui firent front en direction du flanc de l'armée elfe. Thranduil fondit au travers de ses troupes en criant des ordres à tout va et Níniel suivit le mouvement même si elle n'était pas armée. Elle sentit la peur monter dans son ventre jusqu'à la prendre à la gorge, mais il était beaucoup trop tard pour reculer. Níniel se fit emporter par la marée d'elfes qui faisaient route pour affronter les nains armés face à eux. Elle tenta plus ou moins de reculer mais ceux derrière elle la poussaient devant sans qu'elle ne puisse rien y faire, mais elle ne voulait pas se battre contre des nains ! Ça n'avait aucun sens !
Soudain, et elle poussa un soupir de soulagement, elle vit Gandalf et Bilbo qui marchaient au milieu de la troupe comme si de rien n'était. La jeune femme fut jalouse une fois de plus de la grande taille du magicien qui lui permettait de tracer sa route sans se faire emporter comme elle. Avec un peu de persistance elle réussit à se décaler discrètement jusqu'à atteindre ses deux amis qui devisaient en marchant.
-Alors qui c'est? Demanda Níniel en s'incrustant discrètement dans leur conversation.
-C'est Poing D'acier, Daïn le cousin de Thorïn, déclara Gandalf l'air très peu enchanté par sa présence.
-Ils se ressemblent ? Demanda à son tour Bilbo.
-J'ai toujours trouvé que Thorïn était le plus raisonnable des deux, laissa tomber le magicien en leur faisant tirer la grimace.
-On est mal barré, soupira Niniel.
-C'est sur, approuva Bilbo.
Il y eut un petit moment de flottement durant lequel aucun des trois n'ouvrit la bouche, puis, soudain, les deux hommes se retournèrent vivement vers elle.
-Niniel ?! Je t'avais interdit de venir ! S'emporta Gandalf.
-Je ne pensais pas que ça allait finir comme ça ! Répliqua t-elle.
-Il faut te sortir de là, fit Bilbo soudain plus inquiet.
-Il a raison, tu es enceinte Níniel, ajouta le magicien. Ta place n'est pas sur un champs de bataille.
-Bien le bonjour, déclara Daïn faisant taire Niniel qui avait commencé à ouvrir la bouche pour se défendre. Comment allons-nous ? J'ai une petite proposition à vous faire si vous voulez bien m'accorder quelques instants... Pourriez-vous envisager... DE FOUTRE LE CAMPS ! Vous tous et tout de suite !
-Je l'aime bien, commenta Níniel l'air de rien.
Gandalf lui lança un regard emplis de sous-entendu qu'elle ignora superbement. Les humains en premières lignes se reculèrent et les poussèrent.
-Tenez les rangs, ordonna Barde qui se trouvait devant.
-Voyons, voyons, seigneur nain, fit Gandalf en s'avançant à sa rencontre.
-Il est fou, murmura Bilbo à son amie.
-C'est que maintenant que tu le remarques, rétorqua ironiquement la semi-elfe.
-Gandalf le gris, fit Daïn en le reconnaissant.
Níniel se demanda distraitement s'il existait quelqu'un dans la terre du milieu qui ne connaissait pas déjà le vieux magicien.
-Dites à cette meute de s'en aller où j'inonderais cette terre de leur sang, déclara le guerrier nain sans se démonter.
-Il n'y a nullement besoin d'une guerre entre les humains, les elfes et les nains. Une légion d'orcs marche sur la montagne. Retirez votre armée, voulut Gandalf.
-Je ne me retirerais devant aucuns elfes, répliqua t-il. Encore moins devant ce perfide roitelet. Il ne veut que du mal à mon peuple. S'il ose se tenir entre moi et les miens, je lui explose sa petite tête avec ma masse, on verra bien s'il sourit encore.
-Totalement aliéné, comme son cousin, déclara Thranduil avec son air hautain et son sourire supérieur.
Niniel laissa un regard noir à son père biologique, il ne le vit pas mais ça la soulagea quand même un peu. La prochaine fois elle le frapperait pour faire bonne mesure.
-Vous entendez les gars ? C'est parti !
Comment déclencher une guerre, par Thranduil le beau, songea Níniel en voyant les choses s'empirer de secondes en secondes. Les nains se mirent en positon pour attaquer tandis que les arches elfes se mettaient en avant. Bilbo et Níniel déglutirent, en se rendant compte qu'ils allaient être pris entre deux feux. Mais, soudain, il y eut un grondement comme si quelque chose creusait sous terre, c'était un bruit de plus en plus fort qui faisait résonner la plaine. Tout le monde pouvait l'entendre.
-Les mangeurs de terre, déclara sombrement Gandalf.
-J'imagine que ceux sont des méchants, soupira Níniel.
Trois énormes verres aussi gros que la montagne surgirent du sol et soulevèrent des nuages de poussières qui éteignirent la lumière du soleil pendant une fraction de seconde. Puis, un bruit de cor orcs résonna dans toute la pleine et les trous creusés par les monstres déversèrent des centaines et des centaines d'orcs et prêt à en découdre. Ils virent tous l'armée naine se jeter dans la bataille sans hésiter un seul instant. Níniel admira leur courage et voulu les rejoindre, elle se rendit alors compte que l'armée elfe n'avait pas bougé d'un pouce.
-Thranduil c'est de la folie ! S'exclama Gandalf.
Les nains se mirent en position, protégeant ainsi tout ceux qui se trouvaient derrière eux, ainsi qu'Erebor. Níniel regarda autour d'elle, si seulement elle pouvait se trouver un arc, alors elle pourrait elle aussi se battre et protéger ce qui lui était cher. Mais personne en bougeait, cela avait quelque chose d'irréaliste de voir ainsi les nains se sacrifier en vain. Et alors que les armés orcs fonçaient tête baissées sur les nains, des elfes tout en armures dorées se précipitèrent et d'un bond se jetèrent dans la bataille sans hésiter. Le sang se mit à couler à flot et Niniel sentit l'adrénaline la transporter tandis qu'elle se jetait à leur suite sans réfléchir. Elle se plongea dans la bataille et récupéra une épée qui gisait par terre, puis avec répugnance elle dépouilla un cadavre de son arc et son stocke de flèches. Puis, elle s'éloigna de quelques pas et vida son carquois sur chaque orcs qui croisait son regard.
Mais, cette technique eut le mérite de la faire repérer par un petit groupe d'orcs mécontent qu'un elfe s'amuse à les tirer comme des lapins. Cinq foncèrent droit sur elle, avec son arc elle en tira deux en pleine tête mais quand elle plongea à nouveau la main dans son carquois elle ne rencontra que le vide.
-Et merde, cracha t-elle avant de se relever.
Níniel se releva prestement, elle devait prendre une décision dans les secondes qui arrivaient, si elle prenait la mauvaise elle mourrait. S'enfuir risquait de la voir se faire tirer dans le dos, mauvaise idée, il ne lui restait plus qu'à tirer son épée et foncer dans la mêlée pour tuer ceux qui couraient encore vers elle et jouer sur l'effet de surprise pour les éliminer. Elle n'avait pas le choix, à partir du moment où les orcs avaient apparu, elle avait su qu'elle ne serait en sécurité nul part. Si elle voulait protéger son enfant, elle ne pouvait le faire qu'en se battant jusqu'au bout.
D'un mouvement, elle retira son casque et libéra ses longs cheveux noirs qui se déversèrent en flot sur ses épaules, puis la lame de son épée brilla au soleil, et soudain elle s'élança sur les orcs en hurlant comme un nain.
Les trois orcs ne comprirent pas vraiment ce qui leur arrivait dessus, ils avaient d'abords cru avoir à faire à un elfe comme les autres, mais quand celui-ci avait retiré son casque et c'était mis à hurler en khuzdul (merci Kili et Fili), ils hésitèrent une fraction de seconde, ce qui leur fut fatale. Le tranchant de l'épée de Níniel détacha de son corps la tête du premier orc. Les deux autres se stoppèrent net et se mirent à tourner autour de la jeune femme avec un air mauvais. Elle se força à respirer calmement, et observa ses adversaires sans frémir. Soudain, les coups se mirent à pleuvoir sur elle et elle les para tous sans aucuns problèmes, elle profita d'une faille dans la garde de l'un d'eux pour lui perforer le corps et sauta sur le deuxième en lui enfonçant son épée dans le ventre. Elle lui trancha la gorge pour l'achever dans un gargouillis assez abominable. Son armure dorée avait fait du bon boulot même si maintenant elle était toute tâchée de sang noir d'orcs. Un regard autour d'elle lui fit comprendre que la guerre était loin d'être terminée et ne faisait que commencer.
Elle observa Erebor, étrangement silencieuse, aucunes silhouettes ne se dessinaient derrière les remparts. Níniel ferma brièvement les yeux avant de se concentrer sur la bataille, elle avait décidé de survivre pour l'enfant qu'elle portait en elle, et elle le ferait. Avec un cris de rage elle se jeta sur l'adversaire le plus proche.
Le moment le plus terrible du Hobbit! Entre le livre où rien n'est dis et on se retrouve avec la lignée de durin quasiment éteinte et le film où le nombre d'incohérences
rend les morts difficilement acceptable, il fallait forcément réécrire ce passage! xD
Dites moi ce que vous en avez pensé :D
